On the Indian Road (W/ Sean)



 
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 On the Indian Road (W/ Sean)

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♦️ Elle a passé la majorité de sa vie à parcourir le monde avec sa mère, qui a été médecin pour "médecins du monde" puis à son propre compte dans tous les pays où elle pensait qu'on avait besoin de son aide, en particulier sur le continent asiatique) ♦️ Elle a suivi des cours par correspondance, parle plusieurs langues et tente de mettre en pratique la philosophie bouddhiste (tibétaine) ♦️ Elle est vegan par conviction ♦️ Active dans les associations de défenses des animaux et des droits fondamentaux des Hommes ♦️ Rentrée à Vancouver depuis février 2017 ♦️ Elle a un frère aîné du côté de sa mère (Samwel) et une sœur du côté de son père, également plus âgée (Kayla) ♦️ Surnoms : Skat par Noham - Honey par son frère ou Little Monkey pour l'embêter. ♦️ Elle nomme son frère Chummy ou Duck

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MessageSujet: On the Indian Road (W/ Sean)
Lun 18 Sep 2017 - 22:50


☩ On the Indian Road ☩

Le jour de mon départ est arrivé, j’ai ce fameux nouveau téléphone avec un tas de logiciels et de gadgets pour pouvoir contact Noham même à l’autre bon du monde, il m’a même changé mon forfait afin que je sois en illimité. À croire qu’il s’imagine que je vais me perdre dans le fin fond du pays et peut-être ne pas revenir. Il n’y a pas de doute à avoir, bien qu’il soit possible qu’il y ait songé. J’ai embrassé ses parents ce matin au petit déjeuner, leur promettant de venir prochainement en Nouvelle-Zélande. Eh oui, je rentre deux jours après leur départ et je ne pourrai pas les revoir avant un moment. Dans la voiture, résonne The Chain des Fleetwood Mac, un classique pourrait-on dire. Je regarde le profil de Noham, lui offrant un sourire, même s’il est concentré sur la route. Ma main se pose sur sa cuisse et je me mets à murmurer les paroles sans chanter, je suis la pire des chanteuses qui soit, alors je ne me tenterai pas à cet exercice. Noham chante et je finis par le suivre timidement. Lorsque la chanson se termine, nous entrons à peine dans le parking sous terrain. Moins d’une heure après, je suis contre mon homme, ma tête dans son cou, je lui murmure des mots rien que pour lui, sentant sa main parcourir mon dos avec douceur. Ce ne sont que deux semaines, mais ce sera étrangement long de ne pas l’avoir près de moi. Après, une longue étreinte et un baiser, je laisse Noham à la porte d’embarquement et je rejoins Sean dans la file d’attente pour la douane.

Très vite nos conversations partent sur les trajets en avion, notre destination et des sujets aussi amusants que plaisants. Nous embarquons sur notre vol, si au départ nous ne sommes pas l’un près de l’autre, nous nous arrangeons avec une hôtesse pour se faire déplacer et on se calle vers le fond de l’avion à une place assez tranquille. Le trajet sera long, mais nous avons des tas de choses à nous raconter, apprendre à se connaitre plus déjà, puis regarder des films, dormir…manger aussi accessoirement. Plus de 24h après notre départ de Vancouver et une escale de plusieurs heures en Chine, nous atterrissons à Calcutta, près du fleuve Hooghly. C’est une grande ville et elle ne me dépayse pas avec Vancouver. Je suppose qu’une acclimatation sera utile. Sean et moi, nous sommes crevés, entre le décalage horaire et le peu de sommeil que nous avons eu pendant le trajet. Heureusement, nous avions prévu le coup et dès notre arrivée à l’hôtel, nous nous étalons dans nos chambres pour plusieurs heures de repos bien méritées. Avant de m’affaler dans mon matelas, je téléphone à Noham pour là troisième fois depuis mon départ. Je lui montre la chambre et la vue du balcon et je termine avec mon portable sur l’oreille dans mon lit. D’ailleurs, je crois que je n’ai pas raccroché, épuisée, j’ai dû partir alors que nous parlions.

Fort heureusement pour nous, nous sommes arrivés le soir sur Calcutta et la nuit a été plus que profitable. En forme le lendemain matin, je viens réveiller Sean dans la chambre voisine, lui demandant s’il vient prendre le petit déjeuner avec moi au restaurant de l’hôtel. Alors que je suis devant ma tasse de thé, ma tête appuyée sur ma paume, il me vient une idée. « On oublie le Gange ! On passe directement vers le Népal, comme tu as dit. Je sais que je t’ai dit qu’à cette période de l’année, ce serait compliqué de monter la montagne, mais…je vais trouver un Sherpa dans la ville où je suis née et sinon, on montrera vers le temple bouddhiste à plusieurs kilomètres, il y a un bonze là-bas qui pourra nous servir de guide avec plaisir. Par contre, on n’est pas équipé, on se trouvera de quoi se mettre sur le dos, dans le village étape…enfin, si cela te dit. Et puis, on dormira au temple…tu verras, la vue est magnifique, on pourra même voir le Tibet. C’est d’ailleurs là-bas que se trouve ma mère. Elle doit venir, mais…c’est ma mère, je ne suis jamais certaine de rien… » Je marque une pause, m’apercevant que je parle, parle, mais qu’il n’a pas dit un mot. « Tu as prévenu ta famille que nous étions bien arrivés ? »

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• Je suis très proche de mon grand frère avec qui j'aime discuter, boire une bière et regarder des matchs de hockey ou de football.



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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Dim 24 Sep 2017 - 17:38

Les trois derniers jours ont été cauchemardesques. C’est à peine si j’ai dormi tant j’étais énervé par mon départ et par la masse de boulot qu’il me restait à faire. En vérité, c’est surtout que j’ai décidé de me sevrer de la méthamphétamine que j’ai été sur la corde raide. Afin de ne pas créer d’ennuis au bureau et éviter le regard de mes confrères, je suis restée à la maison pour compléter mes dossiers. Sueurs et tremblements ont été au rendez-vous et j’espère que je vais bientôt me sentir mieux. J’ai l’estomac retourné après avoir passé deux jours à vomir et être constamment en diarrhée. Je ne me sens vraiment pas au top de ma forme, mais pas question de traîner cette sale dépendance avec moi dans mon voyage. Il est grand temps que je me reprenne en main. Je jour du départ arrivé, je me rends seule à l’aéroport. Je n’ai prévenu que maman et Naelya de mon départ. Je n’ai toujours pas l’intention de parler à mon frère.

Une fois à l’aéroport, j’enregistre mes bagages et je vais rejoindre le point de rendez-vous que nous nous sommes donnés Cheyhia et moi. La jeune femme est tout sourire et resplendissante en venant vers moi. Je lui souris à mon tour et nous bavardons de tout et de rien en attendant de passer aux douanes. Un vol de près de 14 heures nous attends aussi après avoir passé les douanes nous passons dans un kiosque à journaux pour nous acheter des magazines et des friandises à grignoter. Ayant encore l’estomac à l’envers, je me prends également une grande bouteille d’eau gazéifiée. N’ayant pas beaucoup dormi dernièrement, j’espère pouvoir profiter du vol pour me reposer et apprendre à mieux la connaître. À l’embarquement, nous nous rendons compte que le vol ne sera pas complet alors on nous offre des sièges plus confortables en première classe. Je ne me souviens pas avoir voyagé avec autant de confort et cela nous fait sourire. Le vol sera long donc autant être bien installé.

Après une longue escale en Chine nous arrivons finalement à destination. Première constatation la chaleur écrasante. Elle est accablante et je suis heureux d’avoir prévu dans mes bagages que des vêtements confortables et plusieurs t-shirts de rechanges. Une fois à l’hôtel, une douche s’impose et nous profitons de l’air conditionné pour nous reposer avant d’entreprendre nos visites. Épuisé par le voyage, je tombe rapidement dans les pommes et je me rends à peine compte que ma compagne est appelée son copain pour lui donner de ses nouvelles. Au petit matin, nous ajustons nos téléphones et montres sur l’heure de Calcutta et nous allons prendre une bouchée au restaurant de l’hôtel. Si je suis des plus déstabilisé par tout ce qui m’entoure, Cheyhia elle semble parfaitement à l’aise. Une fois au restaurant je commande ce qui ressemble le plus à un petit déjeuner américain et un café. Ce dernier est très fort et puissant de quoi réveiller un mort. Il est encore très tôt et il fait déjà très chaud. J’avale mon café et mange quelques bouchés de mon assiette en écoutant ma compagne qui me fait l’exposer de ses plans pour la journée et ceux qui viennent. Cela me convient qu’elle parle beaucoup parce que si elle était comme moi on s’ennuierait rapidement puisque je ne suis pas très bavard de nature. Durant la durée du vol, nous avons beaucoup discuté et je me suis sentie à l’aise de lui parler davantage de moi. Tout doucement nous apprenons à nous connaître. Nous nous découvrons même quelques goûts communs ce qui nous enthousiasme et nous fait rire. J’aime l’entendre me raconter ses aventures et ses voyages. Sa vie jusqu’à maintenant est si différente de la mienne que cela me fait du bien de l’entendre me raconter ses histoires. Cela me permet d’oublier mes soucis. Lorsqu’elle s’arrête au milieu d’une phrase après m’avoir dit qu’il est possible que nous puissions rencontrer sa mère, je la regarde et je me demande ce qui lui arrive. Elle semble mal à l’aise de parler autant, mais je la rassure que cela ne me gêne absolument pas.

« Tu as prévenu ta famille que nous étions bien arrivés? »

- Non… je devrais d’après toi? Il n’y a que ma mère et ma cousine qui sont au courant de mon voyage. J’ai également avisé mes principaux collaborateurs au travail, mais je ne vois pas pourquoi je devrais leur dire que je suis bien arrivé.

Je n’ai pas tellement envie de parler de mon frère. Je sais qu’elle le connaît, mais le sujet est trop épineux encore pour moi et je me sens mal de lui avouer ce qu’il a fait. Je chasse donc un moustique de mon visage et lui dit : « Ton programme me convient parfaitement et je suis impatient de me mettre en route. La vue des montagnes doit être à couper le souffle. J’imagine qu’en revenant vers Calcutta pour prendre notre vol de retour tu me feras visiter la ville »

Notre petit déjeuner terminé nous retournons à notre chambre pour ranger nos effets personnels et nous mettre en route. Je suis impatient de commencer notre aventure et avant de quitter l’hôtel, je lui dis : « Merci encore d’avoir accepté de venir avec moi Cheyhia… »


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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Mer 18 Oct 2017 - 18:02


☩ On the Indian Road ☩

- Non… je devrais d’après toi? Il n’y a que ma mère et ma cousine qui sont au courant de mon voyage. J’ai également avisé mes principaux collaborateurs au travail, mais je ne vois pas pourquoi je devrais leur dire que je suis bien arrivé.

Je suis sans doute trop famille, mais, je sais que si Noham était parti en voyage assez loin, je serais au moins heureuse de s’avoir que son vol est bien arrivé et obtenir quelques nouvelles de temps en temps. Mais sans doute que cette réaction est très féminine. « Préviens au moins ta mère qui préviendra ta cousine…Je sais que j’apprécierais de savoir que la personne est bien arrivée…mais ce n’est qu’un point de vue personnel, bien entendu… » Je glisse ma main contre la porcelaine de mon thé pour soulever la tasse et la porter à mes lèvres. Il est doux et parfumé, j’aime le thé, pour certains ce n’est que de l’eau chaude légèrement aromatisée, mais je ne peux pas m’en passer me concernant, comme certains avec la caféine. « Oh, je ne parlai pas de quitter Calcutta dans l’immédiat, nous avons nos 3 jours de prévus ici, c’est disons notre prochaine destination ! Je tenterai de joindre ma mère pour qu’elle nous retrouve là-bas, si…elle le peut »

Une fois dans notre chambre, j’attrape un sac pour la journée, mon portable, une bouteille d’eau et mon appareil photo dernier cri que Noham a tenu à me faire emporter. Je suis en train de m’attacher les cheveux avec un foulard, lorsque Sean me remercie de nouveau d’avoir accepté de venir avec lui. « Tu plaisantes, c’est toi qui me rend service en me faisant revenir dans mon pays ! » Je vais vers lui, posant ma main sur son épaule. «Je t’attends en bas, je vais passer un coup de fil, profites-en pour…prévenir ta mère… » Après un clin d’œil amusé, je file de la chambre, prenant l’ascenseur et tentant de prendre contacte avec ma mère. Comme d’habitude, je tombe sur le répondeur et je lui laisse mon numéro en espérant qu’elle me rappelle.

Nous passons trois jours intensifs à Calcutta avec Sean, nos visites s’enchainent, Sean dit qu’avec tous les taxis jaunes, cela ressemble beaucoup à New York, il est vrai que cette ville est assez peu dépaysante pour lui, la société moderne y est présente et j’avoue que ce n’est pas ce que je préfère voir dans un pays comme l’Inde. Nous visitons le Howrah Bridge, le Victoria mémorial ainsi que de nombreux autres monuments qui rappellent la colonisation des Anglais dans ce pays. Le dernier jour à Calcutta, je l’entraine dans les Mangroves, visiter les fameuses Sunderbans. Nous avons la chance de croiser un tigre sur la berge, ainsi que plusieurs crocodiles, Sean ne semble pas rassuré, heureusement, le bateau est robuste et nous ne sommes pas dans une barque. J’envoie des tas de photos à Noham, lui faisant partager mon aventure.

Après trois jours, et notre corps remis du décalage horaire, nous prenons le train pour nous rendre vers le Népal. Notre train s’arrête à Varanasi après presque une journée de voyage et de paysage. J’entraine Sean dans un bus local pour nous rendre vers la frontière et de là-bas, nous irons par nos propres moyens, logeant chez l’habitant et nous emprunterons les moyens de transport qu’on pourra lorsqu’on n’utilisera pas nos jambes. Notre bus s’arrête dans une petite ville après une nuit de voyage, nous sommes fatigués et heureux de pouvoir nous dégourdir enfin les jambes. Nous dormons dans un hôtel près de la gare routière, partageant le même lit pour plus de facilité. Nous sommes tellement en manque de sommeil qu’on ne tarde pas à nous glisser dans les bras de Morphée. En fin de matinée, après une douche rafraichissante, nous attrapons nos sacs et nous débutons notre marche vers le temple tibétain dont j’ai parlé à mon ami.

« Je fais une pause ! J’ai plus de jambes ! » Je mire Sean qui s’arrête à ma hauteur et je bois une longue gorgée de mon eau, lui tendant la gourde pour qu’il en boive lui aussi. « Assis toi ! La pause est bien méritée » Je sors un fruit et je laisse mon sac ouvert, s’il veut en prendre un également, rien de tel pour se donner de la fraicheur et des forces pour continuer. « Ce soir, on devra sans doute dormir dans la tente, je doute qu’on atteigne le temple et je ne veux pas trop puiser dans mes forces, ce serait mal venue de ma part qu’on reparte à cause de moi » J’ai bien choisi le point de vue pour faire une pause, c’est tout simplement magnifique. « Tu n’as pas l’impression que plus rien n’existe lorsque tu regardes cet horizon sans fin ? J’oublie tout dans des moments comme ceux-là ».

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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Dim 22 Oct 2017 - 18:27

J’ai réservé ce voyage en Inde sur un coup de tête. J’avais alors besoin de partir loin de Vancouver. Le plus loin possible de mon Grace et d’Ezechiel. Besoin de me trouver seul pour penser mes blessures et tenter d’oublier leur trahison. Et puis, j’ai réalisé que, peu importe où j’allais me sauver, mes ennuis allaient me suivre parce qu’il était en dedans de moi. J’ai donc pensé tout annuler. Et puis, j’ai rencontré par hasard Cheyhia. Nous avons discuté de choses et d’autres. Je lui ai offert un emploi et j’ai également pris le risque de lui offrir de m’accompagner en Inde. Gênée par ma demande, elle a hésité et à force d’arguments, j’ai réussi à la convaincre d’accepter. Mieux que tout autre guide que je pourrais embaucher pour me conseiller, la jeune femme connaît les lieux et la langue du pays. Passionnée des voyages et des cultures orientales, elle nous a créé un itinéraire sur mesure qui promet de nous faire passer un séjour inoubliable. Enjouée, toujours souriante et discrète, j’ai rapidement apprécié la personnalité de ma compagne. Après de longues heures de vol, j’ai encore plus apprécié sa compagnie et elle est de loin une partenaire de voyage idéale. Maintenant que nous sommes arrivés à destiner, je suis heureux de ne pas avoir annulé même si j’ai encore du mal à passer par-dessus mes émotions pour profiter pleinement

Nous sommes assis dans le restaurant à terminer notre premier repas en sol indien lorsque Cheyhia me rappelle que je devrais aviser ma mère et Naelya que je suis arrivé sain et sauf. J’hésite un moment à le faire. J’avais vraiment l’intention de couper les liens entre les miens durant ce voyage pour ne penser qu’à moi, mais je me décide quand même à leur envoyer un petit texto. Je ne me sens pas le cœur de leur parler de vive voix pour le moment. Le repas terminé nous sommes prêts à commencer nos visites. Je suis fébrile de découvrir ce peuple et ce pays si différent du nôtre. Et puisqu’il fait une chaleur accablante, je passe un bermuda et un chandail sans manche. La ville étant située tout près de l’océan Indien, je suis impatient de pouvoir m’y jeter dedans pour me rafraîchir. Je jette donc dans mon sac mon maillot et une serviette ainsi que mes lunettes de soleil, mon appareil photo et une bouteille d’eau.

Nos premiers jours de visites sont parfaits et remplis de surprises. Bien que la chaleur soit difficilement supportable, j’arrive à profiter de chaque moment avec plaisir et j’en arrive même à oublier mes ennuis tant je me sens bien avec ma compagne de voyage. Vive, remplies d’idées et toute simple dans ses besoins nous n’avons aucun mal à nous trouver des sujets de discussion ou à nous entendre sur le choix de nos endroits pour nous restaurer. Que ce soit lors de notre première petite croisière lorsque je me suis retrouvée vis-à-vis d’immenses alligators ou lorsque j’ai cru me brûler la langue avec un cari très épicé, notre voyage ne manque pas de moments rigolos et amusants qui feront d’excellents souvenirs. Après trois jours à visiter la ville d’un coin à l’autre, j’ai finalement réussi à me jeter dans l’océan et j’ai même pu taquiner un peu les vagues au coucher du soleil. Un moment que jamais je ne pourrai oublier. Notre visite de Calcutta terminé, nous avons pris la route vers le Népal. Assis dans le train, je profite du paysage tout en écoutant ma musique dans mon iPod. Je me sens déjà beaucoup mieux depuis que nous avons quitté la pollution de la ville. J’ai l’impression que tout doucement mon corps est en reconstruction après toutes les merdes que je lui ai fait endurer. Grâce à l’influence positive de Cheyhia, j’ai réduit ma consommation de café pour adopter le thé et je me suis mis moi aussi à une alimentation végétarienne ce qui me fait un bien fou. Je me sens plus en forme que jamais et en paix.

Après un périple des plus chaotiques et dangereux dans un bus à flanc de nous nous sommes posées dans un hôtel qui offrait le minimum de confort. Malheureusement, la chambre est dotée qu’un seul lit, mais on est si fatiguée que nous sommes tombés comme des roches sur le matelas. Ce n’est qu’au petit matin, que j’ai finalement réalisé que j’avais passé la nuit collée à ma compagne. Ayant été privée d’une présence féminine dans mon lit depuis des lunes, j’espère que Cheyhia ne m’en voudra pas trop. Probablement autant gêner que moi nous restons silencieux et nous nous préparons pour notre journée dans les montagnes afin de rejoindre un temple tibétain. À mi-chemin, nous sommes tous les deux en sueurs et à court d’énergie. La jeune femme me fait signe d’arrêter pour prendre une pause. Je vais donc vers elle pour boire un peu d’eau et je prends un truc à manger dans son sac pour me redonner un peu d’énergie pour terminer notre ascension. Les lieux sont magnifiques et j’ai du mal à croire que je suis seulement à quelques kilomètres du mont Everest. Je prends place près d’elle et je m’éponge avec une serviette alors que je mouille mes cheveux avec un peu d’eau pour me rafraîchir. J’observer le paysage quand elle rompt le silence pour me dire : « Ce soir, on devra sans doute dormir dans la tente, je doute qu’on atteigne le temple et je ne veux pas trop puiser dans mes forces, ce serait mal venu de ma part qu’on reparte à cause de moi »

Je lui tapote gentiment la cuisse pour lui signifier que je suis tout à fait d’accord avec elle. Bien que je sois en forme, je m’aperçois que l’escalade en haute altitude demande beaucoup plus de souffle et d’endurance que je l’imaginais. Je prends mon appareil pour faire quelques clichés pour garder le souvenir de ces lieux pour toujours. Je suis avare de paroles parce qu’aucun mots ne me viens en tête pour décrire le plaisir que j’éprouve en ce moment et la plénitude qui m’habite. Alors que Cheyhia me fait part de son senti, je m’approche d’elle et passe délicatement une main dans ses cheveux avant de déposer sans trop y réfléchir un baiser sur sa nuque. Automatiquement je la sens se tendre et je regrette mon geste. Je me sens automatiquement mal à l’aise vis-à-vis de la jeune femme. Je sais pourtant qu’elle a un petit ami et j’ai peur que ma bêtise ne vienne gâcher notre bonne entente et le reste du voyage. Je me dépêche donc de lui présenter mes excuses.

- Je suis désolé Cheyhia… vraiment je ne sais pas ce qui m’a pris…

J’ai dû mal à la regardée. Je me sens bête d’avoir agi ainsi avec elle. Je ne suis pourtant pas attirée vers elle. Enfin pas de cette façon, mais c’est peut-être le fait de me retrouver à l’autre bout du monde avec elle qui me fait perdre la tête. Je me sens si seule depuis ma rupture avec Grace que j’ai l’impression que je pourrais me perdre dans les bras de n’importe quelle femme. Suis-je si désespérée?

- Je n’aurais pas dû… je ne sais pas quoi dire, mais je ne veux pas que tu croies que j’ai voulu profiter du moment où quelques choses du genre. Ce n’est pas mon genre et je ne veux surtout pas briser ce lien que nous avons tissé… je me sens vraiment stupide…


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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Lun 23 Oct 2017 - 23:10


☩ On the Indian Road ☩

Sean ne me répond pas verbalement à ma question, j’imagine que devant un pareil spectacle, aucun mot n’est utile. Je bois de nouveau une gorgée de mon eau, nous sommes encore bas sur la montagne, cela ne parait pas, mais nous avons encore un long chemin à faire et plus nous grimperons et plus les températures chuterons, et cela, même à cette période de l’année. Le climat est bien différent de Calcutta, mais j’en ai l’habitude. Tout est plus beau pour moi dans cette région, j’y suis attachée, c’est ma maison. Il n’y a pas à tergiverser, je sais maintenant que si je décide de rester sur Vancouver, ce pays gardera une partie de mon cœur en otage. Perdue dans mes pensées, je sens les doigts de Sean contre mes cheveux, puis son visage qui vient vers le mien, déposant un baiser dans ma nuque. Je n’ai pas eu le temps de le voir venir, mais j’espère qu’il n’a pas pris ma sympathie pour une autre forme de sentiment. Gênée et ne sachant pas trop quoi faire ou dire, je me contente de mirer son visage, légèrement plus tendu à présent. Il s’excuse presque aussitôt, évitant mon regard, oui ce moment était unique et nous étions bien là, presque au sommet du monde, cependant…Sa candeur me touche, il s’est laissé emporter, emporté par la solitude ou autre chose. Il faut que je dise quelque chose, sinon, je sens que la gêne risque de prendre le pas, je dois désamorcer ce geste maladroit, bien que je sois dans un sens touchée par ce qu’il vient de faire. Cependant, je suis avec Noham et qu’en plus d’être une personne fidèle, je suis aussi très éprise de l’homme qui partage la même maison que moi. « Ce n’est pas…grave, Sean. Le moment était idyllique et… » Je tourne mon visage vers le paysage, tout en haussant les épaules. « Je sais que je ne t’intéresse pas comme ça...quant à moi, je suis avec Noham… » Il me fait savoir qu’il me sait et qu’il est encore navré. Je viens poser ma main sur sa cuisse, l’obligeant à me regarder dans les yeux. « Je t’apprécie, beaucoup »

Afin de retirer tout doute, je viens embrasser sa joue, attrapant sa main dans la mienne. Ce grand homme cache des faiblesses, je le sens presque fébrile, comme si son aura venait de me donner un aperçu de son état d’âme. Il ne va pas si bien que cela, je le vois bien, lorsque j’aborde le sujet de son frère, son visage se change, il est plus fermé et tout ce qu’il m’a dit, sur le voyage sur un coup de tête, sur l’envie de se retrouver seul et loin de tout. C’est comme un appel à ce que je vienne lui poser les bonnes questions. « Sean ? » Je ressers ma paume sur la sienne, caressant le dessus de mon autre main. « Qu'est-ce qui n’allait pas dans ta vie pour que tu décides de venir seul dans ce pays ? Chaque fois que je te parle de ton frère, tu te renfrognes et, tu sembles parfois souffrir dans le plus grand des silences…je sais qu’on ne se connait que depuis peu…mais…ton mal-être transpire dans ton regard…d’autre part…je n’ai jamais trahi personne et ma mère m’a appris à ne pas juger…alors…si tu veux te confier…je suis là et on a tout le temps de notre voyage pour le faire… » Je ne veux pas le forcer à parler maintenant, mais juste lui dire que je suis là, que je suis digne de confiance et le reste sera entre ses mains. Pour éviter de le rendre encore plus gêné qu’il ne l’est, je me redresse, lâchant ses mains et reprenant mon sac que je ferme avant de le passer sur mes épaules. Je reprends la marche d’un pas plus lent pour lui laisser le loisir de me rejoindre, ou de rester un peu en retrait.

La nuit est tombée et je m’approche du feu après que nous ayons mangé, venant prendre place en tailleur devant la source de chaleur munie de mon duvet. « Tu ne verras jamais un ciel comme celui-ci sur Vancouver, d’une par ce que les constellations ne sont pas les mêmes et puis…parce qu’on peut observe la Voie lactée…se sentir unique dans ce monde…petit et insignifiant par rapport à l’immensité de l’espace… » Je frissonne, remettant sur mes épaules la couverture et sortant mes mains pour les mettre devant les flammes qui crépitent.

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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Dim 5 Nov 2017 - 16:27

Les mains dans les poches et le regard baissé vers mes chaussures pour ne pas croiser son regard,  je me sens stupide et gêné vis-à-vis de Cheyhia. Je ne sais pas ce qui m’a pris de l’embrasser de la sorte. Ce geste était totalement déplacé et je m’en excuse immédiatement auprès d’elle. Pendant un court instant, j’étais si bien. Si paisible et en paix avec mes émotions que j’ai confondu le rêve et la réalité. Je me suis imaginé avoir une petite amie comme elle et j’ai eu envie de la toucher. C’était totalement stupide et je m’en veux. J’ai déjà eu cette chance d’avoir une femme formidable dans ma vie, mais elle a décidé de me tromper avec mon propre frère. Cette seule pensée suffit à me gâcher le paysage. J’ai le cœur de nouveau en miette et j’en oublie presque la beauté qui m’entoure. J’avale un peu d’eau pour me passer le goût de dégoût qui me vient aux lèvres lorsque je l’entends me dire : « Ce n’est pas… grave, Sean. Le moment était idyllique et… »

À quelques pas d’elle, je me contente de lui répondre encore une fois que je suis désolé. Inutile d’en rajouté je me sens assez misérable pour le moment. Je m’assois alors sur une roche pour me reposer et elle vient doucement près de moi. Son regard est rempli de sollicitude. Je sais qu’elle ne m’en veut pas, mais je me sens mal vis-à-vis d’elle. Cette fille est trop précieuse pour vouloir risquer de perdre son amitié aussi, je lui fais la promesse que jamais plus je ne ferai des trucs de ce genre. Elle me sourit et me dit pour me détendre qu’elle m’apprécie beaucoup et pour me le prouver elle m’embrasse doucement sur la joue et prend ma main dans la sienne. Je me sens alors un peu plus léger. Je suis certain alors qu’elle ne m’en veut pas. Qu’elle pardonne ma maladresse. Je lui en suis reconnaissant et je sers délicatement sa petite main dans la mienne. Je prends une grande respiration et je l’entends alors dire mon prénom alors je me tourne vers elle.

« Qu'est-ce qui n’allait pas dans ta vie pour que tu décides de venir seul dans ce pays? Chaque fois que je te parle de ton frère, tu te renfrognes et tu sembles parfois souffrir dans le plus grand des silences…je sais qu’on ne se connaît que depuis peu… mais…ton mal-être transpire dans ton regard…d’autre part…je n’ai jamais trahi personne et ma mère m’a appris à ne pas juger…alors…si tu veux te confier…je suis là et on a tout le temps de notre voyage pour le faire… »

Ses paroles me surprennent, mais malgré la douleur que j’ai à l’entendre parler de mon frère, je reste à l’écoute. Elle doit avoir un don pour pouvoir lire dans les cœurs puisqu’elle a vu juste. Elle me connaît peu, mais elle a réussi malgré tout à percer une partie de ma carapace. Enfin suffisamment pour se douter que mon envie de partir en voyage aussi loin n’était en fait un moyen pour moi de m’évader. De partir loin. Très loin de ma vie à Vancouver, mais surtout de mon frère. Le sujet est délicat et je me incapable d’en parler pour le moment. Aussi, je me contente de me tourner à nouveau vers elle pour lui dire : « Inutile que tu le précises, j’ai confiance en toi Cheyhia. Tu dois certainement avoir un don parce qu’habituellement les gens ont du mal à me percer à jour et toi tu y es arrivée facilement... »

Je tapote gentiment sa cuisse et lui fait un sourire forcé et lui dit tout en me levant pour reprendre notre route : « Si je ne me trompe pas, tu as un frère non? … vous êtes proches tous les deux… je te demande parce que les relations frères sœurs sont toutes différentes. Certains sont très proches d’autres non. Moi et Ezechiel nous étions inséparables quand nous étions enfants et puis notre père est décédé et un fossé s’est creusé entre nous. J’ai tout fait pour me rapprocher de lui, mais il a toujours tout fait pour me tenir à l’écart. Ces dernières années, nous avions réussi à nous retrouver, mais il a tout gâché encore une fois… il n’y a rien de pire que de se sentir trahi par les siens… »

Sur ce, je continue ma route sans rien ajouter. Je crois lui en avoir assez dit pour le moment. Le reste de la journée se passe entre silence et moment de plaisanterie entre nous. C’est ce qu’il me faut pour oublier la lourdeur de mon cœur. Je sais que tôt ou tard, je vais devoir cracher le morceau, mais pour l’heure les mots restent au travers de ma gorge. Lorsque le soleil commence à descendre, nous décidons de nous arrêter pour monter notre petit camp de fortune. Je monte la tente et nous ramassons du bois pour nous faire un feu. Le soleil couché la température à baisser dramatiquement aussi j’enfile des vêtements plus chauds et je m’occupe de garder le feu bien vivant pour nous réchauffer. Assis près de Cheyhia, je l’écoute me raconter ses souvenirs d’enfance dans les montagnes. J’adore entendre ses histoires et je me laisser bercer par sa voix douce.  

« Tu ne verras jamais un ciel comme celui-ci sur Vancouver, d’une par ce que les constellations ne sont pas les mêmes et puis… parce qu’on peut observer la Voie lactée…se sentir unique dans ce monde…petit et insignifiant par rapport à l’immensité de l’espace… »

Les yeux vers le ciel, je ne peux qu’être en accord avec elle. De ma vie, je n’ai jamais rien vu d’aussi beau. Je suis comme hypnotisé par toute cette beauté qui m’entoure. Je me sens étrangement en paix dans ce décor et petit à petit je me sens guérir. Physiquement, je me sens déjà beaucoup mieux puisque, j’ai réussi à me sevrer des drogues et de l’alcool. Je sais que j’ai fait des trucs stupides ces derniers mois. Des trucs qui auraient pu me causer de graves ennuis heureusement que j’y ai mis fin.

- Tu voulais savoir pourquoi je voulais partir de Vancouver… c’est tout simple je voulais oublier… oublier ce mal qui est en moi… quand j’y pense je sais que c’est ridicule parce que, peu importe où j’irai, ce sera toujours en moi, mais je ne pouvais plus le supporter de le voir… et encore moins de la voir elle.

Je fais une légère pause et je me mets ensuite à lui raconter ce qui est arrivé. Je lui parle de Grace. De notre rencontre. Des moments formidables que nous avons passés ensemble. Je lui parle également du fait que j’avais acheté une bague pour la demander en mariage. J’étais véritablement amoureux de cette femme. J’étais bien avec elle malgré nos débuts difficiles et puis un soir elle m’a avouée qu’elle m’avait trompée avec mon frère. Mon frère. C’était trop. Qu’elle me trahisse était déjà douloureux, mais de savoir qu’elle l’avait fait avec mon frangin était inconcevable. Après lui avoir tout dit sans même omettre le fait que nous nous soyons battus lors de notre dernière rencontre, je reste un moment sans parler. Dire à voix haute ce qui me fait souffrir m’a fait énormément de bien, mais cela ne change rien à ce qui a été fait. À présent, je sais que je vais devoir passer par-dessus si je veux pouvoir continuer ma route.


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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Dim 26 Nov 2017 - 11:10


☩ On the Indian Road ☩

« Inutile que tu le précises, j’ai confiance en toi Cheyhia. Tu dois certainement avoir un don parce qu’habituellement les gens ont du mal à me percer à jour et toi tu y es arrivée facilement... »

Lorsque Sean me parle d’un don, je me contente d’un sourire. Je ne suis pas voyante, ni télépathe, mais je connais la nature humaine, j’ai beaucoup appris au contact de ma mère et des gens dont elle s’occupait, nul besoin de savoir exactement le pourquoi du comment, lorsqu’une personne se refuse à parler de certaines choses, évite des sujets sensibles, on le remarque pour peu que l’on soit empathique. Il me fait confiance, mais peut-être pas encore assez pour me confier son jardin secret et ses soucis. Je comprends, je voulais juste qu’il sente qu’il peut me parler, au moment où il le jugera le plus opportun. Il se redresse mettant certainement un point final à cette conversation que j’ai tenté de mettre entre nous. Après tout, je ne connais pas aussi bien cet homme que je peux me vanter de connaitre son frère ou même Noham. Pourtant, je peux assurer une chose, Sean est un livre ouvert lorsqu’on s’attarde sur son regard, ses expressions faciales et les petites moues qu’il fait lorsqu’un sujet lui déplait. J’aime les gens comme ça, ce sont en général des personnes généreuses et vraie. Voilà pourquoi, je me sens aussi bien avec lui et surtout que j’ai accepté de le suivre en Inde. Si on met de côté bien entendu, le grand service et bonheur qu’il a fait en m’invitant. Je me lève également pensant qu’il est temps de reprendre notre route, seulement, Sean se met à parler et j’arrête mon geste, l’écoutant.

« Si je ne me trompe pas, tu as un frère non? … vous êtes proches tous les deux… » Je hoche de la tête, en effet Samwel et moi, nous avons été très proches et nous le sommes encore, mais beaucoup moins. « Je te demande parce que les relations frères sœurs sont toutes différentes. Certains sont très proches d’autres non. Moi et Ezechiel nous étions inséparables quand nous étions enfants et puis notre père est décédé et un fossé s’est creusé entre nous. J’ai tout fait pour me rapprocher de lui, mais il a toujours tout fait pour me tenir à l’écart. Ces dernières années, nous avions réussi à nous retrouver, mais il a tout gâché encore une fois… il n’y a rien de pire que de se sentir trahi par les siens… » Je comprends très bien ce qu’il veut dire, j’ai eu ma première dispute avec mon frère à Vancouver, il y a de cela quelques mois. Je ne le reconnais plus, il est secret, il se drogue et se détruit, je ne veux pas le juger, cependant, je refuse de le perdre à cause d’une connerie pareille. Je veux l’aider, mais lui refuse que je fasse. En plus, il s’en veut de son état parfois, parce qu’il sait que je suis malade et qu’à cause de son addiction, il n’est même pas capable de me venir en aide. Mais…je m’en fou de ça, je veux qu’il aille bien, qu’il fasse taire les démons qu’il porte depuis longtemps sans savoir pourquoi. Je l’aime et dans les paroles de Sean, je vois bien qu’il aime son frère, mais la trahison est en effet une chose qu’on ne pardonne pas aisément dans une famille. La famille est un refuge, le seul endroit où l’on peut être nous même et se laisser aller, alors si on nous trahit…la chute est brutale, inattendue et douloureuse, pire encore que n’importe qu’elle autre trahison. Il continue de marcher et je n’ai pas voulu ajouter quoi que ce soit à ses paroles, je me contente d’y songer pour savoir quoi lui dire le moment venu, si celui-ci arrive un jour.

À la nuit, alors que je viens de lui parler du ciel, je vois le visage de mon ami tendre vers la voute céleste. Je détourne mon visage pour observer de nouveau le ciel, je ne connais pas le quart des étoiles au-dessus de moi, mais cela ne m’empêche pas de me sentir si petite dans tout cet univers, d’ailleurs à chaque fois que j’y songe, je me sens…étrange et dépassée par la beauté de cette vie miraculeuse que nous sommes, nous les Hommes.

« Tu voulais savoir pourquoi je voulais partir de Vancouver… c’est tout simple je voulais oublier… oublier ce mal qui est en moi… quand j’y pense je sais que c’est ridicule parce que, peu importe où j’irai, ce sera toujours en moi, mais je ne pouvais plus le supporter de le voir… et encore moins de la voir elle » Je me mets en mode écoute quand il décide d’ouvre les vannes du dialogue, je ne veux pas jouer les commères, les entremetteuses ou autres, mais j’ai senti une détresse profonde en Sean et c’est plus fort que moi, venir en aide aux autres, c’est ma nature. Oublier, il ne veut plus voir son frère, ni elle ? Qui elle ? Y aurait-il une femme qui a posé des soucis entre eux ? Je ne parle pas lorsqu’il fait une pause, je l’invite par mon silence et une main sur sa cuisse à continuer à se vider le cœur et l’esprit des choses qui le ronge. Il parle d’elle, je ressens à la fois de l’affection profonde et une peine palpable à chacune de ses paroles. Moments de bonheur, pourtant ne se comptant qu’en mois, mais qui suis-je pour juger, moi qui vit mon idylle depuis quelques semaines et qui suis déjà complètement accro à cet homme qui partage ma vie. Il parle d’Ezechiel, ses poings et sa mâchoire plus tendue, elle l’a trompé avec lui. Je ne veux pas juger Eze, mais faire cela à son propre frère, une femme dont il savait que son frère était amoureux au point de la demander en mariage. Pas étonnant qu’ils se soient battus l’un avec l’autre, je savais que Eze était mal depuis le décès de sa petite amie, mais à quoi pensait-il en s’embarquant dans cette histoire. Après, je ne connais pas l’intégralité de l’histoire et peut-être que c’est cette fille qui est l’origine du trouble…je ne veux pas penser à Ezechiel pour le moment, je veux juste…apaiser Sean. C’est lui au final qui en a le plus besoin actuellement. Je viens prendre sa paume dans la mienne en silence, sans rien dire pour le moment. Je ne tente même pas de croiser son regard, je sens suffisamment d’émotions en lui pour éviter de le troubler. Je sens la pression sur ma paume également et je comprends que c’est un merci d’être là tout simplement. Nous restons un long moment silencieux, avant que je ne coupe ce moment de calme. Ne laissant plus la place aux bruits de la nuit, mais bien à mes paroles. « Merci de m’avoir parlé… » Il semble surpris. Oui, je le remercie de l’avoir fait, parce que cela a dû être complexe, mais surtout je veux le remercier parce qu’il me fait confiance. « Cela n’a pas dû être facile de le faire. Je ne suis pas médecin, comme ma mère et même elle n’est pas apte à aider véritablement dans ce genre de situation. Cependant… » Je soupire avant de me mettre à genoux devant lui, mes mains sur ses genoux. « Je ne te dirais pas comment gérer la douleur de la trahison, le passé étant ce qu’il est, tu ressentiras sans doute encore longtemps ce point dans ta cage thoracique qui te donne l’impression de ne pas respirer dès que tu penseras à elle ou lui. Mais…ce que m’a enseigné la philosophie des Tibétains, c’est que la vie est une succession d’étapes plus ou moins complexes et plus ou moins agréables. Dans les moments de doutes et de peine, il est possible de faire le vide en soi. D’être égoïste en quelque sorte d’un point de vue…disons occidental, parce que le bouddhiste déteste les égocentriques…mais…penser à soi, se retrouver, se pardonner, leur pardonner est un chemin long et parfois, on croit qu’on n’y arrivera pas. Mais il faut essayer, parce qu’au-delà des nuages qui te cachent ta route, se retrouve le soleil de nouveau, la paix intérieure et le bonheur de nouveau. La haine et la colère n’apportent que la douleur, croie en toi ! Fais en sorte pendant un temps de ne vivre que pour toi et alors, jour après jour, cette trahison te paraitra moins douloureuse jusqu’à disparaitre. Tu y repenseras avec des ressentiments, mais cela ne te touchera plus de la même manière et là, tu pourras prendre du recul et agir sans prendre sur toi » Je sais bien que c’est chose plus aisée à dire qu’à faire, mais je ne lui donne pas une solution miracle, je me contente de lui montrer la voie, de lui dire, regarde aujourd’hui, il pleut, mais demain, il fera de nouveau beau et ce ne sera qu’un mauvais moment lointain et qui ne t’atteindra plus.

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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Dim 3 Déc 2017 - 21:56

Perdu entre ciel et terre. Je suis conscient qu’il me faudra tôt ou tard affronter de nouveau la réalité. Ce voyage n’est qu’une parenthèse avant de devoir retourner à la réalité. Je ne pourrai pas toujours éviter le sujet qui me fait souffrir seulement pour l’heure, il m’est encore impossible de rouvrir la blessure et exposé à ma nouvelle amie l’étendue de ma douleur. Je profite donc de l’occasion pour la questionner sur sa propre relation avec son frère. Je ne sais pas ce qu’elle en est. Je sais que contrairement à Kayla, elle a été élevée avec lui. Elle est donc forcément plus proche de lui, mais à quel point? Est-ce qu’il est son confident, est-il au courant de ses secrets? Je n’en sais rien et cela me semble une bonne façon d’en apprendre davantage sur elle.

Plus nous avançons dans les montagnes et plus je tombe tout doucement amoureux de ce pays. Ce pays rempli de contradiction et de contraste me sied bien. Plus je m’enfonce dans son décor et plus je me sens habiter par lui. Ce voyage est une réelle bénédiction. J’ai souvent lu dans des récits de voyage que ceux qui visitent l’Inde en reviennent complètement bouleverser de leur périple. Je n’ai aucun mal à présent à le croire. Ce pays laisse une empreinte indélébile dans notre chaire parce qu’on ce qu’on l’y voit, mange et partage avec ses habitants est d’une fraîcheur et d’une vérité unique. Jamais je ne pourrai vivre de telles expériences à Vancouver. Je sais d’ores et déjà qu’il y aura un Sean d’avant l’Inde et un Sean d’après.

Alors que la nuit s’installe tout doucement nous décidions de nous arrêter pour camper. Une nuit à la belle étoile au creux des montagnes entre l’Inde et le Népal. Une nuit sous la voûte céleste en tête à tête avec une amie au grand cœur. Je ne pourrais demander mieux. Je me sens comblé et près à lui ouvrir mon cœur et mes plus sombres pensées. Après un léger repas préparé sur un feu de camp improvisé, je me glisse sous une énorme couverture et je m’installe près de Cheyhia. Nous restons un moment silencieux à regarder les étoiles avant que je me lance dans mon récit. Je lui dis tout. Je ne veux rien lui cacher afin d’exorciser ma douleur. Qui sait peut-être que j’arriverai à y voir un peu plus clair lorsque ce sera fait. Je me sens étrangement mal de lui raconter comment Ezechiel s’est comporté avec Grace, mais surtout vis-à-vis de moi. Je sais qu’ils se connaissent. Qu’ils sont amis. Mon but n’est pas de lui ternir l’opinion qu’elle a de lui, mais de lui dire simplement ce qui est arrivé pour qu’elle puisse comprendre ma douleur. Mon amie se montre compatissante et douce envers moi. Elle m’écoute d’une oreille attentive. Elle ne juge aucun de mes coups de gueule et de mes mots durs envers ceux qui ont brisé mon cœur. Elle reste là tout près gardant sa main à mes côtés en cas de besoin. Je me surprends même à verser quelques larmes ce qui est une marque de mon total abandon. Jamais je ne me serais permis cela devant qui que ce soit d’autre, mais j’ai une foi inébranlable en Cheyhia. Je sais que je peux avoir confiance en elle. Sa petite main dans la mienne me redonne de la force et de la confiance. Après que je lui ai tout dit nous restons un long moment à baigner dans le silence perdu dans nos pensées. Et puis au bout de quelques minutes sa petite voix douce vient chatouiller mon oreille : « Merci de m’avoir parlé… »

Je reste perplexe, elle n’a pas à me remercier de venir lui gâcher l’existence avec mes ennuis, mais je me contente d’un léger geste de la tête pour lui dire que c’est moi qui lui suis reconnaissant de m’avoir écouté. Nous échangeons un sourire et puis voilà qu’elle vient s’accroupir devant moi. Ses mains sur mes genoux elle me fait face. Elle prend une grande inspiration et je l’entends me dire des mots résonneront longtemps en moi. Pardonner. Oui, je sais que je vais devoir tôt ou tard y venir sans quoi je ne pourrai pas continuer à vivre ainsi. Le mal finira par ma douleur finira par me ronger entièrement. J’ai déjà en peu de temps menacé ma santé avec mon régime de vivre désastreux, je ne peux pas continuer dans cette voie indéfiniment sans quoi je ne finirai pas périr seulement lui pardonner à lui me demande une abnégation que je ne suis pas certain d’avoir. Je ferme doucement les yeux alors que j’écoute sa voix. Elle me parle de paix intérieure. Ses mots sonnent comme de la musique à mes oreilles. Et si c’était vrai. Et si le pardon était la clé pour me libérer du chagrin et de la colère qui m’habite. Si c’est possible, je suis près a tenté le coup. J’ouvre de nouveau les yeux et prends ses mains dans les miennes. Je sens qu’ici les mots sont inutiles. Nos âmes se sont comprises. Tout ce que je pourrais dire à l’instant ne serait que du vent. Je l’attire donc vers moi pour ne pas qu’elle prenne froid et nous nous endormons soudés l’un à l’autre chacun dans nos sacs de couchage.

Au petit matin, nous sommes réveillés par le chant des oiseaux et la visite de petits rongeurs qui vivent dans les montagnes à la recherche d’un petit déjeuner pour débuter leur journée. Je leur donne amicalement un peu de pain et de fruit séchés pour les chasser et je nous prépare à moi et Cheyhia un peu de thé sur le feu. En regardant notre itinéraire, je sais que nous sommes déjà à mi-chemin de notre périple, mais heureusement il nous reste encore plusieurs choses à faire et visiter. Dès aujourd’hui, nous devrions atteindre la cité de Lhassa. Nous quitterons donc momentanément l’Inde pour entre dans le Tibet. Je suis impatient de visiter les temples et de faire une petite cure dans l’un des monastères question de tenter de purifier mon corps et mon âme. On dit que cela fait des miracles. Comme je n’ai rien à perdre, je fonce tête baissée main dans la main avec mon amie.  

Les jours qui suivent sont remplis de surprises et de découvertes. Désireux de profiter au maximum de mon expérience, je me laisse guider totalement par les moines. J’ai grand besoin de guérir mon corps physique certes, mais mon esprit n’en est pas moins malade aussi je garde le silence durant trois jours comme il m’est demandé et je vis de méditation et de prières. Durant toute la durée de la cure, notre régime est entièrement végétalien et très succinct. Le but était de nettoyer et désintoxiquer notre corps. Au bout des trois jours, nous ne sommes plus vraiment les mêmes, mais nous sommes définitivement plus forts et confiants pour affronter le reste du voyage.


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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Dim 17 Déc 2017 - 20:43


☩ On the Indian Road ☩

Je ne suis pas une psychologue, mais j’ai vu beaucoup de souffrance et surtout j’ai pu voir les bienfaits de la purification de l’âme par la force de notre esprit. Les tibétains, les bouddhistes sont des magiciens pour cela, pour peu qu’on y croie et qu’on se laisse guider par eux. J’ignore si mes mots trouveront une place dans le cœur et l’âme de Sean, mais j’ai l’impression d’avoir le devoir de lui venir en aide. Non, je ne crois pas au hasard et si je suis ici avec lui aujourd’hui, si nos chemins se sont croisés, c’est qu’il y a un dessein à accomplir et je ne peux pas m’en détourner. Notre réveil est agréable, les rayons du soleil viennent nous réchauffer de la nuit fraiche que nous venons d’avoir, annonçant encore une belle journée pour notre périple à travers la montagne pour rejoindre le temple. En fin d’après-midi, nous arrivons enfin à Lhassa où je nous fais entrer dans un temple pour nous reposer et nous purifier, comme deux pèlerins en recherche de spiritualité. Avant de poser mes affaires et de fermer mon téléphone, je sors du temple, trouvant un banc en face des montagnes et d’un magnifique paysage. Je sais qu’il est tard pour Noham, environ minuit, mais j’ai besoin de l’entendre et de lui donner des nouvelles. Je me mets en visio et je vois apparaitre son visage. Il quitte sa chambre pour aller sur la terrasse, me disant que Georgia dort dans son lit. « Bonsoir ! » Il sourit, content de me voir. « Je n’ai pas pu te téléphoner plus tôt, pardon, nous étions dans les montagnes et même ici le réseau n’est pas encore au mien » il dit qu’en effet, l’image lui arrive par saccades, mais que c’est mieux que rien. Il me demande comment je vais. « Fatiguée ! La marche a été longue et je suis épuisée…on est à Lhassa pour quelques jours et je vais devoir fermer mon téléphone pour respecter une tradition de purification. Je voulais te dire que…tu me manquais et qu’il ne faut pas que tu t’inquiètes, si pendant 4 jours, je ne donne pas de nouvelle » Nous parlons pendant plus d’une heure, je lui montre le paysage avec le soleil qui se couche au loin, je lui montre la ville, puis il est temps de se quitter. J’envoie un dernier message à ma mère pour lui dire où je suis et je ferme mon cellulaire.

Durant 3 jours, nous gardons le silence, nous buvons beaucoup de thé, mangeons peu. Le Lama vient me rendre visite le 4e jour, me parlant du flou de mon aura et je lui explique pour ma maladie. Il parle de ma volonté, de comment je dois être pour être en paix et j’écoute ses conseils avec attention. Nous repartons demain après une visite de la ville sacrée, je n’ai pas de nouvelle de ma mère, pas encore, j’espère qu’elle pourra venir avant notre départ. Alors que nous sommes dans les jardins, un moine vient à notre rencontre, à Sean et moi, s’inclinant devant nous et je fais de même. Il parle dans ma langue et me dit qu’une dame est là pour me voir.

À peine j’entends ses mots que je redresse mon visage vers la silhouette de cette femme un peu plus loin. Si je pouvais, je crierais son surnom, si je pouvais, j’accourrai vers elle, mais je ne peux pas. Le bonheur de la revoir se lit sur mes traits et je viens la rejoindre. S’en suit une accolade de tendresse et de joie mélangée. Elle me regarde, me trouve un peu maigri avant de se tourner vers mon ami, Sean. Elle se présente à lui, ma mère n’a pas changé. Elle n’a rien d’une élégante femme de Vancouver, elle porte le plus souvent des pantalons oscillants entre le blanc et le beige foncé, un tee-shirt apparent sous sa chemise toujours à moitié ouverte, des chaussures hautes qu’on met pour marcher, une veste qui a vu plus d’années qu’elle ne le devrait et des cheveux grisonnants attachés en queue basse. Elle a les yeux rieurs et les marques autour d’eux, laissant voir une personne qui sourit toujours, un rictus de bienveillance à la commissure de sa bouche et la curiosité dans ses grands yeux clairs, comme ont encore les enfants à un âge où ils découvrent le monde. Maman est une femme à part, un modèle d’amour et de conviction. « Bonjour ! Vous devez être Noham ? » Je souris et Sean lui répond avant que je n’aie eu le temps de le faire. Il est vrai que je n’ai pas eu le temps de lui dire que je ne venais pas avec Noham, mais avec un ami, un simple ami. Je me tourne vers Sean, un sourire heureux qui me prend tout le visage. « Nous pourrions aller en ville, ma mère est encore plus calée que moi dans l’histoire de Lhassa… » Elle confirme et embrasse ma tempe en prenant mon épaule. « Allons jeune homme ! Ne refusez pas ! Je serai vexée ! » Elle ne lui laisse guère le choix et nous sortons tous les trois du temple pour rejoindre les rues de la cité légendaire. Ma mère nous explique l’histoire de la ville, tout en nous emmenant voir le palais du Potala. Elle parle de sa construction, du rôle qu’il avait avant que les Chinois ne le transforment en musée et de l’importance de la spiritualité des lieux. Ma mère se tourne vers moi, me demandant si je suis toujours l’actualité des résistants qui demandent l’indépendance du Tibet. « Bien entendu ! » Je me tourne vers Sean, alors que nous grimpons les marches de la colline rouge pour accéder à l’actuel musée de la République populaire de Chine. « Depuis le soulèvement tibétain en 1959 et la fuite du Dalaï-Lama pour l’Inde, Lhassa n’est plus la même et nous luttons comme nous le pouvons pour que la Chine reconnaisse ces torts et que le Tibet retrouve son indépendance. Mais…tu imagines bien que face à gouvernement Chinois, c’est une cause qui demande beaucoup de…temps. Surtout que la majorité des partisans sont des religieux et pacifistes. Nous voulons faire reconnaitre l’injustice, mais les différents gouvernements ne veulent pas prendre part à cette demande…un jour, nous espérons revoir le Tibet redevenir ce qu’il a été jadis pour tous les bouddhistes tibétains » Après une visite rapide, sous les récits et explications de ma mère, nous nous retrouvons tous les trois dans un petit établissement pour nous restaurer. Ma mère est très curieuse et pose un tas de questions à Sean qui par politesse s’applique à répondre à toutes. Puis, elle se tourne vers moi et je connais ce regard. « Maman, pas ici, s’il te plait… » Elle soupire et me prend la main. « Il n’y a pas de mal à en parler, Chérie. Où en est ton traitement, est-ce que les médecins ont réussi à trouver les bonnes doses en attendant ta greffe ? » Je jette un regard gêné à Sean, je ne voulais pas qu’il soit au courant, pas comme ça, lui qui vient à peine de m’engager et même si nous avons déjà parlé vaguement sans détail de mon problème de santé. « Je vais à l’hôpital régulièrement, le médecin m’a permis de partir, donc…ça va bien…S’il te plait...parlons d’autre chose… » Je fais pression sur sa main, voyant qu’elle ne m’écoute pas, je me lève. « Pardon, je vais aux toilettes… » Je laisse ma mère avec Sean, elle n’est pas possible, je reconnais bien là, la femme médecin. De cela, je ne peux pas lui en faire le reproche. « Ma fille n’aime pas qu’on parle d’elle. Elle a toujours eu cette pudeur, et elle est un peu comme moi, elle fait passer les autres avec elle-même… »

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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Mar 2 Jan 2018 - 16:25

Situé à flanc de montagne coupée de toute la civilisation le temple bouddhiste choisie par Cheyhia est l’endroit idéal pour décrocher totalement de nos vies de fou. Ici pas de cellulaire ni de technologie. Les moines imposent le silence et le jeune. Ce sont les deux règles d’or du temple si l’on veut pouvoir méditer et trouver la paix intérieure. A priori, je ne suis pas la clientèle type pour ce genre de séjour, mais je dois avouer que c’est plutôt efficace et jamais je ne me suis sentie aussi bien dans ma peau. Pendant les quelques jours passés dans le temple, j’ai appris à méditer et a bien respiré ce que je ne savais pas faire jusqu’à ce jour. Je me sens beaucoup plus reposé et serein ce qui m’a foi est une réussite. Je suis donc fin prêt pour le rester de notre voyage. Avant de quitter les lieux, je me suis acheté quelques livres sur la philosophie tibétaine et bouddhiste question d’approfondir mes connaissances sur le sujet. Une fois de retour au pays, je compte bien trouver un endroit à Vancouver ou je pourrai de nouveau faire de court séjour de méditation quand je me sens immensément stressé. Ce sera certainement plus bénéfique pour moi que de retomber dans l’alcool et le speed.

Après une courte visite des jardins du temple, nous descendons tout doucement la montagne afin de rejoindre la ville la plus proche ou il est prévu que Cheyhia y retrouve sa mère. Intimidé a l’idée de faire la connaissance de cette femme hors du commun je reste un moment en retrait le temps de laissé mon amie reprendre contact avec sa mère qu’elle n’a pas vue depuis un bon moment. Vient ensuite le temps des présentations. La ressemblance entre la mère et la fille est stupéfiante. Même regard vif et brillant. Même sourire et joie de vivre, j’en suis bouche bée. Je n’ai pas le temps de me présenter que déjà cette femme que je devine pleine d’aplomb se plante devant moi et me tend la main.

« Bonjour! Vous devez être Noham? »

Je souris amusé par cette méprise sur mon identité et lui répond : « Enchanté Madame Hawkins. Je m’appelle Sean, je suis un ami de Cheyhia et non son petit ami… désolé »

Je me tourne ensuite vers mon amie qui semble gêné par la situation. Nullement vexé, je lui souris et fixe mon sac sur mes épaules en attendant de savoir ce que nous allons faire de notre journée. À son tour, Cheyhia me regarde et nous échangeons un sourire complice.

« Nous pourrions aller en ville, ma mère est encore plus calée que moi dans l’histoire de Lhassa… »

« Allons jeune homme! Ne refusez pas! Je serai vexée! »

- Ho, mais, je suis partant! Je suis même impatient de découvrir tous les secrets de Lhassa!

Sur le chemin vers la cité tibétaine, la mère de Cheyhia m’explique l’histoire de la ville et une foule d’anecdotes qu’on ne retrouve dans aucun guide touristique. Curieux, je lui pose une foule de questions auxquels elle me répond avec enthousiasme. Le peu que je sais sur le Tibet me vient des bouquins que j’ai lu, par conséquent je sais, que l’information qui est fournie est biaisée. Je suis donc encore plus attentif au détail et aux descriptions que je reçois. Alors que nous nous rapprochons du palais du Potala. La mère de Cheyhia nous parle de sa construction, du rôle qu’il avait avant que les Chinois ne le transforment en musée et de l’importance de la spiritualité des lieux. La situation du Tibet étant un sujet délicat, je n’ose pas la questionné sur son opinion vis-à-vis la prise de contrôle par la Chine. Elle le fait d’elle-même et c’est de la voix douce de mon amie que je reçois un résumé complet de la situation. Étant un fervent défenseur des libertés individuelles et un anti communiste avoué je ne peux qu’être d’accord avec les paroles et les intentions de mon amie. Convaincu du bienfait de sa lutte, je lui fais d’ailleurs savoir que je compte rejoindre son groupe de militant pour soutenir la cause du Tibet libre.

Après une visite rapide du palais, nous nous retrouvons tous les trois dans un petit établissement pour nous restaurer. Curieux, je commande les spécialités de la région pendant que la mère de mon amie me bombarde de questions. Elle semble vouloir tout savoir à mon sujet ce qui m’amuse. Et puis alors que la gentille serveuse vient me décrire le menu, la mère et la fille en profitent pour discuter ensemble. Bien que je tente de rester concentré sur ce que me dit la serveuse, j’entends quelques mots de leur conversation tels que médecin et greffe qui me glacent le sang. Je me souviens que la jeune femme m’a parlé du fait qu’elle doit aller régulièrement à l’hôpital, mais jamais je n’aurais pensé que sa situation soit si compliquée, voire même en danger. De quoi s’agit-il réellement? De quelle maladie souffre-t-elle pour avoir besoin d’une greffe? Il me suffit de regarder le visage de Cheyhia qui est habituellement lumineux et souriant pour comprendre que le sujet la rend mal à l’aise.

« Je vais à l’hôpital régulièrement, le médecin m’a permis de partir, donc… ça va bien… S’il te plaît... parlons d’autre chose… »

Respectueux de l’échange entre les deux femmes, je reste en retrait pour ne pas ajouter au malaise de mon amie. Ce serait faux de dire que leur discussion ne m’intéresse pas, mais le moment me semble mal choisi pour la questionner sur sa vie privée. Désireux de me faire oublier, je mange silencieusement un morceau de pain tandis que mon amie s’éloigne de nous pour se rendre à la salle de bain. Alors que la serveuse revient vers nous les bras chargés d’assiette, la mère de mon amie se tourne vers moi et me dit : « Ma fille n’aime pas qu’on parle d’elle. Elle a toujours eu cette pudeur, et elle est un peu comme moi, elle fait passer les autres avec elle-même… »

- C’est tout à votre honneur. Elle a un grand cœur et une personnalité hors du commun. J’ai beaucoup de chance de pouvoir la connaître et qu’elle est acceptée de venir jusqu’ici avec moi!

Désireux de ne pas rompre le lien de confiance qui nous lie Cheyhia et moi, je ne profite pas de son absence pour questionner sa mère sur son état de santé. En tout respect pour ma nouvelle amie, je préfère que ce soit elle qui m’en parle si elle le souhaite. Je préfère questionner sa mère sur son travail et ses projets futurs bien que je sois inquiet pour la jeune femme qui m’accompagne. Et puis alors que Cheyhia tarde à revenir vers nous, je me tourne vers la femme assise près de moi et lui dit pour la rassurée : « Je ne sais pas si Cheyhia vous en a parlé, mais je lui ai offert un travail à notre retour à Vancouver. Elle aura un bon salaire et une assurance qui lui permettra d’être en sécurité… »

***

Après deux jours passés dans la ville de Lhassa, il est temps pour moi et Cheyhia de repartir vers l’Inde pour compléter notre périple. Nous reprenons donc le train en direction d’Agra pour visiter le fabuleux Taj Mahal. L’endroit est évidemment fort populaire et rempli de touristes ce qui je dois l’avouer me dégoûte. Épuisé par les bruits de la foule, je fais une rapide visite des lieux et je m’attarde davantage sur les jardins afin d’éviter la foule. À la fin de la journée nous reprenons le train vers Delhi dernier arrêt avant notre retour vers Calcutta. Mon séjour en Inde s’achève et bien que je sois mieux dans ma peau qu’avant notre départ, je suis triste a l’idée de quitté ce pays que j’ai appris à aimer et apprécier. Si au départ, j’ai choisi cette destination sur un coup de tête, je ne le regrette pas. Je quitte l’esprit en paix et la tête remplie de souvenirs. Jamais je ne pourrai effacer de ma mémoire les odeurs magnifiques des épices qui embaument l’air, le sourire contagieux des gens que nous avons croisés partout sur notre route et les magnifiques paysages colorés. L’Inde restera à jamais dans mon cœur tout comme ma nouvelle amie.


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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)
Sam 6 Jan 2018 - 21:34


☩ On the Indian Road ☩

Je reviens après une longue absence qui m’a permis de me calmer, m’excusant surtout envers Sean qui me rassure d’un sourire. Ma mère a bien compris que le sujet ne doit plus être abordé et je l’en remercie silencieusement. Nous avons le même caractère, mais je ne veux pas inquiéter mon nouvel ami avec mes soucis, il en sait déjà bien suffisamment. Dans la soirée, je reste avec ma mère, nous discutons à cœur ouvert, je lui montre des photos de Noham, de mon voyage dans les îles avec lui, bien qu’elle est reçue quelques photos. Cela fait tellement du bien de la revoir, je pleurai beaucoup au début en me retrouvant presque seule dans cette grande ville de Vancouver, à présent, je crois que si je devais retourner au Népal mon cœur ne serait plus jamais complet. J’aime mon pays natal, mais j’ai appris à aimer aussi les gens de l’autre côté, même si c’est encore récent. Au matin de notre départ, je serre ma mère contre moi, elle me souhaite un bon retour et je lui promets de l’informer dès que je serais arrivée à Vancouver. Nous reprenons la route avec Sean pour les derniers jours de notre périple.

Je sais qu’il a beaucoup apprécié le Népal, nous en avons parlé dans le train. Je lui ai promis qu’il y reviendrait, parce que lorsqu’on a un tel coup de cœur, c’est impossible de n’avoir pas envie d’y revenir. Je laisse Sean visiter le Taj Mahal, me contentant de profiter d’un petit magasin de soins par fish pédicure. Après toute cette marche, cela me fait un bien fou. Mon ami revient de sa visite un peu déçue et je le rassure, en lui disant qu’il n’a pas choisi le meilleur moment de l’année pour visiter cet endroit. Les deux derniers jours passent plus que rapidement et nous revoilà dans l’avion en direction de Vancouver. Lorsque l’avion décolle, je sens un point dans mon cœur, mirant une dernière fois les paysages de ce pays que j’aime et que je sais ne pas revoir de sitôt. Pas que je n’y retournerai pas, mais je le sais au fond de moi, que ma vie là-bas ne sera plus jamais possible. Je souris, essuyant une larme qui a coulé. Sean me passe son bras autour des épaules et je viens poser ma tête contre son épaule. « Merci encore… » Il embrasse mon front, me disant que c’est encore à lui de me dire merci. Ces quelques jours nous ont marqués et je sais qu’une belle amitié est née sous le ciel de l’Inde et qu’elle n’est pas prête de s’éteindre. Sean est formidable et je sais maintenant que je ferais tout pour qu’il se réconcilie avec son frère. Il en souffre et connaissant Zech, je sais qu’il est tout à fait dans le même état. Dans un certain sens, ils me rappellent la fusion que j’avais avec Samwel lorsque nous étions jeunes. Bientôt, je serais de nouveau dans mon nouveau chez moi, avec l’homme que j’aime et qui m’aime en retour, pas une amourette de passage, comme l’a été mon premier petit copain de Vancouver, non avec Noham, c’est bien plus que ça. Il m’a tellement manqué depuis mon départ que je sais que ce n’est pas qu’une passade. J’ai hâte de le revoir pour lui dire combien, je suis folle de lui.

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MessageSujet: Re: On the Indian Road (W/ Sean)

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On the Indian Road (W/ Sean)

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