connaître la vérité (w/ aiden)



 
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 connaître la vérité (w/ aiden)

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friendship never ends


Originaire de New York, a fait ses études à Harvard et est sorti major de sa promo ♦️ A passé deux ans sur Vancouver dans un cabinet d’avocats spécialisé dans la criminologie après ses études pour se perfectionner ♦️ Est retourné sur New York et a travaillé dans le cabinet de son père – Grayce Company – pendant plusieurs années ♦️ A déjà défendu des criminels coupables et dont il a obtenu l’innocence – sans remords – ♦️ Aime les dossiers difficiles, cela le permet de se surpasser ♦️ N’a jamais perdu de procès, jusqu’à présent ♦️ Est revenu s’installer sur Vancouver après le décès de sa sœur – Molly – et s’occupe de sa nièce ♦️ Va ouvrir son propre cabinet pour sortir de l’ombre de son père ♦️ Amateur d’alcool, il en boit régulièrement ce qui fait de lui un alcoolique chronique ♦️ Est stérile et le sait, c’est pour cette raison qu’il ne veut pas se mettre en couple

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MessageSujet: connaître la vérité (w/ aiden)
Sam 14 Avr 2018 - 17:11

connaître la vérité

ft. aiden + wesley

Je m’approche de l’accueil, posant mes paumes sur le comptoir tout en croisant le regard de la jeune secrétaire. « Bonjour, pourriez-vous m’organiser un rendez-vous avec le Docteur Fitzgerald, s’il vous plait ? » La jeune femme hoche de la tête, tapotant sur son clavier tout en me demandant c’est pour quel type de consultation. « Un entretien. Je m’appelle Wesley Grayce Jr, je suis avocat et j’aimerai m’entretenir avec lui au sujet d’une ancienne patiente du docteur, Melle Grayce. Elle est décédée récemment, alors je suppose qu’il doit encore se souvenir d’elle. » Elle me regarde, certainement peu habituée à ce type de demande et elle se tourne vers l’autre secrétaire pour murmurer. Celle-ci lui répond de me donner un rendez-vous et d’en informer le docteur Fitzgerald par la suite. Je lui adresse un sourire lorsqu’elle cherche une disponibilité et me donne une date, ainsi qu’une heure. Je me penche un peu plus : « Surtout, n’oubliez pas de lui dire qui je suis, lorsque vous irez lui dire. » Elle approuve et je la remercie, avant de quitter l’hôpital pour retourner à l’hôtel. J’appelle mon père une fois dans la suite, et je lui demande s’il a des questions à poser pour ce docteur. Je les note toutes et il me demande quelque chose, que je n’oublierai pas de transmettre à ce chirurgien. Mattie me rejoint peu après et je décide de nous sortir tous les deux. On va manger au restaurant, discutant un peu d’elle, même si elle reste encore très discrète et silencieuse. Mais cela viendra. Avec le temps. On rentre tard et elle va se coucher, alors que je me pose sur mon lit en zappant sur le téléviseur. Vivement que je reprenne le boulot ! Ce weekend, je le passe avec ma nièce et on quitte la ville de Vancouver pour aller se promener dans les montagnes. Je loue un chalet et j’essaye, au maximum, d’éloigner Mattie de la ville dans l’espoir que ça lui fasse du bien. Et lorsqu’on rentre dimanche soir, la conclusion semble efficace. Ce n’est pas un remède miraculeux, mais ça l’aide un peu. Je me félicite de lui offrir un brin de réconfort dans cette difficile épreuve.

Le mardi, je retourne à l’hôpital pour mon rendez-vous avec le chirurgien de ma sœur. Je repasse par l’accueil, la jeune secrétaire de l’autre jour n’est pas là. On me dirige vers le bon étage et une fois là-bas, on me fait patienter dans une salle d’attente. À 15h précis, la porte du bureau de consultation de Fitzgerald s’ouvre, un sourire aimable sur le visage et le bras tendu en avant pour inviter une femme à sortir de son bureau. Je l’observe, attendant qu’il m’appelle pour le rejoindre, en espérant que la personne présente avec moi n’attend pas et qu’il n’a pas de retard. Je déteste ça ! Mais non. Je me lève, allant serrer sa main avant de rentrer dans son bureau spacieux. Je m’installe là où on me le demande et j’attends qu’il soit assis pour prendre la parole. « Le secrétariat a bien transmis le message ? », demandais-je en croisant le regard azur du chirurgien. « Parfait. Comme vous le savez, je suis Wesley Grayce Jr, le frère d’une patiente récemment décédée dans votre service. Melle Molly Grayce. » Je croise mes mains sur mes jambes. « J’étais sur New York avec ma famille, cela a été si… rapide. J’avoue qu’on aimerait beaucoup en savoir plus sur son dossier, sur sa mort soudaine sans aucun signe avant-coureur. » Je montre une commode, contenant certainement tous les dossiers des patients qu’il a eus. « J’aimerai voir son dossier médical, c’est dans le droit de la famille. Et comme vous le savez, je suis avocat donc je connais les lois. J’aimerai aussi savoir pourquoi vous avez opéré ma sœur le 15 novembre 2017 pour l’ablation d’une tumeur et qu’au final, rien n’a été fait. J’aimerai comprendre, Docteur Fitzgerald, comment ma sœur qui était en parfaite santé… est morte il y a quelques semaines. » Aucune menace prononcée. Du moins, pas directement.

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- alors que je venais fraîchement de me marier avec une femme que je convoitais depuis des mois, j'ai pris la décision de tout quitter et d'abandonner femme et foyer pour aller exercer un poste de chef de la chirurgie à Miami - cette aventure a duré 4 ans, je viens de me décider à rentrer à Vancouver pour retrouver ma femme, qui demande le divorce, chose à laquelle je n'ai aucune envie d'agréer - ma passion, c'est mon travail, je le ferai toujours passer avant le reste, Eileen le sait, je pense... j'espère. - j'ai voulu devenir médecin depuis tout petit, chirurgien depuis mes quinze ans, comme mon père et mon grand-père - j'ai été très déçu de mes quatre ans à Miami, même si j'en sors plus mature et grandi, je me rends compte que je ne suis pas fait pour la bureaucratie, mais plutôt pour la pratique et le bloc - de retour à Vancouver, j'ai repris mon poste de chirurgien digestif à l'hôpital, mais j'ai très envie de m'installer en libéral pour ne plu subir les regards et les remarques des confrères ou des soignants, et aussi pour laisser de l'espace à Eileen - elle a accepté ma présence et je sens que les choses commencent à se délier


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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Lun 23 Avr 2018 - 22:09



connaître la vérité
wesley grayce jr & aiden fitzgerald

L’hôpital tournait parfois à plein régime, et il était difficile de voir le bout de sa journée. Ce jour-là, particulièrement, était plutôt chargé. La secrétaire d’Aiden lui avait rajouté des urgences, il devait quasiment se dédoubler. Evidemment, elle ne faisait qu’appliquer les « ordres » qu’il lui donnait, parce qu’il était le premier à dire qu’il voulait voir le plus de patients possible. Il voulait soigner, il voulait opérer, il voulait retrouver ce rôle qui lui avait été occulté quand il était à Miami. De retour à Vancouver, il n’était plus qu’un simple chirurgien, certes, mais au moins il faisait ce qu’il aimait et ce pourquoi il avait la force de se lever le matin. Il était à l’hôpital depuis sept heures trente du matin, il avait déjà bu quatre ou cinq cafés et était prêt à attaquer sa dernière journée de garde. Aurore, l’une de ses secrétaires, arriva à huit heures trente pétantes et le salua avec son sempiternel sourire.

« Prêt, Mr Fitzgerald ? lui demanda-t-elle en préparant sa thermos de café sur son bureau, tout en allumant son ordinateur.
-Comme toujours, Aurore, comme toujours… »

Il répondit à son sourire et alla chercher sa première consultation de la journée, une jeune femme qu’il devait revoir pour un contrôle de cicatrice d’une toute récente appendicectomie.

La journée aurait pu être très longue, très ennuyante, mais elle passa relativement vite. Sur le temps du midi, au lieu d’aller manger, Aiden se retrouva en tenue de bloc, appelé en urgence pour un homme à qui il devait enlever un bout du côlon en urgence, suite à un nouveau épisode de sub-occlusion. C’était le lot des chirurgiens de garde : ils mangeaient quand ils pouvaient, ce qu’ils pouvaient. Et parfois, comme ce jour-là, ils ne mangeaient pas… L’après-midi, il était de nouveau en consultation, avec Aurore et sa collègue, Jane. Il avait commencé ses consultations depuis un peu plus d’une heure lorsqu’Aurore l’appela, l’air un peu inquiète :

« Je vous ai rajouté une consultation mardi prochain… un certain Monsieur Grayce ? Ça vous dit quelque chose ?
-… Grayce… oui, évidemment… je pense qu’il est de la famille de Molly Grayce, répondit Aiden, pensif, en tenant son combiné entre son épaule et son oreille. Vous pouvez me donner des détails, Aurore ? »

Il prit note de tout ce que la jeune femme pouvait lui dire. L’homme demandait un rendez-vous pur un entretien, pour parler de sa soeur, donc, Molly Grayce. Elle lui précisa qu’il était avocat, et qu’il n’avait pas spécialement l’air très jovial, de prime abord. Ce qui était compréhensible, au vu de la situation. Un avocat… ça ne sentait pas bon.

Aiden se souvenait parfaitement bien de la jeune femme. Elle était condamnée, depuis le début. Un jour, elle avait commencé à avoir des douleurs abdominales assez diffuses, à type de crampes, de nausées. Elle avait progressivement développé un ictère, son bilan hépatique était très mauvais et les tests pancréatiques également. Jaune comme un coing, elle avait fini par consulter en urgence son médecin traitant, qui l’avait dirigée en urgence vers un gastro-entérologue. Après une batterie d’examens tels qu’une écho-endoscopie bilio-pancréatique et un scanner abdomino-pelvien, on lui avait découvert une tumeur du corps du pancréas. Élément de médecine encore incurable à ce jour, malgré toute la chimioradiothérapie du monde, ce qui rendait sa guérison impossible. Le gastro-entérologue qui l’avait prise en charge l’avait ensuite envoyée vers Aiden, qui recevait la patate chaude, et devait décider de la vie ou de la mort de la jeune patiente. Il pouvait essayer d’enlever cette grosse tumeur, au risque de la tuer sur la table. Ou alors, il pouvait s’abstenir, ne pas l’opérer. Il avait pris la lourde décision d’enlever la tumeur, tout au moins d’en réséquer le maximum et de faire de la chimiothérapie palliative derrière. Il ne ferait pas de miracle, mais il pouvait essayer de rallonger son espérance de vie de quelques semaines, voire de quelques mois. Mais il savait pertinemment qu’à partir du moment où l’on découvrait le cancer, le sujet n’avait plus que quelques mois à vivre… six mois, dans le meilleur des cas.

Elle était morte deux mois plus tard. Huit semaines, pour profiter de son enfant, de sa famille. C’était court, surtout à son âge. Sa fille se retrouvait toute seule, avec son oncle, d’après ce qu’Aiden avait compris, et la situation était forcément tendue. Il ne s’en réjouissait pas, bien évidemment et il devait bien avouer qu’il craignait un peu cette rencontre avec l’avocat. S’il lui cherchait des noises, il le trouverait, de toute façon… et Aiden avait suivi la procédure, il n’avait jamais caché à sa patiente ce qu’il pouvait se passer, elle n’avait pas été forcée à quoi que ce soit. Et, de toute façon, en cas de plainte ou quoi que ce soit d’autre, il avait une batterie d’avocats à l’hôpital qui pouvaient le défendre sans aucun problème. Il les payait bien assez cher comme ça.

***

Le jour de la consultation du frère de Molly Grayce arriva bien plus vite qu’Aiden ne l’aurait pensé. Aurore avait voulu bien faire et l’avait rajouté dès qu’elle l’avait pu, mais Aiden aurait bien repoussé ce rendez-vous à bien des semaines plus tard. La douleur de cet homme devait être encore trop grande… ça allait être difficile à gérer et ce n’était pas vraiment les moments préférés d’Aiden. Il adorait son métier, il adorait soigner des gens, les charcuter, leur sauver la vie… cependant, expliquer aux familles qu’il n’avait pas réussi à guérir leur proche était une tâche bien plus ardue. Durant les études de médecine, il n’y avait jamais personne qui pouvait donner des tuyaux aux futurs médecins quant à cette douloureuse épreuve qu’était la mort de leur patient. Ce n’était pas la première fois qu’Aiden assistait à la mort de quelqu’un. Ce ne serait pas la dernière fois non plus, mais c’étaient des moments particuliers…

Il n’arrêtait pas d’y penser, essayant déjà de choisir dans sa tête les mots justes, ceux qui arriveraient à apaiser la peine de l’homme qu’il rencontrerait ensuite. Les secondes puis les minutes s’égrenaient. Encore une consultation un peu ennuyante et il saurait tout. Il ne laissa aucune place à la conversation avec sa patiente, lui accordant le strict minimum : c’était une visite de contrôle et elle allait très bien. Il ne voulait pas se mettre en retard. A quinze heures, il libéra sa patiente, après avoir rapidement tapé un petit compte-rendu que ses secrétaires n’auraient qu’à relire et le remettre à sa signature. Sans montrer son trouble, il posa les yeux sur l’homme en costume qui se trouvait là, dans la salle d’attente et l’invita à le rejoindre, en souriant et en tendant la main vers lui. Nul besoin d’être froid avec lui, au contraire. Le jeune chirurgien contourna son bureau pour atteindre son fauteuil et s’y installer, alors que l’avocat prenait place sur l’une des chaises réservées aux patients, la chaise même où sa soeur s’était assise, des semaines plus tôt. Aiden eut un pincement au coeur : elle lui ressemblait. Il se souvenait parfaitement d’elle.

« Le secrétariat a bien transmis le message ? demanda-t-il, d’un ton doux, blanc.
-Tout à fait, oui… s’empressa de répondre Aiden, plutôt soulagé que son interlocuteur ne passe pas par quatre chemins. »

La conversation continua.

« Comme vous le savez, je suis Wesley Grayce Jr, le frère d’une patiente récemment décédée dans votre service. Melle Molly Grayce.
-En effet… Je me souviens très bien d’elle. »

Il faillit ajouter « et de son jeune âge » avant de se contenir. Ce n’était pas la peine d’en rajouter une couche et cela nuirait à la bonne continuation de leur échange. Il écouta attentivement son cadet lui expliquer qu’il aimerait connaître les circonstances du décès de sa soeur, et Aiden comprit que Wesley était désormais le porte-parole de la famille entière. Il le laissa parler, sentant qu’il avait besoin de poser toutes ses questions. Les avocats étaient très procéduriers, Aiden ne voulait pas le chambouler. Sa situation était déjà assez complexe. Aussi, il écouta attentivement les requêtes de l’homme un peu perdu qui se trouvait devant lui… Il prit le temps de choisir ses mots, de ne pas répondre trop vite…

« Je comprends totalement votre désarroi, Monsieur Grayce et croyez le, je suis sincèrement et terriblement désolé pour votre perte, entama Aiden d’une voix douce, avenante. Je vous confierai bien sûr tous les comptes-rendus que j’ai en ma possession. Ma secrétaire va vous préparer un petit dossier, avec tout ce qu’il vous faut, y compris les comptes-rendus des endoscopies, des scanners de mes confrères… »

Joignant le geste à la parole, il se tourna brièvement vers son ordinateur pour tapoter quelques secondes sur le clavier, afin d’informer Jane, la seule qui était là aujourd’hui, de préparer une chemise cartonnée avec le dossier médical de son ancienne patiente.

« C’est votre droit de l’avoir, en effet. Vous n’aurez qu’à passer le chercher à l’accueil en repartant… sourit-il, désireux de montrer qu’il n’était pas un ennemi, quand bien même ce serait forcément difficile pour l’avocat de le croire. Votre soeur… était condamnée. Elle avait ce que l’on appelle communément un cancer du pancréas. Je ne suis pas au courant de toutes les informations qu’elle a pu donner à votre famille. Etiez-vous au courant de sa pathologie ? »

Aiden marqua un temps de pause, en écoutant la réponse de Wesley.

« C’est en effet incurable. Et ça emporte les gens en quelques mois, voire quelques semaines, c’est très - trop - rapide. Le pancréas est une glande très capricieuse, et malheureusement, il est très difficile de le soigner. La seule solution que j’avais, après avoir récupéré le bilan d’extension, c’était de couper le pancréas, d’exciser la tumeur. C’est pour cette raison que je l’ai opérée, le 15 novembre. »

Un nouveau temps de pause. Il comprenait aisément que c’était difficile à entendre. La suite n’allait pas forcément plaire à Wesley, ceci dit. Mais il voulait des réponses, il les aurait. Aiden était tenu de lui donner les informations qu’il souhaitait sur sa soeur… surtout que le pauvre homme allait forcément être amené à faire des contrôles pour lui même, lorsque le choc serait passé. Avec un antécédent familial au premier degré de cette envergure, il avait tout intérêt à passer des examens, en tout cas.

« J’avais programmé l’opération le 15, après l’avoir prévenue des modalités de la chirurgie, des complications potentielles qu’elle amenait, y compris un arrêt cardiaque, une hémorragie digestive, la mort sur le billard. Elle était d’accord, elle avait signé en âme et conscience tous les papiers nécessaires à sa prise en charge. Quand je l’ai ouverte, c’est là que j’ai compris que je n’aurais pas dû, admit Aiden en baissant les yeux vers son bureau couvert de papier, de post-it, de comptes-rendus incomplets. Son abdomen était rempli de métastases, qu’on n’avait pas vues en imagerie. La tumeur avait proliféré, elle était partout sur le pancréas, mais aussi sur le foie. Il était tout rongé. Je n’ai pas poussé les investigations plus loin, mais malheureusement, sur la fin, les métastases avaient atteint ses poumons et une partie de son cerveau, comme dans tous les cas de cancer généralisé… »

Il préféra s’arrêter là, conscient de peut-être trop en dire. Le souvenir de ce qu’il avait ressenti lorsqu’il avait découvert toutes les métastases dans l’abdomen de sa patiente l’assaillit et il frissonna. Ça avait été un moment affreux. Tout le monde dans le bloc s’était tu. Il avait examiné la zone, compté les lésions, et il l’avait refermée aussi sec, avant de jeter sa charlotte et ses gants au sol en quittant le bloc d’un air dépité.

« Après son réveil, j’ai passé une heure dans sa chambre. Je lui ai expliqué ce qu’il s’était passé, pourquoi je n’avais rien fait, expliqua Aiden en se tordant les doigts. Elle avait compris que c’était fini, mais je ne sais pas si elle vous avait expliqué tout ce que je lui ai expliqué. »

Clairement, il en doutait et c’était souvent le cas avec ce genre de patients.. Pour protéger leur famille, ils ne donnaient que la moitié des informations, parce que c’était trop douloureux de savoir que son ami, son frère, sa soeur, sa mère, son père, son mari, sa femme… allait mourir. Souvent dans des souffrances assez abominables, que l’on pouvait contrer avec de la morphine, malgré tout… C’était si difficile de faire face à tout cela…
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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Dim 13 Mai 2018 - 12:07

connaître la vérité

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« En effet… Je me souviens très bien d’elle. » Heureusement, sinon je pense que j’aurais mal pris qu’il oublie si facilement ses patientes, encore plus celles qui meurent dans son service. Il commence par me présenter ses condoléances, confirmant qu’il va me donner tous les comptes-rendus ainsi que son dossier médical. De toute façon, il n’aurait pas pu me le refuser, même s’il l’avait voulu. Mais comme il accepte si aisément, j’en déduis qu’il n’a rien à se reprocher. Je ne cherche pas à l’accuser de la mort de ma sœur, je veux simplement comprendre comment elle a pu mourir si vite. « Votre soeur… était condamnée. Elle avait ce que l’on appelle communément un cancer du pancréas. Je ne suis pas au courant de toutes les informations qu’elle a pu donner à votre famille. Etiez-vous au courant de sa pathologie ? » Je fronce des sourcils, remuant de la tête. « Non, elle ne nous a jamais parlé de son cancer. » « C’est en effet incurable. Et ça emporte les gens en quelques mois, voire quelques semaines, c’est très - trop - rapide. Le pancréas est une glande très capricieuse, et malheureusement, il est très difficile de le soigner. La seule solution que j’avais, après avoir récupéré le bilan d’extension, c’était de couper le pancréas, d’exciser la tumeur. C’est pour cette raison que je l’ai opérée, le 15 novembre. » Ce qui explique donc cette opération. Pourquoi est-ce qu’elle ne nous a rien dit ? Je serai descendu, au moins pour m’occuper de Mathilda, même si elle est assez grande. Mais je sais pas, un soutien moral. Mes poings se contractent sur mes jambes, la colère envers ma sœur d’avoir oser garder ça pour elle et de ne pas avoir tendu une main. Il parle de l’opération, des risques que ma sœur à tout de même pris, espérant certainement gagner du temps en retirer la tumeur. Sauf que, il confirme qu’il n’aurait pas dû l’opérer puisqu’il a découvert que son abdomen était rempli de métastases. Cancer généralisé. Mes traits se contractent. Molly était condamnée. Il termine et de nouveau, je secoue la tête négativement. « Non. Elle n’a rien dit. Simplement qu’elle était malade, que ça allait s’arranger et qu’il ne fallait pas s’inquiéter. » Si nous avions été plus malin, plus attentif…

Mes mâchoires se contractent, la douleur de savoir qu’elle s’est battue seule. Je lui en veux et à la fois, je me sens si mal de ne pas avoir été le grand frère idéal. Absent, la laissant mourir seule et certainement apeurée. « Je vous remercie pour votre sincérité et pour m’avoir clairement expliqué ce qu’il s’est passé. Je comprends qu’il y a le secret médical. Mais n’êtes-vous pas tenu de veiller au confort du patient. Et son confort, aurait été d’avoir sa famille près d’elle, au moins avant de mourir. Qu’on ne soit pas surpris d’apprendre au téléphone qu’elle est décédée telle nuit à l’hôpital et qu’une fois sur place, on apprenne que c’est son cancer qui l’a tué. » Je croise son regard. « Quand un patient est dans le couloir de la mort, peut-être que parfois, il faut oublier ses choix pour qu’il ne se retrouve pas seul. Imaginer ma sœur mourir… alors que personne n’était auprès d’elle. Personne. Vous n’imaginez pas… » Je sers mes poings de nouveau, retenant l’émotion qui souhaite déborder. « Personne ne devrait mourir seul… » Je baisse le visage, passant une main sur mes yeux pour en retirer les larmes qui essayent de se frayer un chemin. Je sais que mes reproches sont inutiles, le secret médical avant tout. Mais parfois, il faut aussi faire au-delà des règles pour s’adapter et je sais pas, laisser parler le bon sens. Merde !

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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Sam 9 Juin 2018 - 0:03



connaître la vérité
wesley grayce jr & aiden fitzgerald

Le fait que le frère de son ancienne patiente soit un avocat inquiétait pas mal Aiden. Il n’avait aucune raison de porter plainte contre lui, pas plus que de lui faire un procès d’intention, mais il avait quand même peur que cette histoire s’ébruite et que sa réputation en prenne un coup. Si cet homme était simplement là en victime, en famille endeuillée, alors tout irait bien, mais s’il laissait sous-entendre autre chose, Aiden serait obligé d’appeler ses propres avocats et là, tout l’hôpital serait au courant en moins de vingt-quatre heures. Ces bruits de couloir-là sont très rapides, trop rapides. Les secrétaires sont de vraies pipelettes, tout comme les infirmières… et si Eileen venait à lui en vouloir pour une raison X ou Y, elle ne se gênerait pas pour le mettre dans l’embarras en en parlant dans son service. Il soupira intérieurement. Parfois, le simple d’essayer de soigner le plus de gens possibles le desservait, et c’était bien dommage, parce qu’il ne voulait pas choisir sa patientèle en fonction de leur famille, de leur porte-monnaie ou de leur faciès. Il n’allait tout de même faire appel à des détectives ou des profileurs pour savoir si un avocat ou un juge se cachait parmi tous ses clients, si ? Il virerait paranoïaque aussitôt.

Visiblement, Molly Grayce n’avait rien dit de son cancer, elle n’avait rien avoué à sa famille de toute l’ampleur de la situation. Elle n’avait pas révélé à ses proches qu’elle allait mourir, et c’était donc la raison pour laquelle son frère se trouvait devant le chirurgien, à cet instant, en ce jour, des mois après le décès de la patiente. L’air navré qu’il affichait sur son visage n’était pas suffisant pour combler le manque et la douleur de l’homme qui se tenait devant lui. Evidemment que ça faisait mal, bien sûr que tout était douloureux comme au premier jour, parce qu’il apprenait alors toute l’histoire, tous les tenants et aboutissants.

« Je suis désolé, Monsieur Grayce, vraiment désolé… »

C’était tout ce qu’il pouvait lui dire. Quoi d’autre ? Aucun mot ne pourrait panser la blessure, la plaie béante qui venait de se rouvrir dans le coeur de l’avocat. C’était sa soeur, il l’avait perdue à tout jamais, elle ne reviendrait pas.

« Si elle n’a rien dit… c’était sûrement pour vous protéger… reprit-il d’une voix douce. »

C’était la raison que la majorité des patients donnait quand ils ne voulaient pas en parler à leur famille. « Je veux protéger ma femme/mon fils/mon frère/mes parents… » Rien ne pouvait les faire changer d’avis. Aiden discutait beaucoup avec chacun d’eux, à chaque fois qu’il leur annonçait une nouvelle terrible, même quand elle n’était pas aussi inexorable que celle de Molly Grayce. Apprendre qu’ils avaient un cancer les rendait des surhommes ou des surfemmes, ils se surpassaient pour guérir en cachant le tout à leur proche, ou alors en ne divulguant que la moitié de l’affaire. Certaines épouses savaient que leur conjoint avait un cancer, parce qu’il fallait bien assurer un dépistage dans la famille par la suite, et souvent, la mère était au courant avant les enfants alors même qu’elle n’avait rien à voir là-dedans, puisque non liée par le sang à son mari. Mais jamais ces épouses ne savaient ô combien la chimiothérapie était difficile et brûlait tout sur son passage. Jamais elles n’imaginaient que la radiothérapie pouvait même empêcher à quelqu’un de parler… tant par le traumatisme de la cure que par la souffrance qu’elle faisait vivre. Dans n’importe quel cas, il était impossible pour quelqu’un n’ayant jamais vécu ces examens, ces douleurs, de ne serait-ce qu’imaginer ce que le patient vivait. Même un médecin, en soi, ne pouvait l’imaginer. C’était pourquoi il était si difficile d’amener ces patients à la raison et leur faire comprendre qu’ils avaient tous besoin de leur famille et de leurs amis !

« Je comprends totalement votre douleur… malgré leur volonté première, il arrive que, parfois, les patients reviennent en arrière et veuillent voir leurs proches une derrière fois. Votre soeur ne m’a jamais exprimé l’envie ou le besoin de vous mettre au courant… murmura-t-il, et la tension était si forte qu’il n’avait pas besoin de hausser le ton plus que cela. Jusqu’au bout, elle a préféré rester seule… pour ne pas faire souffrir davantage de personnes. »

Evidemment, l’avocat avait raison : Aiden aurait pu - aurait dû ? - enfreindre la volonté de sa patiente et appeler sa famille. Il n’avait qu’un seul numéro, le numéro que Molly avait inscrit dans son dossier d’admission à l’hôpital, le numéro de sa personne à prévenir, mais il ne savait même pas de qui il s’agissait. Il croisa le regard sombre du frère de la défunte.

« Elle n’est pas décédée seule… enfin… pas avec sa famille certes, mais… elle était entourée ici, se reprit-il, un peu troublé. Les infirmières des soins palliatifs sont extrêmement vigilantes au bon déroulement du protocole, elles sont très à l’écoute et elles sont restées jusqu’à la toute fin avec votre soeur. Je l’ai moi-même accompagnée durant une partie de la nuit où elle nous a quittés… Elle m’a touchée plus que certains autres de mes patients… peut-être parce qu’elle avait fini par m’avouer qu’elle était mère. »

Le brun baissa les yeux en repensant à cette famille complètement démolie. La pauvre gamine se retrouvait orpheline, son père étant parti, des années auparavant. Il se demandait ce qu’elle était devenue… il était vrai que les médecins avaient la fâcheuse tendance à passer très vite à autre chose, parce qu’ils ne pouvaient tout simplement pas continuer à penser à tous les patients qu’ils perdaient. Surtout pas dans des cas comme celui-ci. Maintenant qu’il avait l’oncle de cette fillette de seize ans devant les yeux, il osait à peine lui poser la question.

« Est-ce qu’elle va bien… ? Sa fille ? souffla-t-il finalement, sans le regarder. Je sais que c’est idiot de poser la question, parce qu’elle doit être dévastée, c’était sa maman, bien sûr, mais je… enfin… »

Se sentant bête comme ses pieds, Aiden se tut brusquement, avant de changer de sujet.

« Ce que je peux vous dire, Monsieur Grayce, c’est qu’elle a été très bien traitée jusqu’au bout, qu’elle n’a pas souffert parce qu’on lui donnait des doses d’anti-douleurs assez fortes, et qu’elle s’est endormie sereinement… Je sais que c’est difficile pour vous, je le comprends tout à fait, et je ferais tout ce que je peux pour alléger votre douleur. Si je peux faire quoi que ce soit… »

Il laissa sa phrase en suspens. Ce n’était pas même une manière simple d’être poli. Il avait envie d’aider, s’il se pouvait, d’une quelconque manière que ce soit. Ce n’était plus sa patiente, mais il connaissait encore son dossier par coeur… et puis, il devait également expliquer à l’avocat qu’il devait lui aussi faire des examens médicaux pour être sûr de ne pas être en danger. Idem pour des éventuels autres frères et soeurs, pour les parents, et surtout, pour la petite, quand elle serait adulte…
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Originaire de New York, a fait ses études à Harvard et est sorti major de sa promo ♦️ A passé deux ans sur Vancouver dans un cabinet d’avocats spécialisé dans la criminologie après ses études pour se perfectionner ♦️ Est retourné sur New York et a travaillé dans le cabinet de son père – Grayce Company – pendant plusieurs années ♦️ A déjà défendu des criminels coupables et dont il a obtenu l’innocence – sans remords – ♦️ Aime les dossiers difficiles, cela le permet de se surpasser ♦️ N’a jamais perdu de procès, jusqu’à présent ♦️ Est revenu s’installer sur Vancouver après le décès de sa sœur – Molly – et s’occupe de sa nièce ♦️ Va ouvrir son propre cabinet pour sortir de l’ombre de son père ♦️ Amateur d’alcool, il en boit régulièrement ce qui fait de lui un alcoolique chronique ♦️ Est stérile et le sait, c’est pour cette raison qu’il ne veut pas se mettre en couple

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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Mar 12 Juin 2018 - 21:01

connaître la vérité

ft. aiden + wesley

« Je comprends totalement votre douleur… malgré leur volonté première, il arrive que, parfois, les patients reviennent en arrière et veuillent voir leurs proches une derrière fois. Votre soeur ne m’a jamais exprimé l’envie ou le besoin de vous mettre au courant… […] Jusqu’au bout, elle a préféré rester seule… pour ne pas faire souffrir davantage de personnes. » Elle aurait dû nous en parler et ne pas laisser Mathilda toute seule avec ce poids sur les épaules, à devoir dire au revoir à sa mère sans avoir un soutien derrière. La voir dépérir devant ses yeux. Imaginer ma nièce seule face à tout ça… Cela me tord l’estomac dans tous les sens. Je redresse le visage lorsqu’il dit qu’elle n’est pas morte seule, qu’elle a été entourée par les infirmières ici qui sont restées avec elle jusqu’au bout, certainement quand ils ont senti que c’était le moment. Même lui est venu l’accompagner quelques heures durant la nuit. Je reste silencieux à sa révélation, l’observant un moment jusqu’à ce qu’il demande comment va Mathilda. Je fronce des sourcils à ce qu’il me dit, sentant son embarras et il change subitement de sujet. Je fais un mouvement à la réplique habituelle et complètement inutile. Faire quoi que ce soit ? Peux-tu ramener ma sœur ? Non, alors ne pose pas cette putain de question stupide. Et c’est quand on a perdu quelqu’un qu’on se rend compte de l’absurdité de cette phrase que j’ai moi-même prononcée à certains clients. Je sais qu’elle a une toute autre signification, mais il n’empêche que je comprends mieux la frustration des personnes en deuil qui se révoltent. « Merci Docteur Fitzgerald. Vous en avez déjà assez fait… » Je croise son regard, me rendant compte que cela sonne comme une insulte. « Enfin, je ne le dis pas d’une manière négative. Plus dans le sens, vous avez déjà fait beaucoup, allant contre votre profession et le protocole, donc… Je vous remercie d’avoir pris le temps de me rencontrer et de me donner ces détails. » Je m’apprête à me lever et il m’accompagne, mais je me rassois tout en montant d’un doigt sa personne. « Il n’empêche que, les infirmières de soins palliatifs n’étaient pas sa famille. Et que nous, de notre côté, nous aurions aimé nous préparer à son départ. Elle a informé Mathilda, une gamine qui a dû se préparer à la mort de sa mère. A se retrouver des jours durant seule… Et elle n’a rien dit, parce que Molly ne voulait pas qu’on le sache. Comment peut-on rester à ce point si protocolaire ? »

Je me lève de ma chaise d’un seul mouvement, faisant quelques pas en direction d’une fenêtre pour me contenir et calmer l’émotion qui m’envahit soudainement. « Je ne vous accuse pas, mais je pense qu’à l’avenir, vous devriez parfois vous imaginer à la place des familles et voir… ce que vous auriez aimé, vous. Est-ce que si un jour, votre sœur ou votre femme, peu importe, se retrouve à la place de Molly, vous n’aimeriez pas être au courant. Ou… avoir le temps de la revoir une dernière fois ? » lui demandais-je en me retournant dans sa direction. « La dernière fois que je l’ai vu, c’était pour Halloween quand elle est venue sur New York… Si j’avais su… » Ma voix s’enraille légèrement et je me racle la gorge, mon poing devant ma bouche, « si j’avais su, j’aurais pu lui dire tellement de choses. C’était ma petite sœur. Et mes parents… Mes parents ont perdu une partie d’eux. Eux aussi auraient aimé lui dire au revoir, l’embrasser et l’étreindre une dernière fois, s’imprégner d’un dernier regard, d’un dernier sourire, d’un dernier « je t’aime »… Ce n’est pas juste ! » Mes poings se contractent et je me détourne à nouveau, le regard sur la fenêtre.

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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Mer 13 Juin 2018 - 12:35



connaître la vérité
wesley grayce jr & aiden fitzgerald

Forcément, la situation était délicate. Comment faire comprendre à un homme endeuillé, en colère face à la mort de sa soeur, que le choix des patients devait être respecté, du début à la fin. La déontologie médicale était stricte, et Aiden aurait pu avoir des problèmes bien plus graves - si jamais la famille de Mlle Grayce avait été infernale, ce qui n’était sûrement pas le cas… - s’il n’avait pas suivi le protocole habituel, et la volonté de sa patiente. C’était toute son intégrité de chirurgien qui aurait pu être mise à mal. Il était encore tout jeune chirurgien et il n’avait pas envie que sa réputation soit tâchée à son âge. Il était vrai qu’il aurait pu aller à l’encontre de sa volonté, pour qu’elle voit sa famille une dernière fois et vice versa… mais durant toute la durée de son état de conscience, jusqu’à la toute dernière minute, elle avait préféré être seule et mourir seule. Qu’aurait-il pu faire de plus ? Outrepasser ses droits ? Oui, il aurait pu, en croisant les doigts pour que personne ne l’ennuie avec le protocole, après cet épisode. Il avait préféré ne pas le faire… et de toute façon, ça s’était passé tellement rapidement qu’il n’avait même pas pu prendre le temps de demander conseil à ses avocats, bien malheureusement… Le jeune Grayce qu’il avait devant lui pouvait bien le détester pour ce qu’il avait fait, Aiden le comprendrait aisément. Tous les jours, il était confronté à des familles en colère, parce que leur peine était trop forte à supporter… il savait comment choisir ses mots, dans ces cas là.

« Le protocole est là pour protéger tout le monde, en dépit, parfois, des familles, et j’en suis réellement navré, parce que je sais très bien que le système n’est pas le meilleur qui soit. Il protège le patient, qui souhaite lui-même se protéger et protéger sa famille. Il protège le médecin ou le chirurgien, qui se contente de suivre les volontés du patient, ce qui lui permet de rester intègre et de ne pas tomber dans le piège sentimental… et il permet à l’hôpital de ne pas avoir de procès de la famille, parce que tant que ce fichu protocole est suivi, un procès à l’encontre de l’établissement serait considéré comme gagné d’avance par la défense… »

Aiden soupira, un peu dégoûté lui-même de ce qu’il venait de dire, mais qui était pourtant la triste vérité. Attaquer un hôpital en justice était une cause perdue…

« Mais vous devez savoir tout ça, bien sûr… ajouta Aiden, avec un petit sourire amical. En tant qu’avocat, je crois que je ne vous apprends rien… Les avocats des hôpitaux et des cliniques sont assez chèrement payés pour qu’il ne nous arrive jamais rien… »

L’avocat se leva de sa chaise. Il avait l’air passablement énervé, pas forcément contre Aiden, mais contre la vie, la société en général.. peut-être un peu aussi contre sa propre soeur. La tristesse était forte, palpable. Aiden le sentait prêt à craquer. Depuis combien de temps se retenait-il de laisser exploser sa colère ?

« Je suis vraiment désolé… murmura-t-il. »

Ces quelques mots sortirent tout seul de la bouche d’Aiden, alors qu’il comprenait aisément toute l’ampleur de la souffrance de son interlocuteur. Pour l’instant, le chirurgien n’avait jamais vécu une perte aussi douloureuse. Ses grands-parents, bien sûr, avaient été une tristesse, mais seulement passagère dans sa vie, parce que c’était ainsi que cette dernière était faite : la vieillesse ne pardonnait jamais. Mais il n’avait jamais perdu un ami, un frère, une personne réellement très très proche. Non, il ne savait pas ce que cela faisait de perdre quelqu’un et Wesley avait mille fois raison. Dans ce cas-là, il aimerait savoir ce qu’il se passe, et pouvoir se rendre au chevet de cette personne. Rien n’était juste, dans cette histoire, comme dans toutes les histoires.

« Vous savez, je vais être honnête avec vous, et vous pourrez vous faire votre opinion de moi, me détester ou juste ne plus vouloir avoir affaire à moi… je vous comprendrais très facilement… continua Aiden. Chaque médecin doit se protéger lui-même, ne pas vouloir connaître à mille pour cent la vie de ses patients, pour ne tout simplement pas sombrer à chaque fois qu’il en perd un. Il doit rester intègre, en dehors de toute histoire affective, tout comme les infirmières, les aides-soignantes, les secrétaires… On vous donne l’impression d’être un mur, en béton armé, mais c’est simplement une armure que l’on se forge, pour ne pas abandonner notre métier au bout de trois semaines. J’ai perdu des dizaines de patients depuis que j’ai commencé à travailler. Si je n’avais pas été… disons… à l’écart, je n’aurais pas tenu et je pense que j’aurais changé de métier depuis des années… Vous comprenez ? »

Il avait le droit de lui répondre non, bien entendu. Mais Aiden savait qu’il toucherait peut-être un point sensible. Wesley était avocat. Lui non plus ne devait pas s’impliquer émotionnellement, pour ne pas perdre pied et perdre ses affaires. Il pouvait le comprendre. Bien sûr, il ne voudrait pas l’admettre parce qu’il s’agissait de sa soeur, dans le cas présent, mais sur le principe, Aiden savait parfaitement que leurs deux professions se ressemblaient dans ces cas-là. Et il en était le premier attristé.
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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Sam 16 Juin 2018 - 17:00

connaître la vérité

ft. aiden + wesley

« Je suis vraiment désolé… » Je soupire silencieusement. Il a fait tout ce qu’il pouvait, je n’ai rien à lui reprocher, du moins, de concret. Que des espoirs, des reproches d’un frère éploré par la perte de sa sœur. Je ne réponds rien, de toute façon, qu’est-ce que je pourrais bien dire ? Ce n’est pas de votre faute, vous avez fait tout ce que vous pouviez. Il le sait déjà, alors à quoi bon, si ce n’est lui faire briller le poil. Cela ne m’intéresse pas et lui non plus, de l’impression qu’il me donne en tout cas. Aiden se lance dans un petit explicatif sur les médecins et leur mise en retrait par rapport aux patients. J’en ai bien conscience, je le comprends aisément. Moi-même, dans mon travail, je dois mettre une barrière entre mon ressenti et mes clients, pour éviter de m’impliquer personnellement et de me faire avoir par mes émotions. Car celles-ci l’emportent toujours et ont des conséquences bien souvent irréversibles. Je me retourne lentement dans sa direction, croisant son regard alors qu’il est toujours à son bureau et moi devant sa fenêtre. « Je comprends, Docteur Fitzgerald. J’ai bien conscience que ce que je vous reproche aujourd’hui… n’a aucune valeur ni véritable impact. C’est dans la logique que vous n’interférez pas dans leurs choix, ni que… Je le sais, je pense que je suis comme tous et je le dis, parce qu’on a besoin de le dire. Et même si ça ne sert à rien, si ce n’est juste laisser ma peine sortir. » Je passe une main sur ma barbe, me ressaisissant pour éviter de rester en faiblard devant lui. Même si ce sujet me touche plus que profondément, je dois reprendre mon masque et redevenir l’avocat. « Juridiquement, si c’est là votre crainte, nous n’avons rien à reprocher et je ne suis pas venu en tant qu’avocat, comme je l’ai dit. Nous ne comptons faire aucune plainte, vous avez fait votre travail selon le bon vouloir de Molly. J’ose espérer qu’elle est partie… sans souffrir. » Il confirme et je remue de la tête. « Bien, bien. » Je retourne près de la chaise pour m’asseoir dessus, ayant besoin de quelques minutes pour retrouver tout le contrôle de moi-même. Je ne refuse pas sa proposition d’un café et j’observe son bureau. « Mathilda vit avec moi maintenant… C’est une amie à ma sœur qui venait la voir pendant que Molly était… Elle a perdu sa maman, alors elle essaye de faire avec. Elle a été préparée à son départ, elle a pu lui dire au revoir et je pense que cela à un impact considérable sur… son deuil. » Contrairement à moi. « Je vais faire tout ce que je peux pour qu’elle aille bien. Elle s’en sortira, je n’en ai aucun doute. Elle a besoin de temps… Tout comme moi. Je pense que je suis la personne qui lui fallait… » Je le remercie lorsqu’il me tend ma tasse de café, soufflant sur le liquide chaud tout en reniflant la bonne odeur. « Est-ce que… est-ce qu’il y a des risques pour Mathilda qu’elle contracte la même chose, un jour ? » lui demandais-je tout en buvant une gorgée de mon café, salutaire à cet instant.

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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Jeu 21 Juin 2018 - 21:06



connaître la vérité
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Alors que son invité parlait, Aiden hocha la tête. Bien sûr qu’il comprenait totalement son besoin de laisser sa peine sortir. Il venait à peine de perdre sa soeur, il était évident qu’il souffrait, et Aiden le comprenait très bien. Ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait des « reproches », qui n’en étaient pas d’ailleurs. Le rôle du médecin était de soigner, mais également de subir la colère des proches, quand rien n’allait, quand tout était au plus bas. Il savait pourquoi il avait signé son contrat, quand il avait présenté sa thèse. Il savait que ce ne serait pas tous les jours facile, qu’il n’allait pas sauver tout le monde, qu’il y aurait forcément des pertes, mais il s’était préparé à tout cela. Il savait comment trouver les mots justes, il savait qu’il devait garder un air distant et froid, envers et contre tout, et montrer seulement quelques fois de petites parcelles d’humanité, auprès de ses patients et de leur famille. Mais il fallait garder les pieds sur terre.

Cependant, malgré toutes ses certitudes, Fitz était soulagé en entendant que le frère de sa patiente n’allait pas porter plainte, lui, ou sa famille. Non pas qu’il aurait été dans la merde, ça n’aurait pas été le cas parce qu’il respectait bien la procédure de cet hôpital, mais ça lui aurait valu un coup dur dans sa réputation déjà en baisse. De fait, il pouvait souffler un peu. Ce n’était pas encore aujourd’hui qu’il devrait sortir des sommes extravagantes pour payer ses avocats… Il en rajouta une petite couche, même s’il appréciait bien l’homme qu’il avait en face de lui et qu’il ne voulait pas paraître trop parfait, juste pour assurer ses arrières.

« Je peux vous assurer qu’elle n’a pas souffert, le temps de sa dernière hospitalisation… »

Il parut convaincu, et Aiden lui adressa un petit sourire amical. Les doses de morphine qui avaient été administrées à sa soeur étaient faites pour un cheval, presque, parce que ses métastases lui bousillaient le corps à vitesse V et devaient la brûler, la lancer, lui faire un mal de chien. Aussi, il était sûr qu’elle n’avait pas ressenti la moindre douleur : c’était quasiment la morphine qui l’avait faite partir.

« Vous désirez un café ? »

C’était la moindre des choses qu’Aiden pouvait lui proposer. Sans attendre sa réponse, il se releva de derrière son bureau pour se diriger vers la petite commode qui abritait bouilloire et cafetière à capsule. Il sortit deux capsules et prépara les deux tasses de liquide fumant.

Wesley revint s’asseoir au bureau d’Aiden, et lui expliqua alors que la fille de Molly vivait avec lui désormais. Le chirurgien avait le sentiment que tout allait bien se passer pour cette enfant : l’avocat semblait être un homme très sérieux, meurtri par la perte de sa soeur, mais droit, fier, les pieds sur Terre. La gamine n’aurait aucun problème à reprendre le dessus sur sa peine. Il ramena les tasses vers le bureau et en tendit l’une à son cadet.

« Vous allez être parfait pour elle, j’en suis persuadé, confia Aiden. Vous avez l’air d’aimer votre famille plus que tout au monde, et cette gosse ne manquera de rien avec vous, c’est un fait… »

Cependant, il marqua un temps d’arrêt en entendant la nouvelle question de Wesley. Il redoutait qu’il lui demande une chose pareille, mais il devait absolument lui en parler. Parce que si Mathilda avait des risques d’avoir une telle pathologie, elle n’était pas la seule. C’était un problème d’hérédité, certes, mais dans plusieurs sens : sa progéniture, mais également ses parents. Il fallait qu’ils se fassent dépister… et puis… ce n’était pas tout.

« Je pense que vous devriez tous faire ne serait-ce qu’une échographie, voire une écho-endoscopie, pour voir si votre pancréas est normal. Vous tous. Mathilda a des risques, car désormais, elle a un antécédent au premier degré… mais vos parents également… et vous, Wesley ! »

En tant que frère de la patiente, il était celui qui avait, actuellement, le plus de « chances » de contracter ce genre de cancer. Ce serait bien incroyable qu’il ait exactement la même chose que sa soeur, parce que ce genre de tragédie touchait une personne par foyer, et non pas sa totalité… Toutefois, mieux valait prévenir que guérir.

« Je ne veux pas vous effrayer, le rassura-t-il, mais il suffit juste de faire des dépistages de temps en temps pour être sûr que tout va bien ! »

Une fois tous les deux ans, il pourrait simplement faire des examens de sang, voire des bilans plus approfondis si besoin, et si rien n’arrivait, tant mieux, sinon, il pourrait au moins se faire soigner et essayer de vivre un peu plus longtemps… néanmoins, ce genre de maladie n’était pas réputée pour être soignable…
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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Lun 2 Juil 2018 - 12:52

connaître la vérité

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« Je pense que vous devriez tous faire ne serait-ce qu’une échographie, voire une écho-endoscopie, pour voir si votre pancréas est normal. Vous tous. Mathilda a des risques, car désormais, elle a un antécédent au premier degré… mais vos parents également… et vous, Wesley ! » Je fronce des sourcils. Moi aussi ? C’est vrai que, dans une maladie de ce genre, il faut toujours assurer ses arrières et vérifier, même si on passe pour un idiot ou un peureux. Je remue de la tête, n’ayant pas le cœur à faire le dépistage rapidement, mais je vais m’organiser un rendez-vous. Je vais aussi en informer mes parents, puisqu’ils attendent beaucoup de ce rendez-vous avec le chirurgien de ma sœur, de leur fille. Et Mathilda, je ne vais pas lui laisser le choix. Hors de question qu’il lui arrive quoi que ce soit. « Bien… Je pense que nous viendrons vous voir, Mathilda et moi, pour ce dépistage… Vous avez été le médecin de ma sœur, de sa mère et… je pense que vous avez besoin, peut-être, d’une bonne fin dans notre famille. Peut-être que vous vous en moquez, la barrière entre la vie personnelle et professionnelle. » Je croise son regard. « Mais je ne pense pas, vu comment ma sœur vous a marqué et ce que vous avez fait pour elle. L’intérêt que vous portez à sa fille… » C’est peut-être anodin, même idiot, mais savoir que le frère, la fille et les parents n’ont pas la même maladie et les mêmes risques… Cela peut toujours faire du bien. Comme une petite bulle de lumière dans une pièce sombre. Je suppose qu’ils sont comme moi, lorsqu’à la fin d’un lourd procès, la sentence tombe et que la victime est enfin libérée et obtient gain de cause. Ça booste ! Je prends ma tasse pour en boire le contenu rapidement et silencieusement. Puis, lorsque j’ai terminé mon café, je me lève d’un seul coup. « J’ai suffisamment abusé de votre temps. Je vous remercie encore de m’avoir reçu dans votre cabinet, Docteur Fitzgerald. » Je lui tends ma main, pour une poignée respectueuse, avant de prendre la direction de la porte. Il sort en ma compagnie, se dirigeant vers sa secrétaire avant de me tendre le dossier de Molly. « Merci pour elle… pour ce que vous avez fait et pour l’avoir accompagné, une partie de la nuit. » Je me montre un brin familier en posant une main sur son épaule, mais qu’importe. « Nous nous reverrons prochainement pour le dépistage avec Mathilda et moi-même… » Après un dernier échange, je m’éloigne pour quitter l’hôpital avec un poids en moins sur les épaules. Maintenant, reste plus qu’à appeler mes parents.

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- alors que je venais fraîchement de me marier avec une femme que je convoitais depuis des mois, j'ai pris la décision de tout quitter et d'abandonner femme et foyer pour aller exercer un poste de chef de la chirurgie à Miami - cette aventure a duré 4 ans, je viens de me décider à rentrer à Vancouver pour retrouver ma femme, qui demande le divorce, chose à laquelle je n'ai aucune envie d'agréer - ma passion, c'est mon travail, je le ferai toujours passer avant le reste, Eileen le sait, je pense... j'espère. - j'ai voulu devenir médecin depuis tout petit, chirurgien depuis mes quinze ans, comme mon père et mon grand-père - j'ai été très déçu de mes quatre ans à Miami, même si j'en sors plus mature et grandi, je me rends compte que je ne suis pas fait pour la bureaucratie, mais plutôt pour la pratique et le bloc - de retour à Vancouver, j'ai repris mon poste de chirurgien digestif à l'hôpital, mais j'ai très envie de m'installer en libéral pour ne plu subir les regards et les remarques des confrères ou des soignants, et aussi pour laisser de l'espace à Eileen - elle a accepté ma présence et je sens que les choses commencent à se délier


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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)
Mer 11 Juil 2018 - 15:22



connaître la vérité
wesley grayce jr & aiden fitzgerald

Wesley semblait un peu perplexe face à ce que venait de lui annoncer le Docteur Fitzgerald. Evidemment, il ne s’attendait peut-être pas forcément à ce qu’on lui dise qu’il fallait qu’il passe des examens, et pourtant, rien n’était plus logique que cela. Tous les membres d’une même famille, unis par les liens du sang, devaient se faire suivre quand il y avait des antécédents, surtout de cette ampleur. Il ne pensait qu’à Mathilda, c’était mignon de sa part, mais il ne devait pas s’oublier lui-même. Au contraire… Mathilda avait besoin de lui vivant, et non pas sur un brancard de morgue, comme sa mère.

« Vous pouvez venir me voir, je vous suivrais volontiers, c’est bien normal de ma part, lança Aiden, touché par cette attention. Je vous confierai à mon meilleur confrère gastro-entérologue, surtout, pour les examens de contrôle, parce que ce n’est pas de mon ressort… »

Il s’occupait de l’après dépistage, Fitz, mais pas des examens de débrouillage. Il aurait aimé faire cela, mais il préférait découper des peaux, des boyaux, des organes… Au moindre problème concernant leur famille, il serait de toute façon prévenu et il pourrait prendre les choses en main à leur moindre demande.

« Je ne vais pas vous le cacher, ce type de patient me touche beaucoup… le type de votre soeur : un cancer de cette envergure, à un âge si jeune… je vous jure qu’on ne l’oublie jamais, parce que ce n’est pas si commun que ça. »

Wesley parut rassuré par ses dires et Aiden en fut soulagé. Il n’était pas certain d’avoir « besoin d’une bonne fin », mais au moins, il pourrait se dire qu’il a protégé, voire sauvé, le reste de la famille de sa patiente. C’était toujours agréable pour un médecin, quelle que soit sa spécialité, de faire ce pourquoi il a prêté serment.

Quelques minutes plus tard, lorsque Wesley eut terminé son breuvage, il se releva et tendit la main vers Aiden, qui lui serra fermement, comme un contract tacite qu’ils venaient de signer.

« N’hésitez pas à m’appeler au moindre problème, si vous avez des questions par rapport au dossier de votre soeur… lui recommanda-t-il enfin. »

Il hocha la tête en signe d’approbation lorsque Wesley le remercia d’avoir veillé sur sa soeur jusqu’à la fin. C’était tout à fait normal pour lui, elle n’était pas la seule patiente esseulée qu’il avait veillée… Il le raccompagna jusqu’à la porte de son bureau, avant de le regarder partir par l’ascenseur. Aiden ne s’attendait pas à un rendez-vous du genre, même si sa secrétaire l’avait prévenu, et il était un peu plus touché qu’il ne voulait bien le faire croire...
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MessageSujet: Re: connaître la vérité (w/ aiden)

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