FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)



 
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 FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)

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friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


• INSCRIS LE : 01/06/2017
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MessageSujet: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Sam 25 Aoû 2018 - 14:07

Jeudi matin. Je prends le premier vol pour Seattle. Le vol est rapide un peu moins d’une heure donc je vais pouvoir faire une petite sieste. Je m’installe sur mon siège et regarde à regret le siège libre à côté de moi qui est vide. Le plan initial était de partir avec Stewart, mais il a eu un empêchement de dernière minute à l’université qui l’a obligé à décaler son départ. Malgré la déception, j’ai décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur et je vais profiter du temps que je sois seule pour récupérer les clés de l’appartement et lui préparer une surprise.

Moins de cinquante minutes après mon départ me voilà à Seattle. C’est ma première présence en terre américaine et je suis impatiente de découvrir la ville. Seulement pour le moment, je me contente de prendre un taxi pour me rendre à l’appartement que nous avons réservé pour y récupérer les clés et y déposer mon bagage. Une fois sur place, j’échange quelques mots avec la personne qui loue les appartements. Cette dernière me fait visiter rapidement les lieux pour me donner quelques renseignements utiles et me remet les clés en échange du paiement de la location.

Une fois seule, je vais porter ma valise dans la chambre des maîtres et je reste un moment à observer les lieux. C’est tout simplement magnifique rien à voir avec la toute première chambre d’hôtel que j’ai partagée avec Stewart. Au centre de la chambre, un immense lit baldaquin occupe la moitié de la pièce. Tout près dans la pièce d’à côté, je découvre une salle de bain équipée des meilleures installations, mais ce qui attire encore plus mon attention, c’est la magnifique terrasse accessible a même la chambre à coucher qui donne sur la piscine installée sur le toit. Cette dernière est tout simplement a couper le souffle. Tout est plus que parfait et j’ose à peine imaginer tous les moments fantastiques que nous allons partager ensemble durant les trois prochains jours.

Trois jours complets ensemble. Autant dire une éternité pour nous. Juste d’y pensé et j’ai des fourmis dans les jambes et le cœur qui palpite. Seulement pas le temps de rêvasser. Je prends mon sac et je me rends au marché le plus près pour faire l’achat de victuailles. Je prends les ingrédients dont je vais avoir besoin pour préparer ma surprise, mais aussi de quoi nous préparer quelques repas rapides. Ce week-end, loin de Vancouver est très important pour tous les deux aussi je veux que tout soit parfait. Ce sera le moment pour nous de nous retrouver, mais aussi je l’espère parler d’avenir. Bien que je n’aie pas l’intention de lui faire aucune pression pour qu’il demande le divorce, j’espère qu’un jour prochain nous pourrons être ensemble véritablement. C’est mon souhait le plus cher.

Mes courses terminées, je retourne à l’appartement pour préparer ma petite surprise : un repas typiquement français composé des spécialités que m’a apprises ma grand-mère. Au menu des escargots au beurre persillé, blanquette de veau servi sur un nid de pâtes fraîches et enfin pour le dessert un clafoutis aux cerises. C’est très ambitieux comme menu, mais comme j’ai déjà préparé chacune de ces recettes à plusieurs reprises, je suis sûre de tout réussir.

Midi. Je mets une dernière touche à mes préparatifs et je file sous la douche pour me débarrasser des odeurs de la boustifaille. Je me prépare rapidement en enfilant une une robe d'été légère et je laisse mes cheveux sécher à l’air libre pour qu’il puisse boucler tout naturellement. Une fois prête, je jette un dernier coup d’œil à mes plats et sur la liste des choses qu’il va me rester à faire à mon retour.

Vérification terminée, je saute dans un taxi en direction de l’aéroport. Je suis impatiente de retrouvée mon amour. Son avion doit atterrir vers à 13 h 30. Plus que quelques minutes à attendre avant de pouvoir l’embrasser. Alors que je fais les cent pas dans le hall d’attente de l’aéroport, je sens la nervosité, mais aussi la peur me gagner. Et si on n’arrivait pas à cohabiter ensemble durant plus de 24 h? Et si on se disputait? Le seul fait de penser à toutes ces choses gâche mon excitation et mon plaisir. En deux ans, je n’ai jamais passé plus que quelques heures consécutives en compagnie de Stewart aussi je me demande ce que ce sera de passé chaque minute de ces trois jours avec lui. Et s’il découvrait en moi des traits de caractère ou des manies qui ne lui plaisent pas. Je prends une profonde respiration pour me calmer alors que je vois sur l’immense panneau d’information que son vol vient d’atterrir. Les mains moites, je ne quitte plus la porte des arrivées des yeux. Et puis le voilà. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Je marche rapidement vers lui pour l’embrasser. Cette fois pas question de me cacher. Je peux librement lui sauter au cou pour lui dire combien je suis heureuse de le voir. Nous échangeons un long baiser et je reste un moment dans ses bras avant de lui demander si son vol a été agréable.

- C’est bizarre, j’ai l’impression de ne pas t’avoir vue depuis des jours. J’ai encore du mal à croire que ce soit vrai. Que tu ne vas pas disparaître d’une minute à l’autre pour aller donner un cours ou rentrer chez toi.

Il me sourit pour me rassurer qu’il ne compte pas disparaître et m’embrasse à nouveau. Valise en main nous sortons de l’aéroport et nous prenons un taxi pour nous rendre à l’appartement. Nous n’avons fait aucun plan pour le week-end question de nous laisser toute la liberté de faire ce qui nous plaît. Bien entendue tous les deux nous désirons visiter la ville, mais pour le moment rien ne presse. Une fois à l’appartement, je le laisse découvrir les lieux alors que je jette un œil sur mon plat au four. Alors qu’il vient me rejoindre à la cuisine, je lui dis en français : " J’espère que tu es affamé. Je t’ai préparé quelques spécialités de chez moi. Nous allons déjeuner sur la terrasse… ce sera un peu comme si nous étions à Paris ! "


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né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Ven 31 Aoû 2018 - 17:18

free to be you and me
ludi & stew

C’était le moment que nous attendions depuis très longtemps, Ludivine et moi. Pouvoir partir en week-end tous les deux, assez loin de Vancouver pour ne pas être vus, être reconnus. Nous serions libres, durant trois jours, de faire ce qui nous plairait, où cela nous plairait.

Nous partions à Seattle. C’était assez proche de Vancouver, une heure d’avion à peine séparait les deux villes jumelles. D’un commun accord, nous avions décidé de nous y rendre dès le jeudi matin, afin de pouvoir rentrer le dimanche, dans l’après-midi, avant de reprendre le cours normal de nos vies tranquilles le lundi matin. C’était un bon compromis, une chose que Ludivine me demandait depuis que nous nous étions retrouvés, depuis qu’elle était revenue. J’avais accepté immédiatement, et il avait fallu que j’invente une excuse à Helen, quelque chose qui tienne la route pour qu’elle ne se doute de rien. Après tout, je n’allais pas lui annoncer, comme ça, de but en blanc, que je devais partir pour Seattle, elle n’allait pas comprendre. Aussi, je prétextais un congrès de dernière minute, quelque chose à laquelle je ne devais pas prendre part, et à laquelle j’avais finalement été convié, et fortement demandé. Elle n’y avait vu que du feu, ou du moins, c’était ce qu’elle laissait croire. Et je n’avais rien demandé de plus.

Le jeudi matin, ma valise était prête pour aller à Seattle. J’adorais prendre l’avion. C’était une sensation de liberté totale, une impression de ne plus être quelqu’un à part entière, de se dire que si cet avion se crashait, je n’aurais même pas mal, parce que je périrais sur le coup. J’étais léger comme l’air, quand j’étais dans un avion, et rien ni personne ne pouvait me contrarier. Aussi, dès que l’occasion se présentait, je sautais dans le premier avion pour visiter une nouvelle ville lors d’un congrès. C’était peut-être pour cette raison qu’Helen m’avait cru aussi facilement. J’allais prendre un taxi pour me rendre à l’aéroport lorsque le Doyen de l’université m’appela sur mon téléphone personnel pour m’indiquer que je devais venir d’urgence à la fac. C’était incroyable qu’on me fasse chier à cette heure pour que je vienne travailler. Aussitôt, dans le taxi, j’appelais Ludivine pour lui annoncer la nouvelle et lui indiquer de prendre tout de même l’avion que nous avions réservé, que je prendrais celui d’après et qu’elle ne remarquerait même pas mon absence.

Onze heures. Mon billet d’avion changé, je me retrouvais sur le vol de onze heures quarante-cinq, et j’étais en route pour l’aéroport, enfin ! J’allais retrouver mon amour et je me sentais pousser des ailes. L’embarquement fut rapide. Je pris place dans l’avion bondé et laissai mes pensées virevolter ça et là pendant que les hôtesses de l’air nous donnaient les recommandations d’avant vol. Puis nous décollâmes et je pus regarder les nuages, comme j’adorais le faire à chaque vol. Le temps passa très vite, je n’eus même pas besoin de sortir mon livre de ma sacoche. Et enfin, nous atterîmes sur le tarmac de Seattle. Ma valise cabine en main, je sortis rapidement du terminal et rejoignis la sortie, pour me retrouver à l’endroit où les voyageurs débarquent et retrouvent leurs proches.

Je la vis immédiatement, ses beaux cheveux blonds rangés sagement autour de son crâne, son regard brillant, ses mains crispées sur son téléphone portable, comme si elle avait peur que je n’arrive pas. Elle se rua vers moi et je n’eus pas le temps de poser ma valise qu’elle m’enlaça et m’embrassa. J’étais surpris, mais agréablement surpris. C’était la première fois que nous pouvions faire une chose pareille en public, et Ludivine s’en était très bien accomodée. Je ne voyais pas le regard des gens autour de nous, et je n’en avais rien à faire. Notre étreinte dura quelques longs instants puis nous nous détachâmes.

« Tout s’est bien passé, merci, lui répondis-je lorsqu’elle me demanda si le vol avait été agréable. C’était assez court, c’est une super destination Seattle… »

J’étais ravi d’être aussi près de chez moi mais d’être assez loin pour ne pas avoir à me cacher. Elle avait eu raison de me tanner pour que l’on quitte Vancouver. J’étais très heureux, à cet instant.

« Ne t’en fais pas… On est à Seattle, pas à Vancouver, et ici, tu n’es plus mon étudiante, et je ne suis plus ton professeur… Je ne vais pas disparaître… »

Rapidement, nous sautâmes dans un taxi qui nous conduisit jusqu’à l’appartement que nous avions loué pour le week-end. Il était magnifique, immense, beaucoup trop grand pour nous deux, avec une chambre qui dépassait tout ce que nous pouvions attendre. La terrasse était également très belle, avec une vue d’enfer. J’allais apprécier me retrouver ici, au calme, pour le week-end, cela nous ferait le plus grand bien. Rien de tel pour rentrer rassérénés.

Mon français était assez mauvais. Je n’étais pas super doué pour les langues étrangères, même si je maîtrisais tout de même l’essentiel, grâce à la littérature française, notamment. J’avais parfois lu des ouvrages dans leur langue natale. Aussi, je compris ce que Ludivine me disait, mais j’étais bien incapable de lui répondre. J’aurais trop peur de massacrer la langue de Molière, alors qu’elle avait cet accent parisien si irrésistible.

« J’ai très très faim, lui répondis-je en anglais. Ils mangent quoi en France ? »

Je me rapprochai de la table, sur la terrasse, touché et surpris qu’elle m’ait fait cette petite attention. Elle aurait pu faire n’importe quoi d’autre, visiter un peu Seattle, se promener, ou même simplement se reposer, mais elle avait préféré me faire à manger pour que je découvre un peu sa culture. C’était adorable. Et surtout très bien pensé, parce que j’avais faim rien qu’en sentant l’odeur de la nourriture. C’était exquis !

« Merci pour tout ça… c’est fou. Tu t’occupes trop bien de moi, Ludi ! »

Son sourire en dit long, et j’étais fier de mon petit effet, aussi fier qu’elle l’était de son repas. Avec plaisir, je m’installai à la place qu’elle m’indiqua et attendis qu’elle me rejoigne. Le week-end ne faisait que commencer, mais il démarrait vraiment très bien. Rien ne pourrait nous attrister, à part le retour du dimanche, et ce n’était pas l’heure de penser à cela…
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* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Dim 9 Sep 2018 - 17:32

Amusée par le regard qu’il me jette alors que je lui parle en français je me mets à rire et je passe rapidement à l’anglais pour lui énumérer ce que je nous ai préparé. Je ne sais pas ce qu’il connaît de la cuisine française aussi, j’espère ne pas avoir commis de faux pas et d’avoir préparé des trucs qu’ils n’aiment pas.  

- J’ai préparé des escargots au beurre persillé en entrée. Pour le plat principal, ce sera de la blanquette de veau servi sur un nid de pâtes fraîches et enfin pour le dessert un clafoutis aux cerises.

Satisfaite de mon effet, je lui propose d’aller s’installer sur la terrasse le temps que je termine la préparation des entrées. Question qu’il ne trouve pas le temps trop long, j’ai déposé à son attention sur l’une des tables une copie de la plus récente édition du New Yorker et du New York Times. En cuisine, je mets la dernière touche au repas. Je suis à la fois nerveuse et excitée puisque c’est la toute première fois que je cuisine pour lui. Cela peut paraître hyper anodin comme geste, mais pour moi, c’est une façon de lui prouver que je suis plus qu’une petite étudiante capable de décrocher des A+ en dissertation. Il va y avoir bientôt deux ans que nous nous fréquentons en secret et j’aimerais que nous puissions un jour passé à une autre étape de notre relation. Pour cela, il est inévitable que nous abordions des sujets sensibles. Sujets qui risquent de causer, quelques frictions et cela m’effraient. Nous venons à peine de nous retrouver et la mort de Noah est encore un poids sur nos deux cœurs meurtris. La tension des derniers mois, toutes ces choses non dites et cette tension causée par les mensonges répétés de Stewart vis-à-vis sa femme sont nocives pour nos nerfs. Nous sommes tous les deux à fleur de peau et c’est de plus en plus visible qu’il n’arrive plus à supporter cette double vie.

Désireuse de ne pas gâcher ce moment spécial, je chasse momentanément les nuages gris qui habitent mon esprit. Je prends en main les deux assiettes d’escargots et je vais rejoindre Stewart sur la terrasse.  Je dépose son assiette devant lui et il me sourit pour me remercier. Alors que je prends place tout près de lui, il me fait un compliment qui me touche droit au cœur.

« Merci pour tout ça… c’est fou. Tu t’occupes trop bien de moi, Ludi! »

Émue, je lui souris et serre doucement sa main dans la mienne et lui réponds avant de prendre une première bouchée de mon entrée : « Je voudrais que ce soit toujours ainsi entre nous… simple et agréable… j’ai de plus en plus de mal à supporter le secret et les mensonges qui nous entourent »

Ne voulant pas plomber ce moment qui devrait être joyeux, je lui tends la bouteille de chablis que j’ai choisi pour accompagner notre repas et il nous sert un peu de vin. Alors que nous terminons de déguster notre entrée, je lui fais part de quelques attractions que j’aimerais visiter dans Seattle. Il me fait part également de ses envies, mais comme il fait très chaud et que nous sommes épuisés par le voyage nous convenons tous les deux que pour ce soir nous allons profiter de l’énorme piscine mise à notre disposition. Nos entrées terminées, je débarrasse la table et je vais en cuisine chercher le plat principal. La cuisson de la blanquette est parfaite et mes pâtes sont délicieuses. Fière de ma réussite, je dépose le fruit de mon travail sur la table, mais je n’y trouve pas Stewart. Je le cherche du regard et le trouve à l’extrémité de la terrasse en train de griller une cigarette.

Perdue dans ses pensées, il ne semble pas avoir remarqué mon retour, je vais donc me poser derrière lui et passe mes bras autour de sa taille et lui demande doucement ce qui le préoccupe. Je n’aime pas voir son visage aussi sombre. À vraie dire chaque fois qu’il affiche cet air triste et lointain, j’ai peur qu’il m’annonce qu’il doit mettre fin à notre histoire pour sauver son mariage et sa famille. Récemment, d’autres idées tout aussi effrayantes m’habitent. Et si jamais, il répétait avec moi les mêmes erreurs qu’avec sa femme. S’il mettait à s’éloigner de moi. À ne plus vouloir de mon amour et de mon corps. Jamais je ne pourrais supporter qu’il en désire une autre. J’en mourrais, c’est sûr. Toujours collée contre lui, je sens l’une de ses mains se poser sur l’une des miennes. Je ferme les yeux et ne sachant pas pourquoi, voilà que le fond de ma pensée se transcrit en parole.

- Je t’aime comme jamais je n’ai aimé personne avant toi. Aussi, j’ai peur qu’un jour tu te lasses de moi… que tu veuilles retourner vers Helen ou pire encore vers une autre…


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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Dim 16 Sep 2018 - 20:21

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Le menu qu’elle m’avait concocté était tout simplement alléchant. J’en avais l’eau à la bouche, rien que lorsqu’elle m’énonçait tout ce qu’elle avait préparé ou ce qu’elle comptait me servir. C’était mieux que dans un resto, et en plus, ce serait fait avec amour. Elle avait l’air très fière de ce qu’elle avait fait, et je ne pouvais pas assez la remercier.

« Moi aussi, Ludi… tu sais bien que j’aimerais qu’on soit toujours comme ça, mais ce n’est pas possible pour l’instant. »

En réalité, je ne savais pas quand ce serait possible. Je ne pouvais pas quitter Helen comme cela. Elle ne comprendrait pas et puis.. j’avais une profonde affection pour elle. C’était la mère de mes enfants, ma meilleure amie également. Nous avions fait tant de chemin ensemble. Je ne pouvais pas l’abandonner ainsi. Et pourtant, il n’y avait aucune hésitation à avoir : je voulais Ludivine, j’étais amoureux d’elle, fou d’elle. Je ne pouvais plus me passer de sa personne, c’était impossible. Et puis Helen… nous restions ensemble uniquement par habitude, c’était évident. Du moins, ça l’était pour moi, mais peut-être pas pour elle. Toutefois, c’était délicat à annoncer, que l’on quittait une personne avec laquelle on était marié depuis si longtemps. Je n’avais pas envie qu’elle réagisse mal, qu’elle pleure, qu’elle me déteste. Je souhaitais par dessus tout que l’on reste en bons termes, pour nous, mais aussi pour les enfants. Aucun père ni aucune mère ne voulait se déchirer devant les enfants. S’il fallait qu’on le fasse, nous le ferions, mais c’était une très mauvaise idée.

Nous mangeâmes en discutant de tout et de rien, de ce que nous allions visiter à Seattle, ce qui nous paraissait intéressant, plaisant. Je ne voulais surtout pas que l’on parle de boulot, nous étions là en couple, et non pas en collègues. Ce n’était pas un colloque, c’était un vrai week-end en amoureux, et il était hors de question que la littérature vienne nous séparer ou nous éloigner. Bien sûr, je ne pourrais pas m’empêcher de lire un peu, le soir venu, mais Ludivine ferait sûrement la même chose. La connaissant, elle ne pourrait pas composer sans.

L’entrée dégustée - qui était d’ailleurs délicieuse, quand bien même j’avais toujours trouvé cette tradition française un peu dégoûtante, et je m’étais bien trompé ! - Ludivine repartit en cuisine pour préparer nos assiettes du plat de résistance. Je ne pus m’empêcher de quitter la table en l’attendant, pour aller admirer la vue que nous avions depuis la terrasse. Profitant d’être en plein air, je sortis mon paquet de Marlboro de ma poche intérieure de veste pour allumer une cigarette. Il faudrait vraiment que je cesse cette habitude, ce poison, mais ce n’était pas si facile. Mes cigarettes, mes livres et mes antidépresseurs étaient mes meilleurs alliés ces derniers temps, en plus de Ludivine. Tant pis pour tout ce que cela pouvait engendrer comme maladie ou problème, je n’allais pas arrêter maintenant.

Ludivine me rejoignit bien rapidement, sans que je ne l’entende. J’étais perdu dans mes pensées en admirant la jolie ville de Seattle, qui s’étalait sous mon regard. Le soleil réchauffait doucement mes avant-bras, posés sur la rambarde. Je sentis d’abord ses bras m’enserrer au niveau de la taille, puis j’entendis sa voix me demander à quoi je pensais, si j’étais préoccupé, et par quoi surtout. Je ne savais pas vraiment lui répondre. Il n’y avait rien. Mais parfois, je prenais cet air sombre que je détestais tant, et mes pensées s’éloignaient, partaient ailleurs. Elle n’avait pas besoin de s’inquiéter pour moi. J’allais lui répondre, mais Ludivine fut plus rapide que moi et m’avoua ce qu’elle avait sur le coeur. J’ouvris de grands yeux étonnés en l’écoutant parler et me décalai de ses bras en fronçant les sourcils.

« Une autre ?? m’exclamai-je, peut-être un peu trop fortement. Mais ça va pas ?! »

Je ne voulais pas me mettre en colère, mais l’idée même que Ludivine puisse penser une chose pareille me rendait fou.

« Tu crois que j’aurais accepté ce week-end avec toi si j’étais pas sérieux ? Si je ne pensais pas constamment à toi ? Je ne serais pas parti avec n’importe quelle fille ! »

C’était la vérité. Il n’y avait qu’elle que j’aurais pu suivre à Seattle, alors que j’avais un tas de copies à corriger, de cours à préparer, ou mes enfants à voir un peu. Je n’arrivais pas à croire qu’elle me fasse une scène comme cela.

« Je ne me lasserai pas de toi, Ludivine, décrétai-je, un peu sèchement. Je ne suis pas ce genre d’homme. »

Encore une fois, je lui disais la juste vérité et elle était libre de me croire ou non. Elle perdrait beaucoup de temps et d’énergie à ne pas me croire en tout cas. J’étais sincère avec elle. Et j’avais souffert de notre éloignement brutal, soudain, et difficile à supporter.

« Tu sais, si Noah n’était pas… s’il était encore là… tout serait différent. Je l’aurais quittée, Ludi… j’aurais quitté Helen, je te le jure… »

Mon ton était plutôt suppliant cette fois-ci. Loin de moi la volonté que l’on se dispute, nous étions en week-end, tous les deux, tranquilles, et c’était hors de question que l’on perde notre temps si précieux à s’engueuler. Au contraire. Alors il fallait qu’elle comprenne que je n’étais pas en train de me moquer d’elle. Je l’aimais. Fort. Beaucoup trop fort. Et elle n’avait pas le droit de douter de mes sentiments, ou même de moi.
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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Dim 16 Sep 2018 - 21:51

Il est évident que je l’ai vexé alors que je voulais seulement partager avec lui mes craintes et mes angoisses. Trop longtemps, j’ai gardé le silence pour l’accommoder et ne pas lui mettre de pression, mais depuis que je suis revenue, je ne suis plus capable de me taire. Plus capable non plus de le partager. Je le sens automatiquement se raidir et mettre fin à notre étreinte. À quelques pas de moi, je sens son regard sur moi. Un regard qui me glace le sang. Je n’ai pourtant qu’exprimé tout haut ce que je ressens. Il n’est pas question ici de remettre son amour pour moi en question, j’ai simplement peur de le perdre. Peur qu’il ne quitte jamais sa femme. Peur qu’il en trouve une autre. Bref, j’ai besoin de savoir. Besoin qu’il soit franc avec moi.

Tout se bouscule dans ma tête alors j’essaie de garder mon calme. La dernière chose que je souhaite est de gâcher notre week-end en dispute, mais un jour ou l’autre nous allons devoir aborder certains sujets délicats aussi je ne regrette pas d’avoir crevé l’abcès.

« Une autre ?? Mais ça va pas ?! »

Je le fixe à mon tour et croise les bras devant moi. Cette fois pas question de te défilée ma belle tu dois lui faire face et lui dire tout ce que tu as sur le cœur.

- Je vais très bien chéri seulement ma patience à des limites…

Je retourne m’asseoir et lui demande de faire de même pour ne pas gaspiller mes efforts. Certes mon appétit a disparu d’un coup, mais je pioche quand même dans mon assiette pour éviter de le regarder.

- Tu crois que j’aurais accepté ce week-end avec toi si je n’étais pas sérieux? Si je ne pensais pas constamment à toi? Je ne serais pas parti avec n’importe quelle fille!

Je le laisse parler sans rien répondre parce que ce serait trop facile de lui lancer une foule de reproches et ce serait le meilleur moyen de creuser à nouveau un fossé entre nous. J’essaie alors de le calmer et je lui demande de venir près de moi.

« Je ne me laisserai pas de toi, Ludivine. Je ne suis pas ce genre d’homme. »

- Je suis désolée si je t’ai blessé mon amour… j’ai simplement peur de te perdre… est-ce que tu peux essayer de me comprendre? Je suis lasse de t’attendre… de devoir toujours surveiller tout ce que je fais et ce que je dis pour ne pas nous trahir. Lasse de devoir me contenter des quelques minutes que tu veux bien m’accorder…

« Tu sais, si Noah n’était pas… s’il était encore là… tout serait différent. Je l’aurais quittée, Ludi… j’aurais quitté Helen, je te le jure… »

Mon cœur fait alors un bond dans ma poitrine et heureusement que je n’ai rien dans la bouche sinon je me serais étouffée. Je n’arrive pas à croire qu’il me dise un truc pareil. Je suis alors trop enragée pour pleurer. Furieuse, je me lève d’un bon et en quelques pas, je me pose devant lui et je le gifle.

- Comment peux-tu me dire un truc pareil?… Je te rappelle que j’ai porté ton fils durant 9 mois en secret et cachée pour éviter qu’on fasse le rapprochement… j’ai accouchée et notre fils est mort et tu ne lui as jamais rien dit alors comment peux-tu me dire que tu l’aurais quittée?


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né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Sam 22 Sep 2018 - 11:54

free to be you and me
ludi & stew

Il fallait bien que je l’admette : je ne comprenais pas comment la conversation avait pu dévier à ce point. Qu’avais-je fait ou dit de mal ces derniers temps pour que Ludivine me fasse une scène comme ça ? Elle n’avait quand même pas s’y mettre elle non plus. J’avais assez d’Helen à la maison qui se doutait de plein de choses ! Je pensais que j’allais simplement la calmer en lui disant que je n’étais pas ce genre d’homme et qu’elle n’avait pas besoin de s’inquiéter, mais pourtant, elle ne semblait pas foncièrement d’accord avec ce que je pouvais lui dire. Elle m’intima l’ordre de revenir m’asseoir à table. Je le fis, de mauvaise grâce, et je ne touchai pas à son assiette. Il était hors de question que je mange, comme si de rien n’était, alors qu’elle m’accusait de choses qui n’étaient pas arrivées et qui n’arriveraient jamais.

« Tu as… peur de me perdre ? répétai-je, sans la couper. C’est ridicule. »

Ce n’était pas très sympa de ma part de lui dire une chose pareille, mais il fallait qu’elle comprenne que je n’allais pas accepter qu’elle me dise des trucs du genre. Je savais parfaitement bien qu’elle voulait que je quitte Helen, pour que je puisse me consacrer uniquement à elle. Elle était jalouse que je puisse encore être marié à une femme que je ne touchais plus, mais que j’aimais quand même profondément, parce qu’elle était ma meilleure amie, en plus d’être ma femme. Elle ne voyait pas que j’essayais de trouver une solution pour qu’Helen souffre moins. Mais c’était tout de même difficile de faire tout cela, quand on souffrait soi-même de la perte d’un enfant. C’était compliqué de voir des portes ouvertes, des moyens d’avancer, quand on broyait du noir tout le temps ! Je savais bien qu’elle voulait plus, qu’elle voulait s’afficher avec moi. Mais que croyait-elle ? Même si je quittais Helen et que nous pouvions « être ensemble » ce serait interdit pour nous. Elle n’était qu’une étudiante et moi j’étais son professeur ! Et l’intégralité des professeurs de l’université, le Doyen et les étudiants se ligueraient contre nous. Elle ne se rendait pas compte que j’étais coincé : tant qu’elle était étudiante, nous ne pourrions rien faire de plus ! Elle ne réfléchissait cependant pas à ce genre de choses, mais j’avais la tête sur les épaules et moi, je le faisais !

Mais au lieu de lui dire cela, j’eus la stupidité de parler de Noah et de dire à Ludivine que s’il était encore là, j’aurais quitté Helen et j’aurais vécu avec elle à la place. Quel con je faisais ! Sa réaction ne tarda pas, bien sûr, et elle m’asséna la gifle de ma vie, que j’avais bien sûr, bien méritée. Je posai ma main sur ma joue, pas si surpris que ça mais surtout inquiet de ses prochaines réactions.

« C’est… c’est pas ce que je voulais dire… »

J’avais été trop loin, et je m’en voulais de ne pas avoir pris le temps de bien coordonner mes pensées avant de parler. Je n’aurais pas dû dire une chose pareille, parce qu’il était évident, alors, qu’elle me haïsse. J’avais alors deux choix : soit je m’enfonçais encore plus dans ma bêtise, mais je pouvais lui dire le fond de ma pensée et lui expliquer pourquoi je n’avais rien dit à Helen, soit je calmais mes ardeurs et je lui disais rien, au contraire je pourrais alors la radoucir et faire en sorte que ce week-end se passe bien.

« Ludivine, je voulais pas dire ça comme ça, excuse-moi, lui répondis-je en lui prenant doucement les mains pour éviter qu’elle me gifle à nouveau. Il faut que tu comprennes qu’Helen est importante pour moi. C’est pas parce que je suis amoureux de toi et plus d’elle que je ne peux pas avoir envie de la ménager, et de ne pas lui faire de mal. Je la connais depuis très longtemps, Ludivine, t’étais à peine née quand je l’ai embrassée pour la première fois, ok ? »

C’était la réalité, mais j’avais l’impression que Ludi ne s’en rendait pas compte du tout.

« C’est ma meilleure amie, elle a accepté de me suivre dans un autre pays, sur un autre continent, juste parce qu’elle m’aimait. On a fait plein de choses ensemble en vingt ans, et c’est pas en deux secondes que je vais trouver une façon de lui expliquer qu’elle ne me plait plus et que je suis amoureux d’une autre, tu comprends ? »

Je savais que j’étais dur et que je lui en demandais beaucoup, mais elle pourrait au moins essayer de comprendre, et si c’était impossible pour elle, de faire semblant, alors.

« Ce que je voulais dire, c’est que si Noah était encore là, alors j’aurais été un père pour lui, j’aurais tout expliqué à Helen, quand j’aurais trouvé la façon de le faire. Et j’aurais été présent pour vous deux. Ludivine, tu sais très bien que tant que tu es étudiante, et que tu es à l’université, on ne pourra jamais être vus tous les deux… c’est impossible… »

Et par là, je ne voulais pas lui dire qu’elle devait tout arrêter, bien au contraire. J’étais prêt à l’attendre, mais était-elle prête à le faire aussi ? Elle était brillante, je ne voulais pas qu’elle cesse ses études pour être avec moi. Non, elle devait se trouver une carrière, une vocation, elle devait finir son cursus avant de penser à moi. Parce que j’étais plus vieux qu’elle et que je n’étais pas invincible. Un jour ou l’autre, elle se retrouverait seule, et mieux valait pour elle alors de savoir sur quoi se retourner et à quoi s’accrocher.
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* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Mar 25 Sep 2018 - 19:11

Mon cœur et mon esprit s’emballent dans ma poitrine. Qu’est-ce qui nous arrive? Pourquoi nous disputer alors que nous avons si peu de temps pour être ensemble. Je voudrais effacer mes paroles et les siennes, mais il est déjà trop tard. Je regrette de l’avoir giflée, mais en même temps ses mots me font du mal. Si mal que je n’ai pas pu retenir mon coup. Je ne suis pourtant pas violente. Je ne me reconnais plus. J’ai peur et je tremble dans tout mon corps. Je sens un terrible fossé se creuser entre nous. Plus profond encore que celui causé par la mort de Noah. Pourquoi?

Il me semble pourtant avoir été d’une grande patience avec lui. Je n’ai jamais fait de pression sur lui pour qu’il demande le divorce. Je n’ai jamais rien exigé de sa part afin qu’il puisse passer tous ces week-ends avec ses enfants. J’aurais peut-être dû le faire du coup puisqu’il ne semble pas pressé de vouloir quitter sa femme. Et s’il m’avait menti pour mieux profiter mon innocence et de mon inexpérience?

Chancelante et bouleversée après l’avoir giflée, je retourne m’asseoir à table et je lui demande de faire pareil. J’avale ce que contient mon verre de vin et me sers de nouveau croyant que cela pourra me calmer un peu. Et puis voyant qu’il ne bouge pas d’un pouce, je prends mon assiette et je vais jeter ce qu’elle contient dans la poubelle à l’intérieur. J’ai le cœur sur le bord des lèvres et dans ces conditions je sais que je ne pourrai rien avaler. Quel gaspillage! Afin de ne pas tout perdre, je mets les restes dans des plats lorsque je vois Stewart venir me rejoindre dans la maison. Je n’ai pas envie d’entendre ce qu’il veut me dire. Il se rapproche de moi et me force à laisser la vaisselle de côté et il prend mes mains dans les siennes. Moi qui rêvais d’un week-end en amoureux, c’est un vrai désastre.

“Ludivine, je voulais pas dire ça comme ça, excuse-moi. Il faut que tu comprennes qu’Helen est importante pour moi. Ce n’est pas parce que je suis amoureux de toi et plus d’elle que je ne peux pas avoir envie de la ménager, et de ne pas lui faire de mal. Je la connais depuis très longtemps, Ludivine, t’étais à peine née quand je l’ai embrassée pour la première fois, OK?”

Je reste de glace et indifférente à ce qu’il me dit pour tenter de me protéger parce que chaque mot qui sort de sa bouche me fait du mal. J’ai l’impression qu’il me parle comme si j’étais une gamine stupide qui ne comprend rien n’a rien et cela m’enrage encore plus. Et plus je garde le silence et plus il s’enfonce. Voilà qu’il me parle de sa femme et de tout ce qu’elle a fait pour lui. Je croyais avoir tout entendu, seulement sa dernière phrase me fait le même effet qu’une gifle.  

“… ce n’est pas en deux secondes que je vais trouver une façon de lui expliquer qu’elle ne me plaît plus et que je suis amoureux d’une autre, tu comprends?”

- Pas deux secondes Stewart!!! … deux ans!!! … tu as eu pratiquement deux ans pour lui parler et tu ne l’as toujours pas fait et moi je t’ai fait confiance. J’ai cru en tes belles paroles… Alors, dis-moi pourquoi je devrais te croire. Je ne sais plus quoi penser un jour tu me dis que tu m’aimes et que tu vas la quitter et aujourd’hui tu me demandes encore du temps ...

Je jure en français entre mes dents en me traitant de conne et je me détache de lui et j’ajoute : “Je ne serais jamais une deuxième Helen. Je suis moi. Rien que moi et je croyais que c’était ce que tu voulais. Je suis jeune certes, mais pas stupide. Je comprends plus que tu ne le crois…”

Je refoule mes larmes puisque je refuse de pleurer à nouveau devant lui. Mon cœur saigne affreusement et j’ai l’impression qu’une fois encore le sol se dérobe sous mes pieds comme le jour où on a arraché mon bébé de mes bras.


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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Ven 28 Sep 2018 - 15:08

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Plus le temps passait, plus j’avais l’impression de m’enfoncer. Pourquoi diable avait-elle voulu parler de ce sujet ? Pourquoi ne pouvions-nous pas simplement passer un week-end agréable, tous les deux ? Pourquoi ne pas profiter du temps que nous avions pour être heureux ensemble ? C’était ce qu’elle voulait non ? Passer plus que cinq minutes avec moi ? Alors pourquoi gâchait-elle ce temps si précieux, que nous avions réussi à nous accorder ? J’avais à peine eu le temps de lui expliquer qu’Helen était importante pour moi et que je ne pouvais pas la larguer aussi facilement qu’elle répliqua, les sourcils froncés, le ton clairement colérique.

Forcément, je me rendais compte que je mettais du temps avec cette histoire. Mais c’était parce qu’elle n’avait que vingt-trois ans qu’elle était si exaltée. A mon âge, quand on avait une femme et des enfants, on prenait le temps de peser le pour et le contre, de réfléchir aux conséquences de ses actes. Je ne pouvais pas prendre cette histoire à la légère, c’était impossible. Alors certes, j’avais eu deux ans pour dire à Helen que je voulais divorcer, et je n’avais tout simplement pas réussi. Pourquoi ? Parce que j’étais lâche, c’était une première raison, mais également parce que je ne voulais pas faire ça salement. Les enfants allaient déjà me détester de quitter leur mère, mais alors si je ne mettais pas les formes, ça serait pire. Ludivine ne pouvait pas comprendre cela. A son âge, elle pouvait quitter n’importe lequel des garçons qui lui tournaient autour pour en changer et trouver quelqu’un d’autre. Alors, je savais bel et bien que nous finirions ensemble quand j’aurais enfin quitté Helen, mais ce n’était pas aussi simple qu’elle le croyait.

« Ludivine, franchement… soupirai-je, un peu déçu de sa crise. Tu vas pas me faire un caprice, alors qu’on est justement seuls, tous les deux, en week-end ? »

Il fallait qu’elle se rende à l’évidence, ce n’était ni l’endroit, ni le moment pour parler de tout ceci. Le temps passait déjà extrêmement vite, et se faire la gueule n’allait vraiment pas aider toute cette situation.

« Est-ce qu’on pourrait reparler de tout cela à Vancouver… en rentrant ? l’implorai-je. On est à Seattle, on a tout fait pour se retrouver… Ne gâchons pas ce temps là, ok ? »

Ce n’était pas du tout par lâcheté, cette fois, que je lui demandais une chose pareille, mais justement pour que l’on ait aucun regret par la suite. De toute façon, elle ne me ferait rien promettre. Je savais que j’avais mes torts quant à toute cette histoire, parce que j’aurais dû tout dire à Helen et la quitter dès le début, mais je n’avais pas pu. Honnêtement, si Ludivine n’était pas revenue dans ma vie en ce début de nouvelle année universitaire, je n’aurais jamais rien dit à Helen, et là, je me retrouvais un peu au pied du mur, sans savoir quoi faire…  
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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Dim 14 Oct 2018 - 22:32

La tension entre nous est palpable. Nos gestes et nos paroles ne reflètent plus du tout l’amour et la passion qu’il y avait naguère entre nous. Qu’est-ce qui nous arrive? Est-ce la fin de notre belle histoire? Une foule de questions se pressent de nouveau dans mon esprit. Je suis lasse. Je pensais que je pouvais lui faire confiance, mais je doute de plus en plus de lui et de ses véritables intentions à mon égard. Je suis revenue vers lui croyant qu’il finirait par rompre définitivement son mariage, mais il n’en est rien. Il hésite, il tergiverse et me sort un tas d’excuses que je n’ai plus envie d’entendre. Il me semble avoir été suffisamment patiente et conciliante. Pourquoi me faire de belles promesses, si c’est pour les trahirent. J’ai du mal à le comprendre et mon cœur souffre. À cet instant précis, je ne vois aucun avenir pour nous et l’idée de devoir le quitter me fait horreur. Ne peut-il pas comprendre que j’en ai marre de devoir le partager?

J’ai l’impression de manquer d’air et sa vue m’est insupportable aussi je mets de la distance entre nous. Moi qui m’étais fait une joie de passer ces deux jours avec lui maintenant tout est gâché. J’ai l’impression d’avoir dit un mot de trop et pourtant ma question était légitime. Et puis voilà qu’il vient vers moi. J’entends ses pas dans le couloir. Il se pose à quelques pas de moi et me dit : « Ludivine, franchement… Tu ne vas pas me faire un caprice, alors qu’on est justement seuls, tous les deux, en week-end? »

Évidemment, il rejette la faute sur moi alors je me renfrogne. Je suis consciente que la situation n’est pas idéale, mais est-ce vraiment de ma faute s’il fait tout pour compliquer les choses entre nous. Le cœur serré j’observe un point fixe dans le paysage de Seattle qui s’étale à nos pieds.  

« Est-ce qu’on pourrait reparler de tout cela à Vancouver… en rentrant? On est à Seattle, on a tout fait pour se retrouver… Ne gâchons pas ce temps-là, ok? »

Quoi faire? Passer par-dessus ses mots blessants et faire semblant que tout va bien? Lui fixer un ultimatum?… Ou pire encore le quitter définitivement. Je ne sais plus. J’ai seulement envie de cesser de souffrir pour un amour qui j’ai l’impression tourne en rond. J’ai soudainement l’impression qu’il n’aura jamais le courage de la quitter. Qu’il ne veut pas véritablement construire quelque chose de sérieux avec moi. Tant de questions et de doutes sans réponses me donnent la nausée.

- Vancouver ou Seattle, je ne vois pas la différence. Nos problèmes seront les mêmes dans trois jours, mais on va faire comme tu veux…

Furieuse, j’ouvre ma valise et je prends un jeans et un t-shirt. J’ai soudainement plus envie de jouer à la femme fatale. Autant être celle que je suis réellement : une petite étudiante paumée. J’enlève donc ma robe me moquant qu’il soit présent ou non et j’enfile des vêtements plus confortables. Je prends ensuite mes espadrilles de marche et je lui lance : « Je vais me promener un peu en ville. Tu viens avec moi? »

Je passe mon sac en bandoulière et j’attends sa réponse. J’ai besoin d’un peu d’air pour ne pas étouffer. Dire que j’ai cuisiné toute la journée pour rien me fou le moral à zéro. Si seulement, il pouvait comprendre comment je peux me sentir. Si je m’étais contentée comme à mon habitude de ne rien dire. De tout accepter silencieusement, mais malheureusement, ce temps semble révolue.


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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Dim 28 Oct 2018 - 13:55

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Evidemment que si j’avais eu un peu plus de jugeote, j’aurais d’abord demandé le divorce avant d’envisager quoi que ce soit avec Ludivine, cela m’aurait évité bien des soucis, notamment ceux auxquels je devais faire face maintenant. C’était vraiment lassant de devoir lui dire et redire que je n’aimais plus Helen comme je l’avais aimée auparavant, que c’était elle que j’aimais désormais, et qu’elle ne devait pas douter de mes sentiments. Mais elle ne semblait pas comprendre que nous formions une famille, Helen et moi, et que j’avais des enfants qui ne méritaient rien de ce que je leur faisais subir. Ils ne comprendraient pas que je puisse être tombé amoureux d’une petite jeunette comme elle. Il fallait que je fasse attention à eux. Parce qu’à n’en pas douter, si je devais choisir entre mes enfants ou Ludivine, le choix était tout fait. Le sang avant l’amour. Si elle avait mon âge, elle comprendrait mieux tout ce que je voulais lui dire, mais elle ne connaissait que la fougue de la vingtaine.

Cependant, Ludivine semblait rendre les armes. Elle avait l’air d’accepter que nous ne parlions de tout ça qu’à notre retour. Je haussai les épaules, un peu las de tout cela. Elle cédait à ce que je lui demandais, mais je savais que ce ne serait que pour mieux m’attaquer une fois rentrés. Je savais qu’elle allait me mettre la pression jusqu’à ce qu’Helen et moi ne formions plus rien d’autre qu’un couple divorcé. Intérieurement, je soupirai. Les femmes… quelle idée de s’en entourer ! Je me retins de lui dire qu’elle était particulièrement chiante, parce que vu l’état dans lequel elle se trouvait, je savais qu’elle allait me faire une scène digne de ce nom et je n’en avais pas du tout envie. Au lieu de quoi, je la regardais s’affairer et se changer, en troquant sa belle robe contre un jean et un t-shirt basique. Elle sortait ? Sans que je comprenne à quel jeu elle jouait, elle me demanda si je voulais l’accompagner, pendant sa sortie en ville.

« Bien sûr ! répondis-je, la voix quelque peu éteinte, sans trop savoir comment réagir. Je veux visiter, c’était le but ! »

Je tentais de lui offrir un sourire, sincère et chaleureux, et j’espérais qu’elle comprenne que je voulais que nous laissions de côté nos différends. Je voulais que ces quelques jours loin de nos obligations, de nos interdits, nous fassent du bien, et ça avait plutôt mal commencé. Mieux valait que j’essaie d’être conciliant… mais il fallait qu’elle le soit aussi, sinon rien ne fonctionnerait. Je pris mon portefeuille et la rejoignis dans l’entrée de l’appartement, prenant doucement sa main dans la mienne.

« On va faire ce que tu veux, d’accord ? Tu veux visiter quelque chose en particulier ? lui demandai-je, d’une voix douce, en l’embrassant sur la joue. »

J’y mettais tout mon coeur, et toute l’affection que j’avais pour elle. Ludivine devait comprendre que ce n’était pas ni de la mauvaise foi, ni de la mauvaise volonté. Je prenais mon temps, je m’en rendais bien compte, mais j’étais tout bonnement incapable de trouver la façon dont je pouvais dire une chose pareille à Helen… Elle ne comprendrait jamais. Et Ludivine ne comprendrait jamais ce que je ressentais, probablement parce qu’elle n’avait jamais vécu de chose pareille ! Aussi, je décidai de ne pas ressasser toutes ces pensées, et je tirai Ludivine par la main pour quitter les lieux et l’emmener visiter. Cela nous changerait les idées à tous les deux, et nous pourrions nous afficher autant que nous le voulions, parce que nous n’étions pas reconnaissables dans cette ville !
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MessageSujet: Re: FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)
Sam 3 Nov 2018 - 12:56

J’enfile une veste et passe mon sac en bandoulière et je l’attends sur le pas de la porte. Il est encore temps de sauver ce week-end qui a si mal débuté. À l’extérieur, une superbe ville nous attend. Une ville inconnue remplie de surprise et de jolie chose à découvrir. Question de montrer ma bonne volonté, je range ma mauvaise humeur sous un sourire et je respire un bon coup. Lorsqu’il vient me retrouver, il prend doucement ma main dans la sienne et m’indique qu’il me laisse choisir ce que nous allons voir et visiter. Puisque notre appartement de location est situé en plein centre-ville inutile de prendre un taxi ou un bus pour visiter. Le tout est facilement accessible à pied. Curieuse de tout voir et de tous découvrir, mes yeux dévorent les vitrines des magasins et les immenses immeubles. C’est la toute première fois que je mets les pieds aux États-Unis aussi, j’ai l’impression d’être une petite fille dans un magasin de jouet. À quelques rues de notre appartement, nous tombons sur le tout premier Starbuck à avoir ouvert ses portes en Amérique en 1971. Incapable de résister à l’appel d’un bon café chaud nous entrons dans la boutique qui est un petit musée en soi. Nous rigolons en pensant qu’à l’époque je n’étais même pas encore née. Notre café bien chaud en main nous continuons notre exploration. Pour ce soir pas question de s’enfermer dans un musée, mais nous discutons de différentes opportunités pour le lendemain. Alors que nous nous promenons près du port, le soleil commence tout doucement à se cacher derrière les montagnes. L’air étant plus frais je ne regrette pas d’avoir mis une veste.

- Et si on profitait du coucher de soleil pour monter au sommet de l’observatoire.

Je lui montre du doigt l’immense tour situé au milieu de la ville que les habitants des lieux appellent affectueusement le « Space Needle ». L’idée lui plaît et nous nous mettons rapidement en marche. Haute de ses 184 mètres la tour domine complètement la ville et nous offres une vue panoramique à 360°. C’est tout simplement génial et me rappelle toutes les fois où je suis montée dans la Tour Eiffel pour observer Paris. Incapable de résister à la tentation, je fais une photo de nous deux au sommet de Seattle avec mon téléphone. Nous restons un bon moment enlacé à regarder la ville qui s’étend sous nos pieds.

L’air frais m’ayant creusé l’appétit une fois de retour sur le sol, je ne peux résister à l’appel des hot dog vendus sur le trottoir. Véritable tradition des grandes villes américaines, je suis tout excitée à l’idée de manger mon premier hot dog américain garni d’une tonne de moutarde et de choux marinés. Ayant dévoré la moitié mon sandwich, je rends les armes et jette le reste de mon sandwich à la poubelle. Étonné Stewart me regarde et éclate de rire lorsque je lui dis : « Un autre grand mythe américain qui prend l’eau. Ce n’est pas si bon que ça … le pain est froid et la saucisse est trop cuite! »

Nous rigolons un moment et je décide de changer le goût que j’ai en bouche en m’achetant quelques bonbons. La nuit ayant recouvert la ville, les restaurants et boîtes de nuit s’animent autour de nous. Alors que nous nous baladons dans le quartier des spectacles, mon regard est attiré par une immense affiche colorée et illuminée. Il s’agit d’une affiche des « Les Misérables » qui est joué chaque soir dans ce théâtre. Excitée comme une puce, je demande à Stewart s’il a déjà vu ce spectacle incroyable que je dois avoir vue une dizaine de fois lorsque j’étais petite. Incapable de résister à l’envie de revoir le spectacle, je vais m’informer au guichet et il reste encore des billets. Quelle chance! Je sors ma carte Visa et j’achète deux billets. Le coût des billets est plutôt dispendieux, mais je m’en moque. J’enverrai la facture à mon père. Nous ne sommes pas habillées pour une soirée au théâtre, mais, peu importe, nous allons prendre place dans la salle pour ne pas manquer le début du spectacle. Je profite du moment pour partager avec mon amoureux tous les moments que j’ai passés avec ma grand-mère à l’opéra Garnier pour voir mes parents, mais aussi dans les théâtres classiques de la ville de Paris. Dès les premières notes, je me sens transporter dans ma ville natale et je ne peux m’empêcher de chanter les airs dans ma langue. Le spectacle est magnifique et de la bonne musique a un effet formidable sur nos humeurs réciproques. Nos mains ne se quittent pas du spectacle et alors que nous rentrons a notre appartement nous nous montrons nettement plus démonstratifs en public. Tous les feux de circulation sont un prétexte pour échanger un baiser et ils sont de plus en plus teintés de désir et de passion au fur et à mesure que nous approchons de notre lit douillet. Une fois dans l’appartement nous nous arrachons littéralement les vêtements sur le dos. Cette nuit nous appartient. Nous ne sommes brimés ni par le temps ni par le monde qui nous entoure.


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Or do you need more?
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FREE TO BE YOU AND ME (Seattle - Washington)

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