back from the dead (ludi & stew)



 
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 back from the dead (ludi & stew)

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né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






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MessageSujet: back from the dead (ludi & stew)
Ven 20 Juil 2018 - 21:45

back from the dead
ludi & stew

Chaque jour me paraissait être une année. Le temps passait avec une lenteur inhumaine. Je comprenais à chaque seconde que tout ce que je voulais, c’était rejoindre cet enfant, Noah… notre Noah. Lui qui n’avait pas assez vécu, je voulais lui donner lui offrir ma vie pour qu’il puisse avoir la chance de goûter à la sienne. Il était bien trop difficile pour moi de songer à ce qu’aurait pu être son existence. Et, quand bien même je me doutais que cela devait être difficile pour Ludivine également, je n’arrivais pas à cesser de lui en vouloir. D’être partie, de m’avoir abandonné, d’avoir abandonné Noah. Même s’il n’était plus là, il avait besoin de nous et nous avions besoin de lui.

La vie avait repris son cours. Ma vie était on ne peut plus normale, j’avais repris de vieilles habitudes, mais sans y trouver aucun goût. Helen, les enfants… tout me paraissait ennuyeux et fade. Je n’arrivais pas à y trouver ma joie d’antan. Je n’arrivais pas à m’occuper d’eux comme je le faisais avant. Je faisais semblant, j’étais une marionnette, que le temps faisait marcher et agir à sa guise, je n’aimais plus rien, je ne vivais plus pour moi-même ni pour personne. Et par-dessus tout, les rares fois où j’arrivais à dormir plus de deux heures, je revoyais le visage poupon de Noah, le regard flamboyant de Ludivine, ses lèvres lorsqu’elles m’embrassaient, son corps lorsque je le dominais… Mon existence était devenue un véritable Enfer.

Puis, la noirceur des jours avait passé, et plus les jours filaient, plus je retrouvais un peu d’envie, un peu de joie. Toute souffrance finit par s’estomper, à un moment ou un autre. Evidemment, la vie continuait, je devais toujours officier à l’université, donner mes cours et aider les étudiants à progresser, même si me rendre sur ces lieux était comme me planter un poignard dans le coeur. A chaque fois que je tombais sur l’année de Ludivine, j’espérais la retrouver dans les rangs, cependant, ce moment n’arrivait jamais. Il fallait que je me rende à l’évidence : elle était bel et bien partie. Où, je ne le savais pas. Quand reviendrait-elle ? Peut-être jamais. C’était pour cette raison que je devais reprendre pied dans le monde réel. Peut-être que jamais je n’allais revoir cette jeune étudiante qui m’avait tant fait tourner la tête. Je devais retourner près d’Helen, redevenir le mari aimant et fidèle que j’étais avant toute cette aventure. Ma famille avait besoin de moi…

Quelques semaines plus tard…

« Je file à la fac… Bonne journée les enfants, travaillez bien à l’école ! lançai-je à l’assemblée avant de quitter la maison. »

Un soupir s’échappa de mes lèvres alors que je grimpai dans mon SUV pour rejoindre l’université. Le sourire aux lèvres, je sifflotai doucement la chanson qui passait alors à la radio, tandis que la voiture m’emmenait presque mécaniquement sur le chemin que je devais rejoindre pour arriver au travail. Il n’y avait pas à dire, les antidépresseurs faisaient un effet boeuf ! Je n’avais presque plus d’idées noires depuis quelques jours et j’arrivais à nouveau à être le Stewart Murphy normal que tout le monde connaissait, sans que personne ne se doute de rien ! La science et la médecine étaient bien faites !

Une fois arrivé à l’université, je rejoignis immédiatement mon bureau pour lire mes mails et répondre à certains étudiants qui me demandaient des précisions sur telle ou telle référence de mon cours, qui avaient des questions pour leurs prochains examens, ou qui voulaient simplement avoir un avis sur un ouvrage qu’ils lisaient. Par chance, je n’avais qu’une dizaine de mails à traiter ce matin-là, parce que j’étais déjà en retard. A neuf heures moins le quart, je quittai le bureau pour rejoindre l’amphithéâtre 401, dans lequel je devais donner un cours magistral aux élèves de deuxième année. Les deux heures passèrent rapidement, les étudiants étaient intéressés, posaient des questions, restèrent attentifs durant tout mon monologue. Ils ne furent pas néanmoins pas très longs à quitter l’amphithéâtre lorsque l’heure de fin arriva…

Après une pause café bien méritée, je parcourus les couloirs dans l’espoir de revenir dans mon bureau, et je passai devant la scolarité et les bureaux de confrères qui discutaient ensemble du pouvoir de Shakespeare sur notre société actuelle. Avec un sourire, je les saluai avant de m’arrêter net.

C’était impossible.

Elle ne pouvait pas être là. C’était une vision que j’avais. Les antidépresseurs me rendaient déjà fou à lier.

Mais pourtant, elle était bien là, debout devant moi. Je ne voyais que son profil, encadré par ses beaux cheveux blonds, mais je savais que c’était bien elle. Elle discutait avec l’un des professeurs et je restai bouche bée jusqu’à ce que quelqu’un me pousse doucement en voulant passer à côté de moi. Je repris mes esprits, rapidement. En fermant les yeux, puis en les rouvrant, je vis que l’apparition de Ludivine n’était pas partie. J’avais devant moi la véritable Ludi, pas son fantôme, pas un esprit, c’était elle en chair et en os, et elle ne m’avait pas encore vu. Je craignais le moment où cela arriverait, parce que nous n’étions pas seuls, elle discutait avec ce prof et elle pourrait avoir une réaction qui me coûterait cher…

Malgré tout, comme si elle sentait ma présence ou mon regard insistant sur son visage, elle tourna la tête vers moi et ses yeux s’arrondirent lorsqu’elle me reconnut. J’étais en apnée, je ne savais même plus comment faire fonctionner mes poumons, c’était tout bonnement impossible pour moi. Il fallait cependant que j’agisse, pour ne pas avoir l’air étrange et suspect auprès de mes collègues. Je m’approchai doucement, craintif, sans le montrer.

« Mademoiselle Reding, vous nous honorez enfin de votre présence… ? murmurai-je d’une voix blanche. Où étiez-vous donc ? »

Mon ton était sans appel, je voulais des réponses, en tant que professeur, mais également en tant qu’amant. Elle avait disparu de la carte, du jour au lendemain, sans prévenir personne, que ce soit ses ami.e.s, sa colocataire… personne ne savait où elle était ! J’étais mort d’inquiétude, et dans le même temps, je la haïssais profondément.

« Jeremiah, tu permets que je t’emprunte Mademoiselle Reding ? »

Forcément, mon collègue accepta de bon coeur, convaincu que j’allais lui passer un savon parce qu’elle avait quasiment loupé un semestre de cours. Sans attendre de réaction de la part de Ludivine, je pris la direction de mon bureau en espérant qu’elle me suive bien jusqu’au bout et lui tins la porte une fois que nous fûmes arrivés. A l’intérieur, je la laissais s’asseoir tranquillement avant de fermer la porte à clef pour ne pas que l’on soit dérangés.

« Ludi… Bon dieu, t’étais où ?? »

Adieu le ton solennel et cérémonieux, je voulais la vérité, désormais, et elle allait me la donner, de gré ou de force. Tant qu’elle ne me dirait pas tout ce que je voulais entendre et savoir, elle ne sortirait pas d’ici !
(c) DΛNDELION

@Ludivine Reding

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* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Dim 22 Juil 2018 - 13:18

Chacun de mes pas dans le couloir me donne la nausée. Pourquoi? Pourquoi ai-je décidé de revenir ici. Il y a pourtant un tas universités qui offrent mon programme ailleurs. J’aurais très bien pu aller aux États-Unis ou retourner à Londres, alors pourquoi revenir ici? Alors que je me rapproche du secrétariat, j’ai la soudaine impression que je suis sur le point de commettre une erreur. Une autre. C’est comme si je ne faisais que cela en ce moment accumuler les erreurs, mais il est trop tard. Je dois assumer ma décision aussi je sors mes documents de mon sac et annonce à la secrétaire mon arrivée. Je m’assois quelques minutes dans la salle d’attente et rapidement le professeur Caroll m’invite à le suivre dans son bureau pour discuter. Je dois le convaincre que je suis apte à reprendre mon cursus. Que je n’ai plus l’intention d’abandonner mes cours. Je me doute bien que ma situation est précaire, mais le fais d’avoir eue un enfant et que ce dernier soit mort subitement devrait pouvoir jouer en ma faveur. Cette seule pensée me donne le vertige. Mon petit Noah. Mon ange. Juste d’y penser j’ai l’impression que le sol va se dérober sous mes pieds. Je refoule discrètement mes larmes et fais face à la musique. J’entends les reproches du professeur. Je suis en dernière année et j’ai probablement bousillé toutes mes chances de trouver une place à la maîtrise. Heureusement pour moi, mes résultats sont excellents. Je suis d’ailleurs la première dans tous mes cours, et ce malgré mon absence.

Avec l’énergie du désespoir, je lui vends ma salade. J’accepte même de faire des cours d’été pour rattraper tout ce que j’ai manqué. Je suis motivée et il peut lire ma détermination dans mes yeux. Je lui fais comprendre que j’en ai besoin. Un besoin vital pour ne pas m’effondrer et sombrer dans une profonde dépression. Je n’entre pas dans les détails, mais le professeur Caroll semble avoir compris ma détresse et il accepte de me donner une chance. Je le remercie et nous convenons de nous revoir en début de semaine prochaine pour mettre au point un plan de rattrapage. Il me raccompagne au secrétariat et je le remercie de m’avoir reçue lorsque je sens une présence tout près de nous. Un regard persistant qui me dévisage comme si j’étais une apparition. Est-ce possible que ce soit lui. Mal à l’aise, je me tourne et mon regard trouve le sien. Il est là. Mon cœur manque un battement et je dois lutter pour ne pas fuir à nouveau. Je ne suis pas prête à lui faire face.

Alors que je prie intérieurement pour qu’il me laisse en paix voilà qu’il s’approche. Je ferme les yeux alors que sa voix remplit l’espace entre nous.

« Mademoiselle Reding, vous nous honorez enfin de votre présence… ? Où étiez-vous donc? »

Je prends une profonde inspiration et me tourne vers lui pour lui répondre. Il n’est pas l’heure des règlements de compte et je ne veux pas non plus lui créer de problème aussi je joue mon rôle d’étudiante. C’est ce que je suis après tout.

- Professeur Murphy, je suis désolée d’avoir manqué vos cours. Comme je l’ai expliqué au Professeur Carroll, j’ai vécu des moments difficiles ces derniers mois et il m’a été impossible de poursuivre mes cours…

À cet instant, je lui en veux de me poser une telle question. Comment peut-il agir de la sorte avec moi. Comment aurais-je pu me concentrer sur des cours de littérature alors que je venais de perdre mon enfant. Il ne faut pas avoir de cœur pour me faire un tel reproche. Le cœur en miette, je dois faire un effort surhumain pour ne pas lui crier ma rage et mon désespoir. Ce peut-il qu’il ne reste plus rien de ce que nous avons été. Que la mort de Noah ait signé aussi la fin de notre amour. N’ayant aucune envie de me pencher sur ce sujet pour le moment, j’essaie de me dérober à cette situation pour le moins inconfortable quand il reprend à nouveau la parole.

« Jeremiah, tu permets que je t’emprunte Mademoiselle Reding? »

J’ai beau alors supplier du regard ledit Jeremiah de ne pas m’abandonner, mais voilà que ce dernier me jette dans les griffes de mon bourreau. Après tout pour lui, Stewart n’est que mon titulaire et c’est à lui que j’aurais dû en premier lui parler de mes ennuis alors cela lui semble tout naturel qu’il veuille lui aussi m’entendre sur les raisons de ma si longue absence. Prise au piège, j’ai alors le choix de me mettre à courir loin de ce foutu couloir et bousillée toutes mes chances d’être un jour diplômé ou le suivre. Telle une automate, mes pas me guident vers son bureau. Je n’ai aucune idée de ce que je vais lui dire, mais je me sens incapable de fuir à nouveau. Une fois la porte refermée derrière nous un goût de bile me vient aux lèvres. Je m’assois pour ne pas perdre l’équilibre et ferme les yeux. L’odeur de cuir usé et de vieux papier me fait tourner les sens. Cet endroit recèle un tas de souvenirs que je dois chasser de mon esprit si je ne veux pas sombrer dans la folie. C’est ici. Dans cette toute petite pièce que je me suis donnée à lui la toute première fois. Ici également que nous avons probablement conçu Noah.

Sans que je puisse le contrôler, des larmes se mettent à couler sur mes joues. Comment est-ce possible d’aimer et de souffrir autant? J’aimerais pouvoir le haïr. Ne plus rien ressentir en le voyant, mais c’est peine perdue. J’ai cru naïvement qu’en mettant des kilomètres entre nous je pourrais me sevrer de lui, mais c’est impossible.

Il me demande de lui répondre au sujet de mon absence, mais je n’entends plus sa voix. Je ne veux pas entendre ses reproches. Je pourrais lui en faire moi aussi, mais ce n’est pas ce dont j’ai besoin. Ne peut-il pas comprendre ma souffrance? Mon impossibilité a accepté… l’inacceptable.

Je mentirais si je disais que j’étais folle de joie en apprenant que j’attendais un enfant. C’était loin d’être la situation idéale. J’étais une étudiante sans le sou. Lui était marié à une autre femme. J’avais beau l’aimer de tout mon cœur et mon âme, je n’avais pas confiance. Malgré ses belles promesses, j’avais peur. Je ne voulais pas reproduire ce que j’avais vécue enfant, mais j’ai été incapable de m’en débarrasser. C’était mon enfant. C’était lui et moi. La preuve qu’un jour nous avions existé.

Le cœur sur le point d’éclater, je me lève de ma chaise et me jette dans ses bras. J’inonde sa chemise de mes larmes et lui demande de me pardonner. Lui demande de me rendre ce que la vie nous a arraché.


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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Dim 22 Juil 2018 - 23:38

back from the dead
ludi & stew

L’ambiance était tendue, dans le bureau. Je n’arrivais pas à contrôler mes pensées, tout allait bien trop vite. Que faisait-elle ici, soudainement, par ce matin d’été ? J’avais de la peine à croire qu’elle était bel et bien présente devant moi, en chair et en os, alors qu’elle était partie je-ne-sais-où, cachée, loin de moi. Elle m’avait tant manquée. La revoir me rendait fou, des frissons parcouraient mon échine et j’avais déjà envie d’envoyer valser tous les codes éthiques pour simplement la prendre dans mes bras et l’embrasser comme avant. Il n’y avait personne dans ce bureau, personne qui pouvait nous interrompre, personne qui pouvait nous voir, nous étions seuls. Mais ma quête de vérité était plus importante que la passion qui me rongeait…

Je la vis se mettre rapidement à pleurer. Elle comme moi, nous devions être submergés par nos souvenirs, nos sentiments, tout ce que nous avions vécu. Elle regardait le bureau, qui était devenu notre repaire, notre lieu à nous, le lieu qui nous appartenait et où nous n’étions que deux amants et non un professeur marié et son étudiante. Nous étions libres ici et je devinai aisément qu’elle repensait à toutes ces fois où nous nous étions donnés l’un à l’autre. Longuement, j’avais dû me faire violence pour ne pas demander à changer de bureau. Bien sûr, cela aurait été très étrange, et l’on m’aurait posé des tas de questions sur les raisons qui me poussaient à vouloir déménager. J’avais fini par abandonner cette pensée. C’était ridicule. Et personne ne devait apprendre ce qu’il s’était passé.

Mais désormais, Ludivine était revenue. Alors que se passerait-il exactement ? Allions-nous reprendre notre vie comme avant ? Je lui en voulais, mais je savais aussi que je ne pourrais pas la détester bien longtemps. J’avais déjà envie de craquer et de lui dire que je l’aimais toujours, mais c’était plus compliqué que cela. Il n’y avait pas que moi, que nous, dans ce petit jeu. Il y avait mes collègues, ses camarades, mes enfants, ma femme… et le souvenir de Noah. Noah, qui nous manquait à tous les deux, affreusement, et sûrement bien plus à elle qu’à moi. Les femmes ont ce pouvoir, cet instinct qui les lient à leur enfant pour la vie… et qui font qu’elles souffrent bien davantage lorsqu’il arrive quelque chose à leur progéniture. Bien sûr que je le remarquais facilement sur le visage de Ludivine. Elle avait les traits tout tirés. Elle était fatiguée de courir, de fuir. Mais fuir quoi ? Ma présence ? Mon existence entière ? Mon regard ? Mes mensonges ? Ou juste la douleur que cette perte lui avait provoquée ?

J’allais la rappeler à moi, lui redemander ce qu’il s’était passé, où elle avait été pendant tout ce temps, mais elle interrompit mes gestes et paroles en venant se blottir contre moi, perdant tout contrôle sur ses larmes. Elle était dévastée, éreintée, déboussolée. Elle devait pourtant bien se douter qu’elle tomberait sur moi, un jour ou l’autre. Le destin avait décidé que cette rencontre serait rapide… et ce n’était peut-être pas plus mal. Mes bras se scellèrent autour d’elle et je commençai à la bercer comme je berçais ma fille lorsqu’elle était triste et qu’elle avait besoin de réconfort. C’était un peu déroutant, parce que Ludivine était loin d’être ma fille, mais c’était mon côté paternel qui ressortait plus. Je caressai doucement ses cheveux et son dos en lui murmurant que tout allait bien, qu’elle pouvait pleurer autant qu’elle voulait, que j’étais là pour elle. Je serais toujours là pour elle.

« Ludivine… tu veux bien me parler, s’il te plait ? »

Mon ton était beaucoup plus doux, beaucoup plus tendre qu’avant. La surprise de la rencontre était passée, je n’avais plus de rancoeur, pour l’instant. La voir pleurer me fendait le coeur. Mais je devais savoir, il fallait qu’elle m’explique. J’allais attendre le temps qu’il fallait, mais j’aurais mes réponses. Et elle pouvait tout m’expliquer, comme elle le sentait, je n’allais pas m’énerver.

« Tu me connais, Ludi… j’ai besoin de savoir que tu as bien vécu… où tu étais… ce que tu faisais… »

Je ne voulais pas contrôler sa vie, c’était hors de question, je n’étais pas comme cela. Mais si elle avait vu quelqu’un d’autre je voulais le savoir, si elle avait passé son temps à déprimer, je voulais le savoir. En bref, je voulais comprendre ce qu’il lui était arrivé, pour qu’elle s’enfuie de Vancouver ainsi… Vu la façon dont elle pleurait, elle avait dû en vivre des choses affreuses. Rien que la perte de notre fils était suffisante, de toute façon. Et puis… une fois qu’elle m’aurait expliqué ce qu’elle avait fait, je pourrais lui parler de comment tout cela s’était déroulé pour moi. Elle avait peut-être envie d’entendre ma version de l’histoire… peut-être…
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* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Mar 24 Juil 2018 - 15:35

Le cœur en charpie et les yeux bouffis par les larmes, j’essaie de reprendre mon souffle. Je ne m’attendais pas à le revoir si rapidement. Mon esprit torturé, c’était imaginé une tonne de scénarios, mais rien qui ne ressemble à ce qui venait d’arrivée. Alors, autant faire face à la musique.
Dans les bras de mon amant, j’essaie de reprendre le dessus alors que ses bras me bercent et tente en vain de me consoler. J’entends sa voix et je me sens en sécurité. Je peux cesser de courir. De fuir du moins, c’est ce que je souhaite. Je savais que le revoir allait me bouleverser, mais pas à ce point. Dans un excès de rage et de profonde tristesse, j’ai tout envoyé promener pour fuir la douleur qui me rongeait. Je croyais alors que tout était terminé entre nous. Comment pouvions-nous continuer à nous aimer alors qu’il était incapable de respect ses promesses? Comment pouvais-je continuer à croire en lui alors qu’il me mentait effrontément. La vie venait de me donner une leçon terrible et je croyais stupidement que j’étais punie alors je suis partie. Je ne voulais pas tout détruire autour de moi. Je ne l’ai jamais voulue.

Lorsque je suis partie, je croyais que mettre des kilomètres entre nous allait me sevrer de lui. Que je pourrais cesser de l’aimer et de le désirer. Impossible. Il est partout en moi. Tout chez lui me manque comme l’air que je respire difficilement depuis que je l’ai quitté. Comment lui faire comprendre que j’ai besoin de lui? Moi qui n’avais jamais reçu d’amour de mes parents, j’étais pleinement consciente que j’avais développé une dépendance malsaine envers lui.

Bien que j’essaye de dissimuler la vérité, il est évident que je suis dans état lamentable. Depuis plusieurs mois mon sommeil est perturbé par de terribles cauchemars. Sans appétit pour rien, j’ai cessé de m’alimenter correctement du coup, j’ai fondu comme neige au soleil. Pas étonnant que je flotte dans tous mes vêtements. Bien qu’il essaie d’être gentil, je le vois dans son regard qu’il est inquiet. J’ai les traits tirés et le teint cireux. Il faut dire que lui aussi fait peine à voir.

« Ludivine… tu veux bien me parler, s’il te plaît? »

Je hoche doucement de la tête. Je sèche mes larmes et je vais m’asseoir sur son énorme canapé. Je dépose sur le sol une pile de vieux bouquins et lui fais signe de venir me rejoindre. Je suis alors incapable de le regarder, mais je suis consciente que je lui dois une explication. Il a le droit de savoir, et ce même s’il s’agit d’un épisode douloureux

« Tu me connais, Ludi… j’ai besoin de savoir que tu as bien vécu… où tu étais… ce que tu faisais… »


- Je ne sais pas comment te l’expliquer, mais il fallait que je parte… je manquais d’air… j’avais l’impression que tout s’écroulait autour de moi et puis… j’avais mal si mal.

J’avale difficilement ma salive et ajoute : « Quand ma grand-mère est décédée, j’ai pensé que c’était la pire des souffrances, mais ce n’était rien à comparer à ce que j’ai ressenti au moment où je me suis aperçue que son petit cœur ne battait plus… plus rien d’autre n’avait d’importance. J’étais alors convaincue que c’était de ma faute… j’avais honte et je n’avais alors qu’une seule envie… le rejoindre… »

Un lourd silence s’installe entre nous avant que je reprenne la parole. Je n’ai aucune idée de ce qu’il sait des évènements qui ont suivi la mort de Noah. Tout ce dont je me rappelle, c’est que je l’ai appelé de l’hôpital et puis c’est un grand trou noir. C’est Valentina qui m’a raconté la suite des évènements.  
 
- J’ai honte de le dire, mais je ne me souviens plus clairement de ce qui s’est passé ce jour-là… les ambulanciers m’ont amenée avec le bébé à l’hôpital… il était déjà mort… selon le docteur il se serait étouffé dans son sommeil. Ils n’ont rien pu faire pour le réanimer.  

Je pense qu’ils ont eu peur que je passe à l’acte et ils m’ont gardée en observation pendant un peu plus d’une semaine. Tout ce dont je me souviens c’est qu’ils me donnaient un tas de pilules… et puis quand j’ai enfin eu droit de quitter l’hôpital, j’ai vidé mon compte en banque pris mon passeport et pris le premier vol pour Paris… j’avais besoin de me recueillir sur la tombe de ma mammy et tout lui raconter… après je suis partie pour Londres pour voir mon père…


Je fais une autre pause et je me tourne vers lui. Sans entrer dans les détails concernant mon changement d’identité, je lui ai un jour raconté mon enfance et l’abandon de mes parents. Je lui ai expliqué leur manque de temps et d’amour pour moi. Que pour eux, je n’étais qu’un gênant désagrément. Et que pour se déculpabiliser de m’avoir mise au monde, il remplissait mes cartes d’anniversaires de billets verts. Parler d’eux est toujours souffrant pour moi et pour trouver le courage de continuer, je prends doucement sa main dans la mienne et ajoute : « Je croyais qu’en me voyant il comprendrait combien, j’ai besoin de lui. Qu’il me prendrait dans ses bras et me consolerait. Qu’il me dirait qu’il est désolé. Qu’il me demanderait pardon, mais il est resté fidèle à lui-même… il n’a rien compris… il m’a simplement dit que j’ai été bête de répéter les mêmes erreurs… »

Un lourd sanglot dans la voix, je me tourne vers lui le visage ruisselant à nouveau de larmes.

- Il n’était pas une erreur… je ne suis pas une erreur…


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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Sam 4 Aoû 2018 - 16:06

back from the dead
ludi & stew

J’avais toujours été d’un naturel impatient. Quand j’attendais quelque chose, il fallait que ça vienne vite. Aussi, avoir Ludivine dans mes bras, toute éplorée qu’elle était, c’était une chose, mais si elle pouvait m’expliquer ce qu’il s’était passé pour elle durant ces derniers mois assez rapidement, ce serait encore mieux. Elle connaissait mon tempérament, ma fougue, elle en avait fait les frais, parfois. Elle parvint finalement à sécher ses larmes et je la lâchai lorsqu’elle se détacha de mes bras et de mon étreinte. La jolie blonde partit s’installer dans le canapé et je la rejoignis bien vite dès qu’elle me fit signe de m’asseoir avec elle.

Son récit commença alors et j’avais l’impression de vivre toutes les aventures qu’elle avait vécues avec elle. Elle avait l’air de beaucoup souffrir, rien qu’en me parlant et je ne pensais que je pouvais la rendre si malheureuse, même si je savais que ce n’était pas entièrement de ma faute, mais également parce que Noah n’était plus là et que repenser au passé signifiait repenser également à lui, aussi. Elle n’était pas la seule à avoir voulu rejoindre notre petit bébé. Je pris sa main et la serrai du plus fort possible pour la soutenir. Mais bien sûr, j’avais eu quelques passes difficiles après sa mort, j’avais voulu mourir aussi, j’avais voulu mettre un terme à toute cette souffrance. Toutefois, j’avais d’autres enfants, mes enfants « légitimes », ainsi que mon épouse, et toute ma famille, au contraire de Ludivine. C’était cela qui m’avait retenu et raccroché à la vie, parce que je ne pourrais jamais les abandonner de cette façon, quand bien même l’envie était très tentante.

Le passage de l’internement d’office de Ludivine me bouleversa. Elle n’avait aucune famille à part Noah, et j’étais son seul pilier, je le savais bien. Si seulement j’avais pu savoir qu’elle était à l’hôpital, j’aurais pu venir la voir et l’aider. Seulement je n’en savais rien du tout et pire, j’avais même cru qu’elle s’était enfuie, qu’elle ne voulait plus me voir à cause de toute cette affaire. En fait, elle était bel et bien là, à Vancouver, et elle n’était pas loin de moi. Pour un temps, puisqu’au final, elle avait récupéré toutes ses affaires pour partir à Paris… sur un autre continent… le bout du monde. Cette ville dans laquelle j’aurais aimé la ramener pour un voyage, un colloque, un séminaire… cette ville dans laquelle je l’aurais aimée plus que tout au monde. Elle avait ensuite terminé son périple à Londres, une ville également chère à mon coeur. Et pendant ce temps-là, je la détestais, au point de ne plus vouloir entendre parler d’elle. Mais la douleur était trop forte, et une seule personne aurait pu l’apaiser, malgré tout ce que je pensais, c’était bien elle.

Je n’eus pas d’autre choix que de la reprendre dans mes bras, lorsqu’elle commença à me parler du fait qu’elle avait revu son père et qu’il lui avait bien fait comprendre qu’elle avait fait une erreur en ayant cet enfant, et qu’elle n’aurait pas dû faire comme ses propres parents. J’étais bien trop triste pour me révolter, mais il fallait bien dire que c’était un connard fini ! Ludivine était tout sauf une erreur et maintenant, il était de mon devoir de la rassurer, de lui faire comprendre qu’il avait tort et qu’il ne devait pas l’écouter. Je pris doucement sa nuque dans ma main, la regardai quelques secondes, avant de caler son visage contre mon torse en essayant de la calmer.

« Tu n’es absolument pas une erreur Ludivine, et lui non plus… Noah… c’était notre fils et pas une erreur, n’en doute jamais ! »

Ma voix tremblait également, et j’étais à deux doigts de craquer et de pleurer, mais elle n’avait vraiment pas besoin de cela. Je devais être celui qui était fort et qui le restait, même si au fond je ne l’étais pas du tout. Elle devait être dans le même état que moi et carburer aux antidépresseurs, probablement… Reprendre une vie normale était un élément bien trop dur du deuil.

« Il n’était pas prévu, mais on l’a voulu tous les deux… on se serait bien occupés de lui, tu le sais très bien, tentai-je de la rassurer. Tu le sais, Ludi… »

Je la berçai doucement alors qu’elle continuait de sangloter bruyamment. J’étais bien content d’avoir pensé à verrouiller la porte de mon bureau, parce que si quelqu’un entrait là-dedans à ce moment précis, j’aurais bien du mal à me justifier sur la raison pour laquelle je tenais une de mes étudiantes dans mes bras… même si tout le monde savait que nous étions très proches, vis-à-vis de nos travaux de recherches.

« Calme-toi… »

Mes mots ne semblaient pas avoir de réel impact sur elle et je ne savais pas comment m’y prendre pour qu’elle se calme vraiment. Elle tremblait dans mes bras, comme une enfant… et c’était ce que je réalisais : elle n’était qu’une enfant, que j’avais utilisée sur bien des aspects… elle aurait dû me détester, et pourtant, elle était là, dans mes bras, à accepter la tendresse que je lui offrais. Et sur ce coup, c’était ma petite personne que je détestais, pour tout le mal que j’avais pu lui faire et que je lui ferais encore !
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* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne et Alek.

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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Dim 5 Aoû 2018 - 15:35

La tension est à son comble et je ne suis plus capable de retenir mes larmes. Je suis épuisée de me battre contre mes sentiments aussi je me laisse aller dans les bras de l’homme que j’aime. Collée contre lui, je tente de reprendre ma respiration régulière et de calmer mon flot de larmes. Ses paroles me font du bien. Je sais au fond de moi que je ne suis pas une erreur et que notre fils ne l’était pas non plus, mais j’ai besoin de l’entendre me le dire. Besoin qu’il me rassure. De sentir sa chaleur et humer son odeur que je pourrais reconnaître entre mille. Après une si longue absence, mon besoin de lui est physique. Tout mon être le réclame et lui demande pardon.

Alors qu’il tente de me réconforter, je peux entendre sa détresse et sa fragilité dans sa voix. Sa douleur est palpable et je sais que je suis responsable pour le calvaire qu’il a dû vivre ces derniers mois. Je ne peux que m’en vouloir encore plus et me culpabiliser d’avoir été si sévère envers lui. Comme j’ai été stupide et aveugle de croire que je pouvais être seule à souffrir. Mon cœur se serre dans ma poitrine lorsqu’il affirme que notre petit ange n’était pas une erreur. Il n’était certes pas prévu et il aurait probablement provoqué de gros bouleversements dans nos vies, mais le voir mourir si tôt a été pire encore.

« Il n’était pas prévu, mais on l’a voulu tous les deux… on se serait bien occupés de lui, tu le sais très bien. »

Il s’interrompt le temps de fixer mon regard et s’assurer que j’ai bien compris le sens de ses paroles et ajoute : « Tu le sais, Ludi… »

Je hoche doucement de la tête. Je sais bien qu’il ne m’aurait pas laissée seule et encore une fois je m’en veux d’avoir douté de lui. Aucun mot n’est assez fort pour décrire combien je me hais en ce moment. Accablée par toute la douleur que je nous ai fait subir, je me détache un peu de ses bras pour lui caresser le visage. Mon pauvre amour a les traits tirés par la fatigue et l’inquiétude et je m’en veux de l’avoir fait autant souffrir. L’amour le vraie ne devrait pas causer tant de peine et de douleur. La voix remplie de sanglots je lui implore de me pardonner. Je veux que cessent les larmes et que nous retrouvions nos sourires d’avant.

Alors que mon flot de larmes se calme un peu, je colle mon front au sien et lui dit de ma toute petite voix : « Je t’aime Stewart… je t’aime si fort que j’ai l’impression que mon cœur va exploser… pardonne-moi mon amour … »

Instinctivement mes lèvres s’approchent des siennes et ce premier baiser est à la fois tendre et passionné. Le simple fait de me retrouver près de lui ne me suffit pas. J’ai besoin de le toucher aussi je défais un à un les boutons de sa chemise et mes lèvres viennent à la rencontre de sa peau. Il ne me repousse pas ce qui est en soi un bon signe et je peux me détendre un peu. Je sais que ce que nous faisons est mal. Que le simple fait de l’aimer est mal, mais il y a un bon moment que j’ai fait la paix avec cet aspect des choses. On ne choisit pas l’amour. Il nous frappe en plein cœur. J’ai longtemps lutté contre cette attirance. Je me suis répétée mainte et mainte fois que je devais le chassé de mon esprit, mais c’est impossible. Peu m’importe notre différence d’âge, c’est de lui dont j’ai besoin. Peu m’importe qu’il soit mon professeur, il ne le sera pas éternellement. Non, le seul véritable obstacle à notre amour est le fait qu’il soit marié. Le seul fait d’y penser me donne la nausée, je le voudrais pour moi seule et je ne sais plus si je pourrai supporter de le partager.

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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Dim 12 Aoû 2018 - 21:39

back from the dead
ludi & stew

Ludivine semblait d’accord avec ce que je lui disais, mais je n’étais pas sûr et certain qu’elle m’ait vraiment écouté, parce qu’elle était perdue dans toutes ses émotions, tous ses sentiments. Je lui caressais doucement le dos pour la consoler et la calmer, mais rien ne semblait y faire, elle continuait de pleurer inlassablement, comme si elle s’était retenue pendant tous ces mois. Avec moi, elle pouvait se laisser aller et me parler de toutes ses craintes et incompréhensions, parce que nous avions tous les deux vécu la perte de cet enfant. J’étais bien placé pour l’écouter, parce qu’ainsi, je pouvais moi aussi évacuer ce qui avait besoin d’être évacué. Parce que, certes, je l’exprimais moins, je ne pleurais plus autant que je ne l’avais fait juste après la mort de ce bébé, mais je n’avais pu déposer des gerbes de fleurs sur sa tombe, incapable ne serait-ce que d’entrer dans le cimetière où Ludivine l’avait fait enterrer. Le psychiatre que je voyais me disait qu’il serait temps que je le fasse, que je prenne mon courage à deux mains, mais sans elle j’en étais incapable. Elle seule pouvait me donner la force d’entrer dans cet endroit et voir son nom, gravé sur une tombe… C’était incroyable, mais à partir du moment où elle m’avait annoncé qu’elle était enceinte de mon enfant, je m’étais imaginé toute une vie, une autre vie. Une vie où j’aurais quitté Helen et où j’aurais divorcé. Une vie où mon enfant serait en vie et qu’il grandirait à nos côtés, à tous les deux. Une vie où il entrerait à l’école et nous ferait nos premiers dessins que l’on accrocherait sur le réfrigérateur. Une vie où il ferait du football américain, du baseball ou du hockey et que nous serions tellement fiers d’aller voir ses matchs le week-end. Une vie où il serait simplement vivant… et nous heureux.

Au bout d’un moment que j’évaluais comme étant assez long, ma jolie blonde finit par se calmer. J’avais gardé le silence tout le long de sa crise de larmes, je voulais qu’elle pleure tout son soûl, pour ne plus rien avoir à pleurer par la suite. Mes yeux rivés sur son visage, je voyais les couleurs de celui-ci redevenir à peu près normales. Elle reprenait son teint de porcelaine, après avoir été rouge de colère, de tristesse et d’épuisement. J’allais lui demander depuis quand elle n’avait pas eu une véritable nuit de sommeil, mais elle m’interrompit en se redressant et en collant son visage au mien, par le biais de nos fronts.

Je sentis mon cœur se gonfler alors qu’elle me susurrait qu’elle m’aimait. Tous les poils de mon corps se hérissèrent, de ceux de ma nuque à ceux de mes jambes. Qu’aurais-je donné pour pouvoir entendre à nouveau Ludivine me dire qu’elle m’aimait ? Elle me manquait tant. A cet instant, je me rendis compte que j’étais fou amoureux d’elle, bien plus que je ne l’imaginais avant cela. Comme une âme soeur, elle était partout où j’allais et ne m’abandonnait jamais. Durant ces longues et difficiles semaines loin d’elle, de sa présence, je n’avais cessé de la voir dans mes songes, ou à chaque coin de rue de Vancouver. Le temps m’avait paru incroyablement long, et en même temps, elle ne m’avait que partiellement manquée, parce que je l’imaginais tout le temps. Tout de même, pouvoir la serrer dans mes bras était un bonheur total, un plaisir coupable.

« Toi, pardonne moi… je t’aime à en crever mon ange, lui répondis-je sur le même ton. »

Comme dans un film romantique, nos lèvres se joignirent pour un premier baiser, le baiser de l’après, du renouveau. Cette fois, je savais que je n’allais pas lui faire de mal, que je n’allais pas la blesser, que je pouvais tout faire pour elle, tout. Quitter ma femme ? Elle n’avait qu’à me le demander ! La kidnapper et l’emmener à l’autre bout du monde ? Deux tickets d’avion suffiraient. Elle pourrait même aller jusqu’à me demander de tuer quelqu’un, j’étais tellement amoureux que je le ferais sans hésiter une seule seconde ! Tout ce que je voulais, c’était tout partager de ma vie avec elle, maintenant que nous étions réunis : me lever le matin et être avec elle, me laver avec elle, manger mon petit-déjeuner tous les matins avec elle, partir au travail avec elle, vivre avec elle, mourir avec elle…

« Qu’est-ce que tu me fais depuis qu’on se connait, Ludi… ? la questionnai-je de façon rhétorique. Je peux plus vivre sans toi… »

Elle était en train de déboutonner ma chemise, et je sentais en moi les mêmes sensations que lorsque nous nous étions abandonnés l’un à l’autre lors de nos premières fois. C’était un sentiment de légèreté, mêlé à une légère honte pour ma part, parce que j’étais toujours marié et que je trompais une nouvelle fois ma femme. Mais bordel que c’était bon de ressentir ça, encore et encore ! Ma chemise rejoignit rapidement le fond du canapé et je défis ma ceinture avant de l’envoyer valser sur une chaise de bureau, non loin, tout en m’allongeant en emportant Ludivine avec moi. Je savais que ce que nous faisions était mal, mais personne ne pouvait entrer dans mon bureau verrouillé et quand bien même, je n’avais pas peur de ce qui arriverait. Je savais que nous jouions à un jeu dangereux, parce que si cette histoire se savait, je perdrais énormément de choses, peut-être même ma chaire… mais le jeu en valait la chandelle. Et si un jour je devais rendre mon tablier, alors au moins j’aurais toujours Ludivine. Passer le restant de mes jours avec elle me semblait être la meilleure idée possible.

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* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Lun 13 Aoû 2018 - 13:43

Les yeux fermés, j’ai la tête collée contre son torse alors que je tente de reprendre mon souffle. Je ne me souviens pas avoir autant pleuré depuis la mort de Noah, mais c’est à la fois libérateur et apaisant de me sentir enfin en sécurité. De ne plus être seule à souffrir de cet énorme vide. Dieu sait combien j’aimerais pouvoir le serrer dans mes bras à ce moment précis. Réaliser que tout ceci n’est qu’un terrible cauchemar.  

Dans la course folle de nos vies, cet enfant est arrivé par surprise. Il n’était pas prévu et malgré mes premières réserves et inquiétudes, j’ai appris à l’aimer. À souhaiter ardemment sa venue au monde. Il serait notre petite part d’éternité. Un heureux mélange de moi et Stewart. Il serait la preuve qu’un jour nous nous étions aimés. Je voulais y croire et aussi faire tout en mon possible pour être une mère affectueuse et aimante. Lui donner tout ce que je n’avais pas reçu de mes propres parents. La vie en avait décidé autrement et je n’avais pas su faire face. J’avais fait un tas d’erreurs stupides. La première avait été de croire que j’étais responsable de la mort de Noah et la seconde pire encore avait été de croire que j’étais la seule à souffrir de cette perte. J’avais pris le mauvais chemin, mais heureusement ma route venait de recroiser la sienne. Je voulais croire que notre histoire n’était pas terminée. Que notre amour était intact voire même encore plus fort. Plus que jamais, j’étais convaincue que sans son amour je ne pourrais surmonter cette épreuve. Quant à lui, il me suffisait de lire sur son visage l’inquiétude, la peine et la lassitude pour savoir qu’il avait dû vivre un enfer par ma faute. Je le connaissais suffisamment pour savoir qu’il avait du pilé sur son cœur et mettre en péril sa santé pour continuer sa vie normalement pour sauver les apparences. Pour ne pas mettre son mariage encore plus en péril par ma faute. Comme je m’en voulais de lui avoir causé autant de peine et de l’avoir abandonné. Jamais je ne pourrais me le pardonner. Le voir ainsi me brisait le cœur. Mon pauvre amour. Nous nous étions promis de nous aimer non pas de se faire du mal.  

Mon visage collé au sien, je caresse doucement sa joue et son front. Je lui demande pardon pour l’avoir abandonné. Pardon de ne pas avoir su quoi faire pour vivre cette peine à deux. Je voudrais pouvoir effacer ces nouvelles petites rides qui sont apparues durant mon absence. Pouvoir le libérer de sa propre douleur. Nous restons un moment ainsi collé l’un à l’autre et puis sentant qu’il a besoin de l’entendre à nouveau, je lui répète combien je l’aime. Ces quelques mots, je le savais allait lui faire le plus grand bien. Lui dire était pour moi une délivrance. Je voulais le crier à la terre entière, mais pour l’heure lui souffler a l’oreille me suffisait. Il me fallait lui dire qu’il était mon autre, mon âme sœur et mon amour. Que sans lui, je serais totalement perdue.

Son regard accroché au mien, il me répond du même souffle : « Toi, pardonne-moi… je t’aime à en crever mon ange »

Émue par ses paroles, je lui caresse à nouveau le visage et lui répond : « Je n’ai rien à te pardonner Stewart… grâce à toi je suis une meilleure personne que je l’étais. »

Le cœur apaisé par cet échange d’amour mes lèvres se posent doucement sur les siennes. Cela m’a tant manqué de pouvoir le toucher. De pouvoir me réfugier dans ses bras quand j’ai les blues ou simplement pour avoir le plaisir de profiter de ses câlins. Lui. Lui seul a le pouvoir de me combler de la sorte. De me donner ce petit quelques choses que d’autres décrivent comme étant des papillons au ventre. Avec lui, c’est tellement plus que cela. Tout chez lui m’a manqué. Sa voix, sa chaleur et son odeur. Timidement, je réapprends à l’embrasser alors que j’ai répété ce geste des milliers de fois au courant des deux dernières années. Seulement ce baiser est différent des autres. Il est presque aussi important que le tout premier baiser que nous avons échangé.

Je suis collée contre son torse à reprendre mon souffle lorsque je l’entends me dire tout doucement qu’il ne peut plus vivre sans moi. Cette douce promesse me réchauffe le cœur et je lui réponds par un second baiser tout en commençant à déboutonner sa chemise. Je suis consciente qu’une fois encore je l’entraîne dans le vice, mais je suis incapable de résister à l’appel de son corps. J’ai besoin de lui. Besoin de ne faire qu’un avec lui pour me prouver qu’on n’existe encore. Que notre amour est vivant et que plus rien ne nous séparera.

Priver l’un de l’autre durant si longtemps notre fougue est égale à la rage qui nous habite de retrouver le corps de l’autre. Rapidement nos vêtements vol dans la pièce pour se retrouver sur le sol. Allongé sur lui je parcours son torse et son ventre de baiser avant de remonter vers ses lèvres. À cet instant précis, mon désir de lui est si fort que j’en oublie le danger qui nous guette. Plus rien d’autre n’a d’importance que de me donner à lui. Son petit bureau n’a rien d’un hôtel étoile cinq étoiles, mais je m’en moque, il est devenu notre jardin secret. Son divan a certainement reçu nombre de visiteurs au courant de sa carrière d’enseignants, mais depuis deux ans, il est devenu le refuge de nos amours interdits. Je ne compte plus les fois où nous avons fait l’amour dans son bureau. Ni toutes les fois où nous nous sommes endormis en cuillère l’un contre l’autre sur ce même sofa. Jamais je ne pourrai regretter les moments partagés avec lui dans cette pièce, et ce même si le prix à payer est élevé.  

Comme il est bon de pouvoir sentir à nouveau la peau de mon amant contre la mienne. De pouvoir lui montrer tout l’amour que j’ai pour lui par mes baisers et mes caresses. Aucun des rêves que j’ai pu faire durant mon absence ne peut remplacer la sensation que me procurent ses lèvres sur les miennes. De ses mains parcourant mon corps comme s’il s’agissait d’une œuvre d’art. Rien ne pourra jamais remplacer le plaisir que je peux ressentir quand je l’entends gémir de plaisir lorsque nous faisons l’amour. C’est pour cette raison et tant d’autres qu’il est devenu mon essentiel. Ma raison de vivre.  

Alors que je peux sentir son érection gonflée contre mes cuisses, je l’entends me dire au creux de l’oreille combien il me désire. Accroché à ses lèvres je l’embrasse fougueusement avant de lui dire combien il m’a manqué. Jamais il ne m’est venu l’idée d’aller vers un autre homme. Je lui appartiens. Jamais je ne pourrais consciemment me donner à un autre que lui.

Et puis alors que je le sens se frayer un chemin en moi, je m’accroche à ses épaules pour profiter pleinement de ce moment de communion que j’attends avec impatience. Il n’a pas encore rien fait que je ne peux me retenir de gémir de plaisir. Amusée par mon impatience, je ne peux m’empêcher de rire et de lui dire avant de l’encourager continuer son mouvement de vas et viens dévastateur : « Tu as vu ce que toi tu as fait de moi? … j’étais une sage petite étudiante avant de te connaître… à présent, je ne pense qu’au moment où je vais venir te rejoindre dans ton bureau ! »


C’est si bon que de le retrouver. De nous retrouver. Comment j’ai pu croire que je pourrais vivre sans lui.

En cette fin d’après-midi d’été, nous nous sommes aimés langoureusement et longuement dans son petit bureau à l’abri des regards et du danger. Nos cœurs et nos corps ont fait la paix dans l’espoir que plus jamais ils ne seraient séparés l’un de l’autre. J’aimerais pouvoir dire que cela a suffi à chasser définitivement nos problèmes, mais ce n’est pas le cas. Après que nos deux corps se soient soulés d’amour, nous nous sommes rhabillés pour aller prendre une bouffée d’air frais dans le jardin de l’université. À cette période de l’année, le parc est désert ce qui nous permet de nous parler librement. Comme à son habitude, dès qu’il est à l’extérieur, Stewart allume une cigarette et vient s’asseoir près de moi sur un banc. J’aimerais pouvoir faire comme n’importe quel couple normal et pouvoir me coller sur lui et l’embrasser en public, mais c’est impossible et c’est ce qui me manque le plus dans notre relation.

- Tu crois que tu pourrais t’absenter pour quelques jours? Je dois reprendre les cours dans une semaine et je me disais que nous pourrions partir quelque part. … je sais que ce que je te demande n’est pas simple, mais j’ai besoin de me réveiller dans tes bras au petit matin. De ne pas me sentir constamment pressée ou surveillée quand nous sommes ensemble…


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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Mer 15 Aoû 2018 - 12:46

back from the dead
ludi & stew

Pour la première fois depuis de longs mois, j’étais enfin heureux. Vraiment heureux, pas un ersatz de joie. Non, cette fois, j’étais submergé par le bonheur d’avoir Ludivine dans mes bras. De pouvoir enfin lui refaire l’amour, après tout ce temps à être séparés. Plus rien ne comptait à part d’entendre nos gémissements à l’unisson. J’en oubliais, une fois de plus, ma femme, mes enfants, mon travail à faire. Il n’y avait rien d’autre qui pouvait avoir une once d’importance pour moi, à part elle. Cette femme que je voulais chérir plus que tout au monde, cette déesse qui avait bousculé tout mon monde en si peu de temps. Parfois je me maudissais de ne pas avoir su être un adulte responsable et la repousser. Peut-être que je ne voulais tout simplement pas la repousser, en fait, peut-être que j’étais juste amoureux d’elle, tout simplement. Parce que c’était bel et bien le cas, à cet instant présent. J’étais fou d’elle, je ne voyais pas ma vie sans elle. C’était elle, ma vie.

Ce bureau était devenu notre havre de paix, ma maison était devenu mon Enfer. Elle était un ange, et j’étais destiné à tomber amoureux d’elle, à l’aimer. Parfois, je la voyais plutôt comme une sorcière, m’ayant jeté un sort pour m’éloigner du principe d’un bon mariage. Helen ne se doutait de rien, après tout ce temps, elle pensait que j’étais blanc comme neige, et que je travaillais juste plus dur qu’avant. Elle n’était pas idiote, au bout d’un moment, elle saurait. Elle comprendrait. Si j’avais écouté Ludivine dès le début, je serais d’ailleurs déjà divorcé, finalement, ce n’était peut-être qu’une question de temps avant que je ne sois de nouveau « célibataire » pour la mairie, mais très en couple, pour Ludivine.

Après nos ébats, nous restâmes quelques temps l’un contre l’autre dans le divan de mon bureau. Aucun de nous deux ne voulait bouger, même si le temps passait, que Ludi avait probablement d’autres choses à faire, et moi, des cours à préparer. Pour nous, les secondes ne s’écoulaient plus comme à l’accoutumée, les minutes s’égrenaient beaucoup plus lentement. Au bout d’un long moment, je finis tout de même par me relever pour me rhabiller. Si quelqu’un comprenait ce qu’il se passait ici, nous serions dans de beaux draps. Ludivine venait à peine de revenir à l’université et de se réinscrire, ce n’était pas pour tout foirer en deux minutes à cause de moi. Je terminais de boutonner ma chemise quand Ludivine se releva à son tour, son corps doré presque reluisant dans la pénombre de la pièce. Elle était si belle que j’aurais pu lui sauter dessus à nouveau. Je dus détourner le regard pour me calmer. Je récupérai ma veste avant d’aller ouvrir la porte à Ludivine, avec un sourire, pour la laisser sortir du bureau.

A peine sorti du bâtiment, nous nous dirigeâmes vers le parc et je tirai de la poche intérieure de ma veste mon paquet de cigarettes. J’allumai rapidement ma drogue, sans en proposer à Ludivine. Je savais que c’était à cause de moi qu’elle avait commencé à fumer, mais je n’allais certainement pas l’inciter à continuer, surtout après sa grossesse, durant laquelle je l’avais tannée pour qu’elle arrête. Si elle voulait se pourrir la santé comme moi, c’était son problème. Finalement, je m’assis à côté d’elle, sur un banc un peu à l’écart. Il fallait que nous fassions comme si nous n’avions qu’une relation de prof à élève, une relation normale. Le regard fixé droit devant moi, je l’écoutai me demander s’il serait possible pour moi de m’absenter quelques jours. Je tirai une grande latte sur ma cigarette, pas nécessairement très heureux de ce qu’elle me demandait : mentir encore et toujours à Helen, mentir à mes confrères, mentir, mentir, mentir. Je savais que c’était pesant pour elle, de ne pas pouvoir être libre de ses mouvements avec moi, de toujours faire attention à ce qu’elle disait, à ce qu’elle faisait, mais j’étais pareil ! Moi aussi je devais faire attention à tout.

Cependant, cette proposition de nous enfuir quelque part tous les deux était alléchante, tout simplement parce que cela faisait très longtemps que ce n’était pas arrivé, et que ce serait une bonne façon de fêter nos retrouvailles.

« On pourrait peut-être louer un appartement pour un week-end.. pas très loin, aux USA… »

J’étais plutôt enthousiaste, désormais, mais le problème persistait encore : je devrais trouver une excuse à sortir à Helen et aux enfants. Et puis, ce n’était pas comme si on prévoyait ça pour des semaines plus tard. C’était immédiat, là, tout de suite. On allait sauter dans un train ou dans un avion et s’enfuir pour deux trois jours. Ça ne me faisait pas peur, mais que pourrais-je dire d’assez convaincant à mon épouse, qui était déjà si soucieuse.

« Que penses-tu de Seattle ? »

Après tout, cette ville était assez loin pour que l’on n’y connaisse personne, qui serait susceptible de nous vendre. Et puis, j’aimais bien prendre l’avion et nous pourrions trouver un vol par très cher. Je n’y avais jamais été, en plus, c’était l’occasion rêvée… et avec Ludivine, nous pourrions aller partout dans le monde, même dans les endroits les plus affreux, ce serait toujours la perfection.

« Tu ne sais pas ce que je pourrais sortir comme excuse à Helen, par hasard ? »

Pas sûr que de demander à Ludivine était une bonne idée, parce que forcément, elle allait me répondre que je n’avais qu’à la quitter, une fois de plus, mais ce n’était pas pour tout de suite, je n’étais pas prêt, et puis nous ne savions vraiment pas si cette relation allait encore tenir. Je lui fis comprendre d’un regard de ne pas me dire une chose pareille et de me trouver un vrai prétexte…

(c) DΛNDELION


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After the hunt and the sweat now come peace and quiet. Your head on my heart anchored the storm in my eyes. I lay like a carcass, your lips never letting the blood dry. And so I pray for tomorrow and wait listening out for a reply...
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* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne et Alek.

****

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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)
Dim 19 Aoû 2018 - 15:44

Le cœur et l’esprit enfin en paix, je peux enfin respirer librement. La perte de Noah sera toujours un poids sur mon cœur, mais le fait de pouvoir partager cette douleur à deux me semble plus supportable. Si je consultais des spécialistes, ils me conseilleraient sûrement de suivre une thérapie sur le deuil ou prendre des cachets pour calmer mon anxiété et régler mes problèmes de sommeil, mais moi je préfère éviter de me droguer. Je préfère nettement me soûler de l’amour de Stewart. Ses baisers sont les meilleurs antidépresseurs que je connaisse. Pour le reste, je préfère prendre un jour à la fois. J’ai encore beaucoup de chemin à faire pour réussir à accepter ce qui est arrivé et à me pardonner le mal que je nous ai fait. Nos problèmes sont loin d’être réglé et notre situation est toujours aussi précaire, mais au moins nos corps tout comme nos cœurs sont apaisés. Je serais restée des heures entières voir même le reste de la journée dans ses bras, mais il valait mieux éviter de se faire remarquer aussi nous sommes sortis prendre l’air.

Assisse tout près de lui sur un banc dans le parc de la faculté, je sens un lourd silence s’installer entre nous. Ni lui ni moi n’osons aborder certains sujets délicats par peur de réveiller des fantômes ou creuser à nouveau un fossé entre nous alors qu’on vient à peine de se retrouver. Je ferme les yeux un moment et puis je me décide à lui demander de partir avec moi quelques jours. J’ai besoin de me retrouver seule avec lui et pas seulement quelques minutes entre deux cours. Je sais que ce que je lui demande n’est pas aisé pour lui, mais cela me semble juste de le lui demander. Après tout, je n’ai jamais fait de caprices ni même fait de pression insistante pour qu’il quitte définitivement sa femme pour moi. Il hésite et semble un peu mal à l’aise, mais alors qu’il croise mon regard, il semble comprendre à quel point ma demande a de l’importance. Il me sourit pour se faire rassurant et me répond : « On pourrait peut-être louer un appartement pour un week-end. Pas très loin, aux U.S.A.. »

En une fraction de seconde, je sens un changement dans son attitude et son teint de voix. Mon idée semble à présent lui plaire et cela me comble de bonheur. J’ai soudainement l’impression que c’est Noël et que je viens de recevoir le plus gros et le plus beau cadeau qui soit. Je dois alors me retenir pour ne pas lui sauter dessus pour l’embrasser.

« Que penses-tu de Seattle? »

- Ce serait parfait… Peu m’importe où ce sera pourvu que ce soit suffisamment loin de Vancouver !

Il me sourit. Inutile d’en dire davantage, on se comprend. Si on souhaite tous les deux nous éloigner de Vancouver, c’est pour ne plus avoir à nous cacher.

Alors que je suis sur mon petit nuage à l’idée que je vais passer deux jours complets avec lui, voilà qu’il me lance : « Tu ne sais pas ce que je pourrais sortir comme excuse à Helen, par hasard ? »

Furieuse qu’il ose me demander un truc pareil, je me lève d’un bond pour mettre un peu de distance entre nous. Les nerfs a vifs, je dois faire un effort surhumain pour me contrôler après tout nous sommes en public et je ne peux pas crier sans quoi nous risquons d’attirer l’attention.

Blessée par sa demande, je le dévisage un moment et je vois aussitôt qu’il regrette. Seulement, il est trop tard. Je sens à nouveau des larmes coulées sur mes joues, mais cette fois ce sont des larmes de rage. Moi qui me suis toujours montrée conciliante et patiente, j’ai peine à croire qu’il me demande de lui trouver une excuse pour sa femme. Seulement cette fois pas question de me taire. Je ravale mes larmes et je retourne m’asseoir et lui dit à voix basse d’abord en français pour exprimer toute ma colère : « Putain de merde Stewart !!… » J’ajoute ensuite pour qu’il me comprenne « Utilise ton imagination et tu trouveras quelques choses. Tu as bien réussi à lui cacher que nous couchions ensemble depuis deux ans et que tu m’as fait un enfant alors je pense que tu peux trouver… »

Satisfaite de lui avoir dit le fond de ma pensée, je prends une grande respiration et ajoute : « Je vais rentrer chez moi. Tu devrais faire pareil et profiter de tes enfants. On se reparle demain… »

Je me lève sans un regard derrière moi et marche d’un pas décidé vers l’arrêt de bus le plus près en espérant qu’il arrive rapidement.

~ FIN ~


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MessageSujet: Re: back from the dead (ludi & stew)

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back from the dead (ludi & stew)

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