La conciliation



 
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 La conciliation

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friendship never ends


~ Il parle l'anglais et le gaélique.

~ Il a fait ses études universitaires à Glasgow et Oxford.

~ Il a travaillé pour plusieurs startups et des compagnies tels que Apple, Volkswagen et Royal Bank of Scotland.

~ Il ne boit que du whisky écossais et du café noir.

~ Il joue du piano depuis l'âge de cinq ans.

~ C’est un antimonarchiste convaincu et un fier indépendantiste. Il ne comprend pas qu’au 21e siècle des peuples soient encore gouvernés ou représentés par des rois et des reines. Il ne peut pas supporter tout ce qui touche à la noblesse et le protocole.

~ Il a une discipline de fer. Il s’entraîne chaque matin durant deux heures. Il fait du jogging et de la musculation. Il ne fume pas et ne prend aucune drogue.

~ C’est un grand lecteur et il se passionne surtout pour l’histoire et la politique international.

****

~ RP EN COURS ~

* Helen Murphy
* Stewart Murphy


• INSCRIS LE : 05/09/2017
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MessageSujet: La conciliation
Dim 8 Juil 2018 - 14:06

Deux mois se sont écoulés depuis que j’ai reçu la visite de la sœur de Clémentine et de leurs avocats dans mon bureau. Depuis leurs visites, les choses se sont accélérées et nous voilà finalement rendus au premier jour de la procédure de conciliation dans le dossier du licenciement de Clémentine. La première rencontre a été fixée à dix heures au palais de justice. Accompagné de mon avocat, je me rends au bureau du Juge Douglas Bancroft. Nerveux, j’avale un expresso rapidement avant de rejoindre mon père et son propre avocat qui nous attendent dans le couloir près de la salle réservée pour nous. Entre mon père et moi, c’est toujours silence radio. Je le salue quand même d’un signe de tête par politesse. Quant à lui, c’est à peine s’il daigne me regarder. Il ne me pardonne toujours pas que j’ai osé exposer nos ennuis à son père. Et encore plus que ce dernier, m’est accordée sa totale confiance. Conforter dans ma position à la tête de la compagnie, j’ai enfin toute la liberté d’imposer mes décisions. Je n’ai toujours pas terminé de constituer ma nouvelle équipe de conseiller, mais j’ai fait un grand ménage dans ce qui restait des employés fidèles à mon père. Me reste plus que Nelson à me débarrasser, mais pour son cas, je dois attendre que le règlement du dossier soit terminé.  

Nous restons quelques minutes dans le corridor avant qu’une greffière nous invite à nous installer dans la salle. Mon avocat m’explique de nouveau le fonctionnement de la procédure, mais je l’écoute distraitement puisque je guette l’arrivée de Clémentine. Je les mains moites et j’ai l’impression de suer abondamment ce qui ma foi ne m’arrive pratiquement jamais. Je ne l’ai pas revue depuis ce jour horrible de février. C’était il y a 5 mois, mais cela me paraît une éternité. Je ne peux m’empêcher de penser à elle constamment. J’aimerais tellement pouvoir retourner en arrière et effacer toutes les choses horribles que je lui ai dites. J’aimerais ne pas avoir douté d’elle. Foutu orgueil d’enfant gâté. Je sais que je suis le seul responsable de tout ce gâchis entre nous. Hélas, je n’ai pas le pouvoir de changer le passer aussi je dois assumer mes erreurs.

Je me serre un verre d’eau et tourne la tête au moment où la porte de la salle s’ouvre de nouveau. La voilà. Elle est là. Elle marche en direction de la table opposée à la nôtre en compagnie de Me Grayce. Je n’arrive pas à la quitter des yeux. Je remarque immédiatement qu’elle a changé sa coiffure, mais elle est toujours aussi belle. Non mieux encore, elle est resplendissante. Quelques minutes après leur arrivé, le juge arrive à son tour et il nous avise que la conciliation peut débuter. Commence alors le balai des avocats. J’essaie de rester concentré sur le débat, mais je suis incapable de la quitter des yeux.

J’aimerais pouvoir me retrouver seul avec elle. Pouvoir lui parler. Lui exprimer mes regrets et mes plus sincères excuses. Je suis parfaitement conscient que je ne mérite pas son pardon et je doute qu’elle puisse un jour m’accorder de nouveau sa confiance, mais au moins je me sentirais moins comme une ordure si je pouvais lui parler. Je me doute qu’elle ne doit plus avoir pour moi que haine et mépris pour lui avoir causé tant de peine et d’ennuis. Bien que je ne sois pas responsable d’avoir terni sa réputation et de lui avoir envoyé une lettre de poursuite, j’assume tout le mal que je lui ai fait. Bien que je sois fier et orgueilleux, je serais prêt à me jeter a ses genoux pour obtenir ne serait-ce qu’un sourire de sa part. Quelques mots pour apaiser mon cœur et mon esprit.

Le cœur serré dans la poitrine, j’entends le récit de cette fatidique journée via les propos de son avocat. Vue de l’extérieur, j’ai le rôle du tyran mesquin et aveuglé par le pouvoir. En réalité, je n’étais qu’un pauvre type manipulé par son père et ses conseillers. Un gamin aux mains liées incapable de faire face à ses responsabilités. Je m’écœure moi-même et je me promets intérieurement que plus jamais je ne referai les mêmes erreurs.

Il me suffit de regarder le juge pour savoir que la facture sera salée. Nous avons agi comme des cons. Nous sommes coupables et je ne le nie absolument pas. Cette histoire est non seulement honteuse, elle est grotesque. Si ce n’était qu’une simple employée ce serait terrible et ennuyeux, mais elle était bien plus que cela. Elle était ma petite amie et je l’ai trahie. Je suis perdue dans mes souvenirs quand le juge se tourne vers moi. Son regard en dit long sur ce qu’il pense de moi. Il doit certainement penser que je ne suis qu’un simple gosse de riche stupide à qui on a donné trop de pouvoir. Il n’a pas tort, mais j’espère que je pourrai lui faire changer d’opinion du moins un peu.


Mo Nighean Donn
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Clémentine a grandi à Cap-aux-Meules, sur les îles de la Madeleine au Québec. Elle n'avait jamais connu les grands centres commerciaux, ni de vivre avec autant de monde autour d'elle. Le choc en déménageant sur Vancouver a été assez conséquent. ♦️ Elle possède un petit frère, Nino, qui est handicapé au niveau mental. Il a un léger retard tout en étant autiste, ce n'est pas toujours évident à vivre, mais elle possède une relation très fusionnelle avec lui. ♦️ Sa grande soeur est son modèle, elle l'aime du plus profond de son coeur et se rend compte à quel point elle lui a manqué en la retrouvant à Vancouver. ♦️ Travaille comme assistant du Chef de Projet chez Phoenix (Canada), même si elle subit un harcèlement moral par son chef. Il profite de sa naïveté et de son manque d'expérience pour s'approprier son travail. ♦️ Elle a donné naissance à une petite fille il y a treize ans et l'a fait adopter, elle ne regrette pas son geste; c'était la meilleure solution à l'époque. ♦️ Clémentine est une jeune femme douce et souriante, attachante, mais qui se fait très facilement avoir ♦️ Elle vient de récupérer sa fille, qui a perdu ses parents adoptifs et elle doit, maintenant, nouer des liens avec elle. ♦️ Actuellement, elle est en cours de procès envers son ancien patron pour harcèlement sexuel et moral.

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MessageSujet: Re: La conciliation
Dim 8 Juil 2018 - 16:04

la conciliation

ft. amsterdam + clémentine

Je m’observe encore une fois dans le miroir, essuyant mes mains moites sur ma jupe fendue. Bon sang, j’angoisse comme pas possible à l’idée de me retrouver de nouveau en présence d’Amsterdam et son père. La dernière fois, c’était le jour où je me suis fait virer, autant dire que je n’en garde pas un très bon souvenir. Je soupire, avant de tourner la tête vers Madigane qui s’approche avec un sourire confiant, me rassurant. Tout ira bien selon elle, car je serai en présence de Wesley et il ne laissera rien passer. S’il me sent mal à l’aise, alors il fera le nécessaire pour que ce ne soit pas le cas. Je suis entre de bonnes mains et j’étire un sourire, ne voulant pas lui confier plutôt ma crainte d’affronter le regard d’Amsterdam, après ce que nous avons vécu et la peur de me rendre compte que ma haine envers lui n’est qu’une façade, dissimulant des sentiments encore présents. J’espère sincèrement que non que mon cœur a compris la leçon… Elle vient m’étreindre, avant de me souhaiter bon courage, puis elle s’éclipse tandis que je termine. Puis, une fois prête, je rejoins tout le monde dans le salon tout en échangeant un sourire avec Daisy. Sans lui dire exactement ce qu’il se passe, elle sait que je suis dans un moment difficile et j’ai son soutien, ce qui croyez-moi, vaut bien plus que toute chose. Dès que l’interphone sonne, j’embrasse tout le monde puis je rejoins Wesley en bas de notre immeuble direction le palais de justice. Sur le chemin, il tente de me dérider un peu, mais j’ai du mal à me détendre. Il tapote ma cuisse avec un sourire, lui aussi me disant que tout ira bien et que de toute façon, rien n’est contre moi, au contraire. On arrive sur place environ vingt minutes plus tard et nous nous rendons directement dans le bureau du Juge Douglas Bancroft. On nous ouvre la salle et je marche la tête haute, sans les regarder directement pour éviter de me perdre et de montrer que je ne suis pas sûre de moi, conseil de Wesley. Je m’assois en face d’eux, croisant un court instant les yeux d’Amsterdam. Puis, je reste silencieuse jusqu’à l’arrivée du Juge qui prend place sur le fauteuil en bout de table. « Bien Madame, Messieurs, vous pouvez commencer. » L’avocat du père d’Amsterdam évoque les faits, notamment la procédure qu’ils ont faite contre moi, me virant après consultation de ma boîte mail professionnelle. L’avocat d’Amsterdam reste silencieux tout du long, puis, lorsque vient son tour, il secoue la tête en laissant Wesley prendre la parole.

Il commence par réfuter toutes les accusations qui ont été faites, prouvant ainsi mon innocence. Au moment des mails, je n’étais pas à mon bureau et nous avons bien évidemment des preuves. De plus, il a fait expertiser les échanges par un spécialiste du langage qui a souligné que si c’était moi qui avais envoyé ses mails, alors j’aurais donc changé ma façon d’écrire. Puis, une fois que je suis entièrement blanchie, il commence par accuser la société pour licenciement abusif sans investigation légale. Qu’en plus, il ajoute, ils profitent de mon manque d’expérience dans le milieu pour briser toutes mes possibilités de retrouver un travail et il a une lettre signée d’un employeur chez qui j’ai postulé pour prouver ses dires. Il la tend au juge, tout en continuant, alors que je reste la tête basse. L’avocat du père d’Amsterdam tente quelques galipettes, mais il se fait remettre à sa place par Wesley qui ne laisse absolument rien passer. « Monsieur le Juge, devant toutes ses preuves, je vous laisse maintenant décider de ce qu’il convient. » Il hoche de la tête, nous observant tous, avant de me demander à moi, quelles sont mes attentes. Je me racle la gorge, croisant son regard : « Je veux simplement que justice soit faite. J’ai été humiliée et mise plus bas que terre, on m’a fait me sentir comme une misérable et on m’a traité comme telle. J’ai passé des mois à faire semblant de travailler, n’osant pas avouer que je m’étais fait virer aussi… vulgairement. J’ai eu de nombreux entretiens, sans succès et il n’y en a qu’un qui a eu la franchise de me dire pourquoi il ne voulait pas de moi. Parce que je n’étais pas fiable, parce qu’on ne pouvait pas me confier des dossiers importants, sans quoi, j’irais voir la concurrence. J’ai douté de moi et… Je veux simplement qu’ils se rendent compte du mal qu’ils ont fait, se laissant berner par un avis et un seul, laissant l’amitié prendre le pas sur le professionnel. » Je sens ma colère monter, repensant à Karl. « Je veux qu’ils s’excusent et qu’ils payent, non pas parce que je veux de l’argent, mais simplement pour qu’ils sentent passer la connerie qu’ils ont faite ! » La main de Wesley se pose sur mon épaule, alors que j’incendie du regard le père d’Amsterdam, son avocat et le fils, mettant tout le monde dans le même panier. Le juge se tourne vers Wesley : « Que voulez-vous ? » « Nous exigeons un million et cent mille dollars, Monsieur. Comprenant bien évidemment les dommages et intérêts… J’ajoute également, que Monsieur Phoenix fils s’est montré plus compréhensif que son père et qu’il a participé de bonne volonté pour nous aider à innocenter ma cliente. Je tiens à le souligner, que cela soit pris en compte. »

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~ C’est un antimonarchiste convaincu et un fier indépendantiste. Il ne comprend pas qu’au 21e siècle des peuples soient encore gouvernés ou représentés par des rois et des reines. Il ne peut pas supporter tout ce qui touche à la noblesse et le protocole.

~ Il a une discipline de fer. Il s’entraîne chaque matin durant deux heures. Il fait du jogging et de la musculation. Il ne fume pas et ne prend aucune drogue.

~ C’est un grand lecteur et il se passionne surtout pour l’histoire et la politique international.

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MessageSujet: Re: La conciliation
Dim 22 Juil 2018 - 15:31

Je suis installé à quelques pas Clémentine. Elle est là. Si près et si loin à la fois. J’essaie de garder mon calme alors que je n’ai qu’une seule envie. Pouvoir lui parler seul à seul. Pouvoir m’expliquer avec elle et lui demander pardon. Pour le moment cela semble impossible et encore après l’audition je doute qu’elle veuille me parler. J’avale un peu d’eau et je me concentre sur les débats entre les avocats. J’ai comme la bizarre impression qu’ils parlent de nous comme si nous n’étions pas dans la pièce. Je suis pourtant bel et bien là et j’ai conscience des fautes que j’ai commises dans ce dossier. Je n’aime pas du tout les entendre parler de moi et de l’entreprise familiale comme il le faut aussi je me fais la promesse que jamais plus je ne me trouverai dans cette situation. Inquiet, je me tourne vers mon père qui est assis tout près. Il ne me regarde pas. En fait, depuis son arrivée, il agit comme si j’étais un vulgaire inconnu. Décidément, les choses vont de mal en pire entre nous.

C’est à présent le tour de Me Grayce de faire l’exposé des faits du point de vue de Clémentine. Son ton est clair. Ses mots sont précis et il sait captiver son audience. Pas étonnant que ce type soit l’un des meilleurs avocats de la ville. Il expose au juge les faits et les accusations qui ont été faites à l’endroit de sa cliente. Lorsque vient le moment, ou il expose les fameux mails, je sens une boule se former dans mon estomac. Comment j’ai pu croire qu’elle pourrait préférer Nelson à moi. Quel con, j’ai été. Je me suis laissé totalement aveugler par ma haine et ma jalousie pour ce type. Les preuves sont pourtant des plus éloquentes. Clémentine n’a jamais écrit les courriels ni ceux envoyés à Brewster ni ceux échangés avec son supposé complice. J’ai été totalement berné et je m’en veux terriblement. La juge examine les fameux mails en regard des éléments de preuve fournie par l’enquête et rapidement il blanchit Clémentine de toutes accusations de fraude et de transmission illégale d’informations. C’est 1-0 pour eux!

Vient ensuite la question du licenciement abusif et des conséquences désastreuses sur la réputation de Clémentine. À ce niveau, je sais que je n’y suis pour rien. Bien au contraire, j’ai toujours louangé son travail et j’en veux à mon père et ses sbires d’avoir fait circuler des fausses informations à son sujet dans le milieu. Si nos concurrents ont eu vent de l’histoire des courriels pas étonnant qu’elle n’est pas réussie à décrocher un nouvel emploi. Connaissant l’esprit machiavélique de mon père, je suis certain qu’il s’est assuré qu’elle ne pourra pas travailler dans le domaine de la publicité pour le reste de ses jours, et ce même si elle est blanchie de toutes accusations. Peu importe ce que je pourrai dire, j’ai peu de chance de pouvoir l’aider à retrouver un emploi dans ce secteur à moins qu’elle accepte de revenir travailler avec moi. On peut toujours rêver!

Une fois encore, les preuves sont accablantes contre nous. Mon avocat essaie une défense pour tenter m’épargner des frais supplémentaire, mais rien n’y fait. Les arguments de Me Grayce sont béton. Ce type est si fort, qu’il arriverait certainement à déplacer des montagnes s’il le fallait pour gagner ce procès. Dommage que je ne puisse pas l’engager pour la société ce serait un super atout. Au sujet du licenciement abusif, l’avocat de mon père tente à son tour une offensive, mais il est rapidement mis hors circuit par Me Grayce. Cette fois, je dois me retenir de rire tellement ce type est génial. Il les a ridiculisés et ils sont à présent à court d’arguments. Ils ne leur restent plus qu’à attendre la décision du juge et préparer leur chéquier.

Une fois la présentation de preuves terminées, le juge se tourne vers Clémentine et lui demande ce qu’elle attend de cette conciliation. À mon tour, je me tourne vers elle et ne la quitte pas des yeux. Fière et digne, Clémentine se lève de sa chaise et d’une voix claire elle expose à tous ses attentes. Chacun de ses mots sont autant de pieux plantés dans mon cœur. Je me sens largement responsable de ses malheurs et je voudrais tellement pouvoir retourner dans le passé pour effacer mes fautes. D’où je me trouve je peux sentir sa douleur et je n’ai alors qu’une envie aller vers elle pour la serrer dans mes bras. Elle fait une légère pause et ajoute a l’intention du juge : « Je veux qu’ils s’excusent et qu’ils payent, non pas parce que je veux de l’argent, mais simplement pour qu’ils sentent passer la connerie qu’ils ont faite! »

Les demandes de Clémentine sont justes et honnêtes, je ne peux que m’incliner une fois de plus. Nerveux à propos du sort qui m’attends, je prends mon paquet de chewing-gum dans la poche intérieur de mon veston et en avale deux morceaux. Je jette un nouveau coup d’œil à mon père en espérant qu’il ne fera pas une contre-offre ou pire encore une objection. Suffit de voir son visage pour comprendre qu’il est en rogne. Il garde pourtant le silence. Il veut certainement attendre ce que demande l’avocat de Clémentine. Nous n’aurons pas attendre très longtemps pour cela. Après avoir entendue les demandes de Clémentine, le juge se tourne vers son avocat pour lui demander le dédommagement que souhaite pour sa cliente. Au même moment mon regard croise celui de Clémentine. Le regard qu’elle jette alors vers nous est dur et froid. Je n’entends plus rien. Tout ce dont j’ai envie c’est de l’entendre me dire que tout n’est pas terminé entre nous. Que j’ai encore une chance d’obtenir son pardon. Et puis, les mots de Me Grayce me sort de mon rêve.

« Nous exigeons un million et cent mille dollars, Monsieur. Comprenant bien évidemment les dommages et intérêts… J’ajoute également, que Monsieur Phoenix fils s’est montré plus compréhensif que son père et qu’il a participé de bonne volonté pour nous aider à innocenter ma cliente. Je tiens à le souligner, que cela soit pris en compte. »

Ayant pris en note la demande de l’avocat, le juge nous annonce qu’il va prendre la cause en délibéré le temps de réfléchir à son verdict. Puisqu’il s’agit d’une séance de conciliation, il devrait nous revenir avec sa décision d’ici quelques heures. Ayant encore pas mal de travail au bureau, j’envoie un message à Chang pour qu’il approche avec la voiture et remercie mon avocat pour son aide. Nous convenons de nous rejoindre ici dès que le juge aura terminé sa délibération. Je salue mon père rapidement et avant de quitter la pièce, je m’approche de Clémentine et demande à lui parler. J’essaie de cacher mon trouble et j’espère qu’elle acceptera.

- Clémentine… je sais que tu as toutes les raisons de me haïr, mais donne moi une chance de m’expliquer… s.v.p.


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