Recherche fée du ménage désespérément - William



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Recherche fée du ménage désespérément - William

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 30/11/2017
• MESSAGE : 18 • POINTS : 710
• CÉLÉBRITÉ : Eliza Taylor-Cotter
• CRÉDITS : Shiya
MessageSujet: Recherche fée du ménage désespérément - William
Lun 4 Déc 2017 - 13:58

EXORDIUM.
La première fois qu’elle s’était rendue à l’école en compagnie de Mia, Cléo avait dû faire face aux regards suspicieux des mères présentes. Le monde dans lequel vivait Cléo était à l’opposé de celui des Cavendish. Si différent qu’elle n’avait pas assez d’imagination pour saisir le fonctionnement des « extra » riches. En habillant Mia, la presque trentenaire avait opté pour une tenue chatoyante et enfantine. Une pull licorne, un legging rouge, des petites baskets blanches avec la semelle qui s’éclaire, sauf qu’elle avait découvert un autre univers en arrivant devant le portail de l’école. Il ne s’agissait pas d’un défilé d’élèves, mais de futur star, près à défiler sur les podiums, tant leurs tenues étaient choisies avec soin, voir sorties d’un magazine de mode. Les regards désapprobateurs n’avaient pas tardé à fuser et Cléo avait dû serrer les dents pour ne pas leur dire sa façon de penser. De toute manière, elle aurait tort, l’univers dans lequel elle évoluait, était trop différent pour qu’ils puissent se comprendre. Un enfant restait un enfant, il jouait, se salissait, riait, courrait dans le sable, alors à quoi bon l’habiller comme s’il allait défiler sur un podium. En acceptant ce travail, la blonde savait que ça serait compliqué, mais peut-être pas autant. L’envie de partir lui était venue à l’esprit bien des fois, mais elle s’était attachée à la petite et Cléo ne souhaiter pas la laisser. Elle n’y pouvait rien si son oncle était un abruti fini. Malgré tout, elle n’arrivait pas à totalement le détester, il avait perdu son frère jumeau, elle préférait ne même pas penser à ce qu’il devait ressentir au plus profond de lui. Alors même s’il lui tapait sur le système, pour le moment, elle arrivait encore à lui trouver des circonstances atténuantes, mais ça n’allait pas durer longtemps. Le plus difficile, ce n’était pas s’occuper de Mia, la petite était attachante et manquait cruellement de tendresse ; non le plus compliqué, c’était de gérer sa relation avec William et s’adapter à ce nouveau monde auquel elle n’était pas du tout adaptée. Heureusement, Cléo possédait assez de caractère pour ne pas courber l’échine, elle allait y arriver, s’adapter, ce n’était plus qu’une question de temps.

Heureusement, la jeune femme arrivait à passer des moments qui lui correspondaient, comme quand elle amenait Mia au Poney Club. Pour le coup, Madame Cavendish lui avait laissé le choix du centre, elle avait donc opté pour celui où travaillait l’une de ses meilleures amies en tant que monitrice. Dans ces moments-là, elle retrouvait son univers et Mia ne risquait plus de rater une séance. La petite adorait se rendre au poney club, elle y retrouvait ses amies, ses poneys dont son favori : Cocktail, un jolie petit welsh isabelle. Finalement, Cléo avait compris que les parents de la miss vivaient comme tout à chacun, avec modestie. Autant dire que sa nouvelle vie la chamboulait, elle détestait aller à l’école, n’arrivait pas à décrocher plus de deux mots à son oncle et semblait tout le temps mélancolique. Enfin, à part quand elle se trouvait en contact des poneys ou d’Hélios. Sauf qu’elle n’avait pas le droit de faire rentrer son chien dans la maison en présence de monseigneur Cavendish. Bien sûr, elle ne se gênait pas pour le faire rentrer dès qu’il quittait la maison, ce qui arrivait tellement souvent qu’elle avait presque l’impression de vivre tout de seul, ce qui bien évidemment l’arrangeait.

La jeune femme inspira une grande goulée d’air. La maison était dans un état déplorable. Durant l’après-midi, les amies de Mia étaient venues jouer et le salon ressemblait désormais à magasin de jeux dévasté par une tornade. Elle allait devoir tout ranger, heureusement elle aurait le temps une fois Mia ramenait de son cours. Cléo adorait toujours autant cette ambiance, des chevaux partout, des gamins qui rient, le bruit des sabots foulant le sol sablonneux de la carrière, mais ce qui lui plaisait le plus désormais, c’était le grand sourire dessinait sur le visage de sa petite protégée. « C’est bien Mia ! » Ses mains s’entrechoquèrent pour applaudir la petite qui venait de franchir le premier obstacle de toute sa vie. Des petits qu’on n'oublie jamais vraiment.

Hé Cléo, vous venez avec nous, manger chez Fred ? » Chez Fred… un super bon petit resto qui accueillait très souvent les cavaliers du centre, et pour cause, le propriétaire et cuisinier était aussi le mari de la propriétaire des écuries. « Non, on ne peut pas, les filles ont mis un bordel pas possible, faut que je range ! » Sa meilleure amie se mit à rire. « Toi qui ne voulais jamais d’enfants, t’es servie. » Elle pouvait le dire, elle n’avait jamais eu ce désir, et ne l’avait toujours pas d’ailleurs. C’était tellement boulot et d’énergie dépensée, que Cléo ne voyait vraiment pas qu’on puisse en vouloir. Elle commençait ses journées crevées, et finissait ses journées encore plus fatiguées et ça recommençait le lendemain matin. « Je me demande bien comment tu fais avec tes jumelles. » « Faut que tu prennes le pli, après ça va mieux ! ». Ouais… Elle en était pas vraiment sûre, mais sur le coup elle n’avait pas vraiment le choix. « Allez, t’es toujours la plus optimiste de nous deux. » Un large sourire se dessina sur le visage de la blondinette. « C’est vrai, c’est pour ça que je me suis dit que tu as sûrement une folle envie de venir m’aider à ranger le foutoir qu’on mit tes filles ! » « Ah non là t’es trop optimiste ! » Les deux amies éclatèrent de rire avant de partir en direction des filles qui s’occupaient de brosser leurs poneys. « Cléo, tu as vu comme il est beau !!! » L’air émerveillée, la blonde s’approche de Mia et de son grand amour du moment Cocktail. « Tu lui as fait des tresses, qu’est-ce qu’il est beau comme ça !!! » Elle caressa avec tendrement l’encolure du poney et rajouta. « Tu veux que je te montre comment on fait une tresse de queue ? » « Oui !!! » Mia avait de la chance, Cléo était une professionnelle, y avait pas meilleure qu’elle pour faire des tresses. « C’est parti ! »

« Oh non… » Quand elles arrivèrent devant la grande bâtisse des Cavendish, la lumière était allumée, signe que William était rentrée. « Il devait rentrer demain ! » Bordel, il lui tapait vraiment sur le système et c’était de pire en pire. Il n’était jamais là et le jour où il ne fallait pas qu’il rentre, il ramenait ses fesses ! Elle était maudite ! « Allez viens Mia, y a ton oncle. » « Je ne veux pas le voir ! » Super… Une fois la porte d’entrée passée, Mia s’élance en direction de sa chambre, sans accorder le moindre regard à son oncle dans le couloir. « Monsieur Cavendish... » Rapidement, Cléo se baisse pour ramasser une partie des jouets qui traînent. « Je suis désolée pour le désordre, je vais tout ranger. Vous avez mangé ? »


Happiness is not something you postpone for the future; it is something you design for the present.
found myself in wonderland
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends




• INSCRIS LE : 30/11/2017
• MESSAGE : 6 • POINTS : 575
• CÉLÉBRITÉ : Sam Claflin
• CRÉDITS : aeroplane
MessageSujet: Re: Recherche fée du ménage désespérément - William
Ven 22 Déc 2017 - 15:55

« Allez William, je suis sûre que tes idées ne vont pas s’évaporer si tu passes une soirée avec nous. » Un coquet sourire orne les lèvres de la rousse sulfureuse alors que leurs collègues et amis, visiblement plongés dans leurs conversations respectives, les observent du coin des yeux. « Allez, ça fait si longtemps que tu n’es plus venue avec nous, on pourrait presque croire que tu te transformes en ermite. » Et alors que les lèvres du beau brun restent closes, accompagnant l’absence total d’émotion sur son visage, d’un geste suave, elle s’approche d’avantage de lui. « Tu ne le regretteras pas. » murmure-t-elle, alors que, telle une douce promesse, son souffle effleure le cou du jeune architecte. Et pour l’espace d’un court instant, le regard du beau brun se plonge dans celui de la jeune femme, avant d’errer sur cette silhouette si avantageuse de cette dernière. « Une autre fois. » Une réponse qui, de toute évidence, est loin de plaire à la jolie rousse, en vue de la mine boudeuse qui désormais déforme les délicats traits de cette dernière. Sans doute est-elle trop vieille pour de telles grimaces, mais leur relation est encore assez nouvelle pour ne pas être troublée par de tels détails. « Promis ? » Un son indistinctible, et des lèvres qui effleurent avec délicatesse la joue de la jeune femme font office de réponse à être interprétée à son bon vouloir. Depuis toujours, une relation stable a été bien base sur la liste de priorité du beau brun. Et s’il n’a jamais songé à voiler sa vision à ce sujet, certaines femmes comme Amélia semblent voir cela plus comme un challenge qu’autre chose, pensant sans doute que s’il est aujourd’hui marié à son travail, c’est sans doute uniquement parce que, jusqu’ici, il ne l’a pas rencontré elle – un de ces fantasques que trop répandu parmi la gente féminine. Affichant un faible sourire à la place de ce soupire qui le ronge, il laisse pendant un court instant son regard vaguer sur ses collègues. Depuis son plus jeune âge, on lui a inculqué la sociabilité, le préparant à un jour briller en société afin de faire honneur à cette si fière famille dont il est l’héritier. Et si aujourd’hui, il remplit ce rôle avec brio, cela n’empêche pas que l’être le plus sociable de la famille ait toujours été son frère. Lui, William, n’a finalement su maîtriser uniquement l’illusion de la sociabilité, se montrant des plus charmant lorsqu’il s’agissait de créer des liens dans l’intérêt de l’entreprise familiale. Mais vérité est que, au fond de lui, il préfère le calme de son atelier, ou même ces courtes soirées passées en tête à tête avec la grande aile de piano toujours exposée dans son salon. Mais tout cela, Amélia l’ignore au même point qu’elle choisit d’ignorer sa réticence face aux relations sérieuses – et sans doute est-ce finalement là une des nombreuses raisons pourquoi jamais cela ne pourra fonctionner entre eux : sur le papier, peut-être sont-ils un couple parfait. Jeunes, riches, séduisants – mais leur plus grande ressemblance est finalement aussi celle qui les empêchera toujours de surpasser le simple stade de compagnon de lit : au-delà de l’apparence, ils ignorent finalement tout de l’autre. William, parce qu’il refuse de faire cet effort, et Amélia parce qu’elle préfère inventer un homme parfait au lieu d’ouvrir les yeux à la réalité. Peut-être est-ce là un obstacle que la seule persévérance permettrait bien de surmonter, mais pour tout dire, le jeune architecte n’en a tout simplement pas envie. C’est bien plus simple de vivre ainsi, sans attaches et sans contraintes – enfin, sur le coup, sans doute n’est-ce pas entièrement vrai, puisque finalement ce n’est pas qu’à cause de son faible attrait à tout ce qui touche au social qu’aujourd’hui, il décide de tirer sa révérence tôt. Non, cette décision est finalement due en grande partie à une petite fillette dont il a depuis peu la responsabilité. Une enfant qui semble sans doute préférer le savoir bien loin d’elle. Pour elle, il tente de faire des efforts, mais la vérité, c’est tout simplement qu’il est dépassé par ce nouveau rôle qui lui incombe depuis la mort de son frère. Retenant une fois de plus un soupire, le beau brun adresse tourne le dos à la joyeuse assemblée que sont ses collègues, tentant de dissiper ses doutes pour tenter d’embrasser une fois de plus ce rôle de parrain et de père adoptif qui lui est si étranger.

Une demi-heure plus tard, la porte du garage se referme en douceur derrière l’élégante jaguar, mais cette scène si familière qui autrefois marquait la fin d’une journée aujourd’hui ne marque qu’un nouveau commencement – un fait auquel le beau brun tente encore de s’habituer. « Mia ? » Ouvrant la porte de la villa, il prononce le nom de sa nièce, mais aujourd’hui, à la place d’entendre des pas qui s’éloigne ou une porte qui se claque, sa voix se perd dans le silence des lieux. Les lumières sont éteintes, et, pour la première fois depuis des semaines, ni la voix de la petite fille, ni celle de sa nounou ne perturbent ce silence qu’il a au cours des années tant appris à apprécier – un fait qui sans doute aurait dû le réjouir, mais qui, à la place, aujourd’hui le perturbe. Où sont-elles ? La soirée est déjà trop avancé pour Mia d’être encore dehors… leur est-il arrivée quelque chose ? Le cerveau en agitation, le beau brun fait quelques pas dans l’appartement, mais avant que ses doigts tâtant ne trouvent l’interrupteur, son pied choute dans quelque chose de moue… qu’est-ce que c’est encore ce bordel ? Une question qu’il devait souvent se répéter au cours des prochaines minutes, puisqu’à peine la lumière allumé qu’un véritable champ de bataille se présente à lui. « Putain, c’est quoi ce bordel ? » Un choix de mots qui, à lui seul, n’exprime finalement que trop bien l’état dans lequel William se trouve face à cette vision d’horreur. D’ailleurs il se tient toujours au centre du salon lorsque, quelques minutes plus tard, la porte d’entrée s’ouvrit de nouveau, laissant alors apparaître deux têtes blondes et avant que le brun ne se soit remis de son choc, la silhouette enfantine de sa nièce a déjà disparue au bout du couloir – mais sans doute est-ce mieux ainsi, car il a sérieusement besoin de toucher quelques mots à celle censée surveiller l’enfant, et il est certainement mieux que Mia n’y assiste pas. « Mangé ? » De la surprise se lit désormais dans son regard pétillant de colère. « Encore faudrait-il trouver la cuisine dans ce désordre… enfin, j’imagine que j’aurais pu me contenter des morceaux de gâteau collés sur les touches de mon piano. » laisse-t-il échapper sur un ton acerbe, et sur ce coup, Cléo a sans doute de la chance qu’à ce moment précis, il est encore bien trop en colère pour réellement parler. Sincèrement, des bouts de nourriture collés sur cette aile de piano faite en bois d’ébène qui a coûté une fortune… sans même parler des taches laissées sur le tapis persan ! « Mais j’imagine que vous en avez eu le temps toute la journée. » car vu l’état de la maison, elle n’a certainement pas fait son travail qu’est de surveiller Mia.


No man was ever wise by chance
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 30/11/2017
• MESSAGE : 18 • POINTS : 710
• CÉLÉBRITÉ : Eliza Taylor-Cotter
• CRÉDITS : Shiya
MessageSujet: Re: Recherche fée du ménage désespérément - William
Sam 23 Déc 2017 - 0:24

EXORDIUM.
Jamais Cléo n’aurait pu penser aimer son nouveau travail. Elle avait accepté plus par obligation que par volonté. Cléo possédait un caractère bien trempé, ce n’était pas son genre de faire quelque chose qu’elle ne désirait pas. Mais en rencontrant Mia, quelque chose s’était passé, elle ne pouvait pas expliquer pourquoi… Elle savait juste qu’elle se devait d’accepter, elle ne pouvait pas laisser la petite dans cette situation. Mia, c’était un être brisé par la vie qui semblait ne même plus savoir rêver. Rien de pire pour un enfant. Cléo ne pouvait même pas s’imaginer, ce qu’un enfant ressentait en perdant ses deux parents. Alors si elle pouvait faire quelque chose de bien en l’aidant à grandir et à s’épanouir, il était de son devoir de lui venir en aide. Depuis qu’elle travaillait pour la famille Cavendish, Mia se montrait un peu plus vivante, elle avait toujours des moments où elle semblait s’évader dans son monde, mais il durait moins longtemps. La présence d’Elios l’apaisait, et la joie de vivre fonctionnait assez bien sur la dernière-née de cette grande famille. En tout cas, cette vie ne lui déplaisait pas, elle aimait bien s’occuper de Mia, ce qui la surprenait assez vu son désintérêt total pour les enfants. Comme quoi, il ne faut jamais jurer de rien. Le seul souci de Cléo ce n’était pas la petite fille, mais bien son oncle. Avec William, la communication était rompue depuis le tout début de leur relation. A savoir, l’accident. La blonde n’y était pour rien, lui non plus d’ailleurs, mais ils n’arrivaient tout simplement pas à se comprendre. Ils vivaient dans deux mondes totalement différents et Cléo n’avait aucune envie de partager le sien. Elle essayait juste d’arrondir les angles, pas pour lui, mais pour le bien de Mia. Déjà qu’elle avait des difficultés avec son oncle, Cléo ne voulait pas en rajouter à cause de la tension qui existait entre eux. Heureusement, les nombreuses absences de l’héritier des Cavendish lui permettaient, la majeure partie du temps, d’éviter les rencontres désagréables.

Aujourd’hui, par contre, la chance n’était pas de son côté. Elle allait se faire assassiner, et c’était peu de le dire. William Cavendish était habitué à un certain mode de vie et le bazzart n’en faisait pas partie. Il n’avait pas vraiment encore compris qu’avec un enfant tenir une maison, peut s’avérer bien plus compliquer que prévu. Au moins, Mia avait passé une bonne journée, c’était la seule chose à retenir. Par contre la soirée de Cléo risquait de prendre un tournant des plus désagréable. De toute manière, qu’importe l’excuse ne pourrait donner, aucune n’expliquerait l’état désastreux de la cuisine. Elle aurait dû la nettoyer avant de partir pour le club… mais elle avait préféré arriver à l’heure pour le cours de la petite. Cléo devait prendre ses marques, pour le moment, elle était encore à la traine, mais elle n’avait pas dit son dernier mot.

Une fois la porte de l’entrée passée, il ne fallut qu’une brève seconde pour que Mia parte se cacher dans sa chambre. Super, ça annonçait une bonne soirée, surtout que la petite n’avait pas encore mangé, qu’elle ne s’était pas douchée et que son oncle avait son humeur de chien. Prenant sur elle, la jeune femme inspira un grande brassée d’air. Il fallait absolument qu’elle prenne sur elle, une épreuve difficile pour la jeune femme à l’énergie débordante et la langue bien pendue. La jeune femme retira son blouson et le déposa sur le porte manteau. « Mia et ses copines ont fait des cupcakes pour l’anniversaire d’une de leur amie. Elles l’ont fêté au poney club. » Cléo se glissa dans la cuisine et ramasse ce qui traînait. « Ils étaient bons. » Glisse t’elle tout en attrapant l’éponge pour commencer à nettoyer le plan de travail. Pour le moment elle arrive assez bien à se contenir, mais elle n’y peut rien, il l’énerve. Elle comprend tout à fait son mécontentement, mais il n’est pas obligé de se montrer si désagréable. « Oui mangez, vous savez, ce que font la plupart des gens quand ils rentrent chez eux, après avoir travaillé. » Peut-être qu’il n’a pas fin, ce n’est pas le cas de Cléo qui est affamée, et sûrement aussi le cas de Mia, vu l’énergie dépensait au club. « Si cela vous intéresse, elle s’est amusée, et je suis désolée pour votre piano, je vais le nettoyer. » C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, pour le moment, elle ne l’a pas encore entendu jouer une note de son piano ! « De quoi ? M’occuper de votre nièce ? Faire le ménage ? La nourriture ? Les lessives ? La prochaine fois, je la laisserai dans sa chambre, au moins votre cuisine sera en sécurité ! » Bon et bien cela n’avait pas duré longtemps, c’est bon, elle commençait à se montrer désagréable. « Vous savez, si je ne vous conviens pas, demandez à votre mère de me virer ! Je ne suis pas là pour supporter votre humeur exécrable. » Si elle lui parlait comme ça, c’était parce qu’elle savait que madame Cavendish ne la virerait pas. Par chance, elle s’entendait assez bien avec la mère de William, ce qui risquait de lui sauver la vie plus d’une fois. « Je nettoie la cuisine et je fais à manger, joignez-nous à vous si vous le désirez, je ne voudrais pas vous imposer notre présence… » Oui, cela risquait d’être difficile pour lui, de devoir supporter deux personnes dans son cercle de vie. Cléo n’arrivait même pas à comprendre, pourquoi il avait accepté de garder sa nièce… En tout cas son ménage avançait et elle entamait le nettoyage des notes du piano. Tentant tout de même de désamorcer le conflit, elle ajouta. « Vous jouez depuis longtemps ? Je ne vous ai jamais entendu … »


Happiness is not something you postpone for the future; it is something you design for the present.
found myself in wonderland
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends




• INSCRIS LE : 30/11/2017
• MESSAGE : 6 • POINTS : 575
• CÉLÉBRITÉ : Sam Claflin
• CRÉDITS : aeroplane
MessageSujet: Re: Recherche fée du ménage désespérément - William
Jeu 4 Jan 2018 - 15:20

Engager une fille ramassée au bord de la route en tant que nouvelle babysitteuse pour Mia, voilà certainement une idée qui figurait parmi les plus étranges de sa mère – et pour une personne aussi rationnelle que l’est Mrs. Cavendish en temps normal, ce n’est pas peu dire. En toute logique, une telle décision n’aurait jamais dû lui revenir : la fillette n’est pas sous la garde de cette dernière, mais bien du William – sans même parler du fait qu’il ne revenait finalement qu’à lui d’engager les personnes qui mettaient pieds dans sa villa. Qui sait, peut-être est-ce là en partie la raison pour laquelle la présence de cette dernière est finalement de lui plaire – ou tout simplement parce qu’il n’a pas oublié que c’est uniquement à cause de cette dernière qu’il a fini à l’hôpital. Ce foutu accident qui a fait revivre à Mia le pire moment de sa vie n’aurait certainement jamais eu lieu sans la blonde, qui, soit dit en passant, était un vrai danger publique lorsqu’elle se trouve derrière un volant. Et c’est là sans même évoquer le caractère de cette dernière, à toujours parler sans réfléchir et insulter son entourage pour des pacotilles depuis son haut piédestal – alors qu’étrangement, elle reproche à tout le monde de la contempler de haut. Autant dire que la liste est longue, et s’il ne tenait qu’à William, il la licencierait sans même la moindre seconde d’hésitation. Mais ça ne tient pas qu’à lui. Plus maintenant – et pour une raison qu’il ignore, Mia semble tenir à cette nouvelle nounou. Alors le brun met de l’eau dans son vin, tentant de supporter cette bordélique arrogante. Pour sa nièce. Et pourtant, il y a des moments comme celui-ci, chamboulant les bons principes qu’il se prêche à lui-même depuis quelques semaines. « Oui, je suis sûr qu’un combat de pâte dans le salon a dû les rendre encore meilleur. » réplique-t-il d’une voix sarcastique, alors qu’au fond, la remarque de la jeune femme ne lui fait que montrer à quel point il est étranger à la vie de sa nièce. A la vie de son enfant adoptif. Certes, dans sa jeunesse, jamais ses parents ne se seraient intéressés à quelque chose d’aussi futile qu’un anniversaire d’un ami à leurs fils – ils se seraient contentés d’envoyer un de leurs employés acheter un cadeau, au mieux, afin que leurs enfants n’arrivent pas à la fête les mains vides. Et d’une certaine manière, William peut même les comprendre : avec un travail à temps plein, il y a bien d’autres choses à s’en occuper que des cadeaux d’anniversaires pour des enfants qui ne sont même pas les siens – c’est bien là une tache que la nounou peut remplir, après tout est-elle payé pour ça. Enfin, du moins, en théorie, puisque dans ce cas bien particulier, cette dernière ne semble que trop peu porter attention à sa protégée, au point de la laisser éparpiller de la pâte à gâteau dans toute la maison sans même songer intervenir. Sauf que son frère aurait voulu que tout cela se déroule autrement pour Mia que cela ait été le cas durant leur enfance. « Et bien, visiblement, vous ne faites pas votre travail, quelle que soit la tâche. Mais c’est rassurant de savoir que vous savez pourquoi vous avez été engagée – même si ces connaissances ne restent que théoriques. » se contente-t-il de constater à la fin du monologue de la blonde, qui, comme à son habitude, se fait passer pour la victime de l’histoire, alors que de ce bordel, elle en est finalement la seule responsable. Pour faire un gâteau, pas la peine d’étaler la pâte même dans le salon, et ça, même elle devrait le savoir. Sauf qu’évidemment, au lieu de prendre deux secondes pour réfléchir, la demoiselle continue à renchérir, ce qui n’a finalement que pour effet d’agacer encore d’avantage le brun. « Si c’est ce que vous pensez. » Le ton de l’héritier Cavendish est passé de l’agacé au glacial. Jusque-là, il a supporté l’apparente schizophrénie de la blonde, mais sur ce coup, elle a clairement dépassé une limite en mettant en cause l’attachement du brun à la petite. Peut-être n’est-il pas des plus expressif, surement même, tout comme il est de toute évidence des plus dépassé par la situation, mais depuis le jour de la naissance de la fillette, il a chérit cette petite merveille qui a su apporter tant de joie à son jumeau. Alors que quelqu’un d’à peine arrivé ne prétend pas savoir ce qu’il ressent, et encore moins qu’il s’agisse là de l’indifférence. « Vous oubliez que la seule personne qui peut engager quelqu’un pour prendre soin de ma filleule sous mon toit, c’est moi. Et qui sait, vu que selon vous, je tiens si peu à Mia, sans doute que je devrais vous virer. » Son ton est froid, détaché, alors qu’il contemple de haut la jeune femme colérique qui se tient devant lui. De toute évidence, cette dernière semble croire qu’elle peut lui parler comme un chien sous seul prétexte que ce n’est pas lui qui l’a engagé – dommage seulement pour elle que Mrs. Cavendish n’ait pas son mot à dire dans l’éducation de sa petite fille. Pas après ce qui à l’époque c’est passé avec Alex. « Mais allez-y, si vous voulez compter sur le support de celle qui a rompu contact avec son propre fils après la naissance de Mia, qu’elle a d’ailleurs appelé ’la connerie la plus embarrassante arrivée à cette famille depuis bien longtemps’. Ou c’était le mariage de mon frère, et la naissance c’était qu’il a ’finalement réussi à surpasser cette connerie faite en épouser cette catin’. Ma mémoire me fait défaut, il y a eu tellement de propos élogieux au sujet de mon frère et Mia – mais c’est vrai qu’elle est l’exemple même de la grand-mère attentionnée. » Sur ces mots, il tourne talons, abandonnant cette blonde reflétant tous les préjugés des porteurs de cette couleur de cheveux dans la cuisine. Au fond de lui, il fulmine, pas uniquement à cause de ces accusations ridicules balancés par une personne sans grande importance, mais bien parce qu’une fois de plus, il sent là l’intervention de sa chère mère, maîtresse dans l’art de la manipulation. Et la blonde semble bien tombée dans le panneau – même si, au fond, William s’en contre-fout. Ce dernier peut même s’y faire à l’idée qu’une fois de plus, la matriarche des Cavendish n’ait ses doigts mêlés dans des affaires qui ne la concernent clairement pas vu que l’arrangement en question semble au moins doucement tirer la fillette de sa léthargie. En revanche, ce qu’il ne risque pas de tolérer, c’est bien qu’on lui parle de cette manière – et encore moins qu’on prétende sous son propre toit qu’il ne tient pas à la fillette. Si cela serait le cas, la blonde arrogante aurait depuis longtemps été mise devant la porte, peu importe de l’avis de Mia sur cette question.

Qui sait, peut-être la blonde a–t-elle réalisé à quel point son discours a été déplacé, ou alors cherche-t-elle seulement à éviter de perdre – une fois de plus, à ce qu’il a cru comprendre – son boulot, car bientôt, la voilà qui se joint à lui dans le salon, tentant de réparer au moins certains des dégâts commis par son inattention. Et bavarde qu’elle semble être, elle ne peut garder longtemps ses lèvres closes, bien que cette fois au moins, les mots qui sortent de sa bouche ne semblent pas être uniquement de la curiosité mal placée. « Et quel différence cela fait-il ? » demande-t-il, sur un ton des plus neutres. Des conflits, il est finalement loin de les chercher, malgré son caractère des plus distants, voir même froids – mais de là à entamer une conversation avec quelqu’un qui lui parle de la sorte, la route est longue. Sans parler du fait qu’il n’a pas la moindre envie de parler de sa vie avec elle, même pas lorsqu’il s’agit de partager une de ses passions. Mais peut-être ne s’agit-il là uniquement de semi-vérités, voilant le véritable motif de sa nonchalance vis-à-vis de ce sujet : depuis leur enfance, la musique a toujours été une passion qu’il partageait avec son jumeau, composant leurs propres morceaux pour ensuite les jouer sur leurs instruments respectifs… Retenant un soupire, le beau brun repose un vinyle à sa place, et alors que ses doigts frôlent toujours le carton l’emballant, il se retourne vers la blonde. « Tradition familiale. » finit-il par dire, et c’est certainement là la seule explication qu’elle aura. Puis, la voyant s’acharner sur les taches de pâte séchés, il finit par soupirer. A la voir faire, elle risque bien d’inonder l’instrument, et poser bien plus de dégâts que de biens… « Donnez-moi ça. » finit-il par dire, s’élançant les quelques pas qui les séparer pour lui prendre l’éponge des mains. « Je vais le faire. » D’un geste doux, presque amoureux même, ses doigts parcourent en délicatesse les touches sans pour autant produire le moindre son, avant qu’il ne reprend le travail là où elle l’a arrêté – non pas sans essorer au préalable l’éponge. Qui sait, peut-être est-il temps qu’il reprenne ce passe-temps tant adoré auquel il craint pourtant se soumette depuis la mort de son frère, de peur que ces sentiments si profondément scellés dans son esprit ne refassent surface.


No man was ever wise by chance
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 30/11/2017
• MESSAGE : 18 • POINTS : 710
• CÉLÉBRITÉ : Eliza Taylor-Cotter
• CRÉDITS : Shiya
MessageSujet: Re: Recherche fée du ménage désespérément - William
Jeu 4 Jan 2018 - 19:35

EXORDIUM.
« En fait, le mieux c’est la farine, on faisait souvent des batailles avec mon frère quand on faisait des pancakes. Le plus drôle, ça a été le jour où on en enfariner mon père ! » Que de bons souvenirs, de ceux qu’on n’oublie pas et Cléo en avait beaucoup gravé au creux sa mémoire. « Vous devriez essayer, ça vous détendrez sûrement. » S’il voulait, elle pouvait même lui donner un cours, mais quelque chose lui disait, qu’aujourd’hui, ce n’était décidément pas le bon jour, pour ce genre d’exercice. « Bon d’accord, ce n’est pas vraiment le sujet… » Non, pas du tout en fait. Mais elle n’avait pas pu s’empêcher de rebondir. Ce n’était pas de sa faute si ce pauvre William avait eu une enfance hyper chiante. En vérité, elle trouvait ça très triste. Finalement, l’argent n’achète pas tout, surtout pas les moments de communion avec nos proches. Par contre, s’il voulait faire plaisir à sa nièce, faire des gâteaux n’était pas une mauvaise idée, encore fallait-il que William ose mettre la main à la pâte, ce qui semblait être compliqué, vu le dégoût affiché sur son visage.
« Je sais, je suis nulle, vous n’arrêtez pas de me le dire ! » Et le pire, c’est qu’il n’avait pas tort. « Mais vous savez quoi, j’en suis parfaitement consciente ! » Et oui, ce qui devait lui en boucher un coin, à monsieur j’ai toujours raison, je suis trop beau et je sens bon avec mon parfum qui coûte la peau des fesses ! « Nounou ! C’est pas mon métier ! » Non, elle avait déjà assez de mal à s’occuper d’elle-même, alors s’occuper d’une enfant et d’une maison, ça lui demandait toute une organisation qu’elle n’avait jamais eu. « Je sais récurer des écuries, servir des cafés, mais ça, je sais pas ! » Alors s’il voulait la virer, et bien, c’était facile, il n’avait qu’à la mettre à la porte ! Ce n’était pas comme si, Cléo irait pleurer chez sa mère pour être rembaucher. Elle était bien trop fière pour ça, et puis de toute manière, si c’était pour revoir sa tête, ce n’était même pas la peine.

« J’ai accepté ce que votre mère me proposait, parce que pour une raison que j’ignore, Mia m’a touché. » Et oui, sans ça, elle ne serait sûrement jamais lancé dans l’aventure. « J’ai jamais été attiré par les enfants. Quand mes copines accouchent et que je dois aller à la maternité, j’ai l’impression de devoir aller à un cours de mensonges. » Bon depuis le temps, elle était devenue une professionnelle. « C’est tellement moche, et ça pleure. » La blonde roula des yeux d’un air débité. Fallait bien qu’il comprenne qu’elle ne faisait pas sa par vocation, ni même pour l’argent, même si ça motivait, mais parce qu’elle avait tout simplement été touchée par la détresse de sa nièce, rien de plus. Alors oui, elle n’était pas très douée, oui, elle avait encore des choses à apprendre, et oui, elle était bordélique, mais au moins, elle arrivait à faire sourire Mia, et c’était déjà pas mal. S’il pensait qu’elle allait se faire dessus et se mettre à pleurer en l’implorant de ne pas la virer et bien il se fourrait le doigt dans l’œil. « Mais allez-y !!! Virez-moi ! Vous savez faire, une de plus ou une de mois, elle est où la différence ? » Ce n’était pas elle avec ces 50 kilos qui allait l’empêcher de la mettre dehors. « Et je n’ai pas dit que vous ne teniez pas à elle. » Jamais, pas dans un seul moment, elle ne l’avait pensé. Alors qu’il est la politesse de ne pas déformer ses propos. « C’est bien ça le problème, ce n’est pas à moi de prendre soin d’elle, mais à vous ! » Cléo, elle était là pour s’occuper de Mia, mais pas pour lui apporter de l’amour. « Elle a besoin de se sentir aimer, désirée, savoir que vous aimer être avec elle, même si ça vous emmerde de faire des cupcakes roses avec des paillettes. » Pas que ça enchante Cléo non plus. « Je suis désolée pour votre frère, vraiment. Je ne peux même pas imaginer, ce que ça me ferait, si je perdais le mien. » Elle était incapable d’y penser, ils étaient tellement fusionnels, et son frère n’était même pas son jumeau. Alors pour William, la douleur devait être inimaginable. « Vous ne pouvez pas laisser votre mère au placard pendant 5 minutes ! » Cléo abandonne son éponge sur le plan de travail avant se lancer littéralement à la poursuite de William. « Parlez moins fort, vous imaginez si elle vous entend ! » Mia avait déjà assez de choses à gérer, pas besoin de lui en rajouter une couche ! « Je ne suis pas là pour rentrer dans votre linge sale familial ! » Elle se doutait que ce n’était pas rose… Suffisait de le voir lui pour le comprendre. « Essayez juste… juste de vous montrer plus proche d’elle, goûtez ses gâteaux, essayez d’en faire un avec elle, lisez-lui un livre ce soir. Montrez-lui tout simplement qu’elle existe. » Finalement la seule chose que recherchait Cléo, ce n’était pas détruire la vie de William, même si c’était, au passage, un abruti fini, mais bien l’aider à comprendre cette nièce qu’on lui avait imposé. Elle comprenait que sa vie venait d’être totalement chamboulé par l’arrivée de Mia, mais personne ne lui avait mis le couteau sous la gorge pour s’occuper de sa nièce. Il devait accepter que la présence de Mia change sa vie… et c’était sûrement ça le plus difficile. « Et je suis désolée pour le bordel, ça ne se reproduira plus. » En tout cas, elle allait éviter que cela se reproduise, enfin, s’il ne la virait pas.

Cléo fait des efforts, non pas pour garder son boulot, mais pour que la soirée se passe bien, Mia en a grandement besoin, et elle aussi. Parce que malgré son caractère affirmé, la jeune femme a toujours détesté les conflits. « Parce que ça lui ferait plaisir… » Même si elle ne le montrait pas. Depuis l’accident de ses parents, la petite fille éprouvait de grandes difficultés à exprimer ses sentiments. Suivi chaque semaine par un psy, celui-ci avait bien spécifié à Cléo, qu’elle devait tout faire pour offrir à Mia une vie normale. Manger avec son oncle et désormais tuteur légal en faisait partie. « Même si elle n’arrive pas encore à le montrer, mais ça va venir… » Du temps, de la patience, de l’investissement, c’est finalement tout ce que lui demande Cléo, même si en y réfléchissant, ça fait tout de même beaucoup de choses.

Vu qu’il semble tenir à son piano, Cléo va rechercher son éponge, bien décidée à le faire briller, mais il semblerait que sa technique ne soit pas au gout de son patron. Surtout, rester calme… Respirer…. Elle peut le faire. « Mon frère joue aussi, il est mélomane. C’est le seul à posséder la fibre musicale dans la famille. » Cléo était une piètre chanteuse. Son frère avait bien essayé de lui apprendre à jouer de la guitare, mais avait rapidement abandonné, la voyant bien plus intéressé par regarder par la fenêtre que par les cordes et l’algèbre. Un léger bruit attire son attention, en tournant la tête sur la droite, Cléo découvre Mia en train de les observer. Timide, elle préfère rester à distance, entre elle et son oncle, la communication est totalement coupée. Surement à cause de la ressemblance, après tout, William ressemble trait pour trait à son père, cela ne facilite pas les choses. « Allez Mia, c’est l’heure du bain. » Le petit reste imperturbable, pas un sourire, pas une émotion, rien, un vrai mur. « Oh va allez sauvez Willy ! » Finalement, un rictus se dessine sur son visage poupon et sa main se referme sur celle de Cléo. Direction la salle de bain pour enlever cette délicieuse odeur de cheval.

Finalement, Mia ne met pas longtemps à rire, il faut dire que Cléo imitant une orque, ça vaut tout l’or du monde. Rapidement mise en pyjama, Mia est fin prête à attaquer son repas. Quand elles redescendent, William est toujours là, Cléo en profite, c’est le moment ou jamais d’attaquer. « Mia, Tonton, il m’a dit qu’il adorerait voir tes progrès au piano, tu lui montres. » D’abord hésitante, la petite finit tout de même par partir en direction de l’instrument. Le regard de Cléo se pose dans celui de William, s’il tient à sa nièce, c’est le moment de le prouver. Elle doit faire la cuisine, et plus vite serait le mieux, parce qu’elle meurt de faim.



Happiness is not something you postpone for the future; it is something you design for the present.
found myself in wonderland
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
friendship never ends
MessageSujet: Re: Recherche fée du ménage désespérément - William

Revenir en haut Aller en bas
 

Recherche fée du ménage désespérément - William

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Recherche Maman désespérément...
» recherche désespérément un avatar -
» Recherche désespérément des rp's, contactez-moi au 06 0...//MUR//
» Recherche désespérément gardienne aux cheveux roses [feat Fang Yun Oerba]
» [Sujet clos] Le dernier recours en situation désespérément désespérée est resté, reste et restera toujours l'appel au secours. [PV]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bang Bang Vancouver :: City of Vancouver :: sud est :: Killarney-