L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Valentina, Rodrigo, Anne et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Stewart & Helen Murphy
* Rodrigo Santini
* Alek Bernstein
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 854 • POINTS : 7714
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Blake
• DC : Kayla / Sean / Dave / Ian
MessageSujet: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Dim 29 Juil 2018 - 14:21



Dear Diary
11 novembre 2015
Cher journal,

Il y a longtemps que je n’ai pas pris le temps de t’écrire. Je prends donc quelques minutes entre deux dissertations pour te faire un petit compte rendu de la dernière année.

J’ai été pas mal occupée depuis mon arrivée à Vancouver. Dès mon arrivée en sol canadien, les choses se sont précipitées. J’ai dû d’abord convaincre le directeur du programme de littérature comparée de m’accepter à la fac malgré le fait que j’arrivais en janvier et ensuite me trouver rapidement un logis. Heureusement, il restait encore des chambres sur le campus et j’ai pu avoir une chambre pour un bon prix. Le seul inconvénient a été de partager la cuisine avec des centaines d’étudiants. Je ne compte plus les aliments que je me suis fait voler dans le frigo que nous partagions et les milliers de dollars dépenser à la cantine pour me nourrir. Heureusement que les cours étaient géniaux et me passionnaient sinon je me serais rapidement découragée. Moi qui avais toujours vécue qu’avec ma grand-mère, j’ai eu beaucoup de difficulté à m’adapter à la vie en communauté et devoir partager ma chambre avec une inconnue a été un dur apprentissage. Aussi, dès la fin de la session d’hiver, je me suis rapidement mise à la recherche d’une colocataire. Trouvée la bonne colocataire n’a pas été facile, mais encore là, la chance m’a souri lorsque je suis tombée sur l’annonce de Valentina Munõz. Comme moi elle cherchait une étudiante pour partager les frais d’un appartement et ceux de l’épicerie. Après quelques discussions nous nous sommes rapidement entendues et j’ai emménagé avec elle à South Cambie fin janvier. Au fil des semaines, Valentina nous sommes devenues de bonnes copines au point de commencer à se confier l’une à l’autre. Il y a énormément de respect et d’entraide entre nous ce qui rend les choses très agréables. Elle est ma toute première véritable amie et je me trouve très privilégier de pouvoir compter sur elle.

La plus grande difficulté que j’ai eue à mon arrivée au Canada a été de trouver du travail. En France, je n’ai jamais eu à travailler parce que ma grand-mère s’occupait de toutes les questions financières et tant que j’étais sous la responsabilité de mes parents je recevais une rente. Maintenant que je suis majeure et libérée de leur tutelle, je n’ai plus le choix et je dois gagner mon argent pour payer mes factures. Sans expérience, j’ai dû accepter au début des petits boulots minables dans des fast-food avant de décrocher un emploi correct à la librairie de l’université et un autre de serveuse dans un café près de mon appartement. Avec deux emplois et un horaire de cours chargé, je n’ai pas une seconde pour respirer et me reposer. Malgré ma charge de travail, je ne regrette rien. Je sais que j’ai fait le bon choix. Je n’ai jamais été aussi heureuse et ce bonheur se reflète dans mes résultats académiques. Sans vouloir me vanter je cumule les A et les A+ dans tous mes cours et les tablettes de ma bibliothèque se remplissent d’ouvrages fantastiques écrits par les meilleurs auteurs du monde entier. Qu’est-ce que je pourrais demandée de plus… l’amour… j’y pense idéaliste comme je le suis-je doute de trouvée mon prince charmant parmi les étudiants… je les trouve tous stupides et immatures… parfois je me demande si c’est moi qui est normale.

©Code de night sky.



LA MORT DES AMANTS


Ce qu'il reste de nos Amours,
C'est le regret qu'on a des jours,
Où l'on ne s'est pas fait l'amour. | ©️ FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Valentina, Rodrigo, Anne et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Stewart & Helen Murphy
* Rodrigo Santini
* Alek Bernstein
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 854 • POINTS : 7714
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Blake
• DC : Kayla / Sean / Dave / Ian
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Dim 29 Juil 2018 - 14:23



Dear Diary
14 novembre 2015
Cher journal,

Ce soir, je n’ai pas sommeil donc plutôt que de compter les moutons, je vais en profiter pour écrire un peu.

Si la première session a été difficile et ardue, ce n’est rien à comparer à celle-ci. Depuis septembre je croule littéralement sous les travaux et les examens. La charge est telle que j’ai dû me résoudre à abandonner mon travail à la libraire. Je n’ai littéralement plus aucune plage horaire de libre dans mon agenda. À la plaisanterie Valentina me dit toujours que j’ai un horaire de premier ministre, mais ce n’est pas loin de la réalité avec mes cours et mon boulot de serveuse, j’avais déjà du mal à souffler, mais j’ai en plus accepté de rejoindre un groupe de recherche dirigée par mon professeur préféré de la fac. Le plus formidable dans cette nouvelle aventure, c’est que je vais recevoir une bourse pour mon travail.

Si j’ai accepté cette charge supplémentaire de travail, c’est d’abord et avant tout pour passer plus de temps avec le professeur Murphy. Ce dernier est de loin le professeur le plus génial que j’ai rencontré de ma vie. Dès la première session, j’ai été sous le charme de son dynamisme et de sa passion pour la littérature et pourtant le sujet de ce premier cours était loin de me passionner. La littérature américaine n’est pas ce que je préfère, mais grâce à sa passion et sa voix au léger accent irlandais, il m’a rendu plus sympathique Ernest Hemingway et Steinbeck. C’est tout un exploit!

Pas étonnant que lors du second trimestre, j’aie choisi expressément deux cours de littérature anglaise pour avoir le plaisir de côtoyer davantage Monsieur Murphy… comble de chance le sujet des deux cours sont exactement dans mes cordes soit les auteurs romantiques du 19e siècle et Shakespeare. Ces 6 heures par semaine passée en classe sont rapidement devenues mes moments préférés de la semaine. Au fil des semaines, je suis non seulement tombé follement amoureuse de Lord Tennyson et de Lord Byron, mais j’ai redécouvert l’œuvre des sœurs Brontë et d’Edgar Allan Poe… et puis j’ai fait meilleure connaissance avec Stewart… He oui, maintenant, j’ai la permission de l’appeler par son prénom. Dire combien j’ai été heureuse et honorée qu’il me demande son groupe de recherche serait un euphémisme !! Je ne pense pas avoir un jour éprouvé autant de bonheur… et puis entre toi et moi cher journal, je peux bien te le dire… mon prof chouchou n’est pas seulement un prof extra, c’est un Homme… comment dire… il n’est pas loin de ce que je qualifie comme étant la perfection… je me surprends même à rêver de lui certain soir… c’est certainement malsain puisqu’il est non seulement marié et inaccessible, mais il a pratiquement le double de mon âge et qu’est-ce qu’il aurait à faire d’une gamine comme moi!  

©Code de night sky.


LA MORT DES AMANTS


Ce qu'il reste de nos Amours,
C'est le regret qu'on a des jours,
Où l'on ne s'est pas fait l'amour. | ©️ FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Valentina, Rodrigo, Anne et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Stewart & Helen Murphy
* Rodrigo Santini
* Alek Bernstein
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 854 • POINTS : 7714
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Blake
• DC : Kayla / Sean / Dave / Ian
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Dim 29 Juil 2018 - 14:27



Dear Diary
12 décembre 2015  
Cher journal,

Le temps passe trop vite. Déjà presque un mois que je ne t’ai pas écrit. La fin de session a été une fois de plus ardue, mais j’ai réussie à rendre tous mes travaux et je pense avoir réussie mes examens. Je vais pouvoir enfin souffler encore et préparer le réveillon de Noël avec Valentina.

Hier soir après les cours nous sommes sorties dans les magasins pour nous acheter nos cadeaux, mais surtout pour qu’elle m’aide à choisir une tenue pour un événement spécial. Moi qui me contentais habituellement de passer un jeans et un t-shirt pour aller en cours, j’ai changé radicalement de style au contact de ma copine. Grâce à Valentine, je sais maintenant me coiffer autrement que simplement d’une queue de cheval et me maquiller. Finie la petite fille gênée et réservée… grâce à mon amie, je ressemble à présent à une femme épanouie de 20 ans!

Ah oui… l’évènement spécial en question auquel je suis invitée demain est un cocktail pour souligner le prix reçu par Stewart pour son projet de recherche intitulé : « De quelques livres brûlés : l’histoire des autodafés et de la censure au Canada » auquel j’ai participé. C’est vraiment trop génial de voir son travail souligner de la sorte. Ce prix est offert par le ministre de la Culture et du Patrimoine canadien et est accompagné d’une bourse qui va non seulement permettre à mon professeur préféré de continuer ses recherches, mais aussi subventionner plusieurs autres projets au sein du département.

N’ayant pas un budget énorme pour me trouver une tenue pour ce genre de soirée Valentina m’a amenée dans une friperie à la mode qui vend des robes de couturier à moitié prix. Grâce à son œil aiguisé, j’ai trouvé la robe parfaite pour l’occasion sans vider mon compte en banque. J’en ai profité aussi pour m’acheter mes premiers talons hauts et quelques bijoux pour accompagner le tout. Je suis fébrile et excitée. J’ai tellement hâte à demain.

©Code de night sky.



LA MORT DES AMANTS


Ce qu'il reste de nos Amours,
C'est le regret qu'on a des jours,
Où l'on ne s'est pas fait l'amour. | ©️ FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Valentina, Rodrigo, Anne et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Stewart & Helen Murphy
* Rodrigo Santini
* Alek Bernstein
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 854 • POINTS : 7714
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Blake
• DC : Kayla / Sean / Dave / Ian
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Dim 29 Juil 2018 - 14:32

Aujourd’hui pas de cours, mais je dois quand même passer à l’université pour aider à la décoration de la salle pour la soirée de ce soir. Grâce à nos efforts et notre imagination, la grande salle de réception de la faculté ressemble désormais à une salle de bal digne des romans de Jane Austen.

Plus l’heure avance et plus je suis excitée comme une puce. Il me reste encore tant à faire aussi je ne perds pas une minute et dès le travail de décoration terminée, je file chez le coiffeur pour commencer ma transformation. La séance de coiffure terminée, je suis rentrée à la maison pour me maquiller et m’habiller. Je suis tellement nerveuse que je n’arrive pas à rien avaler aussi je carbure au café et à la nicotine. Alors que je suis assisse sur la galerie à fumer une ixième cigarette, je ne peux m’empêcher de rire. Moi qui étais non-fumeuse, il y a quelques semaines à peine, je me suis mise à fumer pour la plus ridicule des raisons. Je suis certainement folle et je devrais peut être commencé a pensé à consulter parce que cela commence à devenir dément. Enfin, comme je disais, j’ai commencé a fumé durant les pauses de cours pour poursuivre mes discussion avec Stewart et puis comme ce dernier prends régulièrement des pauses pour en griller une durant nos séances de travail, j’ai fait pareille.

Depuis que j’ai rejoint son groupe de travail, il nous arrive souvent de nous retrouver seuls et nos discussions ne sont plus seulement d’ordre académique ou littéraire. Nous parlons de tout et de rien. On se raconte des parcelles de vie et parfois, c’est même plutôt personnel. Plus j’en apprends sur lui et plus je l’apprécie. En sa compagnie, je ne sens aucune différence d’âge entre nous. J’ai l’impression de parler à un égal. Je sais que je devrais me faire une raison et tenter de l’oublier, mais il prend chaque jour de plus en plus de place dans mon petit univers. Moi qui refuse pratiquement toutes les invitations des garçons de mon âge, voilà que je me retrouve a fantasmer sur mon professeur. Et puis alors que je pense encore à lui, dans mon iPod débute une chanson de Luc Plamondon.  

Je suis folle de lui
C´est un garçon pas comme les autres
Mais moi je l´aime, c´est pas d´ma faute
Même si je sais
Qu´il ne m´aimera jamais


Simple hasard? … je ne sais pas, mais y penser me fou le cafard. J’éteins ma cigarette et je vais à la salle de bain pour me brosser les dents. Pas question de me mettre en retard. Je termine de me préparer et je prends soin d’emballer le cadeau pour Stewart. Avec mes collègues du groupe de recherche, nous nous sommes cotisés pour lui acheter un cadeau pour souligner l’évènement. Nous nous sommes longuement disputés au sujet du choix du cadeau parfait et finalement nous avons arrêté notre choix sur une édition classique et ancienne trouvée chez un antiquaire des œuvres de Lord Tennyson ainsi qu’une bouteille de son Scotch préféré.

Fin prête, j’appelle un taxi et je me rends à la soirée. En dehors des galas d’Opéra ou des concerts de mes parents, c’est la première fois que j’assiste à une soirée du genre.


LA MORT DES AMANTS


Ce qu'il reste de nos Amours,
C'est le regret qu'on a des jours,
Où l'on ne s'est pas fait l'amour. | ©️ FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 21/07/2018
• MESSAGE : 55 • POINTS : 545
• CÉLÉBRITÉ : Caitriona Balfe
• CRÉDITS : lyr
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Sam 4 Aoû 2018 - 18:45



L'Education Sentimentale

Flashback (Novembre-Décembre 2015)
Je soupirs dans les allées du super marché, les courses deviennent vraiment une corvée que je n’aime vraiment pas faire. Avec les exigences de l’un, les envies de l’autre, c’est une chasse au trésor que je dois faire dans tout le magasin. Encore un rayon et je vais pouvoir passer à la caisse. Dix minutes plus tard, je mets les sacs de course dans le coffre de la voiture et direction la maison. Sur le chemin du retour, je mets de la musique assez forte, ça fait du bien, cette sensation de liberté. Au moins j’ai un peu de temps rien que pour moi. Je peux réfléchir à ce que je vais mettre ce soir pour la réception en l’honneur de mon tendre mari. Je suis si fier de lui, si heureuse pour tout le travail qu’il a accompli.

Mais avant de pouvoir me faire belle, je dois encore aller chercher les enfants à l’école, puis les conduire chez leurs amis pour la soirée. J’espère avoir assez de temps pour être prête à temps. Je chante dans la voiture, un bon vieux rock de chez moi, j’ai l’impression d’avoir à nouveau vingt ans. Une fois dans l’allée de la maison, je coupe la musique, puis, je fais mon devoir de femme au foyer en rangeant les sacs dans les placards, mais à peine fini que je fois repartir pour m’occuper des enfants.

Trois heures plus tard, je suis seule à la maison et Stew va arriver pour venir se préparer aussi. Je lui ai accroché son costume devant l'armoire à côté de ma robe. J'espère que ça va lui plaire. Je n'avais pas eu le temps de faire les magasins, mais je l'ai trouvé sur internet et après essayage, elle me va plutôt bien. Je pars sous une douche, je prends mon temps, ça me relaxe. Faut dire que les soirées légèrement mondaine ne sont pas mes préférés. Mais pour Stew, je ferai n'importe quoi. Malgré toutes ses années passées à ces côtés, je suis toujours autant amoureuse de lui. Ma vie est belle avec lui, notre vie est belle, notre famille est soudé et je ne veux pas que ça change.

J’enfile un peignoir en sortant de la douche enroule mes cheveux dans une serviette puis je me dirige dans la chambre. Je sursaute quand j’entends du bruit et en voyant Stewart. Il était rentré et je ne l’avais pas du tout entendu.

- Oh, tu es rentré mon coeur ! Comment ça va ?

Je m’avance vers lui, passe mes bras autour de son coup puis nous échangeons un long baisé.
Je m’installe devant la coiffeuse tout en l’écoutant, puis il part sous la douche. Je continue ma mise en beauté par les cheveux, puis je fini par enfilé ma robe. Stew se retourne pour que je lui mette correctement sa cravate. Il était beau, si nous étions pas si pressé, je l’aurai bien déshabiller.

- Tu es très beau mon amour.

Je lui souris, lui caresse la joue, puis lui dépose un baisé sur la joue.
On part de la maison, direction l’université que la soirée commence.


Goodbye My Lover
You can't break my spirit - it's my dreams you take. And as you move on, remember me,▬ Remember us and all we used to be
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






• INSCRIS LE : 17/06/2018
• MESSAGE : 184 • POINTS : 2028
• CÉLÉBRITÉ : colin farrell
• CRÉDITS : avatar : trouvé sur google images, je n'ai pas le crédit
• DC : Doc Aiden Fitz
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Jeu 9 Aoû 2018 - 14:19

l'éducation sentimentale
helen, ludivine & stewart

Décembre 2015.
Cette remise de prix me stressait beaucoup plus que je ne le croyais. Pourquoi ? Le Ministre de la Culture ne m’impressionnait pas, pas plus que n’importe lequel autre de ces grattes-papier payés comme s’ils étaient des Dieux vivants. Non vraiment, je me fichais pas mal de toutes ces personnalités, présentes pour m’applaudir et me récompenser des efforts fournis, consacrés à la recherche, qui faisait avancer notre pays. Recevoir un prix était gratifiant, certes, mais les personnes qui me le remettaient ne signifiaient rien pour moi. Le prix que ces administratifs allaient me remettre avait, lui, bien plus de valeur à mes yeux que n’importe quel discours. Il récompenserait tout le travail que nous avions accompli, mon équipe et moi. Et quel travail ! C’était un travail de tous les instants, il fallait se documenter, analyser, relire, paraphraser, commenter, traduire, comparer. Nous n’en voyions plus la fin et pourtant, le résultat était bien là. Nous avions terminé, et même réussi à récupérer une nouvelle bourse, pour les prochains travaux ! De quoi être fier de nous. Désormais, il s’agissait surtout de faire cette cérémonie et de ne plus penser à tout cela. Tout le gratin était invité, bien sûr, mais le problème ne résidait pas spécialement là-dedans. C’était surtout dans le fait qu’Helen allait être là que je voyais une source de problèmes. Non pas que je ne veuille pas qu’elle vienne, au contraire, elle allait être fière de moi, et ainsi, je pourrais lui présenter mes collègues, qu’elle ne voyait quasiment jamais. Mais le vrai souci, c’était qu’elle allait rencontrer Ludivine Reding.

Ludivine. Une simple étudiante, mais ô combien intelligente, logique, et efficace. Je l’avais repérée en cours magistral ; elle était très studieuse, m’écoutait avec attention et buvait mes paroles, elle était à fond dedans, à chaque seconde. J’avais mené l’enquête et récupéré quelques uns de ses travaux auprès de mes confrères, qui étaient tous très contents d’elle, bien sûr. Elle avait un large potentiel, que j’avais choisi d’exploiter pour le groupe de recherches que je menais. Je n’avais pas attendu longtemps avant qu’elle n’accepte, d’un air fier. C’était là que les ennuis avaient commencé.  Elle était exemplaire, travaillait bien, avait de bonnes idées et ne se trompait que rarement sur ce qu’elle avançait. Comme si elle avait déjà lu tout ce que la littérature anglaise pouvait nous proposer. Je l’appréciais beaucoup, il fallait bien l’avouer. Peut-être un peu trop pour me l’avouer à moi-même. Il fallait dire qu’elle n’était pas dégoûtante à regarder et elle était intéressante également. Nous parlions beaucoup, d’abord principalement de littérature, mais également de choses moins professionnelles. Elle me parlait du fait qu’elle n’avait pas de famille dans le coin, qu’elle se débrouillait seule, autonome. Je lui avais parlé de ma femme, de mes grands enfants, du fait que j’étais originaire d’Irlande. Les bases pour se connaître. Elle restait plus évasive que moi, évidemment, et je ne comprenais pas toujours ce qu’elle cachait en elle. Mais j’étais professeur de littérature, et non pas psychologue. Si j’avais voulu faire un cursus de psycho, j’aurais été dans le bâtiment d’à côté, sur le campus.

Je soupirai en garant la voiture dans l’allée. La réalité, c’était que j’avais peur qu’Helen soit jalouse de Ludivine, si jamais elle nous voyait ensemble. Evidemment, il ne s’était rien passé entre nous, je n’allais tout de même pas tromper ma femme ! Mais j’avais peur qu’elle y pense, parce qu’il était vrai que nous étions proches. C’était ce que j’aimais avec l’université : malgré les différences d’âge, il était possible de se faire des amis, partout, tout le temps. La maturité de Ludivine faisait son point fort, et je la considérais comme mon égale. Je sortis de ma voiture et entrai dans la maison. Tout était calme ici, et cela contrastait beaucoup avec l’effervescence de la salle dans laquelle nous allions faire la cérémonie. Je montai directement dans la chambre pour me changer. La douche était ouverte, Helen était en train de se laver. Je soupirai avant de récupérer mon smoking sur l’armoire. J’étais en train de déboutonner ma chemise lorsqu’Helen sortit de la salle de bains attenante à la chambre. J’eus un sourire en la voyant toute emmitouflée dans ses serviettes et la laissai m’embrasser pour me saluer. Pendant qu’elle se préparait, je pris sa place dans la cabine de douche et me rinçai rapidement, pour ne pas terminer en retard. J’enfilai ma chemise blanche, mon pantalon à pinces et attrapai une cravate pour fignoler le tout. J’étais nul pour nouer les cravates, c’était bien pour cette raison que je n’en portais quasiment jamais. Mes yeux fixaient chaque parcelle de peau du visage de mon épouse lorsqu’elle m’aida à finalement la nouer comme il fallait et je frémis lorsqu’elle m’annonça que j’étais très beau.

« Je suis bien moins beau que toi, chérie. »

Elle leva les yeux au ciel et je ris doucement avant d’attraper ma veste. Nous étions prêts tous les deux, les enfants étaient déjà déposés chez leurs amis, nous n’avions plus qu’à filer à la salle, sur le campus. Mes mains, vissées au volant, étaient moites d’appréhension. Toujours pour les mêmes raisons, parce qu’Helen et Ludivine allaient se voir. Mais pourquoi étais-je aussi inquiet ? Ludivine était simplement mon étudiante, et même si je n’avais jamais parlé d’elle à Helen, ça ne poserait pas de problème…

La voiture bien garée sur mon emplacement réservé, je fis sortir Helen de la voiture en la prenant par le bras. Il fallait bien que l’on reste des britanniques jusqu’au boulot, et quoi de plus irlandais qu’un gentleman ? Je l’emmenai avec moi dans les allées et nous arrivâmes devant l’entrée de la salle où de nombreuses personnes étaient déjà présentes. Je fis un rapide regard dans la salle entière pour repérer Ludivine. Elle n’était pas encore là, je l’aurais vue aussitôt sinon. J’emmenai Helen vers mes collègues et confrères, pour la présenter, ainsi que vers les étudiants avec lesquels je travaillais également. Tout le monde avait l’air ravi d’être là, j’étais le seul un peu bougon, trop modeste pour accepter un prix alors qu’il s’agissait d’un travail d’équipe.

Une porte s’ouvrit alors, doucement, mais je tournai la tête vers la nouvelle arrivante. Ludivine. Elle était resplendissante, bien qu’elle ait pris la robe la plus courte du magasin, apparemment. Je haussai les sourcils en la voyant accoutrée ainsi. Je ne pensais pas l’avoir déjà vue en robe, et autant maquillée aussi. Elle était radieuse, véritablement magnifique et… attirante. Si je ne tenais pas Helen par le bras, je crois que j’aurais foncé vers elle pour l’accueillir le premier. C’était tout de même en grande partie grâce à elle que nous avions si bien travaillé. Mais je ne pus que l’admirer de loin et lui faire un signe de la main lorsque son regard croisa le mien. Je retiens mon souffle alors qu’elle avançait vers nous, et je sentis Helen se retourner dans la direction que je fixais, mais mon esprit était déjà ailleurs… bien loin…
(c) DΛNDELION


peace and quiet
After the hunt and the sweat now come peace and quiet. Your head on my heart anchored the storm in my eyes. I lay like a carcass, your lips never letting the blood dry. And so I pray for tomorrow and wait listening out for a reply...
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Valentina, Rodrigo, Anne et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Stewart & Helen Murphy
* Rodrigo Santini
* Alek Bernstein
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 854 • POINTS : 7714
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Blake
• DC : Kayla / Sean / Dave / Ian
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Dim 12 Aoû 2018 - 16:27

A l’extérieur le ciel de Vancouver est balayé par de légers flocons de neige signe que l’hiver s’installe tout doucement et que les vacances approchent. Après un trajet de plusieurs minutes à travers la circulation abondante de la ville, je remercie mon chauffeur de taxi pour le trajet et j’entre rapidement dans la salle de réception de la faculté pour me réchauffer. Du vestiaire, j’entends de la musique et je peux voir que la salle est remplie d’invités. Je ne suis ni la première ni la dernière arrivée et j’en suis soulagée.

Alors que je fais mon entrée, je balaie du regard l’assistance question de voir des visages connus. Je suis dès lors accueillie chaleureusement par mes collègues de travail qui font comme moi partie du groupe de travail du professeur Murphy. Pour l’occasion, nous avons tous troqué nos jeans et autres vêtements confortables pour des tenues de soirée. Nous sommes un petit groupe d’étudiants et d’étudiantes privilégiés. Selon les dirigeants de la Faculté, nous sommes considérées comme étant l’élite, les meilleurs des meilleurs. Nous sommes six individus provenant de différentes origines avec des histoires tout aussi différentes. Six passionnés de littérature, mais également d’histoire et férus de recherche. Six travailleurs acharnés qui n’ont pas compté leurs heures de travail malgré un horaire de cours chargés et leurs autres obligations en dehors des murs de l’université. Après des mois de travail à collaborer ensemble sur une base quotidienne nous avons appris à bien nous connaître et c’est un plaisir pour nous de nous retrouver ce soir pour célébrer, mais également pour nous remémorer nos fous rires, nos moments de doutes et les moments de découragements. Nous sommes tous fiers du travail accompli et encore plus de voir notre chef et mentor reconnu à sa juste valeur.

Nerveuse et intimidée par le regard que certains de mes collègues masculins me jettent je remercie mes amis de leurs compliments sur ma tenue. Un serveur passe tout près de nous, je prends un verre de mousseux et c’est à ce moment que mon regard croise celui de Stewart. Mon cœur cesse de battre une fraction de seconde et je ne peux m’empêcher de le fixer. J’ai peine à le reconnaître vêtu de son smoking, mais il est incroyablement élégant et séduisant dans cette tenue. Il faut dire qu’en temps normal il arbore une tenue beaucoup plus décontractée même que certains jours on pourrait facilement le confondre avec le reste des étudiants.

Il me salue d’abord timidement d’un signe de la main et je fais de même tout en m’avançant vers lui et les gens qui l’entourent. Alors que je m’approche, je remarque tout près de lui une femme d’une grande beauté. Il s’agit certainement de son épouse. À sa vue, je me sens étrangement mal à l’aise alors que je n’ai rien à me reprocher sinon quelques rêves et fantasmes interdits ayant pour objet son époux.
Je salue d’abord poliment le doyen de la faculté et les autres professeurs présents avant de me tourner vers Stewart. Je lui souris et le salue respectueusement en utilisant les formules de politesse en vigueur. Pas question de familiarité dans ce genre d’évènements. J’ai été à bonne école avec mes parents.

- Bonsoir Monsieur Murphy…

Et puis sans qu’il est besoin de me présenter, je me tourne vers son épouse : « Madame Murphy. Enchantée de vous rencontrer. »

Intimidée par la présence de sa femme, je me trouve rapidement un prétexte pour mettre un terme à la conversation. Je me trouve à la limite un peu sauvage, mais j’ai trop peur de ce qu’elle pourrait lire en moi si je reste trop près d’eux. Mal à l’aise, je disparais avec mes collègues pour répéter notre discours de présentation. Lorsqu’on nous annonce l’arrivée du ministre, les convives sont invités à s’installer aux tables installées et la remise du prix peut commencer. C’est d’abord le Doyen qui prend la parole pour rappeler l’importance de la recherche pour toute université qui se respecte. Vint ensuite notre tour à nous les étudiants de faire un léger résumé du travail que nous avons fait et le sujet de la recherche. La voix remplie d’émotion, c’est à moi que revient la tâche d’inviter notre mentor à venir nous rejoindre sur la scène. Dès que j’ai prononcé son nom, la salle se remplit d’applaudissements. Gêné par autant d’attention, je le vois d’abord embrasser son épouse et mettre de l’ordre dans sa tenue avant de monter sur scène. Il sert d’abord la main du doyen et échange quelques mots avec lui avant de venir vers ses étudiants pour les remercier un à un. Poigné de main pour mes collègues masculins et bises sur les joues pour moi et les autres filles du groupe. Quand vient mon tour, nos regards se croisent une fraction de seconde. Une seconde volé à l’éternité. J’ai alors la fugace impression qu’il voudrait me dire quelques choses, mais il se contente de pencher rapidement vers moi pour m’embrasser sur la joue. Mon cœur fait deux tours dans ma poitrine et je ne peux m’empêcher de me demander si lui aussi ressent cette folle attirance. Je me déteste intérieurement d’avoir de telles pensées et encore plus d’imaginer ce qui ne pourra jamais existés. Heureusement, mon supplice prend fin quand le doyen invite le ministre à monter sur scène pour remettre le prix. Tout se passe ensuite comme si je n’étais pas présente tellement je n’habite plus mon corps : remise du prix, photos de groupes, etc., etc.  

Le reste de la soirée se déroule à merveille tant que je reste le plus loin possible de celui qui a le don de me chavirer l’esprit. Pas question de montrer à tout le monde le trouble qu’il peut me causer. Après des mois de travail acharné, je peux enfin libérer un peu mon fou et laisser de côté la sérieuse Béatrice. C’est donc avec plaisir que je rejoins mes collègues sur la piste de danse. Après quelques morceaux endiablés et un bon vieux rock n’ roll, le DJ passe aux danses de couple telles que le swing, le merengue et la salsa. Parmi notre groupe Joshua est de loin le meilleur danseur et il semble m’avoir choisie comme partenaire pour la soirée. Après un swing essoufflant où mon partenaire m’a fait voler dans les airs, j’essaie de reprendre mon souffle près du bar. Je ne remarque pas immédiatement la présence à quelques pas de moi de Stewart, mais quand je commande un verre d’eau nos regards se croisent à nouveau. Il dépose son verre sur le bar et sans trop savoir comment me l’expliquer alors que j’entends les premières notes d’une salsa, je lui demande : « Tu danses? »

Il hésite un moment à répondre, mais finit par faire un léger signe de tête. Je lui souris et lui fait alors signe de me suivre ce qu’il fait sans trop se faire prier. Une fois sur la piste de danse, nous hésitons tous les deux à nous rapprocher, mais il finit par prendre ma main droite dans la sienne et pose son autre main sur ma hanche. Nos mouvements sont d’abord mécaniques question de prendre notre rythme, mais je découvre rapidement que mon professeur n’est pas seulement doué en lettres, mais qu’il est également un excellent danseur. Enivrés par la musique, nos deux corps vibrent en tandem au son de la musique. Mon regard fixé au sien plus rien d’autre n’existent autour de nous. Chaque fois qu’il me fait tourner et qu’il me ramène près de lui, j’ai cette folle envie de l’embrasser, mais je dois me faire violence. Je voudrais que la musique ne s’arrête jamais et j’en oublie malheureusement que nous sommes entourés par pratiquement tous les membres de la faculté, par mes collègues de classe, mais surtout sa femme.

Spoiler:
 


LA MORT DES AMANTS


Ce qu'il reste de nos Amours,
C'est le regret qu'on a des jours,
Où l'on ne s'est pas fait l'amour. | ©️ FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 21/07/2018
• MESSAGE : 55 • POINTS : 545
• CÉLÉBRITÉ : Caitriona Balfe
• CRÉDITS : lyr
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)
Mer 15 Aoû 2018 - 18:21



L'Education Sentimentale

Flashback (Novembre-Décembre 2015)
On entre dans la salle, j’ai les yeux partout, c’était décoré avec goût et sobriété. Je reste croché au bras de mon mari jusqu’à ce qu’il me présente le doyen et toutes les autres personnes importantes de la faculté. J’ai l’impression de ne pas avoir arrêté de travailler, côtoyer ce genre de personne m’est si familier, cependant les enfants ont encore besoin de moi et ils passeront toujours avant moi.
A un moment donné, je vois mon cher et tendre décroché du sujet de conversation. Je tourne ma tête vers la même direction que lui et je vois alors une demoiselle, habillé dans une tenue inappropriée pour ce genre d’évènement. A croire que les jeunes d’aujourd’hui ne savent pas se comporter correctement. Dans tous les cas, elle avance vers nous, ce qui me prouve qu’elle est une étudiante de mon mari. Cependant, elle a un regard particulier à son encontre et ça me déplaît fortement. Elle part comme une voleuse aussi rapidement qu’elle est arrivée.
On annonce au micro, que c’est le moment de passer à table. C’est au crocher de Stew que nous nous dirigeons dans la salle pour trouver nos places. Peu de temps après que nous nous sommes installé, les discours de bienvenu ainsi que la raison de notre présence ici se font entendre.
L’étudiante de Stew monte sur la scène et prend la parole, pendant tout son speech, elle ne cesse de lancer des regards à mon mari. Des regards qui le déshabillent et qui ne sont pas du tout normal. Elle veut lui sauter dessus, j’en suis certain. Mais passons, elle annonce le nom de Stew pour la récompense de son prix. Stew m’embrasse avant d’aller au micro pour son petit discours. De remerciement.
La suite de la soirée se passe classiquement, petits fours, entrée, repas, dessert et vin ainsi que quelques discussions pompeuses. Ce qui est étrange c’est que ça ne me dérange pas.
Néanmoins, il y avait de la musique et une piste dansante, ce qui changeait des évènements que j’ai pu assister il y a longtemps.
Je suis plus que surprise quand l’étudiante de Stew est avec lui sur la piste. Stewart Murphy sur une piste de danse ?! Je ne l’ai pas vu depuis notre mariage… La salsa qu’ils dansent est loin de me plaire. Comment peut-il me faire ça ? Il était évident qu’elle le voulait et lui qui ne remarque rien, à moins que….
Toutes les personnes autour de moi, regarde ainsi mon mari avec son étudiante entrain de danser trop collé serré. Et bien entendu, la plupart des regards font le yoyo entre eux et moi. Je me prend la plus belle honte de toute ma vie.
Si seulement, j’avais le courage d’aller vers eux, d’attraper cette nana par les cheveux et de la traîner à terre pour la mettre dehors. Puis envoyés une merveilleuse gifle à Stewart et lui balancer un bon coup de pied dans les noisettes. Si seulement…
La chanson se stop et tout le monde applaudit leur démonstration, y compris moi, mais je lance un regard très noir à Stewart.


Goodbye My Lover
You can't break my spirit - it's my dreams you take. And as you move on, remember me,▬ Remember us and all we used to be
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
friendship never ends
MessageSujet: Re: L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)

Revenir en haut Aller en bas
 

L’éducation sentimentale ~ FLASHBACK (Novembre-Décembre 2015)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 31 Décembre 2015
» 10 Décembre 2015
» 30 Décembre 2015
» VERSION 7 ♦ Novembre/Décembre 2014
» 17 Décembre 2015

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bang Bang Vancouver :: City of Vancouver :: nord ouest-