Lundi matin...



 
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 Lundi matin...

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MessageSujet: Lundi matin...
Dim 8 Oct 2017 - 18:04

- MIARL?
- T’as eu tout ce qu’il te fallait…
- MIAAAARL!

Du bout du pied, Frank repoussa Canard dans l’appartement et ferma la porte. L’appartement était au premier. Un moyen pour les propriétaires d’avoir une source de revenue. Il était fermé par un verrou ridicule considérant le quartier. Un tour de clef et Frank descendit l’allée.

Il prenait toujours son journal au même kiosque, à l’intersection de Jackson et cordova. On le faisait venir de l’autre côté du pays pour lui avec seulement 1 jour de retard! On lui tendit un verre de carton dont il s’empara sans un remerciement.

- Humpf… À quand le retour des verres en styromousse?

- Jamais Inspecteur! Maintenant les verres sont en carton. Le styromousse, ce n’est pas écologique…
- Et on se brule les doigts…
- Et on protège l’environnement… Vous savez, inspecteur, vous pourriez aussi utiliser un thermos à café, c’est ce que les gens font de nos jours…
- Hum-hum…

Il tendit la monnaie et franchit l’intersection pour joindre le rang sous l’arrêt d’autobus. Manipuler un journal sans renverser son café est un des talents café de Wilcox. Il gagna la section des petites annonces et plissa les yeux, écartant le journal à bout de bras… Frank grogna en repêchant ses lunettes dans sa poche de poitrine et retourna aux petites annonces.
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- Grandit à Toronto dans une famille modeste - S'enrôle dans l'armée et participe à plusieurs conflits - Quitte l'armée en 2000, pour cause de blessures au combat - Entre dans la police de Toronto après quelques mois de repos - Grimpe rapidement les échelons de l'antigang - A déménagé il y a 6 mois à Vancouver pour suivre sa seconde épouse et s'est engagé dans la VPD (criminelle)... Pour divorcer quelques semaines après - La ville lui plait, il décide de rester, oscillant entre son boulot, et une salle de sport où il enseigne le Free Fight à de jeunes paumés.

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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Jeu 28 Déc 2017 - 6:24

Après avoir fermé la porte de la petite maison modeste qu'il louait, Jax plongea la main dans la poche de son blouson de cuir pour en sortir sa clef de voiture. Il avait tout plaqué pour venir s'installer ici, à Vancouver. Tout? Non! Puisque son fidèle Defender résistait encore et toujours aux déménagements, l'accompagnant fidèlement malgré les miles et les miles qui commençaient à s'accumuler sur son compteur. Le véhicule avait un peu tout vécu, aurait été capable de franchir des montagnes, des glaciers, et des rivières. Bon, y a pas de montagnes de glaciers et de rivières en ville, mais le sujet n'était pas là, l'ex-militaire aimait savoir qu'il en avait sous le pied. Au cas ou.

L'avantage du logement qu'il occupait, ça n'était pas le charmant voisinage ou ses équipements dernier cri, on en était loin. C'était sa proximité avec à peu près tous les lieux qui lui importaient, et à vrai dire que Jax connaissaient pour le moment. Entre autres : le commissariat central, aka le bureau. Moins de 10 minutes porte à porte sans les bouchons, c'était plutôt confortable.

Ce matin là, il avait fait un détour pour déposer une lettre dans la boîte de la boutique de sports d'Heatley Avenue. Une commande de gants neufs, il ne retrouvait plus les anciens dans ses cartons, sans doute avaient ils été sacrifiés sur l'autel cruel du déménagement. Ou alors ils étaient chez son ex, et pas question de les lui réclamer, d'autant que depuis le temps, elle avait dû les jeter. SOIT.

De nouveau dans son carrose tout terrain, il remontait tranquillement Cordova Street quand un visage attira son attention. Que ce soit dans l'armée ou l'antigang de Toronto, il avait toujours eu besoin tout au long de sa carrière d'être physionomiste, et d'avoir une bonne mémoire des noms. Arrêtant sa voiture devant l'intéressé, qu'il n'avait fait que croiser avant ça dans les couloirs du commissariat, il descendit sa vitre passager et ses lunettes de soleil un peu sur son nez.

"Hey! Wilcox, c'est ça? On va au même endroit j'imagine. Je te dépose?"

Autrement dit : puisque t'es là, je sais qu'on s'est jamais causés, mais je suis sympa et sociable, et je t'épargnerais bien volontiers la corvée du bus si ça te dis. Si c'était bien une corvée pour l'inspecteur? 'Fin, y en avait qui appréciaient ça... Jax en tout cas, lui, non. Ca partait donc d'un bon sentiment.


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And it's one, two, three, what are we fighting for ? Don't ask me, I don't give a damn, next stop is Vietnam; And it's five, six, seven, open up the pearly gates. Well there ain't no time to wonder why, Whoopee! we're all gonna die.

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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Ven 29 Déc 2017 - 17:07

Ses lunettes de lecture bas sur le nez, Frank déchiffrait une à une les quatre pages des petites annonces. Depuis près de 20ans, il y guettait un message, un signal convenu quelque part dans toutes ces inepties. Concentré sur cette routine quotidienne, il ne remarqua pas immédiatement le véhicule arrêté devant lui jusqu’à ce qu’on l’interpelle en cherchant à attirer son attention.

Jackson Romero? Romero qui se propose pour lui servir de chauffeur. Du regard il détailla le tout terrain puis dévisagea l’homme qui l’invitait. Ça, ce n’était pas un véhicule de fonction. Mais pourquoi pas? Wilcox aimait prendre le bus… Le bus, c’est anonyme et imprévisible. Mais aux vues de la file de ce matin, il avait peu de chance d’avoir une place assise.

Il replia son journal et fit un pas pour sortir de la file. Pas un Bonjour, pas un merci, rien qui donne l’impression de le reconnaître. Parce que Wilcox n'était ni sociable ni sympa. Il posa son gobelet de café dans le porte-contenant, poussa son exemplaire du Toronto Star sur le tableau de bord et attacha sa ceinture. Bon, il allait falloir faire la conversation maintenant, non? C'était Powell qui s'occupait de ce genre de chose...

- À quel point vous avez manqué d’attention étant petit pour rouler dans ce modèle en plein centre-ville? Humm?


Il fouillait dans le revers de sa veste et en sorti un flacon d’antiacide. Une odeur de fruits tropicaux s’immisça dans l’habitacle.

D’une certaine manière la question pouvait sembler hostile. Et hostile, Wilcox l’était. Mais elle était également inspirée par un soupçon de curiosité maladroite. C’était une manière comme une autre de s’informer des hobbys d’un homme de son âge… non?
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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Mar 2 Jan 2018 - 13:26

« Ici on a de tout. Des dinosaures, des tires au flanc. Des p’tits jeunes avec les dents longues et des vieux qui veulent juste attendre la retraite. En général l’ambiance est plutôt bonne dans tous les services. Mais y en a un qui n’est vraiment pas un drôle, c’est Wilcox. Le genre vieux garçon acariâtre, tu vois. Oh, c’est un très très bon flic, mais le jour où tu le verras sourire, attends toi à ce qu’une tornade traverse la ville. »

Jax travaillait au VPD depuis bientôt 3 mois. Depuis le départ, il avait pris soin de bien s’entendre avec certaines personnes bien placées, comme les standardistes, et les filles de l’accueil. Déjà, c’était assez naturel pour lui d’être sociable et affable, mais aussi il savait que ces personnes-là savaient tout. De quoi récupérer le max d’informations le plus vite possible.

Ni bonjour, ni merci, ni merde, juste une remarque désobligeante. Intérieurement Jax explosa de rire, mais un simple sourire en coin vint s’installer sur son visage. Il n’était nullement fâché ou outré par l’accroche de Wilcox.

« Pourtant ma voiture est sans doute en meilleur état que leurs bus qui sillonnent le quartier. Et on peut s’asseoir en étant certain de pas poser ses fesses sur de la pisse de vieux séchée. »

Beuark. Mais tellement réaliste… Non, Jax n’aimait pas les transports en commun… Ils étaient de retour dans la circulation, plutôt fluide ce matin là. Ils n’avaient pas beaucoup de miles à faire et seraient vite arrivés. Une odeur sucrée vint chatouiller ses narines et il tourna son regard vers son passager pour en comprendre la provenance.

« Déjà ? De bon matin ? »

Il était tôt pour devoir prendre ce genre de médicament. Peut être Wilcox avait un soucis quelconque, au fond ça n’étaient pas les affaires de Jax, mais il s’était quand même permis de poser la question. D'ailleurs une autre lui vint en tête, les deux étaient sans doute liées.

« Tu bosses depuis longtemps au VPD? »

On ne pouvait pas côtoyer toute la misère du monde et toute la lie de l'humanité sans en subir les conséquences. Jax se défoulait en tapant sur des sacs de cuir remplis de sable. Mais il n'imaginait pas Wilcox évacuer la pression d'une façon similaire.


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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Mer 3 Jan 2018 - 4:33

- Romero? Je suis vieux… et toi aussi… Et bientôt on pissera sur les bancs… Autant que ce soit ceux des bus et pas ceux de ta voiture, non?

Oh Wilcox était beaucoup de chose mais c’était un homme respectueux. Tout particulièrement de ceux qui sont faibles ou isolés. Wilcox marchait tous les matins et tous les soirs dans les rues de Strathcona. Il parlait à tout le monde et tout le monde lui parlait. Bien sûr il n’était pas très aimable… C’était un flic quoi… De la vieille école. Pas une boniche… Les gens n’étaient pas particulièrement câlin avec lui non plus… Mais c’est dans la rue, au dépanneur du coin, dans la file d’autobus, au kiosque à journaux, que Wilcox collectait ses informations, prenait le pouls de la ville.

- Ouais… J’ai des brulements d’estomac…

Et pour faire passer ça, il prit une gorgée de café…

- Tu veux dire pour le Vancouver Police Department en particulier? 20ans... Sauf qu’on ne commence pas une carrière de flic à 30ans… Aussi se sentit-il obligé d’ajouter : Avant j’étais dans l’est…

Évidemment, l’est, quand on se trouve à Vancouver, c’est assez vague. Wilcox n’a pas d’accent, il porte un nom très anglais et lis le Toronto Sun.

Frank ressentait de la colère… Et bien qu’il y mettait toute la mauvaise volonté du monde, il prêtait une oreille attentive à ceux qui essayait de l’aider. Verbaliser… Il devait apprendre à verbaliser.

- J’ai été le partenaire de Powell pendant 20ans. Et maintenant, il prend sa retraite… Il a 67ans… Il est temps. Je ne peux pas le blâmer. Sauf que pour moi ce n’est pas encore l’heure… Je me retrouve sans partenaire, j’ai toute l’unité contre moi et la psy me harcelle pour que j’améliore mes aptitudes sociales… Alors ouais… j’ai des brulements d’estomac.

Frank évalua combien il lui restait de comprimé dans le flacon, le secouant doucement. Ça devrait suffire pour aujourd’hui.

- Je suppose qu’il est temps de préparer ma sortie… Me trouver des hobbys… Je ne sais pas, la pétanque, l’aquaforme? Des hobbys ou un partenaire… Pourquoi t’es là toi?

Un bon flic... Un très bon flic... Il avait été transféré au département sans explication il y a 20ans... Le temps et l'affabilité de l'agent Wilcox étaient venus à bout de la curiosité des plus tenaces.
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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Ven 12 Jan 2018 - 22:08

Un petit éclat de rire sortit de la gorge de Jax quand Wilcox lui rappela que la retraite (et les problèmes de prostate) n’était plus si loin pour eux aussi. C’était un rire tout de même un peu jaune. Il était toujours difficile pour lui de se rendre compte de son âge. Il avait une vie tellement active, qu’il ne côtoyait pas tellement de personnes de sa génération. Enfin, cette révélation évidente n’allait pas le fâcher.

Wilcox continuait à parler, répondant à ses questions, et quand il évoqua l’Est, Jax jeta un rapide coup d’œil curieux vers lui… Et vers son journal au nom écrit en gros et si familier qu’il aurait dû l’apercevoir dès le départ. Il ne dit rien sur le moment, écoutant son collègue. Son collègue sauvage et au mauvais caractère. Exactement le portrait qu’on lui avait tracé, au moins il en avait conscience, et l’assumait. Tout à son honneur.

Citation :
- Je suppose qu’il est temps de préparer ma sortie… Me trouver des hobbys… Je ne sais pas, la pétanque, l’aquaforme? Des hobbys ou un partenaire… Pourquoi t’es là toi?

« Oh, moi… Pas très original, j’ai suivi une femme. Qui sera mon ex-femme, en fait, quand les papiers seront signés. Avant d’être flic, j’étais dans l’armée. Mais je pense qu’on vient du même endroit. »

Il désigna le journal de l’index avant de remettre la main sur le pommeau de vitesse.

« J’étais dans l’antigang de Toronto. Ici j’ai intégré la crim. C’est… nettement plus calme. »

Dépassant le dernier feu, la voiture entra dans le parking en sous-sol qui siégeait sous le VPD de Cambie Street. Les inspecteurs avaient droit à une place, un grand avantage vu que le commissariat était coincé entre l’ancien village Olympique et le Nord Mt Pleasant, deux quartiers bien encombrés. Les deux premiers étages étaient réservés aux voitures de patrouilles et aux véhicules d’intervention. Sans hésiter, le Defender débarqua au troisième.

Quelques dizaine de mètres après la fin du colimaçon se tenait une silhouette connue : Goodman. Ridiculement grand et large, black, aux cheveux courts grisonnants, bientôt la soixantaine et accessoirement le patron de la Crim de Vancouver. Il était l’archétype du chef de police autoritaire et stressé, parceque c’était l’attitude que ce poste réclamait. L’homme était sorti de sa propre voiture, un attaché case à la main, et observait la Land Rover qui s’approchait avec un air particulièrement étonné. Ca n’était pas spécialement le véhicule qui le surprenait, mais plutôt les deux flics dedans. Vu son air, Jax s’arrêta à sa hauteur, baissant sa vitre.

« Bonjour Boss. Ca va ?
- Mmmh… ‘jour. »

Il s’était un peu penché en avant pour vérifier l’identité du passager en les saluant. Il fit une petite pause pendant laquelle Jax haussa un sourcil, le coude gauche posé sur le rebord de sa vitre.

« Romero, allez garer votre tank et passez dans mon bureau. Wilcox venez avec moi. »

Question politesse et sourire Goodman n’était pas mal non plus, mais sa position hiérarchique le valait bien…  Jax laissa son passager descendre et fila chercher sa place. Il voyait dans son retro que les deux autres hommes prenaient déjà la direction de l’ascenseur. Goodman n’ouvrit pas la bouche, jusqu’à ce que les portes de métal se referment sur lui et Wilcox, et soudain sa voix de Barry White couvrit la petite musique instrumentale énervante qui tournait en boucle dans le réduit.

« Qu’est ce que vous pensez de Romero ? »

Leur boss avait toujours une idée derrière la tête quand il parlait, ça n’était pas quelqu’un qui causait pour ne rien dire, ou par politesse, ou pour refaire la pluie ou le beau temps. Il ne regardait pas son inspecteur, le regard toujours vissé sur les portes en inox closes, mais attendait une réponse de sa part.


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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Lun 15 Jan 2018 - 20:44

Toronto, c’était la métropole… Sauf que Wilcox n’était pas fan des Maple leaf. Y avoir vécu ne signifie pas qu’il en soit originaire. L’anti-gang? Oh… Ouais… C’est une chance qu’il n’y ait pas été au même moment alors…

Wilcox prit une gorgée de son café, en écoutant parler son chauffeur. Humm

Est-ce que l’anti-gang existait à cette époque? Quand il avait 16ans? 34ans plus tôt… Non, il faut 18ans pour entrer dans l’armée et il avait d’abord été dans l’armée. Romero ne l’avait jamais croisé.

- Nooon… Non! Romero! T’arrête pas! Romero, non! Arf…


Quelque chose de très douloureux sembla terrasser Wilcox à l’instant ou le véhicule s’immobilisa. Il renonça à cacher sa figure derrière son journal et eut un infime hochement de tête à l’adresse de son patron. Et voilà… pensa-t-il avec fatalisme…

- Et c’est comme ça qu’on bousille une belle journée. Tu vois, c’était une très mauvaise idée de t’arrêter… Ne pas se faire remarquer... Toujours garder un profil bas… Bas comme un râteau dans l’herbe…

Wilcox ramassa son journal, son café et descendit du véhicule l’air d’avoir le poids du monde qui vient de s’effondrer sur ses épaules. Il claqua la portière avec mauvaise humeur et suivit Goodman vers la cage d’ascenseur comme un homme qu’on conduit à l’abatoir.

- Show off… Il conduit très bien… Respecte le code de la route et les limites de vitesse.


Wilcox repêcha la bouteille d’anti-acide de dans ses poches et refit le décompte.

- Je sens que je n’en aurai pas assez pour aujourd’hui, tout compte fait… Vous vous souvenez de Jonhson, Goodman? Le type qui avait votre poste juste avant vous? Je l’aimais bien… Lui, il ne m’aimait pas du tout par contre, il a dû vous parler de moi, non? Avant de prendre sa retraite…

À sa manière, Wilcox lui fichait une paix royale tant qu’il ne s’ingérait pas dans ses petites habitudes. Non, Jonhson n’avait pas parlé de lui. Dans les détails certainement mais pas dans les grandes lignes. Wilcox avait été muté il y a 20ans, avec le grade d’inspecteur. Une ouverture de poste? Même pas. Le syndicat en avait chié des briques. Quelqu’un, quelque part, l’avait placé là et n’avait plus jamais pris de ses nouvelles.

- C’est la psy, hein? Powell est de mèche dans tout ça? Allons droit au but : T’as l’intention de me coller Romero?

Frank jeta un regard à goodman avant de fixer à nouveau les portes en inox. Il les frappa du revers de son journal d'un geste de révolte.

- Vous avez pensé à ce pauvre homme? Il n'est plus tout jeune... Qu'est-ce qui se passe, vous voulez vous débarrasser de lui et vous ne savez pas comment? Vous voulez sa démission et le syndicat le protège?
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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Lun 22 Jan 2018 - 0:44

Citation :
- Nooon… Non! Romero! T’arrête pas! Romero, non! Arf…

Jax avait jeté un coup d’œil rapide à son passager, étonné de sa réaction. Okay, leur boss était en vue… Mais pourquoi cette défiance ? Jax n’avait pas été éduqué pour contourner les difficultés, au contraire, il fonçait dedans. Ou alors trouvait un moyen de s’en débarrasser. Peut être un héritage de sa formation martiale, mais il n’était pas du genre à éviter Goodman, et comme c’était encore lui le conducteur de sa voiture, il fit ce qu’il avait à faire.

Citation :
- Et c’est comme ça qu’on bousille une belle journée. Tu vois, c’était une très mauvaise idée de t’arrêter… Ne pas se faire remarquer... Toujours garder un profil bas… Bas comme un râteau dans l’herbe…

Jax aurait appelé ça de la lâcheté… Dans un sens. Il se contenta de hausser un sourcil, laissant son passager descendre, mais n’en pensant pas moins. Sa place de parking n’était pas bien loin, mais se garer n’était pas des plus simples avec un tank. Il laissa le Defender pour, à son tour, appeler l’ascenseur. Wilcow et Goodman étaient toujours dans la petite pièce en inox, pas mal d’étages plus haut.

Citation :
- Vous avez pensé à ce pauvre homme? Il n'est plus tout jeune... Qu'est-ce qui se passe, vous voulez vous débarrasser de lui et vous ne savez pas comment? Vous voulez sa démission et le syndicat le protège?

« Ah ah. »

Ca n’était pas un vrai rire, juste deux Ah prononcés sans humour et sans sourire. Très représentatif de Goodman.

« Justement, je ne compte pas vous coller un petit jeune, pas envie de dégouter quelqu’un qui a toute sa carrière devant lui. Romero a de la bouteille, il saura bien supporter un grincheux dans votre genre. Et qui sait, vous finirez peut être même à mettre de l’eau dans votre vin. Ou à vous dégouter avant lui. »

Les portes de l’ascenseur venaient de s’ouvrir et les deux hommes traversèrent rapidement l’open space pour arriver dans le bureau de Goodman.

« Laissez la porte ouverte. »

Le boss jeta sa mallette sur son bureau avant de se laisser tomber sur sa chaise. Il n’offrit pas de s’asseoir à Wilcox, de toute façon il le ferait si ça le chantait, pas besoin de le prier pour ça.

« Je refuse de laisser un agent agir seul. Donc, vous n’avez pas le choix. Et essayer d’y mettre un peu du votre, Wilcox ! »

Sa dernière phrase avait cinglé comme un coup de fouet. A ce moment là, Jax montait dans l’ascenseur, et quand il finit par arriver dans le bureau avec les deux autres hommes, la discussion n’avait pas tellement avancé.

« Fermez la porte. » Jax s’executa et resta debout. « Bon. Romero. Vous êtes depuis trois mois ici, vous avez pris vos marques. Votre présent covoitureur devient votre équipier à partir de maintenant. Wilcox, tenez le au jus de vos affaires en cours. Désormais vous les gèrerez à deux. Et ne jouez pas au cachotier, ok ? Romero vous prendrez le bureau vide en face du sien. Allez, rompez. »

Jax choisit de ne rien dire, il haussa juste les épaules et sortit du bureau. C’était original de mettre deux « vieux briscards » ensemble, mais il s’en fichait assez. D’humeur assez constante et surtout en ayant vu d’autres bien pires, l’ex militaire se sentait d’attaque pour affronter les humeurs du schtroumph grognon. Oh, lui ne s’en ferait pas d’ulcère ! Généralement les remarques négatives glissaient sur lui comme le vent.

Il se dirigea vers ce fameux nouveau bureau, vérifiant qu’il était bien vide en ouvrant quelques tiroirs et les pans de l’armoire à côté. D’autres inspecteurs présents aux alentours lui adressèrent des coups d’œil étonnés, avant d’étouffer quelques rires moqueurs. Jax leur adressa à son tour des sourires, du genre, « vous inquiétez pas, tout va bien ». Puis se laissant à son tour tomber sur son fauteuil, et se campant en avant les coudes sur le bureau, il regarda sans malice son tout nouveau tout beau comparse.

« Alors ? Tu bosses sur quoi en ce moment ? »


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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Sam 3 Fév 2018 - 3:43

Ouais, même si l’anti gang avait existé à cette époque et que Romero en avait fait partie, il n’aurait pas remarqué Wilcox.

Frank n’était pas l’ombre de lui-même à l’époque. Parce qu’on ne s’invente pas une histoire en ajoutant des choses. On enlève, on soustrait. Parce qu’un bon indic s’implique, plus, toujours plus, pour être vrai, crédible, parce qu’il veut que ça marche. Il faut soustraire. Frank s’était réduit à sa plus simple expression. Il était maître dans l’art de convaincre tout le monde qu’il était insignifiant, On n’attendait jamais grand-chose de sa part.

Surtout pas des talents de négociateur. Plutôt que de se braquer, il proposa une alternative à Goodman.

- Poole! L’agent Poole… Roux, polyvalent, civil, respectueux avec de belles capacités d’analyse et il différencit même sa droite de sa gauche! Il est jeune et il serait très bien. Il n’a pas peur de moi…

Frank fit rapidement face à Goodman lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Il insista :

- Je serai coopératif!

Goodman lui dédia un regard assassin. Ouais, ça c’était gros… Un peu trop. Eh merde…

Frank suivit son supérieur hiérarchique jusque dans son bureau. Chemin faisant, il roula son journal serré, toujours plus serré, au point où il aurait pu s’en servir pour matraquer quelqu’un.

- Je ne suis pas seul!
S’opposa-t-il avec une soudaine véhémence. Powell n’est pas encore retraité!

Pas encore, mais très prochainement. Il lui restait quelques mois… jusqu’à l’été..

Wilcox resserra le poing sur l’exemplaire du journal. C’était il y a longtemps, c’était dans une autre vie… Frank avait été le binôme de Benjamin Powell et il ne lui avait jamais fait défaut. À ses côtés, il avait remonté la piste, rassemblé les miettes, et petit à petit il s’était reconstruit. Seulement voilà. On ne pouvait pas vraiment accuser un homme de vieillir. Johnson savait mais il n’avait pas transmis cette partie du dossier à Goodman. Et puis Goodman était un administrateur, il ne savait rien des risques qu’on prenait à l’époque, ni jusqu’où pouvait aller les mesures de protection des témoins. Et ce n’est pas après plus de 20ans de prudence que Wilcox allait baisser sa garde.

Romero? Romero c’était moins pire que Malone… Il savait que ça allait arriver. Un flic ne travaille jamais seul. Oh, Romero, c’est mieux que Malone… Sauf que ça venait de lui tomber dessus beaucoup plus rapidement que prévu. Il n’était pas préparé à ça, il n’avait pas pu faire valoir ses états de services des derniers mois, son bon dossier au service des plaintes, ni son cheminement chez la psy.

- Je crois que je fais un choc post traumatique…

Le bureau était occupé, les tiroirs pleins et l’armoire aussi. Parce que Wilcox n’occupait pas qu’un seul bureau, il s’était approprié tout le bloc de bureaux attenants au sien. Pourquoi pas? Personne ne les utilisait.

- Les McCrees, le cas Hirsh, Et un problème de pirate informatique. Il y a un nouveau bar qui ouvre en ville et qui nous fera des emmerdes, j’en suis certain… Sinon j’ai un tueur soigneux… Une plainte pour harcèlement d’un joueur de hockey…
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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Lun 5 Fév 2018 - 17:48

Goodman avait ses raisons. Soit parcequ’il n’aimait pas Romero, soit parcequ’il n’avait pas le choix… Et à vrai dire, Jax s’en cognait pas mal. Il avait connu pire que Wilcox. Y avait eu son adjudant instructeur à l’armée, par exemple. Rien que lui, déjà, remportait la palme des gros enfoirés sadiques notoires, et con comme un balais -en moins poilu et plus épais- par-dessus ça. C’était simple, en cinquante piges, il n’y avait pas rencontré une autre personne pire que lui. Même les soldats ennemis, même les poseurs de mines, même les chefs de gangs avaient leurs raisons. Les temps de guerre avilissent l’homme, le rendent fou, ou exacerbent sa folie. Alors il arriverait bien à survivre à un Grinch à l’estomac fragile.

Déjà, bon point, Wilcox lui avait répondu, énumérant quelques cas en cours. Il aurait pu l’envoyer chier ou rester évasif, mais non. C’était éclectique, passant de la suspicion au meurtre. Bienvenue à la criminelle ! Jax fit une moue, et émit un claquement de langue, tout en retirant sa veste pour la déposer sur le dossier de son fauteuil.

« Que choisir… Ahlala, ça fait tellement rêver. »

Sarcasme powa, off course. Il avait un petit sourire au coin des lèvres, mais il savait aussi que l’antigang allait lui manquer, il en était certain. Le terrain surtout. Mais de toute façon, en quittant Toronto, on lui avait fait comprendre qu’on ne pouvait pas faire sa vie dans ce service-là, et qu’au bout d’un moment il fallait laisser sa place aux jeunes… Imbéciles, y avait pas meilleur que lui dans le service et il était capable de botter le fion de tous ces mioches qui sortaient à peine des jupes de leurs mères. Les mœurs, la criminelle… C’était plus « planplan » disait-on, puisque les crimes avaient déjà eu lieu, pas comme dans l’antigang ou on cherchait à les empêcher. Tournant son regard vers les armoires une seconde, Jax le replanta à nouveau vers son coéquipier.

« Bon, je te laisse le choix, c’est toi qui décide. Si tu veux que je jette sagement un coup d’œil aux dossiers pour m’en imprégner, je peux. Ou alors je te suis dans ce que tu comptais faire aujourd’hui, pour connaître tes méthodes. En tout cas, dans les prochains jours, il faudra qu’on s’occupe aussi un peu de ça. »

Il pointa son index vers l’armoire à sa droite, dont les portes étaient restées ouvertes après son inspection. Et en l’occurrence sur un dossier random dont on pouvait lire la date, inscrite au sharpie sur la tranche d’une boite d’archive en carton vieilli.

« 1992 ? Dis moi que c’est pas une affaire non classée, depuis le temps ! Je sais que vous avez un service d’archivage au sous-sol. Je pourrais te filer un coup de main pour le tri et la manut’.»

Jax était plein de bonne volonté. Pour faciliter la vie de son coéquipier, il voulait bien mettre la main à la patte, même si son comportement pouvait sembler intrusif. D’ailleurs c’était un peu le cas : même si ça n’était que le début de leur collaboration, il escomptait bien que Wilcox respecte aussi sa façon de procéder, son espace vital, et ses besoins. Parceque bosser à deux c’était comme la vie de couple : fallait savoir faire des concessions.


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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Ven 9 Fév 2018 - 3:59

Wilcox s’était affalé dans son fauteuil et il scrutait la salle par-dessus ses lunettes. Des regards étonnés rapidement détournés. Des conversations à voix basse… et une soudaine popularité de l’agent Poole. Parce que Poole saurait forcément, non? C’était lui la tête de turc de Powell et Wilcox, non? Notorious…

- Les dossiers sont tous numériques… Il faut sauver la planète, je ne travaille pas avec du papier.


Surtout parce qu’un dossier numérique est beaucoup plus facile à sortir du bureau quand on ramène du travail à la maison. Wilcox ramenait beaucoup de travail à la maison… Ça occupait ses nuits d’insomnie. Les analyses, c’était lui… L’administration, c’était Powell…

1992, C’était hier. C’était il y a 26ans. Il avait 25ans à l’époque. C’était l’apogée de sa carrière.

- C’est classé.

Wilcox avait eu tout le temps de repenser à cette époque. À ce qu’il avait fait… Il n’en avait parlé à personne. Jamais. Frank avait mis la même énergie à sa carrière d’agent double qu’à son après carrière à se faire oublier. Il y avait un contrat sur sa tête. Un contrat ouvert.

Il y eu de l’agitation au fond de la salle… D’un geste, Wilcox ouvrit la radio…

Bon sang… Même Powell n’avait jamais porté attention à la boîte. Elle ne contenait pas de dossier mais bon nombre d’indices. Et quel meilleur endroit pour les cacher que dans un poste de police? Cacher le contenu de la boite, et se cacher lui-même parce que Frank était un agent dormant.

Appel à toutes les patrouilles, code 44 dans Gastown au Black Rock…

Wilcox baissa le volume et pianota sur le téléphone en mode main libre… Il y eu un écho au fond de la salle, du côté de Poole… Celui-ci leva la tête et répondit d’un ton blasé :

- Les services d’urgence sont en route, il y a eu des coups de feu et les témoins font état de blessés dont au moins un par balle… fit-il avant de raccrocher.

- Humm, fit Wilcox… C’est bête un holdup dans une boutique qui vient d’ouvrir… Il se leva et endossa sa veste, ramassa son café. Allons fureter… Le motif n'est pas clair... C’est toi qui conduit…

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MessageSujet: Re: Lundi matin...
Lun 12 Fév 2018 - 19:18

Wilcox avait l’air las… A cause de Jax ou en général ? Jax ne s’imaginait pas provoquer cette réaction-là. Pour sûr c’était un état général, et juste l’expression d’un sale caractère d’ours mal léché. Autour d’eux les messes basses allaient bon train, mais Jax s’en fichait pas mal. Il offrit quand même pour la forme, sans le regarder, un doigt d’honneur amical à un des agents qu’il connaissait déjà (les afterworks entre collègues aidaient pas mal ou se faire des relations) et qui pouffait avec les autres.

Citation :
Les dossiers sont tous numériques… Il faut sauver la planète, je ne travaille pas avec du papier.

« Parfait. Alors demain, aux archives. Encore mieux si c’est classé. Y a sans doute un chariot qui traine quelquepart pour ne pas faire trop de trajets… »

Jax se contenterait pour le moment de débarrasser le dessus du bureau. Il avait décidé de ne pas non plus s’attaquer immédiatement à l’étude de la personnalité complexe de son nouveau camarade de jeu. Chaque chose en son temps. Il avait… Jusqu’à sa retraite (si il l’atteignait ?) pour s’en préoccuper. Ou jusqu’à un prochain déménagement, une mutation, une crise cardiaque (pas la sienne, son cœur à lui était en parfait état)… Ou jusqu’à la balle dans le buffet que la grande faucheuse décidera de lui envoyer pour clore une fois pour toute le dossier Romero. La vie de flic n’était pas sans danger. C’était bien ça qui la rendait palpitante, certainement pas le travail de bureau. D’ailleurs, c’était son truc ou pas à Wilcox de ‘’gratter du papier’’ pour faire les rapports ? Jax espérait que oui, lui-même n’aimait pas trop faire ça…

Soudain un brouhaha différent des gossips précédent vint faire tilter son bizarromètre. Il se retourna pour observer les alentours. Les sourires avaient disparu de la plupart des visages. Wilcox avait aussi très bien saisi le changement d’ambiance et avait ouvert sa radio.

Appel à toutes les patrouilles, code 44 dans Gastown au Black Rock…

ENFIN UN PEU D’AMBIANCE. Jax s’était penché en avant, pour entendre ce que l’autre agent avait à leur dire sur le cas présent. Coups de feu, du monde, des blessés, mais les services de secours étaient là. Bref, leur job serait de s’assurer que les preuves ne seraient pas irrémédiablement détruites par les victimes ou les témoins, ou des amateurs qui chercheraient à bien faire. C’est fou comme les gens regardaient trop la télé… Non ça n’aidait pas la police quand vous faisiez comme dans l’épisode machin truc des Experts. Et ça pouvait même vous valoir des ennuis pour détérioration de scène de crime...

Citation :
C’est bête un holdup dans une boutique qui vient d’ouvrir…. Allons fureter… Le motif n'est pas clair... C’est toi qui conduit…

« Encore heureux. »

Jax aimait bien avoir le contrôle du véhicule, question de principe et d’inquiétude quand il ne connaissait pas encore le style de conduite des gens. Et puis Wilcox venait en bus… CQFD. Il avait également remis sa veste, et suivit son nouveau coéquipier après avoir posé une main machinale sur son côté et sa ceinture. Arme et plaque : ok. Clefs de voiture dans la poche : ok. Détective paré.

SUJET CLOS


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