The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


MES RP'S EN COURS:

* RIVER-LEAF
* CYRUS JARELL



• INSCRIS LE : 21/08/2018
• MESSAGE : 53
• CÉLÉBRITÉ : James Mcavoy The great
• CRÉDITS : quelque part sur l'avatar, mais pas de moi
• DC : aucun
• LIKE : 1
MessageSujet: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Sam 1 Sep 2018 - 19:15


River-Leaf & Lorenzo

The Other Side


« Professeur de Rossi ?! »

Je me retourne lestement vers la jeune Margaret Sutton que je sais être une brillante étudiante qui souhaite intégrer la Police scientifique.

« Mademoiselle Sutton. Que puis-je pour vous ? »

Ses joues s’empourprent et contrastent subitement avec le teint opalin du reste de son anatomie. Elle manipule ses livres de cours sur la criminologie et semble ne pas trouver ses mots. La demoiselle âgée de 21 ans a toujours été très assidue lorsque je donnais mes cours, curieuse et apportant du dynamisme à mes discours et présentations. Je ne suis pas dupe, j’ai bien repéré ses deux camarades au fond de l’amphi qui attentent le sourire jusqu’aux oreilles que leur amie me parle. Voyant qu’elle se tourne dans leur direction lorsque mes yeux vont vers elles, elle se trouble.

« Je voulais vous demander pour le stage de milieu d’année si vous pouviez faire tourner mon cv dans vos services. Je sais que ma demande est cavalière et que vous avez sans doute des tas d’étudiants qui vous le demandent, cependant »

Elle me tend un petit paquet de feuilles, une dizaine à vue de nez que je me contente de regarder avant de tendre à mon tour ma main pour les saisir.

« Je ferai ce que je peux, Margaret. Les places sont chères et les stages ne se font jamais sur le terrain, si vous deviez être prise ne soyez pas déçue de vous retrouver dans les labos »

La brunette hoche de la tête et me sourit avant de me remercier et de filer vers la sortie rejoignant ses camarades. Mon regard se porte sur les lignes de son cv avant de faire un geste vers ma sacoche et de les y ranger. Elle est un bon élément au sein de ma classe depuis des années et je pense qu’elle mériterait sa place au VPD. Je n’ai pas pour habitude de faire ce genre de demandes auprès de mes collègues, mais pour elle je ferais probablement une exception. Avant de quitter ma classe, je range le bureau, les photos et essuie les quelques notes écrites sur le tableau. Je consulte ma montre puis je sors marchant dans les grands couloirs de cette université où j’ai été étudiant avant de devenir celui que je suis aujourd’hui. Je rejoins en quelques pas le parking, monte dans ma voiture et sors du campus en direction de mon appartement. Donner des cours est mon échappatoire personnelle, une manière de transmettre mon savoir à une nouvelle génération, de croire en l’avenir malgré toutes les horreurs que je peux voir au quotidien au travers des criminels que je côtoie. Évidemment, j’aime mon travail, j’aime me retrouver devant un cas complexe, j’aime porter assistance. Le côté négatif, c’est que je ne peux pas faire mon job sans qu’il y ait des sacrifices humains. L’Homme est une bête pour l’Homme et la cruauté de certaines personnalités est exacerbée par notre monde actuel où tout est devenu aisé pour les prédateurs. Je me nourris à la mamelle du crime, sans lui, je ne serai pas ce que je suis, bien ou mal, je continue de faire mon job me noyant depuis un moment dans la froideur de la solitude sentimentale. Mes tergiversions émotionnelles me conduisent à un seul visage, un seul nom que je n’ai pas prononcé depuis maintenant presque deux années, River-Leaf. Notre histoire s’est mal terminée et j’en suis responsable. J’ai joué avec elle en ne lui révélant pas la vérité sur mon état civil et comme toute personne normalement constituée d’émotions, elle m’a quitté. Je ne désirais nullement lui nuire, la faire souffrir, ma femme et moi à l’époque nous étions deux personnes liées par un passé commun, mais l’amour avait disparu depuis bien longtemps de notre relation, du moins, cela était le cas pour moi.

J’ai regretté mon oubli volontaire, me flagellant durant quelques mois de ma stupidité et puis, les mois ont continué leur course et j’ai laissé le temps parler pour moi, pansant les blessures que j’avais laissées béantes sur la belle interne du General Hospital. Me défendre n’aurait servi à rien, je connais River-Leaf, j’ai eu le temps en deux années d’analyser sa manière de penser, d’agir et de se protéger. Elle ne pouvait rien me cacher et la meilleure solution pour avoir une chance de la reconquérir était la disparition totale de sa vie, lui donnant un manque et une place vide, lui faisant penser que tout devait venir d’elle et non de moi. Aujourd’hui, je pense que le temps a assez coulé, que les erreurs peuvent plus aisément être pardonnées. Mes traits se parent d’un sourire à son seul souvenir et je me plais à la revoir dans des moments de pur abandon l’un à l’autre. Elle me manque, est-ce que je lui manque également ? Pour le savoir, je n’ai pas beaucoup d’options, la connaissant une approche directe n’aura pour conséquence qu’une porte claquée à ma face. Non, je dois me montrer plus tactique, plus intelligent et plus convaincant, l’obligeant à se mettre à nu et la coinçant à son propre jeu de froideur. Car la belle est capable de tout lorsqu’on a osé la blesser d’une quelconque manière. Arrêté aux feux, mon regard se pose sur le panneau de direction, comme une évidence, un coup du destin, il tombe instantanément sur les mots en gras, mentionnant General Hospital. Le feu tricolore passe au vert et je démarre changeant brusquement de direction en appuyant sur la pédale d’accélérateur. Pourquoi pas maintenant, j’ai reporté ce face à face depuis bien trop longtemps et j’ai besoin de savoir si notre histoire a une chance de reprendre ou si ma connerie me l’a fait perdre définitivement. Une fois dans le centre hospitalier, je prends le parking sous-terrain trouvant à me garer vers la porte des urgences. Les deux portes vitrées s’ouvrent et je me dirige directement vers les toilettes. Mes yeux vont partout dans cet endroit exigu cherchant un objet capable de me faire une blessure assez importante pour nécessiter quelques points de suture. Je finis par trouver ce que je cherche, démontant un essuie-main et soustrayant une barre coupante et métallique avec laquelle je me tranche franchement la cuisse droite. Je grimace jetant l’arme de mon crime dans la poubelle avant de saisir l’essuie-main en tissu pour me bander la blessure et faire un point de pression. À chaque mouvement la plaie s’ouvre et le morceau de tissu devient très vite écarlate. Je quitte prestement les toilettes pour monter dans les étages et me faire admettre aux urgences. Un jeune interne me voyant clopinant et ensanglanté se précipite dans ma direction et me demande de venir avec lui.

« Agent de police blessé, je veux rester discret pour les besoins d’une affaire, je suis sans doute suivi. Mettez-moi dans un de vos blocs et demandez River-Leaf Baer ! Je ne veux qu’elle ! »

Il s’exécute et m’aide à me mettre sur la table d’intervention. Je grimace, en sentant une énième fois ma plaie s’ouvrir au moindre mouvement. Au moins, elle ne pensera pas à un subterfuge de ma part, mais bien à une intervention qui a mal tourné. Je finis par m’allonger sentant que ma tête commence dangereusement à tourner en même temps que le sang s’évacue de mon organisme. Pourquoi ne puis-je faire les choses simplement ? Comme tout un chacun. Les rideaux s’écartent et elle entre, toujours aussi magnifique malgré la fatigue qui se lit sur ses traits. Elle a été de garde cette nuit, de cela j’en suis certain. Elle se fixe une fois que son regard ambré se porte enfin sur mes traits et je me contente d’un trait d’humour évitant ainsi une fuite de la demoiselle.

« Surprise ! Il faut que tu m’arranges ça et discrètement, sans rapport…tu vois ce que je veux dire »

AVENGEDINCHAINS


Pense par
TOI-MÊME
DEVIENS CE QUE TU ES

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 16/06/2018
• MESSAGE : 269
• CÉLÉBRITÉ : Adelaide Kane.
• CRÉDITS : Beraberel (avatar) Tumblr (gifs) Beraberel (sign css)
• DC : Noham a. & barbara b. & zeppelin w. & clémentine l. & wesley g.
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Sam 1 Sep 2018 - 20:12

the other side

ft. lorenzo + river-leaf

« Baer ! » Je me redresse d’un seul coup du lit dans la salle de repos, jetant un regard noir vers la personne qui ose me réveiller. Lorsque je reconnais Mikaëla, je jure dans la barbe que je n’ai pas en retombant sur mon lit : « Tu fais chier Mika ! Je viens d’enchaîner une seconde garde, alors laisse-moi dormir quelques heures, bordel ! » « Bon, tant pis. J’avais une intervention à t’échanger contre le weekend du 15 septembre. » Mes yeux s’ouvrent et je me redresse, toute fatigue évanouie. « Quelle intervention ? » « Une Athérectomie. » Mes lèvres s’étirent. « Alors, tu acceptes ?! » Je saute de mon lit, prête à courir vers une des salles d’opération pour prendre sa place. « Quelle question. » Elle rit, avant de secouer de la tête. « Mais calme-toi, c’est prévu pour demain à quinze heures. » « Je ne bosse pas demain. » Elle sourit. « Bon, demain quinze heures. » Elle m’envoie un baiser et je roule des yeux, avant de retomber dans le lit pour voler une heure ou deux supplémentaires. Heureusement que je termine à vingt heures, cela me permettra de dormir un peu cette nuit pour bien repartir. Vers 17h00, je me retrouve avec un jeune interne sur les bras qui n’arrive pas à faire correctement une prise de sang. Bordel, c’est élémentaire ! « Bon, pousse-toi ! » lui dis-je, alors qu’il s’écarte et j’étire un sourire vers la patiente. J’attrape le matériel, lui montre comment faire et je pique dans la veine, une fois apparent pour en extraire le sang. « Si tu n’es pas capable de faire une prise de sang, tu ne risques pas de mettre un pied dans un bloc, toi ! » Il termine. « Tu emmèneras le sang au labo, après, vas voir ton résident pour savoir quoi faire. Ce n’est pas à moi de te gérer. » Il me remercie et je file dans les couloirs, passant par les vestiaires pour prendre une barre de céréale et un jus de fruit dans mon casier. Je suis affamée, j’ai hâte de rentrer et de passer me chercher quelque chose à manger. Alors que je sors, mon résident me rattrape et me demande d’aller faire un lavement à l’un de ses patients. « C’est le boulot des infirmières ça… » Son regard suffit, mais bordel, j’en ai marre de faire ça. Vivement que je passe mon examen et que je puisse moi aussi refourguer toute la merde à des internes.

« Docteur Baer ! » Je me retourne, alors que je suis en chemin pour le lavement, vers un interne qui arrive en courant. « Il y a un patient qui vous demande. » Je regarde sa veste avec quelques taches de sang et je fronce des sourcils : « Qu’est-ce qu’il a ? » « Euh… une blessure à la cuisse. » « Quel genre ? » Il se gratte la tête, semblant réfléchir et je claque ma langue contre mon palais. « Putain, mais vous êtes vraiment des incapables cette année ! » Je le pousse sans ménagement et il me suit, pour me conduire jusqu’à ce patient. « J’espère pour toi qu’il n’est pas en train de caner où tu vas le regretter ! » Il blanchit et une fois devant, il s’apprête à rentrer avec moi. « Non, toi tu vas en chambre 278 faire un lavement. » Il disparait et je roule des yeux, entrant dans la grande pièce contenant plusieurs lits. Je vais jusqu’au numéro 07 et j’ouvre les rideaux pour me présenter à lui. Mais lorsque mes yeux croisent les siens et que je reconnais ses traits, je me raidis. Ça alors ! Depuis tout ce temps, voilà qu’il est de nouveau devant moi. « Surprise ! Il faut que tu m’arranges ça et discrètement, sans rapport…tu vois ce que je veux dire » Je me reprends, me raclant la gorge et j’attrape des gants pour les enfiler. Je vais directement à sa cuisse, là où se trouve un tissu gorgé de sang et je le retire pour inspecter la blessure. Mais à peine ais-je retiré que cela gicle et j’attrape rapidement des compresses pour les placer dessus, appuyant fortement. Je lève les yeux vers son visage, constatant que mon geste n’est pas insensible pour lui. « Bien, appuyez à ma place, s.v.p. » Je laisse sa main frôler les miennes et prendre le relai tandis que je vais chercher le nécessaire. Je reviens quelques secondes après avec un plateau. Je commence par une piqûre de sédatif, pour insensibiliser la zone, puis je reprends la place pour faire pression et stopper les saignements. « Comment est-ce que vous avez eu ça ? Que je puisse savoir si c’est profond, ou non. » J’écoute sa réponse, remuant de la tête et tentant de garder cette barrière entre nous. Je ne veux pas analyser la situation, encore moins songer à lui autrement que comme un patient. Je retire doucement les compresses et voyant que ça ne saigne plus autant, je prends le ciseau pour couper son pantalon jusqu’à la cuisse et j’écarte le tissu. Effectivement, ce n’est pas très beau, mais vu où c’est positionné, aucun risque que ça n’est touché une zone importante. « Je vais devoir faire plusieurs points de suture. Vous avez perdu beaucoup de sang, alors restez couché et je vais vous transfuser un peu. » Je me retourne, demandant à une infirmière d’aller chercher une poche de sang AB positif et de revenir. Je reviens sur Lorenzo et je croise son regard, que je fuis rapidement pour retourner sur sa cuisse. « Malheureusement, vous allez devoir rester quelques jours à l’arrêt, le temps que cette plaie puisse cicatriser correctement. » Et que je ne fasse pas des dizaines de points inutilement, car c’est bien un truc qui m’agace fortement lorsqu’on n’a pas pris en compte mes recommandations. Je me retourne vers l’infirmière, la remerciant et plaçant la poche avant de faire le nécessaire pour qu’il puisse être transfusé. « Est-ce que je peux savoir pourquoi vous m’avez appelé en particulier ? » J’essaye de garder cette distance et à la fois, bordel qu’est-ce que c’est dur !

by beraberel


- beautiful day to save lives -


ralentissement rp jusqu'au 07/12 inclus
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


MES RP'S EN COURS:

* RIVER-LEAF
* CYRUS JARELL



• INSCRIS LE : 21/08/2018
• MESSAGE : 53
• CÉLÉBRITÉ : James Mcavoy The great
• CRÉDITS : quelque part sur l'avatar, mais pas de moi
• DC : aucun
• LIKE : 1
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Dim 9 Sep 2018 - 11:33


River-Leaf & Lorenzo

The Other Side


La jeune femme qui me fait à présent face ne répond aucunement à ma demande par la parole, mais par les gestes. Elle passe ses gants chirurgicaux à ses mains, s’approche et vient examiner ma blessure. Lorsqu’elle ôte mon bandage de fortune en plus d’une douleur lancinante et qui semble tambouriner dans ma cuisse, le sang se met à gicler et son premier geste est la pression sur ma plaie. Instantanément sa manipulation me décroche une grimace lourde de sens concernant mon ressenti.

« Bien, appuyez à ma place, s.v.p. »

Voilà qu’elle me donne du vous à présent. River-Leaf met de la distance entre nous pour éviter de contrecarrer avec nos rapports personnels, mais elle doit oublier combien je peux la percer à jour d’un seul mouvement, d’un seul regard, d’une simple parole. Mes doigts frôlent non sans intention de voir sa réaction, je ne relâche pas un seul instant la contracture de sa mâchoire, le frissonnement de sa peau à ce simple effleurement de chaire. Elle me tourne le dos afin de préparer ses instruments qui mettront fin à mon tourment volontaire. Sentant de nouveau ma tête tournée je me rallonge appuyant ma tête sur le haut de la table. River-Leaf s’approche de nouveau une seringue en main, elle ne me regarde pas une fois dans les yeux se préoccupant principalement de ma blessure, je lui en suis profondément reconnaissant. Après tout, elle aurait pu me confier à un autre interne, refuser de me toucher, de me venir en aide. Si elle ne l’a pas fait, c’est qu’intérieurement, elle accepte de nouveau une approche de ma part. Ô je connais trop bien ma belle brune pour qu’elle la fasse à l’envers ! Je sais à présent que je peux me montrer plus direct.

« Comment est-ce que vous avez eu ça ? Que je puisse savoir si c’est profond, ou non. »

Mes lèvres s’étirent formant un rictus amusé en réfléchissant à la vérité sur cette plaie. Je l’observe encore un moment avant de détourner mes prunelles azurées vers ma cuisse ensanglantée.

« Objet tranchant en dents de scie, geste net horizontal pour atteindre mon abdomen, j’ai reculé c’est la cuisse qui a pris. Avec un bon élan et sans doute une intention de me tuer, je dirais que la plaie doit faire dans les 3 cm de profondeur »

Je redresse la tête vers elle, un court instant, fugace et plaisant, je croise ses yeux bruns. Elle a toujours aimé mon côté détaillé,  c’est une chose que nous avons en commun, perspicacité et souci du détail.

« Les tissus musculaires ne sont pas touchés, sinon je douillerai plus que ça. Chaire et couches graisseuses, ça pisse toujours autant à ce genre d’endroit »

À la suite de mes explications approfondies, mon interne favorite décide de vérifier par elle-même mon pronostique et de faire son boulot en me faisant très surement des points de suture. Vivement qu’elle le fasse, je commence sérieusement à manquer de sang. Mes doigts sont froids et engourdis, ma tête s’embrume de plus en plus.

« Je vais devoir faire plusieurs points de suture. Vous avez perdu beaucoup de sang, alors restez couché et je vais vous transfuser un peu. »

Merveilleux, Riv’ lit dans mes pensées ! Je ne peux pas m’empêcher toutefois de me sentir coupable. Ce sang d’un groupe très rare qui est le mien aurait pu servir à une tierce personne. Ma conscience me taraude un moment puis je me fais une raison et je me laisse aller en ne retenant pas un sourire amusé. Elle n’a pas oublié mon groupe sanguin, elle tient encore à moi, cela ne fait aucun doute.

« Malheureusement, vous allez devoir rester quelques jours à l’arrêt, le temps que cette plaie puisse cicatriser correctement. »

Je laisse échapper de mes lèvres entrouvertes un rire mutin.

« Malheureusement ? Tu sais aussi bien que moi qu’une canne ou une béquille me suffiront à ne pas tirer sur les tissus et sur les points que tu vas me faire, Riv’ »

Elle ne sourcille pas une seule fois à ma manière de lui adresser la parole, pas même lorsque mes lèvres prononcent son surnom devant témoin. Elle est maîtresse d’elle-même, je ne peux que lui tirer mon chapeau et lui rendre hommage pour sa maîtrise de soi.

« Est-ce que je peux savoir pourquoi vous m’avez appelé en particulier ? »

Mes lèvres se tordent dans un rictus de côté. Mon regard se fait plus malicieux et je détourne mon attention de la jeune interne pour observer l’infirmière dans un coin de la pièce.

« Pourrions-nous être seuls, s’il vous plait, Mademoiselle ? »

River-Leaf se tourne d’un seul coup vers la femme dans son dos et jauge leurs regards réciproques avant de sortir ma plaque de police.

« C’est confidentiel, merci, Mademoiselle »

Ni l’une ni l’autre ne bronchent, j’attends que la porte soit refermée pour revenir sur les traits de Riv’.

« Tu sais très bien pourquoi je t’ai appelé toi, non ? »

Laisser planer un doute, un émoi, une sensation, c’est ce dont j’ai besoin pour la reconquérir en bonne et due forme. Je me redresse, pose ma main sur la sienne qui s’apprêtait à percer ma chair de cette aiguille creuse. Elle répond sans me mirer, enfonçant la pointe métallique qui me déclenche une grimace. Sensation désagréable, plus de délicatesse aurait été trop demandé.

« Je vois que tu as perdu en bienséance, tu fais passer tes sentiments personnels au-dessus du bien-être de ton patient »

Sa répartie est intacte et ne tarde pas à se faire entendre. Bingo ! Voici que j’ai touché à son point sensible, ce petit ego très haut placé chez la brunette au regard de biche. Elle a toujours souhaité devenir la meilleure et ne recule devant rien pour y parvenir. Lui dire que son travail manque de rigueur, c’est comme lui claquer la porte du bloc pendant une opération importante pour sa carrière. J’attends que les choses se tassent, voyant River-Leaf le visage fermé tout en préparant de quoi me recoudre.

« En vérité, je n’ai confiance qu’en toi. Tu m’as sauvé une fois et nous savons comment s’est terminée ce sauvetage et je me suis dit qu’aujourd’hui tu pouvais encore me sauver »

Je laisse quelques secondes en suspension reprenant la parole tandis qu’elle perce ma chair pour la première fois. Je crois qu’il n’est plus temps de parler de moi, mais que je lui montre que sa santé m’est importante.

« Tu as l’air crevée ? Cela fait combien d’heures que tu es aux urgences, bien trop comme à ton habitude, j’image. Tu as toujours été une battante, c’est ce qui nous rapprochait à l’époque. Tu as besoin de prendre l’air, je t’invite à manger un morceau une fois que tu m’auras recousu comme un rôti ? »

AVENGEDINCHAINS


Pense par
TOI-MÊME
DEVIENS CE QUE TU ES

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 16/06/2018
• MESSAGE : 269
• CÉLÉBRITÉ : Adelaide Kane.
• CRÉDITS : Beraberel (avatar) Tumblr (gifs) Beraberel (sign css)
• DC : Noham a. & barbara b. & zeppelin w. & clémentine l. & wesley g.
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Lun 10 Sep 2018 - 20:44

the other side

ft. lorenzo + river-leaf

Je pensais pourtant que Lorenzo était de l’histoire ancienne. Mais le revoir, le côtoyer même quelques minutes suffit à provoquer en moi un sentiment. Négatif ou positif, je sais que ça veut dire quelque chose. Lorenzo se tourne vers l’infirmière toujours présente avec moi, lui demandant si nous pouvons être seuls. Je fais volteface vers celle-ci, lui lançant un regard sombre pour lui interdire de bouger. Mais il sort sa plaque, ne nous laissant pas le choix et elle quitte la salle en refermant la porte derrière elle. « Tu sais très bien pourquoi je t’ai appelé toi, non ? » Je ne réagis pas, surtout pas, je sais qu’il est capable d’interpréter chacune de mes émotions et qu’il peut lire parfaitement en moi. C’est d’ailleurs ce qui m’agaçait le plus et à la fois, qui me séduisait. Je prépare l’aiguille pour faire la perfusion, mais il pose sa main sur la mienne. Je prends sur moi pour ne pas réagir et j’ordonne à mon cerveau de se focaliser uniquement sur ma tâche. Je perce la chaire fine de son bras pour enfoncer l’aiguille creuse contenant le petit tuyau qui s’infiltrera dans une veine. « Non, je ne sais pas pourquoi. Il y a de nombreux médecins dans cet hôpital qui aurait pu se charger de votre cas. » Il grimace, je n’ai pas été très douce je dois l’avouer. « Je vois que tu as perdu en bienséance, tu fais passer tes sentiments personnels au-dessus du bien-être de ton patient » Je me redresse, les sourcils froncés et le regard sombre dans sa direction, prête à aboyer et mordre comme un chien méchant. « Je n’y peux rien si vous êtes aussi douillet qu’une fillette. Vous auriez été n’importe quel autre patient que je l’aurais traité de la même façon ! » Je m’écarte, alors que le tuyau prend une couleur écarlate pour qu’ils puissent être transfusés et je prépare de quoi lui recoudre la jambe. Je vais chercher du matériel dans les étagères avant de revenir avec le tout. Je badigeonne sa cuisse de Bétadine, utilisant un rasoir spécial autour de sa plaie. « En vérité, je n’ai confiance qu’en toi. Tu m’as sauvé une fois et nous savons comment s’est terminé ce sauvetage et je me suis dit qu’aujourd’hui tu pouvais encore me sauver » « Tu n’es pas sur le point de mourir ! » Je me rends compte que je viens de rompre cette distance. Difficile de l’être avec une personne que l’on a connue aussi longtemps.

J’attrape un tabouret pour m’asseoir vers sa cuisse afin de commencer mes points de suture. Je soupire, faisant craquer ma nuque pour me détendre les muscles. « Tu as l’air crevée ? Cela fait combien d’heures que tu es aux urgences, bien trop comme à ton habitude, j’imagine. Tu as toujours été une battante, c’est ce qui nous rapprochait à l’époque. Tu as besoin de prendre l’air, je t’invite à manger un morceau une fois que tu m’auras recousu comme un rôti ? » Je lève le regard, croisant le sien toujours aussi bleu et profond, comme s’il donnait son cœur à chaque personne qui croise son regard. J’étire un simulacre de sourire après l’image qu’il vient de se donner et je secoue de la tête, avant de reprendre mon sérieux. « J’ai enchaîné deux gardes, alors oui, je suis fatiguée. Mais peut-être pas suffisamment pour accepter de sortir à nouveau avec toi. » Je croise son regard avec un sourire. « Dès que j’aurai terminé, tu auras plus besoin de te reposer et de rester tranquille, plutôt que d’aller gambader partout. » Je sais par avance que s’il insiste trop ou qu’il me sort ses blagues vaseuses comme avant, je ne résisterai pas. Je suis tellement faible. Alors, plutôt que de lui donner le pouvoir, pour une fois, reprends-toi River ! Accepte, surprends-le. Après tout, cela n’engage à rien, juste un restaurant. Un bon repas, ça changera des conserves qui m’attendent à la maison. « Ceci dit, je ne dirai pas non à un bon steak et des frites. Je n’en ai pas mangé depuis des lustres. » Je relève les yeux, croisant ses mirettes azur. Il doit savoir de quel restaurant je parle, celui où nous allions pour manger une bonne viande. Mais il n’est pas à Vancouver même, il y a un peu de route à faire et je doute qu’il soit capable de conduire en sortant de l’hôpital. Il en connait peut-être un autre. Puis, je repense à la raison de notre séparation et mon visage durcit. « Tu as convaincu ta femme d’accepter de faire un trouple ? Ou tu es devenu amish, peut-être ? » Je n’ai pas retenu l’aigreur de ma voix ou les reproches sous-jacents, mais il faut dire que je n’ai pas pu m’expliquer après notre rupture. Je l’ai vu, alors je l’ai largué sans m’emporter, sans crier, sans pleurer. Quelques mots et rien de plus, la porte de mon appartement a claqué et il n’a pas insisté. Heureusement, d’ailleurs. J’arrive à la moitié de sa cuisse, je fais rouler mon fauteuil pour aller de l’autre côté afin de terminer convenablement mes sutures. La porte s’ouvre de nouveau sur l’infirmière qui apporte un autre patient pour le placer dans un lit plus loin. Je me lève, tirant le rideau pour laisser un peu d’intimité à Lorenzo. Et éviter que tous les curieux lancent un regard sur Lorenzo dès qu’ils passeront le seuil de la porte.

by beraberel


- beautiful day to save lives -


ralentissement rp jusqu'au 07/12 inclus
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


MES RP'S EN COURS:

* RIVER-LEAF
* CYRUS JARELL



• INSCRIS LE : 21/08/2018
• MESSAGE : 53
• CÉLÉBRITÉ : James Mcavoy The great
• CRÉDITS : quelque part sur l'avatar, mais pas de moi
• DC : aucun
• LIKE : 1
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Sam 15 Sep 2018 - 12:11


River-Leaf & Lorenzo

The Other Side


J’ai parfaitement conscience que mon invitation a été hâtive, Riv’ n’a probablement pas pardonné mon mensonge et même si cela fait maintenant deux ans depuis notre dernière entrevue. Elle me rembarre, net et sans bavure. Toutefois, ce sourire qu’elle met un point donneur à me rendre me laisse entrevoir toute la complexité de la demoiselle. Ma petite brune n’est pas aussi fermée à ma proposition qu’elle veut bien le faire croire. Sa colère est retombée, ses yeux me disent sans détour qu’elle est en joie de me revoir, de me toucher, de me parler. Je pourrai saisir la perche tendue, insister malgré son conseil de rester au calme après sa petite couture sur ma cuisse que je ne sens plus d’ailleurs. Mon regard expert ne quitte pas son profil et ses gestes impeccables qu’elle effectue sur mon anatomie malmenée. Je m’apprête à lui trouver une bonne réplique à laquelle il lui serait impossible de parer, lorsqu’elle me lance son acceptation au visage pour mon plus grand plaisir. Mes yeux pétillent, elle a dit oui. Un bon steak et des frites, les meilleures de la région, je sais où nous les trouver et elle doit se souvenir à son tour de combien nous aimions cet endroit à l’époque. Près de ce lac dans les montagnes qui bordent la mégalopole qu’est Vancouver. Isolé, calme, un endroit qui respire la quiétude et l’envie de communion. Comme jadis, c’était notre cas. River-Leaf met soudain un baume sur mon cœur et mes sentiments qu’elle a piétiné depuis tous ces mois sans elle, sans sa présence, sans son odeur dans mes draps. Je clos mes paupières un court instant, revoyant son corps nu dans ma salle de bain à la sortie de sa douche, ses courbes légères faites pour les caresses de mes doigts, son parfum qui m’a obsédé durant des jours avant d’en perdre les effluves au fur et à mesure de son absence. Elle me fait brusquement revenir à moi-même, brusque dépressurisation de mes sentiments qui renaissaient.

« Tu as convaincu ta femme d’accepter de faire un trouple ? Ou tu es devenu amish, peut-être ? »

Le timbre de sa voix ne laisse aucun soupçon sur ce qu’elle sous-entend. La blessure se rouvre et je ne dois pas laisser le pus s’y installer, c’est ce qui a causé notre rupture.

« J’ai demandé le divorce, il y a deux ans de cela. Je l’ai obtenu, il y a moins de deux semaines après une lutte acharnée de mon ex-épouse pour me faire payer mes fautes auprès d’elle »

Elle ne peut me mentir, ses pupilles s’ouvrent un peu plus comme excitées par cette révélation subite. Elle ne s’y attendait pas, pas ainsi, pas comme ça. Je viens de marquer un nouveau point, j’ai l’avantage dans ce match qui se joue à huit clos, mais il ne faut pas que je relâche mon avantage, c’est un adversaire coriace qui se trouve en face de moi. Je la laisse repousser le rideau pour nous laisser plus d’intimités après l’arrivée de ce nouveau patient. Je m’approche d’elle, murmurant à présent.

« Si tu veux plus de détails, car je sais que tu meurs d’envie de me demander. Je pourrais consentir à te répondre dans ce restaurant au bord de ce lac à quelques kilomètres en dehors de la ville. Je serai probablement fatigué pour le trajet du retour, toi tu n’as pas dormi depuis deux jours, impossible de reprendre le volant. Le restaurant fait toujours chambres d’hôtes et notre chalet est possiblement ouvert à la location pour une nuit »

Elle arrête sa tâche sur ma cuisse qui a pris cette teinte rouge meurtrie que j’ai connue tant de fois depuis mes jeunes années. Elle peut refuser, encore une fois. Mais elle doit sentir autant que moi l’électricité qui est venue se placer entre nous, cette attraction que nous avions depuis notre première rencontre et qui s’est amplifiée tout le long de notre relation. Ce sentiment de fusion qui a poussé Riv’ a me plaquer aussi rudement, sans que j’aie pu lui révéler ma situation avec mon ex-femme.

AVENGEDINCHAINS


Pense par
TOI-MÊME
DEVIENS CE QUE TU ES

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 16/06/2018
• MESSAGE : 269
• CÉLÉBRITÉ : Adelaide Kane.
• CRÉDITS : Beraberel (avatar) Tumblr (gifs) Beraberel (sign css)
• DC : Noham a. & barbara b. & zeppelin w. & clémentine l. & wesley g.
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Sam 22 Sep 2018 - 21:29

the other side

ft. lorenzo + river-leaf

« J’ai demandé le divorce, il y a deux ans de cela. Je l’ai obtenu, il y a moins de deux semaines après une lutte acharnée de mon ex-épouse pour me faire payer mes fautes auprès d’elle. » Je redresse d’un seul coup le regard pour croiser ses mirettes. En voilà une surprise. Et pourquoi est-ce qu’il n’est pas venu me le dire plus tôt ? Pourquoi n’a-t-il pas forcé le dialogue pour me le dire ? Est-ce que c’est pour moi ? Non, sinon, il serait revenu. Quoi que, il a essayé de revenir et je n’ai simplement pas donné suite. Je reprends ma tâche, histoire de ne pas me faire envahir l’esprit par cette révélation et risquer de mal faire mes sutures. Il enchaîne, murmurant cette fois, pour me dire qu’il peut me donner plus de détails dans le restaurant au bord du lac. Nous y allions souvent, c’était un peu notre petit coin de paradis où nous avons appris à nous connaître, à nous dompter. Je me suis peu dévoilée à lui, mais il est le seul à bien me connaître. Même plus que Mikaëla. Je m’arrête lorsqu’il va même jusqu’à proposer de rester y dormir, car nous sommes tous les deux fatigués. Je laisse l’aiguille en l'air, croisant son regard avant de terminer mon dernier point. Je reste silencieuse et il ne cherche pas à obtenir ma réponse immédiatement. Je dépose le matériel sur le plateau, avant de mettre un antiseptique sur sa plaie et de placer un bandage. Puis, toujours sans un mot, je m’éloigne en ouvrant le rideau pour aller chercher un formulaire près du bureau. Je commence à remplir en mettant un autre nom, puisqu’il voulait que ce soit discret. Malheureusement, je dois justifier du matériel et du temps passé ici, surtout auprès des infirmières. Je lui tends : « Est-ce que tu peux signer ?! » Je montre le nom que j’ai mis et je lui donne le stylo pour qu’il puisse le faire, puis je récupère le document pour aller le mettre sur la pile. « Je termine dans une heure. » Inutile d’en dire plus, il a compris que j’accepte cette soirée et nuit loin de tout. « Mais je travaille demain, je dois être revenue pour quinze heures ici. » J’étire un sourire en coin à sa réponse, puis je me tourne vers l’infirmière : « Infirmière ! » Elle s’approche et je lui montre Lorenzo d’un coup de tête. « Il peut sortir, tout est en ordre. » Elle va vers lui et je me détourne sans un regard pour aller terminer ce que j’ai à faire. Je croise mon résident et je lui explique que tout est en ordre. Il me souhaite un bon congé, mais je lui dis que j’ai échangé une intervention de demain contre mon weekend du 15. Il peste, mais il n’est pas surpris. Il précise que vu le nombre d’heures que j’ai fait cette semaine, il y a des chances pour qu’on me colle un repos forcé. Je déteste quand la direction regarde le nombre d’heures que l’on fait. Rien à foutre de vivre à l’hôpital, au contraire, j’en suis heureuse. Je fais un dernier tour auprès de mes patients, puis je vais dans le vestiaire pour prendre une douche rapide. Je troque ma tunique bleue contre un jean et une chemise blanche, je passe une main dans mes cheveux que je détache et je fais une rapide touche de maquillage. Une fois prête, je récupère mes affaires dans mon casier et je quitte l’hôpital pour aller à l’extérieur.

Je le reconnais de loin, accoudé à sa voiture et je m’approche de lui en essayant de rester neutre. « Tu as des douleurs ? Tu veux que je conduise ? » Il me répond et je me contente d’un hochement de la tête avant de monter sur le siège passager. Je jette mon sac à l’arrière, prenant mes aises dans son véhicule comme jadis et j’allume l’autoradio pour mettre un fond de musique. Est-ce que je suis vraiment en train de partir en rendez-vous avec Lorenzo ? Non ! Ce n’est pas un rendez-vous galant, simplement les retrouvailles de deux anciens amants qui veulent discuter et mettre les choses au clair. Pas de retour de flamme, juste des éclaircissements. « Alors… » Je croise brièvement son regard, avant de continuer sans quitter son profil du regard : « Pour ta femme… ton ex-femme… dis-moi ? »

by beraberel

HJ:
 


- beautiful day to save lives -


ralentissement rp jusqu'au 07/12 inclus
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


MES RP'S EN COURS:

* RIVER-LEAF
* CYRUS JARELL



• INSCRIS LE : 21/08/2018
• MESSAGE : 53
• CÉLÉBRITÉ : James Mcavoy The great
• CRÉDITS : quelque part sur l'avatar, mais pas de moi
• DC : aucun
• LIKE : 1
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Dim 23 Sep 2018 - 22:31


River-Leaf & Lorenzo

The Other Side


Après un moment d’hésitation, sa main reprend son ouvrage et je continue de l’observer piquer ma chair insensible sans prononcer aucun autre mot. Elle a besoin d’accuser la nouvelle, de l’analyser et la moindre parole de ma part pourrait probablement être interprétée comme une insistance inutile. Une fois le bandage blanc placé sur la cuisse meurtrie par mes soins, elle s’éloigne revenant quelques minutes après en me tendant le document.

« Est-ce que tu peux signer ?! »

Elle pointe de l’index le nom mentionné sur les papiers de prise en charge et je m’exécute en signant V. Goldberg. Elle saisit la feuille où je viens d’apposer ma patte de mouche, j’attends, s’il le faut, j’insisterai.

« Je termine dans une heure » Merci ma belle de me donner cette chance de te prouver que je ne suis pas le salaud que tu as cru pendant des mois. « Mais je travaille demain, je dois être revenue pour quinze heures ici. »

Ma tête s’active dans un mouvement de bas en haut pour confirmer sa demande, ajoutant à cela :

« Tu seras de retour à l’heure, c’est une promesse et tu sais que je les tiens toutes »

Riv’ me tourne le dos se retirant et me laissant aux soins de l’infirmière qui m’aide à me relever et m’emmène à la sortie de l’hôpital. J’attends qu’elle soit rentrée pour retourner au parking. Assis dans ma voiture, je me laisse aller contre mon siège, me remémorant les moindres sourcillements de son visage, la plus petite et insignifiante contraction de ses muscles faciaux. Je sais à présent que si je m’y prends comme il le faut, je peux la récupérer. Bonne ou mauvaise chose, plus positive que négative pour moi dans tous les cas. J’ai besoin d’elle, de la retrouver. Elle manque à ma vie depuis deux ans, mais il fallait cette distance et ce temps pour panser les blessures que je lui avais infligées. À M-10, je démarre ma voiture pour la faire remonter vers l’extérieur, trouvant une place devant, le dépôt minute des urgences en quelque sorte. L’air extérieur me fera le plus grand bien, surtout que ma cuisse me tiraille très légèrement depuis que l’anesthésie ne fait plus effet. J’ai l’habitude de vivre avec la douleur petit déjà, elle ne m’empêchait pas d’avancer, de progresser, de continuer. Elle est une vieille amie et si elle devient ma foi trop compliquée à gérer, j’ai toujours des médicaments pour atténuer le mal. Il fait encore jour lorsqu’elle apparait inondée par la lumière des lampadaires. Mes lèvres s’étirent en la voyant s’avancer dans la direction. Je me redresse tout en m’écartant de ma voiture.

« Tu as des douleurs ? Tu veux que je conduise ? »

J’hésite, j’ai confiance bien entendu. Cependant, je n’ai pas assez mal pour me plaindre et encore moins me faire conduire.

« Je tiens bien le coup et je ne suis pas à l’agonie. Monte ! »

J’ouvre la portière glissant sur le siège en prenant garde de ne pas ouvrir ma blessure dans un mouvement inapproprié. Ses gestes sont ceux d’antan, son odeur, sa manière de faire me font remonter le temps. Ma poitrine se gonfle, je me souviens qu’elle se penchait vers moi avant que la clé ne tourne dans l’orifice prévu à cet effet. Je ressens la tiédeur de sa bouche, son souffle contre ma peau et la délicatesse de sa main qu’elle posait tantôt sur la mienne, tantôt sur ma cuisse pendant que je regardais la route. Mais tout cela n’est pas encore prévu au programme. Je tourne alors la clé sans espoir de voir sa main gauche sur moi. Je soupire et je place mon bras à l’arrière de son appui-tête pour me tourner et faire marche arrière. J’emprunte le chemin pour sortir et enfin la grande route vers le périphérique et la sortie de la ville.

« Alors… »

Je lui offre un regard fugace évident de perdre de vue la route et les autres véhicules. À cette heure, il y a pas mal de circulation.

« Pour ta femme… ton ex-femme… dis-moi ? »

Riv’ est curieuse, je l’ai immédiatement senti lorsque j’ai annoncé mon divorce, la date et sans doute veut elle en connaitre les tenants et aboutissants pour me pardonner ou rester loin de moi. J’estime qu’elle a le droit à la vérité et je ne lui cacherai rien qu’elle ne veuille savoir.

« Pour que tu comprennes, il faut que je débute depuis le commencement. Tu veux bien ? »

J’attends son approbation et une fois obtenue, je me lance dans ce qu’elle a le droit de savoir, ce que j’aurais dû lui dire depuis le début de notre relation, il y a de cela 4 années à présent.

« J’ai rencontré Lara alors que j’étais encore en faculté. J’avais 23 ans, elle était différente des autres, plus rêveuse et plus généreuse. J’ai aimé sa manière de voir le monde, sa manière de me regarder. Je pensais qu’elle serait celle qui vieillirait à mes côtés, elle avait tout pour cela…c’est ce que je pensais à l’époque bien entendu »


Je marque une pause le temps de prendre la bretelle d’accès au périphérique de m’engager sur la voie rapide. Une fois bien lancé, je poursuis, connaissant la route par cœur.

« Mais, tu le sais…quelle vision de la vie on peut avoir à peine sortie de l’adolescence. Je l’ai épousé deux ans plus tard. Nous avons été heureux pendant un moment et puis mon travail est devenu de plus en plus prenant, Lara ne comprenait pas l’importance qu’il avait pour mon équilibre, elle le dénigrait devant moi, devant nos amis, se plaignait que je ne passais plus autant de temps avec elle qu’avant…j’ai fait ce qu’elle voulait. Thérapie de couple, j’ai passé du temps avec elle, car je sentais qu’elle était fragilisée psychologiquement. Je l’ai aidé autant que je le pouvais, mais cela ne lui suffisait jamais. Elle voulait que j’arrête tout, elle voulait un enfant, chose que je lui ai refusée. Mon avenir n’était plus auprès de Lara déjà avant de te rencontrer. Seulement, elle menaçait sans me le dire de se donner la mort. Nul besoin de mot, tu sais que je suis capable de voir au travers des gens. Elle avait besoin de ce mince filet de sécurité pour se redresser. Je l’ai guidé vers un thérapeute et elle s’est trouvé une nouvelle passion dans l’aide auprès des enfants dans les hôpitaux. Lara s’est lancée à corps perdu dans des associations, cela lui évitait de trop penser. Son besoin d’enfanter s’est tari avec le temps, mais il était encore trop tôt pour que je l’abandonne. Pour ce que nous avions été jadis, je me devais de lui rendre une vie stable avant de partir de sa vie. Toi…tu es arrivée au moment où ma relation avec mon ex-femme était devenue une relation purement placide, se contentant d’un : bonjour, bonne journée chérie et d’un : Comment s’est passé ta journée…Nous étions deux personnes régler comme des robots, si bien que je préférais souvent lui mentir sur mes voyages, allant jusqu’à me prendre un appartement en centre-ville pour ne pas devoir retourner chez moi »

J’attrape la bouteille d’eau qui se trouve dans la porte-boisson pour en boire une gorgée. Riv’ n’ouvre pas la bouche, me laissant terminer.

« Tu as changé ma vie, tu m’as donné une seconde chance, alors que je pensais que mon existence serait toujours égale. Tu as été ma bouffée d’oxygène et j’ai vu dans tes yeux un futur possible. J’ai recommencé à vivre en dehors de mon travail, je savais que ce que je faisais était mal…ne pas te dire pour Lara. Mais elle n’était tellement plus rien pour moi, juste ma femme sur le papier que je n’ai pas pensé à te blesser en t'en parlant. Je souhaitais qu’elle parte d’elle-même, pour qu’elle se reconstruise plus aisément, mais elle n’a jamais décroché, pas même lorsque tu m’as quitté et que je lui ai dit la vérité sur nos deux années. Seulement, tu as été le déclencheur et je ne pouvais plus continuer de vivre de cette manière. J’ai demandé le divorce et Lara ne l’a pas accepté. Je me suis battue entre procédures et enquêtes. J’avais beau lui laisser la maison et nos biens communs, rien ne lui suffisait, ce qu’elle souhaitait c’était me mettre au sol, calmer sa douleur en me provoquant des souffrances à moi…au bout de deux ans de lutte intestine, nous avons enfin pu signer les papiers. C’était il y a moins d’un mois…j’ai hésité à revenir vers toi, seulement, je t’avais menti, blessée et humiliée, je ne méritais pas ton pardon et je ne voulais pas que tu subisses la jalousie et la colère de Lara. Alors, j’ai attendu. Je t’ai laissé le temps de panser le mal que je t’avais fait. Aujourd’hui, je peux te demander pardon pour ce mensonge, mais pas pour le reste, car le reste…c’était vrai »

AVENGEDINCHAINS


Pense par
TOI-MÊME
DEVIENS CE QUE TU ES

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 16/06/2018
• MESSAGE : 269
• CÉLÉBRITÉ : Adelaide Kane.
• CRÉDITS : Beraberel (avatar) Tumblr (gifs) Beraberel (sign css)
• DC : Noham a. & barbara b. & zeppelin w. & clémentine l. & wesley g.
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Dim 7 Oct 2018 - 13:13

the other side

ft. lorenzo + river-leaf

>« Pour que tu comprennes, il faut que je débute depuis le commencement. Tu veux bien ? » J’approuve d’un mouvement de la tête tout en annonçant un « oui » pour qu’il puisse m’entendre, à défaut de me voir puisqu’il conduit. Il commence alors par me raconter sa rencontre avec Lara, son ex-femme. Une femme rêveuse et généreuse, qui vieillirait à ses côtés, car c’est ce qu’il pensait. Il était fou amoureux quoi. Il s’arrête, s’engageant sur la voie rapide avant de reprendre la parole. Il parle de son mariage et du bonheur qu’ils ont eu quelque temps. Puis son travail qui a pris plus de place, sa femme ne l’a jamais compris ni accepté. Son comportement a été assez déplaisant, le dénigrant devant leurs connaissances. Ils ont fait des thérapies, il a passé du temps avec elle. Mais ce n’était jamais suffisant pour elle, apparemment. Il continue sur Lara, ses envies de suicides pour le garder avec elle, son désir d’enfant et lui non. Puis, il parle de moi. Que je suis arrivée dans un moment où il n’était plus avec sa femme, réellement. Je l’écoute silencieusement, le laissant me détailler son passé avec son ex-femme et comment ils étaient tous les deux. Deux robots qui cohabitaient sans se comporter comme un mari et sa femme. Ils ne couchaient plus ensemble, alors ? Il n’allait pas la retrouver dans son lit, l’embrasser et la toucher juste après l’avoir fait avec moi ? Cet aveu me soulage, me lave au final d’une image que je pensais avoir eue. Il reprend, après une interruption boisson, pour parler de moi et de l’impact que j’ai eu sur lui. Je ne montre rien, même si je suis profondément touchée par les paroles qu’il a. Il pensait me protéger, il pensait bien faire puisqu’il n’y avait plus rien entre sa femme et lui. Et je ne lui ai pas laissé le temps de me le dire, lorsque j’ai rompu avec lui. J’ai été stupide, mais je me suis sentie trahie, trompée, humiliée. À juste titre, même si ce n’était qu’une façade. Il termine et le silence s’installe dans le véhicule, rompu uniquement par la musique en fond sonore. « Je comprends mieux certaines choses. » Je sens son regard qui vient par vague sur moi, mais je ne veux pas croiser son regard et replonger. Pas encore. « Tu aurais dû me le dire dès le début. J’étais en droit de savoir que tu étais marié, même si ce n’était que des papiers, qu’il n’y avait plus rien entre vous. J’avais le droit de savoir qui tu étais vraiment, Lorenzo. » Je tourne la tête à cet instant, croisant ses yeux bleus si expressifs.

Bien vite, mes mirettes retournent sur la route devant moi et je soupire. « J’ignorais ton histoire, alors quand je t’ai vu ce jour-là avec elle. J’ai bêtement cru que… tu menais une double vie en jouant le même homme de chaque côté. Je pensais être unique et quand j’ai vu… » Je grimace. « Bref, si je t’avais laissé t’expliquer, je sais que tu m’aurais tout dit à ce moment-là. Mais te laisser t’expliquer, c’était te laisser avoir une raison à ce que tu faisais. » Je me gratte la nuque. « Et je me suis dit : S’il le fait à moi, s’il le fait à sa femme, alors il le refera encore… » Je tourne la tête vers son profil. Je sais parfaitement qu’il va avoir les bons mots, qu’il va trouver comment se faire pardonner et que je vais certainement succomber comme une idiote. Parce que je sens bien ce ventre noué à chaque regard. Je ne l’ai pas effacé comme je le pensais, je ne l’ai pas oublié comme je l’espérais. « N’en parlons plus stp. Je ne veux pas repenser à tout ça et… bref ! » J’augmente légèrement le volume de l’autoradio, laissant une musique techno envahir le véhicule. Après plusieurs minutes de routes, les paysages changent et nous arrivons dans les montagnes, vers notre coin favori lorsque nous étions ensemble. Il se gare devant ce restaurant que j’adorais et où je ne suis pas retournée depuis deux ans maintenant. Je sors de la voiture en mirant les alentours avec un sourire, avant de le rejoindre tout en faisant une remarque sur son jean. Il a dû le changer en m’attendant après le travail, puisque j’avais dû découper le sien pour soigner sa blessure. « Tu n’as pas trop mal ? J’ai prévu une seringue de morphine dans mes affaires, si jamais… » Il salue le propriétaire des lieux et lorsque nos regards se croisent, il semble surpris de me voir. Eh oui, me revoilà. Quelle idiote je fais ! J’ai l’impression d’être de nouveau cette pimbêche amoureuse qui pouvait le suivre n’importe où. Le chalet semble disponible et je laisse Lorenzo en faire la réservation tandis que je réponds à mon téléphone. « River, c’est Mika ! L’opération de demain est avancée, tu es dans le coin ?! » « Oh non ! Putain ! » Je peste, sortant à l’extérieur après m’être attiré les regards pour m’expliquer avec elle. « Tu veux ou pas alors ? » me demande-t-elle une fois que je lui explique où je suis. J’hésite un long moment, mais je finis pas soupirer. « Je suis trop loin… tant pis. » Elle me souhaite une bonne soirée et un bon congé du coup, puis raccroche. Je retourne à l’intérieur pour aller près de Lorenzo. « Désolée, Mikaëla m’a appelé pour une opération que je devais faire demain et qui a été avancée à ce soir. Mais du coup, je ne peux pas... Pas grave, je suis ici. C'est bon pour le chalet ? On peut aller manger ? »

by beraberel


- beautiful day to save lives -


ralentissement rp jusqu'au 07/12 inclus
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


MES RP'S EN COURS:

* RIVER-LEAF
* CYRUS JARELL



• INSCRIS LE : 21/08/2018
• MESSAGE : 53
• CÉLÉBRITÉ : James Mcavoy The great
• CRÉDITS : quelque part sur l'avatar, mais pas de moi
• DC : aucun
• LIKE : 1
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Mer 17 Oct 2018 - 21:27


River-Leaf & Lorenzo

The Other Side


« Je comprends mieux certaines choses » C’est en partie ce pour quoi j’étais revenu vers elle ce soir, pour ce besoin de lui révéler la vérité qu’elle m’avait obligé à lui cacher en ne répondant pas à mes appels il y a deux ans. Dans notre situation, je jouais très gros. J’étais un bon joueur de poker et au final ma patience avait été récompensée cette nuit dans l’habitacle de ma voiture. « Tu aurais dû me le dire dès le début. J’étais en droit de savoir que tu étais marié, même si ce n’était que des papiers, qu’il n’y avait plus rien entre vous. J’avais le droit de savoir qui tu étais vraiment, Lorenzo. »

« Oui, tu étais en droit de la savoir. Mais le savoir ne t’appartenait pas à cette période et j’ai jugé par moi-même qu’il était inutile que tu saches qui était l’homme qui t’avait séduite à l’époque. À tort, bien évidemment. Est-ce que je le regrette ? C’est une évidence »

Elle se détourne de mon regard qui se veut rassurant et bienveillant, je ne peux pas lui en vouloir, apprendre par son ex-compagnon une vérité comme celle que je viens de lui révéler, bien que ce soit visiblement un soulagement, ne retire rien à l’impact psychologique de l’information envoyée. Elle pourrait me demander de faire demi-tour sur le champ et je le ferai. Je connais sa manière d’agir, de réfléchir et de ressentir, avec Riv’, il ne faut jamais forcer la porte, il faut passer par la fenêtre.

« J’ignorais ton histoire [… ] Et je me suis dit : S’il le fait à moi, s’il le fait à sa femme, alors il le refera encore… » Elle s’en veut, elle sait pourtant que le passé est traître et que le monde serait bien différent avec des « si ». Dans nos métiers tout particulièrement, on se remet souvent en question, nous savons que le moindre signe est une preuve, un indice sur une action à avoir et que si nous passons à côté, alors nous allons dans un mur et nous n’avons que les regrets pour nous flageller l’âme. Je ne veux pas que River-Leaf fasse de notre histoire un remords qu’elle ressassera éternellement. Je trouverai comment l’apaiser, lui retirer le poids qu’elle veut porter sans qu’elle en soit l’instigatrice et la responsable. « N’en parlons plus stp. Je ne veux pas repenser à tout ça et… bref ! »

Ses doigts se posent délicatement sur le bouton « + » de l’autoradio, le volume sonore augmente en restant raisonnablement modéré. La musique a beau être présente, c’est notre silence à l’un comme l’autre qui marque mon esprit et mes pensées durant les minutes qui voient défiler le bitume encore et encore. Je fais attention aux moindres sons du véhicule, à ce roulement sur l’avant gauche, au caillou de la roue arrière qui émet par intermittence un bruit caractéristique. À mon oreille tous ces sons se décuplent et je ne désire pourtant qu’entendre de nouveau sa voix sur n’importe quel sujet, le plus badin me contenterait. Je quitte le goudron de la grande route pour la terre du chemin connu de nous deux dans un passé pas si lointain. Je dépasse le parking pour me stationner devant l’auberge-restaurant, dont de faibles ombres mouvantes dessinent un étrange tableau sur le lac. Riv’ me fait remarquer alors que je m’approche de la porte de l’établissement que je porte un autre jean.

« J’ai toujours de quoi me changer dans la voiture, on ne perd jamais ses bonnes vieilles habitudes, comme tu le vois ! »

Je frappe avant de pousser la porte pour entrer, laissant River-Leaf en premier. « Tu n’as pas trop mal ? J’ai prévu une seringue de morphine dans mes affaires, si jamais… » Ma paume glisse sur ses hanches lors de ses paroles avant de tendre l’autre main pour saluer le propriétaire.

« Bonjour Darryl ! »

D’une poignée ferme et complice, je le salue comme il se doit, demandant dans la foulée si le chalet que je loue maintenant avec mon ami Cyrus est disponible pour cette nuit. Darryl Fergusson est un homme robuste, droit et très serviable. Il a perdu sa première épouse il y a plusieurs années d’une rupture d’anévrisme. Autant dire une sale affaire et un long deuil que ce brave Darryl a eu du mal à encaisser. La mélodie d’un téléphone retentit, mon regard dévie sur Riv’ tout en continuant ma réservation auprès de l’hôtelier. Je reste attentif aux mots de la petite brune, sans pour autant montrer que j’écoute sa conversation. Je règle le chalet d’avance, je sors ma carte bancaire la confiant à notre hôte. River me donne le compte-rendu de son appel, elle n’y était pas obligée pourtant elle l’a fait comme elle aurait pu le faire il y a deux années de ça. Décidément, les habitudes reviennent quelques fois très rapidement. Dans ce cas précis, je ne vais pas m’en plaindre.

« Darryl ? Est-ce que tu as une table pour deux ? »

Ses traits bourrus s’éclairent d’un rictus débonnaire avant de nous décrire la table que nous aimions prendre. « Près de la cheminée, ça marche installez vous ! Je vous apporte la carte » Après un rapide coup d’œil à Riv’, je l’interpelle avant qu’il ne disparaisse près de cuisine.

« Inutile ! Mets-nous la même chose qu’avant ! »

Darryl nous gratifie d’un clin d’œil et disparait tandis que nous nous rendons vers la table au fond du chalet principal. Je tire la chaise de ma compagne pour qu’elle y prenne place avant de contourner la table carrée pour me positionner en face non sans lâcher une petite grimace d’inconfort en pliant la jambe. Il fait plus frais dans les montagnes, la nuit est tombée et nous allons pouvoir observer la Voie lactée après le repas en nous rendant à notre chalet. Mais avant, Darryl va nous apporter une spécialité suisse, la fondue au fromage accompagnée de ses charcuteries si succulentes et qui me donne déjà l’eau à la bouche. Sans vouloir retourner le couteau dans la plaie je me permets d’ajouter sur le ton d’une conversation cordiale.

« Cette opération était capitale pour toi ? Sinon, je peux te reconduire. Tu ne seras pas là dès le début, tout dépend de la durée de cette intervention j’imagine… »

Je connais ma Riv’, je sais combien son travail représente tout pour elle. J’ai admiré cela chez elle dès les premiers instants. Elle ne m’a jamais vu lui reprocher d’annuler l’un de nos rendez-vous pour une intervention. Au contraire, je l’encourageais, tout comme elle le faisait pour moi. La compréhension mutuelle et l’acceptation des obligations de chacun est une perle en ce monde de couples qui ne jurent que par des moments constants de présence mutuelle. Avec River-Leaf, nous n’avions pas besoin d’être collés ensemble en permanence, un petit moment comme celui que nous vivions nous suffisait pour contenter notre bonheur et notre besoin l’un de l’autre. Voilà pourquoi, je suis conscient d’avoir bien merdé avec elle. J’aurais pu la perdre pour toujours, cependant ce soir, j’ai espoir de la retrouver. Elle ne veut pas y retourner et pour la première fois depuis bien longtemps, je passe « number one » dans ses priorités. Si cela n’est pas le signe que j’attendais.

« Si tu es certaine de toi. Alors, profitons de cet endroit, de ce bon repas et de ce vin ! »

Que vient de nous déposer Darryl. Le verre que je tiens se pare de buée, signe que le liquide, ce vin blanc sec est à une température parfaite pour être dégusté. Je lève mon verre vers son visage.

« À quoi buvons-nous ? »


AVENGEDINCHAINS


Pense par
TOI-MÊME
DEVIENS CE QUE TU ES

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


• INSCRIS LE : 16/06/2018
• MESSAGE : 269
• CÉLÉBRITÉ : Adelaide Kane.
• CRÉDITS : Beraberel (avatar) Tumblr (gifs) Beraberel (sign css)
• DC : Noham a. & barbara b. & zeppelin w. & clémentine l. & wesley g.
• LIKE : 0
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Jeu 18 Oct 2018 - 22:08

the other side

ft. lorenzo + river-leaf

« Darryl ? Est-ce que tu as une table pour deux ? » « Près de la cheminée, ça marche installez vous ! Je vous apporte la carte. » Mon regard croise celui de l’italien, puis il annonce que c’est inutile, que nous prendrons comme avant. Nous allons jusqu’au restaurant, nous installant à la table que nous aimions avoir lors de nos séjours ici. À croire que l’on reproduit avec exactitude ce que nous vivions, mais pourquoi ? Suis-je vraiment en train d’ouvrir une porte vers un futur possible ? Comme avant ? Je m’assois en le remerciant, puis il va s’asseoir en grimaçant légèrement. Sa jambe doit être bien réveillée maintenant et il va ressentir la douleur. Cela doit déjà être le cas, mais il le cache parfaitement bien. « Cette opération était capitale pour toi ? Sinon, je peux te reconduire. Tu ne seras pas là dès le début, tout dépend de la durée de cette intervention j’imagine… » Je lève la tête vers lui, croisant ses yeux clairs avant de remuer de la tête. « Non, ce n’est pas grave. J’en aurais d’autres et bien plus intéressante que celle-ci. » Je souris légèrement et il rétorque que si je suis certaine de moi, alors que nous allons profiter du repas et du vin. Darryl le dépose et il nous sert, avant de repartir aussi discrètement qu’il est arrivé. Lorenzo lève son verre et je fais de même. Il demande à quoi nous buvons et j’y réfléchis quelques secondes, avant de proposer : « À nos réussites professionnelles. » J’aurais pu trinquer à nous, à ce séjour, à nos retrouvailles et tout un tas de trucs nous reliant. Mais ça sera lui faire du pied et ce n’est pas ce que je cherche, pour le moment. Même si je me berce d’illusions, puisque ma simple présence ici est un signe que je veux plus. Que je lui laisse une « chance » de se faire pardonner. Et je suppose que s’il revient jusqu’à moi, c’est qu’il ne veut pas juste savoir ce que je deviens. Nos verres s’entrechoquent et je bois une gorgée fraîche du liquide jaune, avant de le reposer sur la table. J’observe autour de nous, il y a quelques personnes dans la salle, mais c’est relativement calme. C’est ce que j’ai toujours aimé ici. Nous avons toujours été dans une ambiance calme et paisible ici, sans grande foule. C’était notre repaire, notre bouffée d’air et nos moments rien qu’à nous. Darryl nous apporte notre dîner, soit une fondue fromagère et un plateau de charcuterie. Nous le remercions, puis je me sers la première en mettant quelques tranches dans mon assiette. Lorenzo se sert également, puis on plonge nos bouts de pain dans la fondue pour commencer à manger. Si au départ, nous sommes un peu silencieux, il finit par engager le dialogue sur des sujets futiles. Mais au moins, nous parlons.

« Je les passe vers décembre. Je vais enfin passer résidente, j’ai vraiment hâte. Ça va être plus de responsabilités, avoir des internes à torturer comme je l’ai été et surtout, me tourner vers une spécialité. Le début des opérations en solo aussi… » Je souris, mon boulot me passionne et cela se remarque, tout comme Lorenzo lorsqu’il se lançait – à l’époque – dans une anecdote. C’est ce qui nous unissait, l’un comme l’autre, notre amour du boulot. Et aujourd’hui, je me rends compte que c’est un homme comme lui qu’il me faut dans ma vie. Parce qu’il comprend les sacrifices que je fais et ferais toujours pour mon boulot, que je peux rester des heures là-bas sans rentrer. Il est pareil. Je ne compte pas le nombre de fois où il a annulé un rencard pour une mission, comme moi je l’ai fait. Et jamais je ne lui ai reproché et vice versa. Je repose mon pique dans mon assiette, ayant déjà bien mangé et je veux me garder une place pour un dessert. Darryl vient pour nous débarrasser et nous demande comment elle était : « Toujours aussi parfaite ! » Il me sourit tout en me remerciant, avant de dire qu’il est heureux de nous revoir tous les deux. Nous sommes son couple préféré. Il s’éloigne avant qu’on ne puisse lui dire que nous ne sommes ensemble, mais si Lorenzo continuait à venir ici, il doit déjà le savoir. Je fronce des sourcils, prenant mon verre de vin pour en boire une gorgée, tout en observant la carte des desserts. Je commande une crème brûlée, observant Lorenzo devant moi : « Tu vas prendre comme avant, soit le fameux moelleux au chocolat ? » Il me répond et j’étire un sourire, approuvant d’un mouvement de la tête. Une fois notre repas avalé, Darryl nous donne les clés alors que nous quittons la salle de restaurant et nous sortons à l’extérieur. La nuit est fraîche, une vapeur s’échappe de nos lèvres et nous reprenons la voiture pour aller jusqu’au chalet. Lorsque la porte est déverrouillée, je rentre la première et allume la lumière en retrouvant le bouton de mémoire. Revoir la décoration me donne un coup dans l’estomac, je vois nos silhouettes partout dans cette maison. On a fait l’amour à des tas d’endroits, jusqu’au comptoir de la cuisine, jusqu’à ce tapis devant la cheminée. Je nous vois sur le canapé l’un contre l’autre à discuter et rire. Je soupire, passant une main dans mes cheveux avant de me tourner vers lui lorsqu’il referme la porte. « Est-ce que tu veux que je te fasse la piqûre pour la douleur ? Je suis certaine que ça te fait vraiment mal, mais que tu ne dis rien. »

by beraberel


- beautiful day to save lives -


ralentissement rp jusqu'au 07/12 inclus
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://vancouver-rpg.forumactif.com/
friendship never ends


MES RP'S EN COURS:

* RIVER-LEAF
* CYRUS JARELL



• INSCRIS LE : 21/08/2018
• MESSAGE : 53
• CÉLÉBRITÉ : James Mcavoy The great
• CRÉDITS : quelque part sur l'avatar, mais pas de moi
• DC : aucun
• LIKE : 1
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)
Dim 11 Nov 2018 - 20:27


River-Leaf & Lorenzo

The Other Side


« À nos réussites professionnelles. » Elle a le courage de dire ce qu’elle pense. Riv’ a toujours été ainsi, c’est du moins de cette manière que je l’ai toujours perçu sans l’analyser vraiment. Je garde cela pour mon travail et j’ai bien assez de psychotiques pour trouver autour de moi des personnes qui ont des soucis avec leur psychisme. Son regard, aussi marron que ce chocolat fondu que me faisait ma mère, croise un instant fugace le mien, et je décèle en elle une fraction de seconde la contradiction qui se joue en ce moment même au cœur de son esprit. Je ne suis nullement là pour la juger et je prendrais le temps qu’il faut pour regagner sa confiance. J’espère bien évidemment un dénouement ce soir, cette nuit, cependant je suis ne suis pas homme à précipiter les choses. Pour preuve, je peux désigner sans souci les deux ans que je viens de vivre sans elle, lui laissant le temps de digérer notre final brutal.

Le son des verres qui se choquent me fait remonter loin dans notre passé. Le rictus sur mon visage s’agrandit alors que je porte le verre portant le liquide à l’odeur fruitée vers l’ouverture de ma bouche. Le vin fait contraste avec la tiédeur de mes lèvres, la gorgée est agréable et plaisante. D’un geste assuré, je dépose mon verre à pied sur la table, près du sien et nos doigts se frôlent presque. Darryl interrompt notre petit rituel en déposant la fondue fumante et dont l’odeur me chatouille agréablement les narines. Mon estomac crie déjà de contentement et j’ai hâte de pouvoir m’en régaler. Je laisse River entamer les discussions et cela met un peu plus de temps que je l’aurai pensé. Toutefois, nous avons énormément de sujets à aborder, après tout cela fait deux ans que nous ne nous sommes pas revus et bien des évolutions ont été présentes dans nos vies respectives.

« Je les passe vers décembre. Je vais enfin passer résidente, j’ai vraiment hâte. Ça va être plus de responsabilités, avoir des internes à torturer comme je l’ai été et surtout, me tourner vers une spécialité. Le début des opérations en solo aussi… » J’apprécie lorsqu’elle me parle d’elle, de ce qui fait sa vie et son envie de porter assistance à autrui. Cela nous l’avons en commun et c’est devenu un moteur pour aller de l’avant.

« Tu le mérites, Riv’. C’est tout le mal que je pouvais te souhaiter » Je jette un regard rapide vers Darryl qui comprend qu’il peut venir débarrasser notre table. Il n’y a plus qu’un autre couple dans un coin de l’auberge. Nous avons pris notre temps et bien entendu, il a défilé très vite, nous laissant un goût amer d’inachevé, fort heureusement il nous reste la nuit pour réparer et faire disparaitre ce manque. Le propriétaire et ami lance à River-Leaf une affirmation qu’il sait pourtant être erronée puisqu’il m’a déjà demandé lorsque je venais avec Cyrus la raison de l’absence de la jeune femme. La brune en face de moi ne fait aucune remarque sur ce qui vient d’être dit, et j’en déduis avec l’expérience qu’elle n’est pas si contre, ce qui me provoque un sourire. Je passe ma paume sur ma barbe laissant déjà mon imagination me porter jusqu’à ce « demain matin » qui pourrait s’avérer bien différent à ma vie monotone depuis vingt-quatre mois. « Tu vas prendre comme avant, soit le fameux moelleux au chocolat ? »

« Tu me connais trop bien. J’ai certes très bien mangé, mais il me reste toujours une place ici » Je désigne mon estomac en me redressant pour qu’elle puisse voir. « Afin de dévorer cet excellent dessert dont on devient très vite addict »

Notre petite pause déjeuner terminée et le ventre bien remplie nous prenons congé de Darryl et son restaurant pour rallier le chalet au bord du lac. Une fois mon véhicule stationné sur le côté de la petite maisonnette, je rejoins Riv’ sur la pallier. Elle entre la première et je la suis, refermant la porte de notre antre d’antan. « Est-ce que tu veux que je te fasse la piqûre pour la douleur ? Je suis certaine que ça te fait vraiment mal, mais que tu ne dis rien. » Elle m’extirpe un sourire, car comme bien souvent, elle me connait aussi bien que je la connais. Je pourrais employer le passé, mais les âmes liées comme le sont les nôtres ne perdent jamais. River-Leaf est la femme avec qui je peux vieillir, avec qui je peux construire un avenir qui me ressemble et qui lui ressemble. Pas comme avec mon ex-femme. Je hoche de la tête avant d’aller dans la salle de bain, elle me suit. Je soulève ma chemise pour atteindre le bouton de mon pantalon, je le déboutonne avec soin, faisant attention en le descendant sur ma cuisse que cela ne me retire pas le pansement qu’elle m’a fait à l’hôpital. Une jambe, puis l’autre. Je remarque sans mal ses petits regards dans ma direction et je souris de plus belle, face à ce qu’elle pense, car je suis capable rien qu’à sa manière de bouger de comprendre qu’elle a envie de moi. Son pouls s’est accéléré, ses pommettes se sont teintées de rose et sa manière de mordiller l’intérieur de sa joue est plus que visible pour qui y prête attention. Elle sort son matériel pour me faire la piqure et je reste assis, sagement sur le rebord de la baignoire. Elle s’approche, passe un coton avec de l’alcool au niveau de ma cuisse, juste un peu au-dessus de ma blessure et s’applique en me faisant le moins mal possible.

Lorsqu’elle se redresse, je suis le mouvement, poussant le rapprochement volontairement. Elle n’est pas grande, mais je ne le suis pas non plus pour un homme. Je me trouve à quelques centimètres d’elle, mon bras droit se lève, allant vers son visage, caressant sa joue tiède à la jolie couleur rosée. Sa respiration prend de l’ampleur et je ne quitte pas ses yeux, ses deux billes couleur chocolat. Nous ne parlons pas, les mots passent à travers nos iris.

« Tu me manques… » Mon pouce caresse par intermittence sa peau de velours, j’attends qu’elle fasse le premier pas, si elle le fait. La balle est dans son camp et si elle ne se sent pas prête, alors j’attendrai plus longtemps, tout en lui rappelant que je suis toujours présent pour elle, que j’ai besoin d’elle, comme je sais qu’elle a besoin de moi. Notre histoire inachevée nous a laissés démunis l’un comme l’autre et je veux reprendre là où j’ai merdé en beauté, je souhaite seulement que Riv’ me laisse cette opportunité. Je brise notre lien, me rapprochant lentement vers elle, je dépose mon front contre le sien, frôlant du bout de mon nez le point culminant de son visage.

« Mes sentiments n’ont pas pris une ride, ils se sont juste endormis pour ne pas souffrir de ton absence »


AVENGEDINCHAINS


Pense par
TOI-MÊME
DEVIENS CE QUE TU ES

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
friendship never ends
MessageSujet: Re: The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)

Revenir en haut Aller en bas
 

The Other Side (River-Leaf/Lorenzo)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Come to the Dark Side... we have cookies ! [PV Tom]
» Voila un grand dresseur , voila Nate River !
» LORENZO SPERLONGA
» This is River Song, back in her cell. Oh, and I'll take breakfast at the usual time. Thank you!
» London's Dark Side [+18 ans] - RPG Surnaturel / City

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bang Bang Vancouver :: City of Vancouver :: nord est :: Mount Pleasant-