Les souffrances d’un amour impossible



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Les souffrances d’un amour impossible

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 1030
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Schizophrenic
• DC : Sean / Dave / Ian
• LIKE : 0
MessageSujet: Les souffrances d’un amour impossible
Lun 27 Aoû 2018 - 13:56

Un peu plus d’un mois s’est écoulé depuis la soirée de remise de prix à l’université. Le temps passe si vite et pourtant je ne suis pas pressée de reprendre ma routine. À l’extérieur, il fait un temps radieux malgré une fine petite neige qui tombe depuis deux jours. Durant les vacances, j’en ai profité pour faire le plus d’heures possible au restaurant pour mettre des sous de côté, mais surtout pour passer le temps et le chasser de mon esprit. Question d’éviter de repenser à cette fameuse soirée et cette salsa qui m’a chavirée, je m’occupe l’esprit en lisant tout ce qui me tombe sur la main. D’ailleurs pour Noël, je me suis acheté plusieurs romans de Zola. De grosses briques à lire pour éviter de penser à mes amours impossibles. J’ai beau m’immerger dans le Paris du 19e siècle, mon cœur n’en reste pas moins accrochée à son regard et son odeur. Je croyais que les vacances me permettraient de l’oublier et le chasser de mon esprit, mais cela me semble impossible. Devoir retourner à l’université me semble à présent un véritable supplice.

Premier jour de classe. Je n’aie encore aucune idée comment je vais réagir lorsque je vais le revoir et cela m’angoisse. J’ai pourtant fait mon possible pour le chasser de mon esprit, mais il me suffit de fermer les yeux pour revoir son visage. Quelle folie. J’ai l’impression de devenir folle. Chaque nuit, mes rêves sont peuplés de lui alors que je sais que c’est totalement irrationnel de ma part que de pensée à lui de cette façon. Je me sens misérable d’éprouver une telle attirance pour un homme marié. Marié et père de deux enfants et de surplus nettement plus âgé que moi. Qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi suis-je incapable de m’intéresser à des garçons de mon âge. Ils sont pourtant nombreux à m’avoir invitée à sortir pendant les vacances, mais j’ai refusé toutes les invitations. Suis-je condamnée à vivre un amour impossible?

Heureusement mes compagnons semblent avoir oublié la soirée de remise de prix et personne ne me parle de ma danse avec notre professeur. Je peux donc circuler sans gêne dans les couloirs de la faculté pour me rendre à mon premier cours du semestre. Assisse dans la classe du professeur Carroll, je prends en note les œuvres que nous allons étudier durant le semestre en tâchant d’oublier que cet après-midi, j’ai trois heures de cours avec celui qui occupe toutes les fibres de mon esprit. J’ai tenté en vain ce matin de changer de cours, mais toutes les classes sont pleines et il est trop tard pour demander une modification. Je vais donc devoir me montrer forte et affronter le supplice de le côtoyer sur une base régulière. Le premier cours terminer, je file à l’extérieur pour me chercher un latté et griller une cigarette. À peine je fais quelques pas dans le parc que mon regard tombe sur lui. Incapable de lui faire face et ne sachant pas ce que je pourrais lui dire, je décide de retourner à l’intérieur et je vais m’installer à la bibliothèque pour commencer à lire « Great Expectations » de Charles Dickens. Quand sonne l’heure du déjeuner, mon estomac est encore à l’envers donc je prends seulement un café et un yaourt accompagné de quelques fruits. Désireuse de prendre un peu d’air avec le début de mon second cours, je vais marcher dans le parc. J’essaie d’évacuer mon stresse en marchant rapidement, mais j’ai les mains qui tremblent. Je suis mélangée entre l’envie d’assister à mon cours et l’idée de l’abandonner tout simplement. Comment vais-je pouvoir affronter son regard? Comment vais-je pouvoir me comporter normalement avec lui alors que je voudrais lui dire tout ce que je ressens pour lui. Non. Il faut absolument que je me reprenne et que je me fasse une raison. C’est tout simplement impossible. Il faut que je cesse de me faire des films et que j’agisse normalement. Il est mon professeur et moi une élève comme tant d’autres. Je ne suis qu’une gamine et lui un homme. Un homme marié et heureux en ménage. Je dois cesser d’espérer quelque chose qui est impossible et ne pas lui causer d’ennuis.

13 h. J’ai l’estomac en bouillie, mais je me force quand même à entrer dans la classe du cours de Stewart. Plutôt que de m’asseoir dans la première rangée comme à mon habitude, je choisis une place toute au fond de la classe. Mon but est de passer incognito alors je me plonge dans un bouquin pour ne pas surveiller son arrivée. Pas question non plus d’aller le saluer et prendre de ses nouvelles comme j’avais l’habitude de le faire. Je suis décidée à éviter tout contact avec lui sauf pour le strict nécessaire. Le cours terminé, je m’éclipse rapidement de la classe. Je suis peinée d’en être réduite à agir de la sorte, mais le simple fait de le voir me fait souffrir. Les jours passent et je continue à fuir les lieux que nous avions l’habitude de fréquenter ensemble. Je suis devenue une habituée de la bibliothèque et je n’ai jamais été aussi à jour dans mes travaux.

Trois semaines déjà que les cours ont recommencés. Je suis fière de moi, mais ce petit jeu de cache-cache que je me suis imposé va me rendre malade. Depuis la fin des vacances, j’ai un teint horrible, j’ai du mal à dormir et je mange à peine. De plus, j’ai constamment la nausée à l’idée de tomber sur lui dans un couloir de la faculté. Quelle idiote je fais d’être de me mettre dans un tel état pour un homme qui ne se rend pas compte que je souffre d’amour pour lui?

Et puis ce qui devait un jour arrivée se produit un après-midi de janvier alors que j’allais déposer des documents au secrétariat de la faculté. Alors que j’entre au département, il sort de son bureau pour parler à sa secrétaire. D’un pas rapide, je me dirige au bureau du recteur en espérant qu’il ne m’a pas vue, mais je n’aie pas fait deux pas que j’entends le son de sa voix qui me salue et me dit qu’il doit me parler. J’hésite un moment à me retourner pour lui répondre, mais sachant que tout le monde doit nous regarder je n’ose pas jouer les indifférentes. À regret, je le suis dans son bureau. N’ayant aucun devoir en retard je me demande bien ce qu’il me veut.

- Professeur Murphy. Est-ce que quelque chose cloche avec mon dernier devoir?


I AM WHO I AM


Tell me somethin' girl
Are you happy in this modern world?
Or do you need more?
Is there somethin' else you’re searchin' for?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






• INSCRIS LE : 17/06/2018
• MESSAGE : 298
• CÉLÉBRITÉ : colin farrell
• CRÉDITS : avatar : minako ; sign : crack in time ; gifs trouvés sur google images
• DC : Doc Aiden Fitz
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Ven 31 Aoû 2018 - 12:52

les souffrances d'un amour impossible
ludi & stew

Janvier 2016
Les vacances étaient trop courtes à mon goût. S’il y avait bien une période que j’aimais passer en famille, c’était les vacances de Noël et du Nouvel An. C’était quelque chose que je ne raterais pour rien au monde. Les enfants étaient heureux de voir la neige, les sapins décorés, les guirlandes, partout dans les rues. Surtout, ils appréciaient expressément leurs cadeaux, le vingt-cinq décembre, et Helen et moi les avions toujours gâtés. Nous passions toujours de très bonnes fêtes. Parfois, nous rentrions à Limerick pour voir nos familles, les grands-parents etc, mais cette année, nous n’avions pas eu les moyens de partir, on s’y était pris trop tard, et je n’avais pas spécialement eu la tête à chercher des billets d’avion. Le travail de recherche, à l’université, m’avait pris tout mon temps, pour finalement avoir ce prix, que l’on m’avait remis quelques semaines auparavant. Aussi, nous avions fêté Noël seuls, tous les quatre, et c’était aussi bien que si nous étions douze ou treize. Nous avions appelés mes parents en facetime, pareil pour ceux d’Helen, les enfants étaient ravis. C’était le principal. Et nous pourrions rentrer en Irlande plus tard, ce n’était pas si grave.

En ce jour glacial de janvier, j’allais à la fac à reculons. Je n’avais aucune envie de retrouver les étudiants, pas plus que de devoir leur répéter inlassablement les mêmes choses. Ma journée débutait avec un cours magistral, que je n’avais pas besoin de préparer, parce que c’était le même que l’année passée, ainsi que l’année d’avant, etc… Etrangement, les heures passèrent rapidement, et puis, d’un coup d’un seul, je me souvins de Ludivine. Le temps s’arrêta, alors que le souvenir de notre salsa à la soirée de remise de prix s’installait dans ma tête. Helen m’avait fait la tête pendant deux jours après cela, et j’avais dû lui affirmer par tous les moyens possibles qu’il n’allait rien se passer, que je n’étais pas comme cela, que c’était ma femme la plus importante. J’avais bataillé ferme, mais tout avait fini par rentrer dans l’ordre. Puis, durant les vacances, je n’avais pas trop pensé à Ludivine, j’étais occupé par les enfants, et je ne pensais pas trop au travail, pour une fois. Mais il avait fallu que la rentrée arrive et que le souvenir de la jeune blonde s’immisce dans mon esprit. J’avais cours avec elle et sa promotion l’après-midi même, je le savais bien parce que je connaissais son emploi du temps par coeur, tout comme ceux de mes autres étudiants chercheurs. J’espérais qu’elle vienne, qu’elle n’ait pas eu trop honte de nous deux.

Quel soulagement je ressentis lorsque je la vis, assise en classe, au fond certes, mais présente tout de même. Mon coeur se fit plus léger, alors que techniquement, elle aurait pu ne pas venir et je n’aurais pas fait tout un foin de cette histoire, mais j’étais content, parce que cela signifiait certainement qu’elle avait oublié la soirée et qu’elle n’y pensait plus du tout. Cependant, je déchantai bien vite, après ce cours notamment, mais également de plus en plus au fil des jours. Elle qui prenait toujours le temps de discuter avec moi, d’échanger quelques phrases, de me poser deux-trois questions, je ne la vis plus. Son regard était fuyant, elle ne m’adressait plus la parole, et surtout, elle ne venait pas aux travaux de recherches du groupe. Ça me peinait autant que ça me contrariait, et parce que je ne savais pas ce qu’il se passait dans sa tête, j’avais peur de l’avoir blessée, d’une quelconque façon.

Aussi, lorsque je fus lassé de voir qu’elle m’évitait, qu’elle faisait tout pour ne pas me croiser ni me dire seulement bonjour, j’attendis qu’elle ait besoin de passer près de mon bureau. Le coup n’était pas totalement prévu, mais je sautai sur l’occasion dès que j’entendis ses pas léger et gracieux dans le couloir. La fenêtre sur couloir de mon bureau était légèrement ouverte, elle ne l’avait probablement pas vu, ce qui était bien normal. Aussitôt, je sortis pour la retrouver, et sa bifurcation ne passa pas inaperçue.

« Mademoiselle Reding ? l’interpellai-je, d’une voix calme. Puis-je vous parler quelques instants s’il vous plait ? »

Son silence flotta quelques instants dans l’air, et elle finit par se retourner pour me suivre. J’avançai dans le bureau en premier, la laissant refermer la porte derrière elle. Il était temps que nous crevions l’abcès, que l’on sache ce qui nous arrivait, parce que clairement, il y avait un problème entre nous. Elle me demanda rapidement si quelque chose n’allait pas avec son dernier devoir. Je l’avais justement sous les yeux et je relus rapidement les annotations que j’avais écrites sur la première page.

« Votre devoir était excellent, comme d’habitude.. Je n’ai rien à redire dessus. »

Je lui tendis les feuilles, la laissant découvrir tout ce que j’avais pu commenter. Evidemment, comme d’habitude, elle visait juste, sur tous les sujets. C’était bien pour cette raison que je lui avais demandé de faire partie du groupe de recherches, parce qu’elle voyait ce que la majorité des élèves ne voyait pas, ce qui faisait d’elle quelqu’un d’extra-ordinaire, dans le sens littéral du terme.

« On ne vous voit plus faire de la recherche.. entamai-je. Est-ce que cela vous ennuie ? Vous souhaitez arrêter ? Si tel était le cas, ce serait vraiment dommage, parce que vous êtes mon meilleur élément ! »

Avec un sourire, je joignis mes deux mains devant moi, sur le bureau, en attendant qu’elle me réponde. Elle avait probablement une bonne raison, et c’était moi qui voyais tout en gris, de travers, quand j’imaginais qu’elle faisait exprès de m’éviter, de ne pas me parler. Elle avait probablement des soucis, comme tous les jeunes gens de son âge, et elle n’avait pas envie de devoir tout expliquer à un vieux comme moi !
(c) DΛNDELION


peace and quiet
After the hunt and the sweat now come peace and quiet. Your head on my heart anchored the storm in my eyes. I lay like a carcass, your lips never letting the blood dry. And so I pray for tomorrow and wait listening out for a reply...
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 1030
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Schizophrenic
• DC : Sean / Dave / Ian
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Lun 3 Sep 2018 - 15:25

Je fais quelques pas dans son bureau et referme la porte derrière moi. Je connais les lieux pour y être venue en plusieurs occasions, mais aujourd’hui je préférais être ailleurs qu’en ces lieux. Je n’ose pas m’avancer dans la pièce de peur de me trouver plus près de lui. Je reste donc près de la porte pour pouvoir partir rapidement alors qu’il va s’installer près de sa table de travail. Je ne me sens pas à l’aise et j’ai la soudaine impression que le sol va s’ouvrir sous mes pieds. Je déteste l’idée de lui mentir et de devoir fuir sa chaire de recherche, mais la seule idée de devoir travailler de nouveau en étroite collaboration avec lui est au-dessus de mes forces. Il suffit que je ferme les yeux ne serait-ce qu’un instant pour me rappeler son odeur ensorcelante et le contact de sa peau contre la mienne. Bien que j’essaie de toutes mes forces de chassé cette soirée de mon esprit, je nous revoie constamment danser ensemble et je chéris ce moment malgré tous les interdits qui y sont rattachés.

Incapable de le regarder, je mire mes chaussures. Je dois faire des efforts surhumains pour contrôler mon tremblement. Ne sachant pas pourquoi il a demandé à me voir, je le questionne à savoir si c’est au sujet du dernier devoir que j’ai remis. J’espère que mes rêveries et fantasmes ne vont pas nuire à mes résultats académiques.

- Professeur Murphy. Est-ce que quelque chose cloche avec mon dernier devoir?

Étonné par ma question, il prend ma copie qui étrangement se trouve sur le dessus de la pile des devoirs qui sont déposés sur son bureau. Il relit rapidement ses notes avant de me le tendre et me dit : « Votre devoir était excellent, comme d’habitude. Je n’ai rien à redire dessus. »

Soulagée par ses paroles, je prends les feuilles en évitant de toucher sa main et je lis rapidement ses commentaires. Reconnaissantes des mots qu’il m’a écrits pour me féliciter sur ma dissertation, je le remercie brièvement et je fais mine de rebrousser chemin lorsqu’il m’arrête brusquement en me demandant pourquoi je ne vais plus à son groupe de recherche comme j’avais l’habitude de le faire avant les vacances.

« On ne vous voit plus faire de la recherche. Est-ce que cela vous ennuie? Vous souhaitez arrêter? Si tel était le cas, ce serait vraiment dommage, parce que vous êtes mon meilleur élément! »

Oh! Seigneur venez à mon aide! Voilà qu’il me pose la question que je redoutais le plus. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir inventer comme excuse. Je ne peux pas prétendre que j’ai un horaire surchargé ou que je suis malade. À dire vrai, je n’ai aucune raison valable sinon celle d’être incapables de me trouver tout près de lui sans avoir envie de le toucher, de l’embrasser et lui dire tout ce que mon petit être éprouve pour lui. Alors que je mire toujours mes baskets, il va s’installer sur son fauteuil et je peux sentir à cet instant précis son regard sur moi. Il attend une réponse de ma part. Encore une fois, je me sens obligée de lui mentir et cette idée me donne des crampes dans le ventre. J’ai cru percevoir dans sa voix une pointe de déception de ne plus me croiser à son groupe de recherche et cela m’attriste. Contrairement à ce qu’il croit j’adore faire de la recherche et cela me manque, mais je ne me fais pas suffisamment confiance pour me retrouver à nouveau plusieurs par semaines seules avec lui. Tout serait tellement plus simple s’il n’était pas lui.

Il me suffit de le regarder pour fondre comme un glaçon exposé au soleil. Tout chez lui me plaît. Son côté sauvage, mais aussi son intellect. Et encore, je n’ose même pas parler de son corps ou de son visage que je rêverais de caresser. Bref, je me sens irrémédiablement perdue. Jamais je n’ai ressenti quelque chose d’aussi fort pour un homme. Jamais je n’ai éprouvé un tel désir physique pour le sexe opposé aussi je ne sais pas si mes réactions sont normales ou non. Je ne sais pas ce que je dois faire? Si je dois être franche avec lui ou me taire à jamais.

J’essaie de parler, mais les paroles restent bloquées dans ma gorge. Je me sens tellement misérable. Et puis sans que je sache comment, je réussis à lui répondre : « Je vous remercie pour votre confiance. J’adore toujours faire de la recherche seulement en ce moment, je dois régler quelques soucis personnels… »

Sans même croiser son regard, je sais à cet instant qu’il a les yeux posés sur moi. Qu’il aimerait comprendre ce que j’essaie de lui cacher. Et puis voyant qu’il se lève pour venir vers moi, je le stop dans son mouvement. Il ne faut pas qu’il m’approche sinon je sens que je vais craquer. J’avale douloureusement ma salive et je le fixe un moment sans pouvoir retenir une longue larme qui coule sur ma joue. Je fais un léger signe de tête et lui dit : « S.V.P. il ne faut pas m’approcher… je vous en prie rester ou vous êtes… vous ne voyez pas que vous êtes toxiques pour moi. Que je ne peux pas m’empêcher de penser à vous chaque minute de chaque jour! Que je vous aime… j’aurais dû fuir loin très loin d’ici parce que, peu importe ce qui va arriver, je sais que je vais souffrir… »


I AM WHO I AM


Tell me somethin' girl
Are you happy in this modern world?
Or do you need more?
Is there somethin' else you’re searchin' for?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






• INSCRIS LE : 17/06/2018
• MESSAGE : 298
• CÉLÉBRITÉ : colin farrell
• CRÉDITS : avatar : minako ; sign : crack in time ; gifs trouvés sur google images
• DC : Doc Aiden Fitz
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Jeu 13 Sep 2018 - 20:39

les souffrances d'un amour impossible
ludi & stew

Il était évident que Ludivine n’était pas au meilleur de sa forme. Elle me paraissait terne, fatiguée, lessivée même, comme si elle était passée sous un rouleau compresseur. Je m’inquiétais un peu, à vrai dire, parce que je ne voulais pas qu’elle soit malade, ou surmenée. Je savais qu’elle avait énormément d’heures de cours, entre ses horaires obligatoires et ses options, ce n’était jamais facile d’être un étudiant. De plus, il me semblait qu’elle travaillait, avant les vacances. Je ne savais pas si c’était toujours le cas, mais il faudrait peut-être qu’elle réussisse à se prendre du temps pour elle, pour dormir, se relaxer, juste pour ne rien faire. En tout cas, la jolie blonde me paraissait très nerveuse, et surtout, peu encline à répondre à mes questions. Je lui demandais simplement si elle préférait arrêter la recherche pour se consacrer uniquement à ses études, je ne voulais en rien la forcer à continuer, mais mieux valait qu’elle me dise clairement ses intentions, plutôt que de tous nous laisser mariner dans notre jus.

Il s’avéra finalement que j’avais raison. Il n’y avait pas que de la fatigue chez elle. Des soucis personnels ? J’espérais qu’il ne s’agisse rien de grave. Cela m’embêterait pas mal que la distance qu’elle mette entre nous, mais également entre ses camarades de recherche soit due à des soucis personnels. Au contraire, nous pourrions peut-être l’aider à les surmonter. Nous étions un groupe, avant tout de personnes soudées, ensuite de chercheurs. Et j’aimais dire que nous étions tous amis. Et que faisaient les amis ? Ils s’entraidaient. Aussi, je me relevai du fauteuil pour m’avancer doucement vers elle. J’allais tenter de la faire parler. Peut-être que si elle me donnait les raisons de ses soucis, nous pourrions les régler ensemble. C’était également pour cela que j’aimais mon métier de professeur. J’étais assez sympathique pour être proche des élèves, et essayer de les orienter, de les aider, du mieux que je pouvais. Rien ne me ferait plus plaisir que d’aider Ludivine.

Pourtant, elle se recula brusquement lorsque je m’approchai d’elle. Sans comprendre ce qu’il se passait, je stoppai mon mouvement, net. Elle ne voulait pas que je vienne près d’elle, pour une raison obscure. Et ses mots me serrèrent le cœur, quand elle m’expliqua qu’elle ne voulait en effet pas du tout que je l’approche.

« Toxique … ? murmurai-je alors qu’elle continuait de parler. »

Que racontait-elle ? Comment pouvais-je être toxique ? Nous nous étions toujours très bien entendus, elle et moi. Puis, je me retrouvai devant le fait accompli. Elle venait de donner la raison de tous ses soucis, de toute la distance qu’elle mettait avec moi.

« Comment ça, vous m’aimez ? »

Je la regardai sans comprendre, comme un abruti. C’était impossible qu’elle soit tombée amoureuse de moi. J’étais son professeur, son ami également, mais rien de plus. Ce n’était qu’une adolescente, encore, pour moi. Elle était à peine plus vieille que Fergus. Alors, certes, j’avais eu quelques pensées pas très catholiques à son égard, lors de cette soirée de remise de prix, et j’aurais voulu que notre danse ne s’arrête jamais, tellement je me sentais bien avec elle. Mais ce n’était qu’une gamine ! Et surtout, j’étais marié…

« Ludivine, c’est ridicule, vous devez vous tromper ! »

C’était forcément une erreur de sa part, ce n’était pas ce qu’elle ressentait, et elle ne comprenait pas ses propres émotions. Du moins, j’essayais de m’en persuader. Elle semblait vraiment anéantie de m’avoir dit tout cela, et je me sentis très mal en voyant ses beaux yeux emplis de larmes. Des larmes d’une réelle tristesse, une tristesse profonde, intense. Qui n’allait pas se tarir tant qu’elle serait près de moi.

« Je suis bien trop vieux pour vous de toute façon, lui déclarai-je d’une voix radoucie. Vous pensez que vous êtes amoureuse, parce qu’on s’apprécie beaucoup, mais on est amis, c’est tout ! »

Ce n’était pas certain que ces mots soient les plus justes pour la consoler, mais que pouvais-je faire d’autre ? Cela passerait.

« Oubliez ça et revenez les soirs de recherches… Si vous voulez, je m’absenterais quand vous serez là, comme ça vous serez tranquille ! »

C’était sincère, je ne voulais pas la gêner, mais elle était le meilleur élément de mon équipe et il était hors de question que je la perde, elle m’était bien trop précieuse. Et puis, je l’appréciais beaucoup, en tant que personne ! Elle était très intéressante, drôle, joviale - même si elle pleurait à chaudes larmes dans mon bureau, maintenant. Nous avions déjà partagé beaucoup de choses ensemble, ce serait dommage de tout gâcher…
(c) DΛNDELION


peace and quiet
After the hunt and the sweat now come peace and quiet. Your head on my heart anchored the storm in my eyes. I lay like a carcass, your lips never letting the blood dry. And so I pray for tomorrow and wait listening out for a reply...
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 1030
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Schizophrenic
• DC : Sean / Dave / Ian
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Dim 16 Sep 2018 - 14:53

Le cœur sur le point d’exploser, j’essaie de rester maître de mes émotions. Je dois rester forte et sauver le peu de fierté qu’il me reste. Encore, un mot de sa part et tout mon être va se décomposer sur le sol de son bureau. Jamais je ne me suis sentie aussi humiliée de ma vie. À cet instant précis, je voudrais disparaître. Pourquoi lui avoir dit? Pourquoi lui avoir révélé mon secret? Je m’en veux tellement. Amère et profondément blessée par son rejet, je ravale mes larmes et lorsque je l’entends me dire d’oublier mes sentiments pour lui, mon souffle se coupe dans ma poitrine. Comment peut-il dire une telle chose? Lui qui a lu comme moi les grands auteurs romantiques comment peut-il croire qu’on peut étouffer un amour naissant? Un amour pur et sans tâches qui ne demande qu’à s’épanouir. Comment ai-je pu croire qu’il puisse être une âme sœur? Quelle méprise de ma part.

Tétanisée par ma peine et ma souffrance, je reste un moment sans pouvoir articuler une parole sensée. C’est à peine si j’entends sa voix qui me raconte qu’il est trop vieux et qu’il est mon professeur. Des détails rien de plus. Rien qui peut m’empêcher de l’aimer comme je l’aime depuis des mois.

Embarrassé par mes révélations, il essaie de me convaincre d’oublier ce que je ressens pour lui et de revenir au groupe de recherche. À cet instant, je me demande qui il essaie de convaincre. Lui ou moi? Sottise. Il s’imagine que c’est le genre de truc qui s’oublie en criant ciseau?

Dégoûtée par son attitude, je relève la tête. C’est le cœur de Béatrice qu’il a piétinée, mais Ludivine elle ne se laissera pas faire. Tant pis pour lui, il ne sait pas encore ce qu’il perd. Je prends un mouchoir dans mon sac pour m’essuyer les yeux et je le fixe un instant. Je voudrais lui dire combien il me déçoit, mais je me retiens d’ajoute quoi que ce soit. Je me contente de lui dire que j’accepte de retourner au groupe de recherche. J’ajoute que je préfère qu’il ne change rien à ses habitudes pour éviter des problèmes avec le reste de l’équipe. Sur ces mots, je le salue rapidement et quitte son bureau.

Une fois à l’extérieur de son bureau, je cours à travers les couloirs pour quitter cet endroit maudit. J’ai si mal. J’ai besoin d’air sans quoi j’ai peur d’étouffer. J’ai également besoin de me trouver le plus loin possible de lui pour ne pas m’effondrer en larmes. Je dois panser mes plaies à l’abri des regards. Ne montrer à personne combien je souffre. Je passe à l’appartement prendre quelques affaires et écris une note rapide a Valentina lui expliquant que mon père est en ville et qu’il m’invite à partir avec lui pour le week-end. Je n’aime pas lui mentir, mais ce serait pire encore de lui avouer ce que j’ai fait et ce que je ressens pour Stewart.

Je prends ensuite un bus pour Victoria et je vais me terrer dans un hôtel bon marché pour le reste de la semaine. Loin des regards, je pleure, je crie et hurle ma douleur. La carapace que j’avais réussie à me construire après la mort de ma grand-mère se fissure de partout et je dois faire des efforts surhumains pour colmater les brèches. Je décide également d’enterrer les derniers vestiges de Béatrice. Après quelques jours à Victoria, je reviens à la maison. Je reprends mes cours et je passe quelques jours à faire les magasins pour me refaire une garde-robe. Terminés les pulls trop grands et les vêtements qui cachent mes formes féminines. Il est temps pour moi d’accepter mon corps de femme et de cesser de me cacher. Sans devenir superficielle ni trop vulgaire, mon nouveau style est fait de jupe courte, pantalons moulants, chemises semi-transparentes et camisole. Je me sens enfin libre. Libre d’être celle que je suis réellement.

Les jours et les semaines passent. J’enchaîne les cours et les heures à bosser au restaurant en tâchant de refouler mes sentiments. Je suis même retournée au groupe de recherche comme je l’avais promis. J’ai parfois l’impression d’être une totale hypocrite en continuant de le côtoyer comme si rien ne s’était passé, mais ce n’est pas le cas. Je fais simplement ma vie tout en protégeant mon pauvre petit cœur.  

Alors que l’hiver cède doucement le pas au printemps, je reçois quantité d’invitation pour sortir avec des types de l’université. Mon nouveau look semble remporter du succès auprès de la gent masculine et cela m’amuse. Je sors avec certains d’entre eux, mais rien de sérieux. De légers flirts sans importance puisque mon cœur est encore en période de rémission.

Et puis un jour que je suis en classe de littérature avec le professeur Murphy, je remarque de nouveau son regard sur moi. Ce n’est pas un regard innocent. C’est un regard rempli de désir le même qu’il avait lorsque nous avons dansé ensemble. Je ne sais pas si c’est le fruit de mon imagination, mais j’ai l’étrange  impression qu’il me déshabille du regard comme un fruit défendu. J’essaie de me raisonner pour chasser cette idée folle de mon esprit, mais chaque fois que je relève la tête de mes feuilles de notes je croise son regard. À la pause, je file rapidement à la salle de bain et je retire mon soutien-gorge de sous mon chemisier. Ce dernier n’est pas transparent heureusement, mais en déboutonnant les premiers boutons il aura une vue directe sur ma poitrine. C’est de la provocation, j’en suis pleinement consciente, mais cela m’amuse. En revenant dans le cours, je reprends ma place au premier rang et j’attends de voir sa réaction.


I AM WHO I AM


Tell me somethin' girl
Are you happy in this modern world?
Or do you need more?
Is there somethin' else you’re searchin' for?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






• INSCRIS LE : 17/06/2018
• MESSAGE : 298
• CÉLÉBRITÉ : colin farrell
• CRÉDITS : avatar : minako ; sign : crack in time ; gifs trouvés sur google images
• DC : Doc Aiden Fitz
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Sam 22 Sep 2018 - 11:18

les souffrances d'un amour impossible
ludi & stew

Ma réaction et ma réponse n’étaient peut-être pas des plus excellentes, et je n’aurais pas dû me comporter comme un salaud tel que je l’avais fait. Mais que voulait-elle exactement ? Que je lui dise que moi aussi j’étais fou d’elle et que je voulais tout quitter pour elle ? J’étais marié, j’avais des enfants, une famille, une vie que j’appréciais, même si je m’enlisais doucement dans la routine, depuis des années. J’avais quitté mon pays pour venir enseigner ici, déjà, c’était un bouleversement suffisant dans une vie. Je n’en avais pas besoin d’un deuxième.

Le temps me parut très long, à partir du moment où je lui assénai cette phrase, jusqu’au moment où elle quitta le bureau en claquant la porte. Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait, vraiment pas. Elle ne pouvait tout de même pas imaginer que j’allais lui répondre par l’affirmative quand elle m’avait avoué qu’elle m’aimait. C’était impossible. Ce n’était qu’une adolescente, pour moi. Une version un peu plus vieille de mes enfants. Elle m’expliqua donc, avec des trémolos dans la voix, qu’elle allait continuer à venir aux heures de recherches, et que je n’avais pas besoin de changer quoi que ce soit à mes habitudes. Puis, elle prit la fuite. Sans demander son reste. Je n’eus pas le temps de la poursuivre, j’avais à peine atteint la porte que j’entendais ses pas précipités au fond du couloir, atteignant l’escalier. Ma secrétaire me regardait avec de grands yeux. Bien entendu, elle n’avait pas entendu la conversation, mais elle me connaissait et c’était la première fois de sa vie qu’elle devait voir une étudiante sortir en courant de mon bureau, dans un tel état de tristesse. Aussi, je savais que des rumeurs allaient circuler quant à cette histoire, entre toutes les secrétaires… Peu importait, j’étais intègre, je n’avais rien fait de mal. Tout était parti de cette danse, de toute façon. Elle s’était monté la tête… Bien sûr que je l’avais trouvée jolie, bien sûr que j’aurais eu envie que le temps s’arrête et que l’on reste tous les deux, mais j’avais bu, la soirée était passée… c’était fini ! Pas pour elle, apparemment.

***

Le temps passa.
Le temps passa et j’oubliai petit à petit cette histoire. Évidemment, je voyais toujours Ludivine, puisqu’elle était de retour dans les travaux de recherche, mais elle ne semblait plus du tout intéressée par ma proximité, mon regard, mes paroles. Elle restait de marbre à chaque compliment que je faisais sur son travail, sa présentation ou quelque chose d’autre. Les choses allaient très bien ainsi. Je ne m’inquiétais plus pour des sentiments qu’elle aurait développés. J’étais tranquille pour l’instant, jusqu’à ce qu’une nouvelle étudiante tombe sous mon charme, probablement. Helen n’avait pas eu besoin de me faire de scène supplémentaire, elle n’avait rien su de tout cela et c’était parfait.

Cependant, et il y avait toujours un cependant dans ce genre d’affaires, Ludivine changeait avec le temps. Pas en mal, bien au contraire. Elle qui avait toujours eu un look plutôt rangé, trop studieux, petite fille que sa mère aurait habillé chaque matin, elle changeait du tout au tout, et elle était … splendide. Étourdissante, même, et j’avais parfois du mal à me concentrer quand mes yeux rencontraient ses longues jambes. Je n’avais jamais réalisé à quel point elle était jolie, à part ce soir-là, lors de la remise des prix, et c’était probablement pour cette raison que j’avais été à ce point sous le charme. Parce qu’elle était ravissante et que je n’avais pas l’habitude de la voir ainsi.

Bien entendu, j’essayais de ne pas y penser, de ne pas la regarder, de tout faire pour que mes pensées ne dévient pas sur elle. J’avais bien compris les menaces de ma femme : si elle me reprenait à avoir trop d’attention pour une autre femme, surtout aussi jeune que Ludivine, elle me quitterait, et m’enlèverait probablement les enfants, la maison, tout ce qui faisait que ma vie était agréablement stable ici. Je ne pouvais prendre ce risque là, de faire voler l’ultimatum en éclats. C'était impossible.

Et pourtant, il ne fallut rien qu’un matin. Un petit matin de rien du tout, où Ludivine était encore une fois terriblement belle. Elle portait un chemisier, dont le bas était coincé par une jupe en cuir au niveau de la taille. Sa tenue était tout à fait normale, mais elle découvrait ses jolies jambes, et il n’en fallait pas plus pour que mon cerveau soit bloqué dessus. Bien entendu, elle était au premier rang, son rang, qu’elle ne quittait jamais. Le quart d’heure de pause ne mit jamais autant de temps à arriver et lorsque je pus enfin lâcher les élèves, je me précipitai dehors pour me calmer, respirer de l’air frais et fumer une cigarette. Frénétiquement, je tirai sur celle-ci en inspirant bien fort la fumée. Au bout de deux clopes, je fus plus tranquille et je pus reprendre mon cours là je l’avais laissé. Ludivine était toujours au premier rang, assise bien sagement et penchée pour rédiger quelques notes.

Un seul regard suffit à ce que je pète un plomb. J’avais une vue plongeante sur son décolleté, et j’étais persuadé qu’elle l’avait fait exprès. Ce n’était pas du tout son genre, mais elle avait tellement changé que je n’étais plus sûre de rien avec elle. Je dus me contenir pour ne pas partir en courant de l’amphithéâtre et posai mon regard ailleurs que sur elle durant toute la durée de la fin du cours. C’était une tentatrice, et je n’allais pas faire long feu, si elle jouait à ce petit jeu là avec moi. Elle savait qu’elle ne me laissait pas indifférent. Ce fut la pire heure de cours de ma vie.

Dès que je pus libérer les élèves pour la deuxième fois et les laisser aller à leur cours suivant, je me sentis incroyablement soulagé. Je récupérai mes affaires à la hâte et ne laissai pas le temps à quiconque de venir me poser des questions par rapport au cours. Je ne désirais pas croiser Ludivine, tout ce que je voulais, c’était m’enfermer dans mon bureau jusqu’au prochain cours et réfléchir à ce qu’il venait de se passer. La journée me parut bien longue, mais il fallait que je me rende au moins à l’évidence : Ludivine me plaisait bien plus que je ne pouvais me l’avouer. J’en tremblais, rien qu’en repensant à la danse que nous avions partagée. Parfois, je me maudissais complètement d’être aussi agréable avec les élèves : ça leur donnait de mauvaises idées par la suite. Je me connaissais également : j’allais céder, c’était sûr. Mais je ne pouvais pas céder ici. Pas à Vancouver, pas dans la ville que ma femme connaissait par coeur. C’était impossible. Aussi, une idée mûrit dans mon esprit. Une idée que j’allais pouvoir rapidement mettre en place.

***

Le mardi soir, notre groupe de recherche se réunissait dans l’un des laboratoires pour faire le point sur tout ce que nous avions pu trouver durant la semaine. Chacun faisait le point, donnait ses résultats, on écoutait tout le monde, et on essayait d’avancer. C’était un moment que j’appréciais beaucoup, parce que je voyais que tout le monde faisait des efforts et travaillait dur, c’était autant gratifiant qu’agréable.

Ce soir-là, nous étions tous réunis, au complet. C’était à ce moment-là que je pus mettre en application le plan que j’avais manigancé, tout seul dans mon coin. Ludivine n’allait pas apprécier, ou probablement pas en tout cas, mais je savais qu’elle ne pourrait refuser. En fin de séance, je pris la parole, comme à l’accoutumée et fis le résumé de la soirée, en félicitant chacun et chacune de leur travail acharné. Puis, je leur annonçai la nouvelle.

« On m’a envoyé un mail ce matin pour un futur congrès, qui se tiendra dans quelques semaines à Toronto. Nous avons été sélectionnés pour proposer notre travail, nos recherches, expliquer sur quoi nous travaillons. »

Cette partie était vraie, sincère. Ce n’était pas un mensonge, j’avais tout bonnement été contacté parce que notre travail était remarqué, que nous avions pris du gallon avec la remise de prix de décembre, et que l’intérêt que nous suscitions était fort. Le mensonge commençait à partir de maintenant.

« Je n’ai qu’une place pour voyager avec moi, malheureusement ! C’était bien suffisant, en réalité, parce qu’à deux, on pourra tout à fait tout expliquer, et le reste d’entre vous sera en visio-conférence en même temps, bien sûr, expliquai-je en les regardant tour à tour droit dans les yeux. J’ai personnellement choisi d’y emmener Ludivine. Non pas parce que c’est elle qui a le plus travaillé - vous avez tous été brillants - mais parce qu’elle est la meilleure oratrice d’entre nous. »

Il y avait une part de vérité dans chaque mensonge, disait-on. Voilà où résidait la mienne : Ludivine était excellente, et elle serait parfaite pour présenter notre travail. Même si j’aurais pu choisir n’importe qui d’autre.

« Aussi, Ludivine, je pense qu’il serait souhaitable, pour vos collègues et vous-même, d’accepter de venir avec moi. Participer à ce colloque serait un grand pas pour vous, votre carrière future, et pour tout notre travail. »

Elle n’avait pas d’autre choix que d’accepter, parce que je faisais passer l’intérêt du groupe dans mon mensonge. Je la regardai. Ses yeux ne trahissaient pas d’autre émotion que la surprise. Est-ce qu’elle avait compris ce que j’avais manigancé, ce que je voulais, ou pensait-elle vraiment que je l’avais choisie, elle, parce qu’elle était plus douée que les autres ? Je n’en savais rien, mais en tout cas, je croisais les doigts sous la table pour qu’elle me dise oui.
(c) DΛNDELION



HRP:
 


peace and quiet
After the hunt and the sweat now come peace and quiet. Your head on my heart anchored the storm in my eyes. I lay like a carcass, your lips never letting the blood dry. And so I pray for tomorrow and wait listening out for a reply...
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 1030
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Schizophrenic
• DC : Sean / Dave / Ian
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Mar 25 Sep 2018 - 17:46

Assisse au premier rang à quelques pas seulement de son bureau, j’ai tout loisir de voir l’expression de son visage lorsque son regard croise le mien, mais surtout lorsqu’il s’aperçoit que je ne porte rien sous mon chemisier. Satisfaite de mon effet, je joue les ingénues et je continue à prendre mes notes sans sourciller. Son trouble m’amuse et je le vois détourner son regard pour fixer le fond de la classe pour éviter de tomber sur ma poitrine généreuse qui pointe vers lui. Je m’y connais à présent suffisamment sur la psychologie masculine pour savoir qu’il m’a menti dans son bureau. Je lui plais bien plus qu’il ne veut bien me l’avouer, mais pire il semble refuser de se l’avouer a lui-même aussi je prends grand plaisir à le torturer.  

Les jours se succèdent et je continue à jouer avec lui. Je ne fais aucun effort puisque mon nouveau look me plaît énormément et cela m’amuse de voir les mecs se tourner sur mon chemin. Chaque jour, je perçois une lueur de désir dans son regard, mais surtout un énorme malaise. Il lutte, mais il n’a toujours pas capitulé. Le mardi soir suivant, je me rends comme a l’habitude au groupe de recherche mon compte rendu en main. Assise à la grande table avec mes camarades, j’attends mon tour pour parler et partager mes découvertes avec l’ensemble du groupe. La soirée touche à sa fin et avant de nous laisser partir voilà que notre maître de recherche nous fait une annonce des plus surprenantes.

« On m’a envoyé un courriel ce matin pour un futur congrès, qui se tiendra dans quelques semaines à Toronto. Nous avons été sélectionnés pour proposer notre travail, nos recherches, expliquées sur quoi nous travaillons. »

En cœur nous éclatons de joies et on se met applaudir heureux de voir nos efforts récompensés, mais surtout nous sommes tous heureux de voir notre cher professeur reconnu à sa juste valeur. À cet instant, je ne le quitte pas des yeux tant je suis fière de notre réussite commune. Je suis alors loin de m’imaginer ce qui va suivre.

« Je n’ai qu’une place pour voyager avec moi, malheureusement! C’était bien suffisant, en réalité, parce qu’à deux, on pourra tout à fait tout expliquer, et le reste d’entre vous sera en visioconférence en même temps, bien sûr. »

Quelques murmures de déception se font entendre, mais nous lui redonnons rapidement la parole pour savoir qui sera choisi pour l’accompagner au congrès.

- J’ai personnellement choisi d’y emmener Ludivine. Non pas parce que c’est elle qui a le plus travaillé- vous avez tous été brillants — mais parce qu’elle est la meilleure oratrice d’entre nous.  

Surprise, je reste sans voix alors que toutes les têtes se tournent alors vers moi. Plusieurs me félicitent alors que je sais que plusieurs me jalousent. Je les remercie quand même tous et toutes pour leur appui et je fixe Stewart du regard me demandant si son invitation est sincère ou s’il s’agit d’un piège.

« Aussi, Ludivine, je pense qu’il serait souhaitable, pour vos collègues et vous-même, d’accepter de venir avec moi. Participer à ce colloque serait un grand pas pour vous, votre carrière future, et pour tout notre travail. »

Sentant tous les regards sur moi, il m’est alors impossible de refuser l’invitation. Non pas que j’avais l’intention de dire non. Au contraire, je suis curieuse de savoir ce qui se cache véritablement derrière cette histoire de congrès. Je risque probablement de me faire encore mal, mais je décide de foncer quand même. Je souris pour cacher ma gêne et je prends enfin la parole.

- Wow merci beaucoup Professeur Murphy. Bien entendue, j’accepte et j’espère vous faire à tout honneur.

Gênée de sentir les regards de tout le monde sur ma petite personne, j’essaie de me faire discrète pour le reste de la soirée qui se termine par un toast arrosé à la bière pour célébrer le travail accompli et cette invitation surprise. Lorsque je quitte la séance pour rentrer chez moi, Stewart me remet une copie de l’invitation ainsi que le programme du congrès. Je le remercie en l’embrassant sur ses deux joues, mais ce simple contact me donne des frissons qui ne me quitteront pas durant plusieurs jours.  

Deux semaines plus tard, c’est le jour du départ pour Toronto. Valise en main, je me rends à l’aéroport rejoindre mon cher professeur. Avec l’aide d’Alek et Valentina, j’ai fait le tour des magasins pour trouver une robe pour la soirée de gala qui se tiendra lors du congrès. Le choix a été difficile, mais je pense avoir trouvé la perle rare qui j’espère fera définitivement flancher celui qui occupe toutes mes pensées. Une partie de moi s’en veut de jouer ainsi les tentatrices, mais je n’arrive pas à le sortir de ma tête et de mon cœur. Je sais qu’il est marié et père de deux enfants. Je suis consciente qu’il presque le double de mon âge, mais je m’en moque. C’est lui que je veux comme premier et seul amant. Je sais que c’est mal de penser de la sorte. Que je joue avec le feu, mais je suis incapable de penser à autre chose. Assise dans la salle d’attente des voyageurs en classe affaires d’Air Canada un livre en main, j’attends patiemment le départ lorsque je vois arrivé mon professeur vers moi. Tout sourire, il me salue et prends place à côté de moi. Je le salue à mon tour en ne le quittant pas des yeux. Il est incroyablement séduisant avec sa barbe de quelques jours et son jeans moulant. Assis tout près de moi, il sort de son sac son bouquin et instinctivement je me penche pour voir ce qu’il lit. Machinalement, il fait pareil. Je lui souris lui montrant ma copie du bouquin « Des souris et des hommes » de Steinbeck. Il ne s’agit pas d’un choix personnel, mais d’une lecture obligatoire pour l’un de mes cours et je profite du voyage pour m’avancer un peu. Et puisque je lis rapidement, j’ai également apporté « La foire aux vanités » de William Makepeace Thackeray qui est au programme du cours de Mr Murphy. Pour sa part, mon charmant professeur a arrêté son choix sur une biographie du grand Hemingway.

Curieuse et voulant meubler la conversation, je lui demande : « Dois-je en conclure que nous aurons bientôt le plaisir de discourir de l’œuvre de cet auteur en classe? »

Nous discutons littérature pendant quelques minutes et puis vient le temps de monter à bord de l’avion. Le pilote nous annonce que le vol devrait durée près de 4 h aussi je m’installe confortablement dans mon siège avec mon livre et une couverture pour me protéger du froid. Assis à ma gauche je peux sentir le regard de Stewart sur moi. Heureusement, il a réservé des sièges contigus donc je n’ai pas à supporter un inconnu près de moi. Après le décollage, l’agent de bord nous offre du thé et du café et alors que nous attendons notre boisson chaude, je demande a Stewart : « C’est la première fois que je vais à Toronto. Est-ce que ça ressemble à Vancouver? »

Je suis consciente que je n’aurai pas beaucoup de temps pour jouer les touristes, mais comme nous arrivons quelques heures avant le début du congrès, j’espère avoir le temps de faire un rapide tour de la ville en autobus pour jouer les touristes. Une heure et puis deux passent. Nous sommes tous les deux plongés dans nos livres respectifs. Et puis tout doucement, je sombre dans le sommeil. Sans m’en rendre compte, j’appuie doucement ma tête sur son épaule, mais cela ne semble pas le gêner. Installer ainsi je dors paisiblement, bercer par le son de sa respiration. Quand finalement nous arrivons à Toronto, j’ouvre les yeux et je m’excuse d’avoir dormi aussi longtemps. Je ne sais pas si c’est le fruit de mon imagination, mais il me semble avoir senti sa main dans mes cheveux et sur ma joue. Je ne lui demande pas et me contente de lui sourire.

Notre hôtel est situé en plein centre de la ville reine et tout près de l’immense tour du CN. Excitée comme une puce, je passe en revue sur mon téléphone toutes les attractions à voir dans cette ville le temps que le taxi nous conduise à destination. Une fois à l’hôtel, je laisse Stewart s’occuper de nos réservations. Valise en main, je me retrouve avec lui sans l’ascenseur qui nous conduit au 16e étage. Nos chambres sont l’une à côté de l’autre. Coquine je souhaite presque qu’elle soit communicante, mais je n’ose pas lui demandé. Je regarde l’heure. Il n’est pas encore 18 h aussi je lui demande s’il compte rester dans sa chambre ou s’il veut m’accompagner dans ma visite de Toronto. Malheureusement pour moi, il prétexte devoir terminer sa présentation pour le lendemain et me laisse partir seule. Je le salue et vais dans ma chambre pour y déposer ma valise. Je suis un peu déçue, mais je garde le sourire heureuse de partir à la découverte de cette nouvelle ville.  

Le lendemain matin comme les conférences débutent à 9 h, je me lève tôt pour me préparer. La veille, j’ai demandé à ce que mon petit-déjeuner soit livré dans ma chambre pour maximiser mon temps. Question de me donner un air professionnel, je me suis procuré un tailleur. Pas question de me présenter en tenue de classe après tout je dois faire une présentation officielle en compagnie de Stewart en fin d’après-midi. Maquillée et coiffée, j’avale rapidement un toast et mon café avant d’aller rejoindre le reste des congressistes. Inutile de dire que je ne connais absolument personne aussi je cherche rapidement du regard mon professeur que je trouve au milieu de la foule. Habillée d’un costume-cravate, il a fière allure et j’ai du mal à le quitté des yeux. Je nous serre rapidement du café dans deux gobelets et je vais le rejoindre. Je lui tends son café et je le salue chaleureusement. Il me sourit à son tour et semble également heureux de me voir.

- Bonjour Professeur Murphy… Vous avez bien dormi?

Pas question de familiarité après tout il est mon supérieur et je ne veux pas lui créer d’ennui devant les gens qu’il connaît. Je lui raconte brièvement ce que j’ai visité la veille et nous sommes ensuite invités à prendre place pour la conférence d’ouverture du congrès qui a pour thème : Littérature — échanges culturels – transmission : savoirs et créations entre passé et avenir

Je sirote mon café en écoutant d’une oreille distraite le premier discours tout en feuilletant le programme. Notre présentation sera l’une des dernières de la journée aussi je me demande ce qu’a prévue de faire Stewart étant donné que nous n’avons fait aucune répétition. Je lui glisse discrètement un billet sur lequel je lui pose la question. Il le lit et se tourne vers moi en me faisant signe de ne pas m’inquiéter. Une fois la présentation terminée, il me fait part de son plan de match. Organisé et méthodique, il a déjà tout prévu. Il a pris des dispositions pour réserver une salle après le lunch pour nous préparer, il me laisse donc libre tout l’avant-midi pour profiter du congrès. Je le remercie et j’arrête mon premier choix sur une conférence sur la littérature russe que j’adore. L’avant-midi, passe rapidement et vient l’heure du déjeuner. En manque de nicotine, je sors à l’extérieur de l’hôtel pour griller une cigarette et je retrouve comme par hasard Stewart avec d’autres fumeurs. Une fois encore, il me fait la remarque que je ne devrais pas poursuivre cette mauvaise habitude, mais il est déjà trop tard pour faire marche arrière après tout c’est un peu de sa faute si j’ai commencé. Notre cigarette terminée, nous allons nous trouver une place dans la salle à manger. La salle est comble, mais nous sommes rapidement invités par des connaissances de Stewart à nous joindre à eux. Ce sont tous des professeurs de littérature de différentes universités canadiennes qui font partie du même groupe de recherche. Mon cher professeur me présente comme sa plus brillante étudiante et assistante de recherche ce qui me fait rougir de la tête aux pieds.

Une fois le lunch terminé, je vais avec Stewart dans une salle de travail et nous nous mettons au travail. J’installe mon portable et je créer rapidement une présentation PowerPoint avec son texte et des parties de notre travail de recherche. Heureusement que j’ai quelques heures devant moi pour peaufiner le tout en ajoutant des images pour rendre le tout convivial et professionnel. Mon travail terminé Stewart passe le tout en revue et nous sommes prêts.


I AM WHO I AM


Tell me somethin' girl
Are you happy in this modern world?
Or do you need more?
Is there somethin' else you’re searchin' for?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






• INSCRIS LE : 17/06/2018
• MESSAGE : 298
• CÉLÉBRITÉ : colin farrell
• CRÉDITS : avatar : minako ; sign : crack in time ; gifs trouvés sur google images
• DC : Doc Aiden Fitz
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Jeu 18 Oct 2018 - 11:32

les souffrances d'un amour impossible
ludi & stew

Evidemment, vu qu’elle n’avait pas le choix, Ludivine accepta ma proposition. Je ne lui avais pas vraiment laissé d’autre alternative, et il n’y avait qu’avec elle que j’avais envie de partir. D’abord parce qu’elle était radieuse, depuis qu’elle avait changé de style, et qu’il fallait l’avouer, elle me plaisait beaucoup. Ensuite, parce qu’elle était réellement le maillon fort de notre groupe et que je ne me voyais pas emmener quelqu’un d’autre avec moi. Aussi, deux semaines plus tard, nous nous retrouvâmes à l’aéroport afin de sauter dans l’avion qui nous emmènerait à Toronto. J’étais un peu tendu, mais pas par rapport à la conférence que nous allions donner. Lorsque j’arrivai dans le hall du terminal, Ludivine était déjà là, un livre à la main, assise sur l’une des chaises de la salle d’attente. Je la rejoignis rapidement, et m’assis à côté d’elle, un grand sourire aux lèvres. Son regard était brûlant, et je savais à quoi elle pensait. Seulement, il ne fallait pas oublier que j’étais marié, que j’avais des enfants. Je jouais avec le feu. J’étais un idiot.

Il ne fallut pas attendre longtemps avant que l’avion ne soit prêt à décoller, après l’embarquement. Nous étions côte à côte, bien sûr, ma secrétaire avait bien prévu deux sièges ensemble. Je n’aurais pas apprécié de me retrouver pendant quelques heures à côté d’un illustre inconnu, plutôt qu’à côté de Ludivine. La conversation porta sur la potentielle ressemblance entre Vancouver et Toronto, et je haussai les épaules.

« Pour moi, Toronto est plus dense, mais c’est aussi moins verdoyant et plus plat, je trouve… »

L’avion décolla rapidement, et nous nous retrouvâmes à dix milles pieds au-dessus du plancher des vaches. J’étais côté hublot, une place que j’adorais infiniment lorsque je voyageais. Ainsi, quand je finissais une page de mon livre, je pouvais jeter un coup d’oeil aux paysages qui s’offraient à moi, les nuages au-dessus desquels nous passions, les lacs, les fleuves que l’on apercevait à peine. C’était magnifique. Je ne m’en lasserai probablement jamais. Cela faisait un peu plus de deux heures et demi que nous volions, et je sentis soudain la tête de Ludivine peser sur mon épaule. Je n’avais même pas prêté attention au fait qu’elle s’était endormie. Je souris d’un air attendri, avant de remonter doucement sa couverture sur son corps pour ne pas qu’elle ait froid. Je me perdis dans la contemplation de son visage endormi, puis je lui caressai doucement les cheveux. De toute façon, elle dormait, elle ne remarquerait rien. Les autres passagers penseraient qu’elle était ma fille et que c’était bien normal que je fasse ce geste. Mais je me foutais des autres passagers, en réalité.

Une fois débarqués à Toronto, le trajet dura quelques temps jusqu’à l’hôtel. Le taxi était pris dans la circulation torontoise, et galérait à nous faire entrer dans le centre-ville. Après une heure de voiture, nous pûmes finalement entrer dans le hall de notre luxurieux hôtel et je m’empressai de récupérer nos cartes de chambre pour que l’on puisse nous rafraîchir un peu et nous changer si l’on voulait. Je n’avais qu’une hâte, c’était de quitter ce t-shirt et de passer une chemise. Ludivine avait envie de bouger, de visiter un peu la ville. Je connaissais déjà Toronto, et j’étais crevé du voyage, alors je renonçai à la suivre, et je vis bien qu’elle était un peu déçue de la négation que je lui apportais. Elle partit cependant sans faire d’histoire. Pour ma part, je fis monter dans ma chambre un dîner assez léger et après avoir relu mes notes pour les conférences du lendemain, je m’endormis comme une masse, la lumière allumée et la biographie d’Hemingway sur le ventre.

Le lendemain matin, après une douche rapide et un petit déjeuner pris sur le pouce, je passai mon costume avant de descendre dans la salle de séminaires de l’hôtel. C’était pratique de ne pas avoir à prendre de taxi pour se rendre au congrès. Et si j’avais besoin d’une pause durant la journée, je n’avais qu’à m’éclipser et à rejoindre ma chambre pour me détendre un peu. Parfait, en somme. Ludivine me rejoignit rapidement. Elle était habillée d’un très beau tailleur et je ne me souvenais pas de l’avoir déjà vue vêtue ainsi.

« Bonjour mademoiselle Reding… très bien dormi, et vous ? La visite de Toronto vous a-t-elle plu ? »

Je récupérai mon café et me penchai vers elle pour lui glisser à l’oreille : « Vous êtes très élégante dans un tailleur. Cela vous va à ravir. »

Elle rougit et je ne pus que sourire en buvant une gorgée de mon café. Personne n’avait pu entendre ce que je venais de lui dire, mais son expression trahissait mes paroles. C’était la vérité pourtant, elle était splendide. Je n’allais pas la quitter des yeux, c’était sûr. Nous nous dirigeâmes bientôt vers les chaises, pour assister à la première conférence de la journée. Journée qui allait être très longue, si j’en croyais le programme, parce que nous n’allions passer qu’à dix-huit heures trente. Il était à peine neuf heures quarante-cinq du matin…

L’après-midi passa bien plus rapidement cependant. J’avais demandé à avoir une salle, dans laquelle nous pourrions nous préparer Ludivine et moi, et je l’avais bien sûr obtenue. Durant les quelques heures qui nous séparaient de notre intervention, nous prîmes le temps de bien tout coordonner, de travailler d’arrache-pied pour que tout soit parfait. Ludivine réalisa un diaporama parfait, et pendant ce temps là, je travaillai mes notes pour être sûr qu’il ne manquait rien. Peu après dix-huit heures, nous relûmes une dernière fois tout ce qui avait été fait, et nous nous dirigeâmes vers l’estrade de la salle de séminaire dans laquelle nous allions présenter notre travail.

La session dura vingt-cinq minutes. Elle aurait pu être plus courte, mais nous avions beaucoup de choses à dire, et notre public semblait captivé. Je n’en étais pas peu fier, et je voyais bien que Ludivine était heureuse aussi. Tout se passa très bien, et j’invitai même Ludivine à prendre la parole, à donner des explications sur certains points de nos recherches. Elle se débrouilla parfaitement bien, comme si elle avait fait cela toute sa vie. J’étais fier d’elle, et je sentais qu’elle était fière également. Elle avait bien raison. Après avoir répondu à quelques questions de la foule, nous redescendîmes de l’estrade. On me servit deux verres de champagne et j’en tendis un à Ludivine, en me penchant vers elle, comme le matin même.

« Vous êtes brillante Ludivine. Bravo. »

Elle prit son verre et je trinquai avec elle, les yeux ancrés aux siens. Son regard, encore une fois brûlant, me donnait envie de l’emmener dans l’une de nos chambres et de ne plus en sortir de la soirée, mais ce n’était vraiment pas convenable. Nous avions en plus, la soirée de gala le soir même, et si nous n’étions pas là, cela ferait tâche. Je me détournai un peu d’elle, histoire de ne pas paraître trop étrange auprès des autres, et me réintéressai aux conversations autour de nous.

Le temps passa encore, et nous regagnâmes brièvement nos chambres pour nous changer avant le dîner. Je pris du temps pour faire redescendre toutes mes émotions. La journée avait été chargée, pour tout le monde. Une fois prêt, je sortis et allai toquer à la porte de Ludivine pour la récupérer et descendre avec elle. Elle n’ouvrit pas tout de suite, et je commençai à m’impatienter derrière la porte, quasiment à deux doigts de lui dire que je descendais sans elle, lorsque la porte s’ouvrit doucement… et j’ouvris la bouche de surprise, comme un con, parce que Ludivine était encore une fois magnifique. Je ne sus que dire et je me retrouvai incapable de sortir le moindre son de ma bouche…
(c) DΛNDELION


peace and quiet
After the hunt and the sweat now come peace and quiet. Your head on my heart anchored the storm in my eyes. I lay like a carcass, your lips never letting the blood dry. And so I pray for tomorrow and wait listening out for a reply...
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 1030
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Schizophrenic
• DC : Sean / Dave / Ian
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Sam 3 Nov 2018 - 13:55

Étendue dans l’immense baignoire mise à ma disposition, je repasse dans ma tête les moments formidables que j’ai vécus au cours des dernières heures. J’ai l’impression de vivre un rêve éveillé et je flotte littéralement sur nuage de bonheur. Rien ne pourrait m’empêcher de sourire en repensant au succès que nous avons eu lors de notre présentation. Plus encore, c’est la fierté et la reconnaissance que j’ai lues dans le regard de mon cher professeur qui me rend folle de joie. J’étais d’abord folle d’inquiétude à l’idée de parler de notre projet de recherche devant une foule d’experts, mais finalement tout s’est bien passé. C’était même au-delà de nos espérances. Fière de cette réussite, je me sens encore plus encourager à continuer mes études et mon travail de recherche.

Après une longue journée stressante, ce bain chaud me fait le plus grand bien. J’ai besoin de me détendre puisque cette journée est loin d’être terminée. Bien installée dans l’eau chaude qui délient mes muscles, je ferme les yeux et essaient de faire le vide dans mon esprit, mais je ne peux m’empêcher de revoir l’expression de fierté de mon cher Stewart à la fin de notre conférence. Je revois également son sourire et le regard intense qu’il pose sur moi. Ce regard ne ressemble à aucun autre que nous avons partagé. Je ne suis peut-être pas une experte pour déchiffrer les sentiments, mais il me semble y avoir vu du désir. Cette folle idée me donne des ailes. Si seulement, c’était vrai. Je reste un moment à chérir mes rêves avant de sortir de la baignoire pour me préparer pour la soirée de gala.

Tout comme pour la soirée de remise de prix quelques mois plus tôt, je mets le paquet pour l’éblouir et lui montré que je ne suis pas une petite fille, mais une femme. Je mets un soin particulier à mon maquillage et ma coiffure comme m’a enseigné Valentina. J’enfile ensuite ma robe et mes escarpins argentés. Une touche de brillant sur mes lèvres et je me regarde dans le miroir. Perdue dans mes pensées, je n’entends pas les premiers coups donnés sur ma porte. Lorsque j’ouvre finalement, je tombe sur Stewart. Il est tout simplement magnifique et séduisant. Il est vêtu d’un costume trois-pièces noir qui semble avoir été taillé spécialement pour lui. Incapable de le quitter des yeux, je ne remarque pas son propre regard sur moi. Mal à l’aise, je m’excuse de l’avoir fait attendre et je prends rapidement ma petite pochette et ferme la porte derrière moi. Lorsque nous entrons ensemble dans l’ascenseur qui doit nous mener à la salle de réception, je me surprends à repenser à une scène du film « Fifty Shades of Grey ». Je ferme doucement les yeux et je m’imagine que mon cher professeur se transforme en Monsieur Grey. Pour mon plus grand bonheur, il oublie son rôle et tout ce qui nous sépare pour quelques instants. Fou de désir, il me pousse contre le mur de la cabine pour m’embrasser passionnément. Et puis la sonnette de l’ascenseur retentit et je suis automatiquement ramenée à la réalité. Sentant une foule de regards sur nous, je dois faire bonne figure aussi, je chasse rapidement ces images de ma tête alors que je sens une certaine moiteur dans ma petite culotte. Quelle idiote je fais.

Alors que suis Stewart parmi la foule pour trouver notre place, je récole des félicitations pour notre présentation. Les gens sont très aimables et je me sens galvanisée par toutes ces reconnaissances. Le repas qui nous est servi est fantastique et contrairement aux autres convives je me contente que d’un seul verre de vin. Durant le repas les conversations sont des plus animés. On parle bien entendu de littérature, mais également de politique et d’actualités, etc. Une fois le repas terminé on serre le café et le digestif et la salle se transforme en une énorme piste de danse. Contrairement à moi Stewart connaît bon nombre des autres professeurs présents et il se trouve constamment entouré de camarade pour discuter. Assisse seule à notre table, je suis invitée par plusieurs personnes pour danser. J’accepte une fois sur deux pour ne pas rester toute seule. Je préférais nettement danser avec mon professeur chéri, mais pas question de se donner en spectacle à nouveau. J’ai eu ma leçon. Et puis alors que je suis assise toute seule dans un coin de la salle à siroter, une eau gazeuse, un collègue de Stewart lui lance : « Tes un sacré veinard Murphy ! Si j’avais une étudiante comme elle dans ma classe et qu’elle me regardait comme elle te regarde, j’en profiterais. Je ne la laisserais pas moisir toute seule… »


I AM WHO I AM


Tell me somethin' girl
Are you happy in this modern world?
Or do you need more?
Is there somethin' else you’re searchin' for?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


né en Irlande, avec des origines écossaises - a été bullied au collège - s'est enfui du monde réel dans la littérature dès son plus jeune âge et n'en est plus jamais vraiment sorti - a été professeur d'anglais en collège et lycée en Irlande, puis, a reçu une chaire à l'université de Vancouver - est désormais enseignant-chercheur en littérature et phonétique anglaise - est à Vancouver depuis ses vingt-six ans - est marié à Helen, depuis vingt ans, et a deux beaux enfants : Fergus, son fils de dix-sept ans et Flora, sa fille de douze ans - a eu une aventure avec une de ses étudiantes, Ludivine, qui est tombée enceinte - leur bébé est mort peu après la naissance, ce qui les a détruits - il est depuis ce temps dans une sorte de demi-dépression, qu'il doit bien cacher pour qu'Helen ne sache rien - fume quinze cigarettes par jour - boit occasionnellement - voyage régulièrement lors de congrès et de colloques, ce qui l'arrange, pour moins voir le regard insoutenable d'Helen -






• INSCRIS LE : 17/06/2018
• MESSAGE : 298
• CÉLÉBRITÉ : colin farrell
• CRÉDITS : avatar : minako ; sign : crack in time ; gifs trouvés sur google images
• DC : Doc Aiden Fitz
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Ven 9 Nov 2018 - 17:52

les souffrances d'un amour impossible
ludi & stew

Rapidement, les conférences avaient toutes pris fin, et nous avions pu remonter dans nos chambres respectives, pour nous rafraîchir un peu et surtout nous changer. Nous étions bien trop professionnels dans nos tenues de congressistes. Nous avions environ deux heures pour nous reposer et nous préparer pour la grande soirée de gala que nous allions vivre.

Après une rapide douche qui me fit le plus grand bien, je m’installai quelques instants sur le grand lit un poil trop vide qui se trouvait dans la grande chambre qui m’avait été attribuée pour la nuit. Je pensais bien évidemment à Ludivine, à ce regard que nous avions échangé. Je savais que pour ma part, j’avais sûrement été trop loin, je n’aurais pas dû la regarder ainsi. Je n’aurais pas dû commencer ce jeu entre nous, parce que je savais ce qu’elle avait ressenti auparavant et je savais que la flamme allait forcément se rallumer. Or, je ne pouvais pas faire une chose pareille. J’avais Helen, et les enfants. Ce n’était pas envisageable. Et pourtant…

Après un soupir, je me relevai du lit pour passer mon costume pour la soirée. Il était déjà tard, et si je ne m’activais pas, j’allais être en retard. J’étais resté beaucoup trop longtemps allongé sur mon lit à fixer le plafond. Je passai mon pantalon, puis ma chemise, et enfin ma veste et me regardai un peu dans le miroir, en me demandant comment Ludivine pouvait avoir envie d’un type aussi vieux que moi. Elle était trop jeune pour se perdre dans des folies avec des quarantenaires. Elle pouvait trouver un homme de son âge, quelqu’un qui la ferait vibrer, pourquoi voudrait-elle de moi, particulièrement ? C’était ridicule. Ce n’était qu’une passade en tout cas, j’en étais sûr et certain.

A l’heure donnée du rendez-vous, je sortis de ma chambre d’un air désinvolte, nonchalant et partis frapper à la porte de mon acolyte du soir pour partir avec elle. J’attendis quelques instants, une éternité pour moi, qu’elle m’ouvre enfin la porte et que je puisse la découvrir. L’attente valut le coup d’oeil, puisqu’elle arborait une magnifique et très courte robe fendue sur une des cuisses, argentée, avec des escarpins assortis. Je dus faire moults efforts pour ne pas que ma bouche s’ouvre de surprise et de béatitude. Elle était splendide, ravageuse, et à tomber. Tous les hommes de la soirée n’allaient voir qu’elle, c’était peut-être pour cette raison qu’elle avait mis une tenue comme celle-ci, pour se débarrasser de moi et être sûre de trouver un rencard.

L’attente de l’ascenseur, puis le trajet avec celui-ci me parut interminable, tant j’avais envie rien que de la prendre contre moi. L’embrasser bien sûr, c’était une envie qui brûlait en moi également. Mais je ne pouvais rien faire, et je ne voulais pas que l’on se fasse prendre. Je pus respirer de nouveau de l’air frais, sans qu’il n’y ait d’effluves du parfum de Ludivine, dès que les portes de l’ascenseur se rouvrirent. Le bras de Ludivine sous le mien, nous entrâmes dans la salle de réception, et rejoignirent la table qui nous avait été réservée, que nous partagions avec quelques uns de mes amis professeurs.

La soirée allait bon train, tout le monde riait, tout le monde discutait, nous étions loin de l’ambiance un peu plus pompeuse de la journée que nous venions tous de passer. C’était très agréable de pouvoir discuter avec les autres, de demander des nouvelles de leurs familles, de leurs enfants, que je connaissais pour certains. C’était très particulier et j’adorais cette ambiance. Ludivine, quant à elle, semblait s’ennuyer un peu plus que moi, mais je ne voulais pas être trop collant avec elle, elle était adulte et savait vivre sa vie tranquillement. Elle partait danser de temps à autres, avec l’un ou l’autre de ses prétendants de la soirée. Elle était probablement partie sur le dancefloor à nouveau lorsque Edward Cooper, l’un de mes plus anciens collègues, un homme avec qui j’avais beaucoup étudié lors de mes débuts dans la recherche à Vancouver, me lança que j’avais de la veine, que je devrais profiter de Ludivine, vu comment elle me regardait. J’étais surpris qu’il me fasse pareille remarque, parce qu’il n’était pas du genre à être friand de grivoiseries. Nous avions tous bu cependant, c’était peut-être ce qui déliait les langues et laissait pousser des ailes. Je m’entendis alors lui répondre sur le même ton un peu graveleux :

« Qui te dit qu’elle moisit toute seule ? On a des chambres côte à côte… »

Un clin d’oeil supplémentaire, et je ris doucement, en pensant à ce que nous pourrions faire dans ces chambres côte à côte.

« Elle m’a déjà avoué qu’elle était amoureuse de moi, Ed. Il y a quelques mois de ça. Mais t’es comme moi, tu es marié, comment tu voudrais faire ? Je peux pas faire ça…
-Tu plaisantes ? T’es avec Helen depuis combien de temps ? Vous vous supportez encore ? Moi une étudiante comme ça je saute dessus direct ! 
-… Elle est canon quand même ! ajouta Steve Keaton, à ma droite. Et puis, rien ne t’empêche de le faire, et de ne rien dire à Helen. »

Leurs mots résonnèrent dans ma tête durant quelques secondes après qu’ils aient tous parlé ainsi. Je ne savais que penser, car, bien sûr, j’avais envie d’elle, de Ludivine. Je ne pouvais pas le nier.

« Elle est canon et intelligente… et puis j’en pince pour elle moi aussi. Je sais pas ce que j’attends, en fait ?
-Peut-être d’être loin de ta femme ? »

Edward me fit un nouveau clin d’oeil et je lui répondis de la même façon. J’étais bien content qu’il me dise tout cela, et qu’il me dédouane un peu de mes responsabilités familiales. Je n’avais jamais ressenti le besoin ou l’envie de tromper Helen, jusqu’à maintenant. Je le ferais néanmoins avec grand plaisir si l’occasion s’en présentait. D’ailleurs, je n’avais pas vu que Ludivine était en réalité auprès de nous, à portée d’oreille, et qu’elle avait peut-être entendu notre conversation, aux garçons et à moi. Je n’avais rien dit de méchant ou de compromettant, alors elle ne pouvait pas m’en vouloir. La seule chose qu’elle pouvait avoir envie de me faire, ce serait de me sauter dessus.

Lorsqu’Edward et Steve eurent terminé leurs verres et partirent s’en chercher d’autres, je m’avançai vers Ludivine, avec une toute autre idée en tête que de lui parler. Je m’assis à côté d’elle en lui demandant si tout allait bien, comme elle voulait.

« Je pense que je ne vais pas tarder à remonter dans ma chambre… lançai-je, innocemment, puis d’un air moins innocent, j’abandonnai carrément la politesse et le vouvoiement. Tu veux venir avec moi ? »
(c) DΛNDELION


peace and quiet
After the hunt and the sweat now come peace and quiet. Your head on my heart anchored the storm in my eyes. I lay like a carcass, your lips never letting the blood dry. And so I pray for tomorrow and wait listening out for a reply...
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


* Elle parle couramment le français, l'anglais et l'allemand.

* Elle sait jouer du piano, de la flûte traversière et du violoncelle parfaitement.

* C'est une étudiante studieuse et travaillante qui cumule les A. Elle participe a plusieurs projets de recherche de la faculté.

* Elle voue un culte aux auteurs romantiques tels que Alfred de Musset, Georges Sand, Victor Hugo et Lamartine. Ainsi que les auteures anglaises que sont Jane Austen et les sœurs Brontë. Ses poètes préférés sont Rimbaud, Baudelaire et Edgar Allan Poe.

* Elle fume occasionnellement des menthols et des Marlboro.

* Elle n'a jamais eue de copain ni connu d'homme avant de tomber follement amoureuse de son professeur. Il est celui qui a capturé son cœur et son âme.

* Ses meilleurs amis sont Anne, Valentina et Alek.

****

~ RP EN COURS ~

* Stewart Murphy
* Mickey M. Parker
* Anne Lyttelton
* Alek Bernstein


• INSCRIS LE : 01/06/2017
• MESSAGE : 1030
• CÉLÉBRITÉ : Gigi Hadid
• CRÉDITS : Avatar : Schizophrenic
• DC : Sean / Dave / Ian
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible
Sam 10 Nov 2018 - 18:05

Il m’avait dit de rester loin de lui. Qu’il n’était pas libre. Qu’il aimait sa femme et ses enfants et pourtant, j’étais incapable de cesser de pensée a lui. J’avais pourtant essayé, mais c’était sans succès. Je le voyais partout. Le seul son de sa voix se transformait en une caresse à mes oreilles. Il me rendait complètement folle. Plus le temps passait, et plus j’étais malade. Malade d’amour et de désir pour lui. Hélas, je n’avais trouvé aucun remède capable de me sevrer. Dans cette situation, me trouvé si près de lui était une véritable torture. Plus j’apprenais à le connaître et plus je voulais en savoir plus à son sujet. J’avais envie de tout partager avec lui, mais je sentais constamment une barrière entre nous.

Question de ne pas tenter à nouveau le diable et me prendre un autre refus humiliant, je décidai de passer le reste de la soirée loin de lui. Je n’eus aucun mal à trouver de quoi m’occuper puisque j’étais constamment sollicitée pour danser. Un brin enivrée par l’abus de champagne et les pieds en compote par mes nouveaux escarpins, je décidai de m’arrêter un peu pour me reposer. J’étais à quelques pas de Stewart et de ses amis et bien que je ne pouvais entendre leur discussion, j’étais certaine qu’ils devaient parler de moi puisqu’ils leurs regards étaient tous dirigés sur moi. Gênée par toute cette attention, j’allai au bar pour me commander une eau gazeuse et revint m’asseoir. L’heure tournait. Il devait certainement être tard et j’étais lasse. La journée avait été longue et le congrès était loin d’être terminé. J’étais sur le point de prendre congé lorsque je vis Stewart venir vers moi. Il prit place à mes côtés et me dit : « Je pense que je ne vais pas tarder à remonter dans ma chambre… Tu veux venir avec moi? »

Surprise par sa proposition, j’approchai mon visage de sa nuque et respirai son parfum. Un parfum subtil, affreusement mâle et brut. Une odeur typiquement masculine qui me faisait perdre l’esprit chaque fois qu’il se trouvait près de moi. Ce soir, c’était encore plus étourdissant. Je ne pouvais dire si c’était le fait qu’il soit si séduisant ou si c’était l’effet du champagne. À cet instant précis, je ne désirais que m’imprégner de son odeur, et ce même si cela devait être qu’une seule nuit. Je rêvais de ce moment depuis des mois aussi, je lui répondis d’un simple hochement de tête et le suivit en silence jusqu’à l’ascenseur qui allait nous amener à sa chambre. Une fois cachée des regards indiscrets, je me permis de me rapprocher davantage de lui. Depuis le premier jour où j’avais croisé son regard, j’étais aspirée par son puissant champ magnétique. Il éveillait dans mon corps tout entier un volcan qui répandait une grande chaleur partout sous ma peau et me faisait trembler de la tête aux pieds. Tentée par sa peau que je voyais poindre sous le col de sa chemise, je défie les premiers boutons de sa chemise et m’y plongeai pour retrouver son odeur encore plus puissante. Collée contre lui, je sentis l’ascenseur s’arrêter brusquement entre deux étages et sa main remonter le long de mes cuisses. Le regard posé sur son visage, je ne me mordis la lèvre inférieure à la pensée de ses lèvres sur les miennes. Ses lèvres magnifiques que j’avais un besoin pressant d’embrasser. Embrasser, cela me connaissait, puisque les baisers avaient toujours représenté la limite à ne pas franchir.

Et puis à mon plus grand plaisir, je le vis descendre ses yeux vers ma bouche, s’en détacher, puis la regarder de nouveau comme s’il s’agissait d’un fruit défendu. Il dut sentir mon désir de ne faire qu’un avec lui ou décida simplement de s’abandonner au sien, car il finit par céder en s’emparant de ma bouche avec toute l’ardeur que j’étais parvenue à éveiller en lui. Folle de joie, je le retenais contre moi pour qu’il ne s’en détache pas. J’avais encore peine à croire que c’était réel et j’avais peur qu’à tout instant il soit saisi de remords et qu’il me repousse brusquement.

Contrairement aux garçons plus ou moins expérimentés avec lesquels j’avais eu de brefs contacts, mon cher professeur savait parfaitement ce qu’il faisait. Il ne m’embrassait pas, il s’imposait à moi, mais cela ne me gênait pas bien au contraire. Ma virginité, je préférais la lui donner à lui, car il saurait m’instruire sur les plaisirs de l’amour comme pas un.


I AM WHO I AM


Tell me somethin' girl
Are you happy in this modern world?
Or do you need more?
Is there somethin' else you’re searchin' for?

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
friendship never ends
MessageSujet: Re: Les souffrances d’un amour impossible

Revenir en haut Aller en bas
 

Les souffrances d’un amour impossible

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» « Un amour impossible Qui devient possible, C'est tout un monde qui s'écroule. »
» Les bienfaits de la tornade portative
» Fanfic de Levy-Chan =D
» Mon impossible amour...
» GIFI un amour de caniche toy femelle de 10 ans (34)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bang Bang Vancouver :: City of Vancouver :: nord ouest :: West Point Grey :: University-